Immortelle randonnée ; Compostelle malgré moi

Couverture du livre « Immortelle randonnée ; Compostelle malgré moi » de Jean-Christophe Rufin aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070455379
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Un mois sur le Camino del Norte, de Bayonne à Santiago, 40 kilomètres de marche par jour : étape après étape, Jean-Christophe Rufin se transforme en clochard céleste, en routard de Compostelle. Pourquoi prendre le Chemin, quand on a déjà éprouvé toutes les marches, toutes les aventures physiques... Voir plus

Un mois sur le Camino del Norte, de Bayonne à Santiago, 40 kilomètres de marche par jour : étape après étape, Jean-Christophe Rufin se transforme en clochard céleste, en routard de Compostelle. Pourquoi prendre le Chemin, quand on a déjà éprouvé toutes les marches, toutes les aventures physiques ? " Je n'avais en réalité pas eu le choix. Le virus de Saint-Jacques m'avait profondément infecté. J'ignore par qui et par quoi s'est opérée la contagion.
Mais, après une phase d'incubation silencieuse, la maladie avait éclaté, et j'en avais tous les symptômes. " 876 kilomètres plus loin, un mois plus tard, après l'arrivée à Santiago, le constat est là. Comme tous les grands pèlerinages, le Chemin est une expérience de désincarnation, il libère du " tropplein ", mais il est aussi un itinéraire spirituel, entre cathédrales et ermitages, et humain, car chaque rencontre y prend une résonance particulière.

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Articles (3)

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    Portrait de Jean-Christophe Rufin

    Jean-Christophe Rufin, médecin, écrivain, académicien, récemment ambassadeur au Sénégal, possède, il va sans dire, un parcours atypique. Pionnier de l'action humanitaire, il a parcouru le monde et en voyageur impénitent, ne manquait presque à ces périples, l'expérience d'un pélerinage. Voilà qui est fait !

Avis (19)

  • JC Rufin a une manière assez directe et honnête de livrer son expérience du chemin Nord de Compostelle avec juste ce qu'il faut d'humour bien que parfois il peut paraitre légèrement caustique. Son style d'écriture est agréable et la lecture de son récit est très plaisante même si certaines...
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    JC Rufin a une manière assez directe et honnête de livrer son expérience du chemin Nord de Compostelle avec juste ce qu'il faut d'humour bien que parfois il peut paraitre légèrement caustique. Son style d'écriture est agréable et la lecture de son récit est très plaisante même si certaines descriptions comme la saleté de ses habits ou son insupportable puanteur peuvent paraitre exagérées.
    Cependant, je regrette que la poésie et le rêve soit survolés dans le récit d’un auteur dont on attend plus de profondeur. Mais encore une fois, JC Ruffin sait nous entrainer à sa suite avec beaucoup de complicité et d’humour dans une aventure qu’il sait rendre originale.

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  • Un livre qui donne envie de prendre son bâton et partir sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Un très beau livre de voyage où le temps n'a plus la même vitesse .

    Un livre qui donne envie de prendre son bâton et partir sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Un très beau livre de voyage où le temps n'a plus la même vitesse .

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  • http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2017/immortelle-randonnee.html

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  • C RUFIN nous entraîne dans son périple, le style est enlevé, ironique, lucide surtout à son égard puisqu'il ne s'épargne pas. Nous découvrons des paysages, des personnages et une envie soudaine de marcher nous donne des fourmis dans les jambes !
    Une belle randonnée à partager !

    C RUFIN nous entraîne dans son périple, le style est enlevé, ironique, lucide surtout à son égard puisqu'il ne s'épargne pas. Nous découvrons des paysages, des personnages et une envie soudaine de marcher nous donne des fourmis dans les jambes !
    Une belle randonnée à partager !

