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Impossible

Couverture du livre « Impossible » de Erri De Luca aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072860829
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

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Avis (15)

  • Un homme âgé, ancien militant révolutionnaire s'engage sur le chemin d'une Vire pour une belle montée. Loin devant, il aperçoit un homme effectuant la même escalade. L'homme âgé assiste de loin à la chute de l'inconnu et prévient les secours.
    Cet homme était en fait un ancien militant du...
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    Un homme âgé, ancien militant révolutionnaire s'engage sur le chemin d'une Vire pour une belle montée. Loin devant, il aperçoit un homme effectuant la même escalade. L'homme âgé assiste de loin à la chute de l'inconnu et prévient les secours.
    Cet homme était en fait un ancien militant du groupe qui avait dénoncé et fait incarcéré ses anciens partenaires.
    Une telle coïncidence est impossible.
    Le juge le pense et enquête afin de faire avouer notre homme âgé. Il est accusé d'avoir tué son ancien camarade.
    Commence alors un face à face et une joute verbale entre le magistrat et l'accusé.
    Un petit trésor, un texte court mais d'une grande intensité.
    On passe en revue la fraternité, la morale, la vengeance, le pardon et la justice.

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  • Joute verbale en huis-clos

    Impossible est une confrontation entre deux hommes que tout oppose: un vieil alpiniste et un jeune juge. Témoin de la chute d'un homme dans le vide lors de sa marche dans les Dolomites, un vieil alpiniste prévient les secours. Des soupçons naissent à son...
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    Joute verbale en huis-clos

    Impossible est une confrontation entre deux hommes que tout oppose: un vieil alpiniste et un jeune juge. Témoin de la chute d'un homme dans le vide lors de sa marche dans les Dolomites, un vieil alpiniste prévient les secours. Des soupçons naissent à son encontre.
    Quel duel! Un huis-clos d'une puissance incroyable où les deux hommes de générations distinctes entament un dialogue tendu, affûté, implacable. Sous forme de reconstitution de procès-verbal, on assiste à cette rivalité jubilatoire.
    Dans son bureau, le jeune juge mène son interrogatoire afin de comprendre ce qu'il s'est passé là-haut. Tenu par le devoir de justice qu'il représente, il respecte néanmoins l'homme de la nature qui lui fait face avec ses codes de valeurs spécifiques sur lesquels ce vieux montagnard semble s'appuyer. Les deux protagonistes ont chacun leur définition du mot justice: pour l'un elle est assermentée, pour l'autre libre arbitre. Une réflexion presque philosophique et passionnante sur l'engagement, l'amitié, l'existence, nous est proposée dans cet échange. Une magnifique écriture concise, incisive. Erri de Luca porte un regard sur notre société, sur ce qui fonde le sens même de l'existence.

    Comment et sur quels critères les valeurs de l'homme se constituent?

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  • Un huis clos entre un juge et un homme en attente de son jugement qui ressemble furieusement à l’auteur ... ce jeu du chat et de la souris est relaté brillamment par Erri De Luca via des lettres écrites à sa compagne ... peut-on pardonner , peut-on oublier , peut-on ne plus sentir l’enfermement...
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    Un huis clos entre un juge et un homme en attente de son jugement qui ressemble furieusement à l’auteur ... ce jeu du chat et de la souris est relaté brillamment par Erri De Luca via des lettres écrites à sa compagne ... peut-on pardonner , peut-on oublier , peut-on ne plus sentir l’enfermement grâce à l’écriture ? un livre d’Erri de Luca est toujours interpelant !

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  • Un nouveau roman d’Erri de Luca est toujours une bonne nouvelle pour moi. J’aime beaucoup cet auteur italien.
    Dans ce court roman il confronte un vieil homme et un magistrat. L’interrogatoire prend peu à peu la forme d’un dialogue et quelques fois d’un duel entre les deux hommes. Très vite,...
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    Un nouveau roman d’Erri de Luca est toujours une bonne nouvelle pour moi. J’aime beaucoup cet auteur italien.
    Dans ce court roman il confronte un vieil homme et un magistrat. L’interrogatoire prend peu à peu la forme d’un dialogue et quelques fois d’un duel entre les deux hommes. Très vite, l’accusé refuse l’avocat de la défense qu’on lui propose.
    Mais de quoi est-il accusé ? Il y a 40 ans il faisait partie d’un groupe révolutionnaire. Il a d’ailleurs fait plusieurs séjours en prison. Et aujourd’hui il est soupçonné d’avoir tué un ancien compagnon qui l’avait trahi à l’époque. C’est lui qui a donné l’alerte en montagne (dans les Dolomites) et le juge trouve cette rencontre improbable, une coïncidence impossible pour lui que ces deux hommes soient en train d’escalader la même montagne au même moment.
    « Q : Que vous vous soyez trouvés là tous les deux par hasard est tellement improbable que cela en devient impossible. »
    « R : Impossible c’est la définition d’un événement jusqu’au moment où il se produit. »
    Erri de Luca alterne les confrontations avec des lettres que le vieil homme adresse à son amoureuse. Les lettres ne sont pas envoyées puisqu’il est en isolement et il n’en reçoit pas en retour. Il appelle cette femme « Ammoremio ». Il lui exprime bien des choses par écrit qu’il n’oserait pas lui dire de vive voix. Les souvenirs affluent.
    « Je n’ai rien contre ce magistrat. Avec moi, il tente un dialogue à la Socrate, il veut être l’accoucheur de la vérité. Réminiscences scolaires : l’art de la maïeutique. »
    « A la maison, chaque réveil requiert un effort de mémoire, les premières secondes je ne sais pas où je me trouve. Ici en revanche je sais aussitôt où je suis. Les années de prison m’ont dressé à être vigilant dès mon réveil. »
    Le roman monte en tension. Les deux hommes représentent deux générations.
    « moi, j’ai plus de temps que vous. Non seulement celui déjà passé, mais celui d’à présent. J’ai du temps à revendre dans cette cellule. Je l’utilise pour vous devancer. Vous progressez péniblement comme si vous étiez forcé de me suivre en montagne. […] Vous pouvez m’enlever un peu de liberté de mouvement, mais pas la liberté qui est dans mes raisons et mes convictions. »
    Le magistrat essaie de lui faire avouer le crime. Les deux hommes cultivés engagent une joute verbale. Le vieil homme tatillon, refuse l’emploi de certains mots inadéquats. Les mots et la langue sont importants.
    « Il m’a cité un vers de Racine que je connais bien, à propos de la vengeance. Il essaie de m’impressionner avec sa culture parce qu’il sait que je ne suis pas allé à l’université. Mais j’ai sûrement lu plus que lui. »
    Ce roman aborde les thèmes de la justice, de l’engagement, de l’amitié et de la trahison. Il parle également de la montagne et de la solitude. L’écriture est belle. La réflexion est intéressante et intelligente. Un chef d’œuvre. Bref j’ai adoré !

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  • « Moi je me bats pour mon nom et ma liberté. »
    L’inconditionnelle lectrice que je suis en était restée au dialogue entre un père et le fils qu’il n’avait pas eu dans Le tour de l’oie.
    Une façon originale et intime de faire l’inventaire d’une vie.
    Erri de Luca prolonge cette introspection par...
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    « Moi je me bats pour mon nom et ma liberté. »
    L’inconditionnelle lectrice que je suis en était restée au dialogue entre un père et le fils qu’il n’avait pas eu dans Le tour de l’oie.
    Une façon originale et intime de faire l’inventaire d’une vie.
    Erri de Luca prolonge cette introspection par le huis-clos d’une garde à vue.
    La lecture du procès-verbal entre un juge d’instruction et un homme soupçonné d’en avoir tué un autre en montagne.
    L’accusé a fait le numéro d’urgence pour signaler le corps au fonds d’une crevasse. Cet homme c’est « son » traître celui qui a dénoncé le groupuscule révolutionnaire auquel ils appartenaient.
    Ainsi l’auteur aborde de façon frontale les grands thèmes qui sous-tendent sa vie : la justice, la liberté, le combat politique, la trahison, l’amour et la montagne lieu qui par sa beauté et sa difficulté en est l’écrin.
    Le ton de l’échange est donné :
    « Il ne s’agit pas d’une conversation entre deux voyageurs dans un train. Je suis interrogé par un magistrat. Vous décidez des sujets, mais moi je décide si j’ai envie de livrer ou non un souvenir. »
    Entre ces périodes de face à face sous haute tension s’ouvre une narration plus douce, plus mémorielle qu’il offre aux lecteurs dans ses lettres à son Ammoremio.
    Un autre éclairage de l’homme qui est un combattant.
    « L’élégance n’est pas dans la garde-robe, mais dans les attentions de deux êtres qui vivent ensemble. »
    Cette joute met face à face un homme qui a appris la vie sur les bancs de l’université et un homme autodidacte qui a lu pour se cultiver en même temps qu’il affrontait les divers combats pour une société plus juste à mains nues.
    Ce dernier a l’art de manier les mots avec expérience et subtilité la même agilité employée en haute montagne.
    « Je ne peux pas trébucher, car en montagne si on trébuche, c’est la chute. »
    Magistral dans son épure, dense dans sa réflexion sur le monde.
    D’une intelligence redoutable. La quintessence d’une œuvre, d’une vie.
    J’adore Erri de Luca car il trace sa voie en mots et actions.
    ©Chantal Lafon

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  • Impossible, impossible de commenter un tel livre !
    Impossible de connaître la réponse à la question de ce jeune magistrat chargé de l’enquête sur une mort suspecte dans les Dolomites.
    Il interroge pourtant sans relâche un vieil homme, alpiniste convaincu habitué à affronter la montagne pour...
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    Impossible, impossible de commenter un tel livre !
    Impossible de connaître la réponse à la question de ce jeune magistrat chargé de l’enquête sur une mort suspecte dans les Dolomites.
    Il interroge pourtant sans relâche un vieil homme, alpiniste convaincu habitué à affronter la montagne pour se mesurer à la nature et sans doute retrouver l'adrénaline de ses jeunes années quand il était terroriste, militant d’extrême gauche, auteur et complice de petits et gros délits et crimes .
    L'occasion pour ces deux hommes que tout oppose, leur age, leur vie, leurs valeurs de se mesurer et de discuter âprement, pied à pied : l'un accuse l'autre d'avoir tué cet homme, la haut, qui avait été son meilleur ami lors de ces années de lutte pour se venger de sa trahison.
    L'occasion d'opposer deux visions de la société, une basée sur les idées révolutionnaires plaçant la collectivité sur l'individualité, le communisme sur le particularisme .
    L'amitié forte et virile, la loi, la politique, la liberté de garder sa propre liberté, tant de sujets passionnants abordés d'une plume acérée et précise dans un français parfait ! Merci à la traductrice !!
    Un livre remarquable en tous points, mais qui suis je pour pouvoir le dire ?
    Il serait impardonnable d'omettre l'autre partie de ce livre qui se compose de lettres, non envoyées, à la femme, compagne parfois, de l'accusé mis en examen et en garde à vue. Il y dévoile une autre facette de sa personnalité, plus humaine mais tout aussi raide de son être, discutant également de la liberté, l'amitié et la vie qu'il souhaite retrouver avec elle sans se parjurer ! Ou même se trahir lui même, sans parler de trahir ses idées et amis !
    De très beaux débats internes et externes, une réflexion pointue sur le libre arbitre, le droit décisionnel, le crime politique, individuel ou collectif.
    A lire absolument, comme tous les ouvrages de cet auteur.

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  • Erri de Luca : « Impossible ».

    D’une écriture tendue et efficace , Erri de Luca nous offre une réflexion sur la justice , la trahison et l’engagement politique.

    Durant une randonnée en montagne , le narrateur est témoin d’une chute mortelle d’un homme qui le précédait sur le sentier....
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    Erri de Luca : « Impossible ».

    D’une écriture tendue et efficace , Erri de Luca nous offre une réflexion sur la justice , la trahison et l’engagement politique.

    Durant une randonnée en montagne , le narrateur est témoin d’une chute mortelle d’un homme qui le précédait sur le sentier. Après avoir alerté la police, celle-ci le suspecte de meurtre car l’homme mort était un ami d’enfance puis compagnon du même groupe révolutionnaire avant de le trahir aux autorités ce qui lui a valu de la prison. Accident ou meurtre ? On suit l’interrogatoire du narrateur par un jeune juge qui devient vite un dialogue et un affrontement entre les deux hommes.

    On se retrouve face à deux hommes au passé très différent. Le narrateur, vieux briscard, appartient à la génération des luttes révolutionnaires violentes, des combats, de la fraternité entre compagnons, des trahisons , des convictions politiques fortes. Le jeune juge revendique la justice et ses lois inscrites, mais n’a pas connu cette époque politique difficile ; il comprend peu cette amitié forte et indestructible entre membres de parti, cette vie de groupe. Il est néanmoins rusé et tente de pièger le narrateur.
    Ce huis clos est riche et puissant , avec une tension palpable :lequel va sortir vainqueur de cette joute politique et philosophique ? On ressent une connivence particulière entre les deux hommes comme de la fascination réciproque, de l’admiration .

    Cette tension est allégée par des chapitres où le narrateur écrit à son amoureuse ( Ammoremio), avec un langage poétique, sensuel, doux où émerge toute sa sensibilité. On perçoit ses faiblesses, sa peur de la prison à son âge et son besoin d’une fin de vie calme auprès d’elle.
    L’auteur exprime aussi son amour de la montagne, les randonnées, la recherche de la nature sauvage , la recherche de l’inutile tant décrié dans nos sociétés actuelles, de la promiscuité avec les animaux. On le sent désabusé face à la vie actuelle, on se rappelle tous les combats menés par Erri de Luca ces dernières années pour protéger la nature et les paysages contre certaines lignes de train.

    J’ai apprécié son écriture âpre, ciselée , précise qui permet de se questionner , de réfléchir sur la liberté, la fraternité, la fidélité, la vengeance, la conscience politique . C’est à ne pas manquer.

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  • Première page déroutante. Question-réponse, typographie machine à écrire. Je comprends très vite qu’il s’agit d’un interrogatoire « Peut-être, mais il ne s’agit pas d'une conversation entre deux voyageurs dans un train. Je suis interrogé par un magistrat ». Mais, l’interrogé a du caractère...
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    Première page déroutante. Question-réponse, typographie machine à écrire. Je comprends très vite qu’il s’agit d’un interrogatoire « Peut-être, mais il ne s’agit pas d'une conversation entre deux voyageurs dans un train. Je suis interrogé par un magistrat ». Mais, l’interrogé a du caractère « Vous décidez des sujets, mais moi je décide si j’ai envie de livrer ou non un souvenir. »
    Lorsque le livre débute, l’interrogatoire n’en est pas à son début. Le juge demande une nouvelle fois au narrateur de raconter la fameuse journée. Parti tôt le matin escalader la vie du Bandiarac de son pas de montagnard régulier. Il a fait ce choix pour « me sentir à l’écart du monde ». Or, à 7h30 le matin, il aperçoit quelqu’un qui le précède et le laisse donc filer sans tenter de le rattraper. « Quand c’est moi qui tombe sur quelqu’un de plus rapide, je ralentis et je lui cède le passage. Je n’aime pas avoir quelqu’un dans mon dos. »
    Arrivé à un éboulement,il pense faire demi-tour et là, voit, dans ses jumelles, voit des vêtements sur les rochers. De suite, il compose le 112 pour prévenir les secours.
    Pourquoi le juge met tant la pression sur l’interlocuteur ? Tout simplement parce que le tas de vêtements en bas est le corps d’un homme qu’il a très bien connu, dont il était très proche du temps de la révolution, de la lutte armée, des brigades rouges. Cet homme, repenti, les a tous dénoncés, ce qui en fait un traître à la cause et à ses amis. Le narrateur a été arrêté, emprisonné à cause de lui. Le juge pense dont qu’il pourrait y avoir un lien, mais ne possède aucune preuve.
    Le narrateur, homme devenu philosophe, libre, se refuse à endosser la tenue de coupable que veut lui faire endosser le juge. Pourtant entre les deux hommes, aucune colère, aucun mot plus haut que l’autre. Le vocabulaire y est aride, sec.
    Petit-à-petit, l’accusé décrit ses balades en montagne, parle de son engagement. De judiciaire, le dialogue devient quasi philosophique telle une conversation entre deux hommes, l’un âgé avec une expérience de vie très riche et de l’autre un jeune magistrat qui ne semble pas en avoir la morgue qui découvre un pan de l’histoire de l’Italie « ça m’intéresse. En marge de l’objectif de cet entretien entre enquêteur et suspect, j’écoute un point de vue sur l’histoire ».
    Dans cet échange, ce duo, cette joute verbale, Erri de Luca met beaucoup de lui
    L’accusé entre deux interrogatoire est emprisonné au secret où il ne se morfond pas, « Là-dedans, il y a un tas de raisons pour cesser de croire en quelque chose. Alors je m’en sors en cessant de croire à la cellule. » Il se récite de poèmes et écrit des lettres, jamais envoyées, à son amour. Lettres retranscrites dans le livres en italique et avec une autre police. Là, le vocabulaire est riche, poétique, beau. « L’aveu d’une engeance politique servirait à fermer une parenthèse restée ouverte jusqu’à aujourd’hui. Car aucun de ceux qui ont trahi leurs propres camarades n’a été atteint par une vengeance. Le plateau de la balance reste incliné. »
    De étroit et juridique, le dialogue s’ouvre, même si chacun reste sur ses positions ; il s’installe comme un débat philosophique entre les deux hommes. L’un, riche de son expérience, de son passé, l’autre riche de son futur et, malgré son rôle de juge, avide des connaissances portées par cet homme devenu un sage.
    Au cours du tête-à-tête, l’un parle du tennis « La raquette utilisée comme une massue et comme une caresse. Le bruit des coups qui varie du claquement de doigts au bruissement d’une poignée de main », l’autre de Pascal « Avec son « comme si » Pascal élève la fiction à une règle der vie. Son hypothèse n’en n’est pas une, parce que les hypothèses doivent être examinées et vérifiées. C’est justement une fiction choisie de parti prix, qui résout le rapport avec ce qu’il n’est pas donné de connaître. »
    Des joutes verbales, des discussions, un interrogatoire feutré, quasi serein où chacun reste campé dans ses convictions « Au bout du compte, personnellement, je me suis renforcé dans mes convictions. Et officiellement, j’ai été battu. »
    J’ai aimé ce contraste entre les deux écritures, celle froide de l’interrogatoire et celle chaude, lumineuse des lettres à l’amour.
    Dans ce livre, j’y ai trouvé des thèmes cher à Erri. La montagne, la fraternité, l’entraide, la liberté.
    Un coup de cœur.

    « Vous appelez victime quelqu’un qui est allé se fourrer tout seul au mauvais endroit. Une victime c’est quelqu’un qui ne fait renverser sur un passage piéton. »
    « Le signe = ne veut dire ni égalité ni égalisation. Il veut dire équivalence, c’est-à-dire des valeurs personnelles sur lesquelles on établit une relation réglée par le signe des deux petits traits. L’égalité est une idée politique. »

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