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  • Jean-Christophe Rufin n’avait pas prévu de raconter son Chemin. D’ailleurs, en rentrant, il s’est lancé dans l’écriture du livre consacré à Jacques Cœur, Le Grand Cœur. Puis, cédant à l’insistance d’amis chamoniards, il a rédigé cette Immortelle randonnée, un petit régal de lecture ne donnant...
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    Jean-Christophe Rufin n’avait pas prévu de raconter son Chemin. D’ailleurs, en rentrant, il s’est lancé dans l’écriture du livre consacré à Jacques Cœur, Le Grand Cœur. Puis, cédant à l’insistance d’amis chamoniards, il a rédigé cette Immortelle randonnée, un petit régal de lecture ne donnant pas forcément envie de se lancer mais qui offre un récit savoureux.
    Lui, il n’a pris aucune note tout au long de ces 800 km menant d’Hendaye à Santiago de Compostela et il plaignait même ceux qu’il voyait, le soir, noircir les pages d’un carnet… Ce sont ses souvenirs que nous découvrons dans ce livre toujours aussi bien écrit, comme Jean-Christophe Rufin sait le faire, avec un humour omniprésent.
    Tout commence avec l’acquisition du crédencial et la découverte de cette radinerie qui fait le jacquet : « … que le pèlerin aille ou pas vers Dieu (c’est son affaire), il doit toujours le faire en tirant le diable par la queue. »
    Au départ d’Hendaye, c’est évident : « Le Chemin est une alchimie du temps sur l’âme. » Un peu plus loin, il précise : « Le Chemin… Il est une force. Il s’impose, il vous saisit, vous violente et vous façonne… Il ne vous donne pas la parole mais vous fait taire. »
    Hésitant entre el Camino francés, par Burgos et León, et celui du Nord, par San Sébastián, Bilbao, Santander, Gijón et Oviedo, il choisit ce dernier car il sait qu’il rencontrera peu de monde. Cela ne l’empêche pas de constater assez rapidement que le Chemin est un lieu de drague car certains le font pour chercher l’amour et parfois, le trouvent…
    Dès la traversée de sa première ville, il remarque que le pèlerin ne compte pas. On ne le voit pas. Lui, l’académicien, l’ambassadeur, devient vite un sauvage, obligé d’obéir à certaines lois naturelles, pour se soulager, par exemple. Il campe aussi le plus souvent, toujours très solitaire : « Barbe en broussaille, pantalon taché, chemise imprégnée de sueurs recuites, j’étais bien calé dans ma crasse, éprouvant la jouissance d’être protégé par elle comme par une armure. »
    Son principal problème vient vite de ses pieds. Dès qu’il arrive à l’étape, le pèlerin se déchausse et évolue en tongs, en sandales ou en crocs mais ses chaussures sont de mauvaise qualité. À Guernica, il doit acheter de bonnes chaussures : « Les pingres paient toujours deux fois ! »
    Après avoir voulu arrêter au bout de huit jours, il poursuit en Cantabrie où le Chemin est « monotone, déprimant, mal tracé : trop de passages le long des routes, trop de paysages industriels, trop de lotissements déserts, constellés de panneaux À vendre ». Ses réflexions l’amènent à parler du christianisme avant d’être rejoint par Azeb, son épouse qui termine avec lui.
    L’arrivée n’est pas très emballante car l’entrée de Santiago de Compostela est un cauchemar pour le marcheur. Enfin, il doit faire la queue pour obtenir la fameuse Compostela délivrée à tout marcheur ayant accompli au moins 100 km ou à tout cycliste ayant roulé 200 km. Jean-Christophe Rufin méritait huit fois le diplôme… avant de replonger dans une vie quotidienne à nouveau trépidante.

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  • Humour décapant bassement physique et introversion métaphysique faisant bon ménage !!! j'adore

    Humour décapant bassement physique et introversion métaphysique faisant bon ménage !!! j'adore

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  • Faire une balade – une belle promenade dans des paysages bien agréables, quelle bonne idée et puis concernant la marche, on nous dit que c'est le meilleur des sports, celui à la portée de tout le monde (ou presque) – le plus simple à effectuer...

    Or, nous connaissons pas mal d'écrivains, dits...
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    Faire une balade – une belle promenade dans des paysages bien agréables, quelle bonne idée et puis concernant la marche, on nous dit que c'est le meilleur des sports, celui à la portée de tout le monde (ou presque) – le plus simple à effectuer...

    Or, nous connaissons pas mal d'écrivains, dits voyageurs, qui nous font partager (pour notre plus grand bonheur), leurs voyages, leurs expéditions. Et là, c'est un domaine où l'on sait que je suis une grande amatrice – que ce soit proche de nous ou bien dans des contrées lointaines , peu importe pourvu que je sois « emballée » !

    Cette fois, je me suis penchée sur un récit de voyage de Jean-Christophe Rufin (ensuite j'écrirai J.C. Rufin) : « Immortelle randonnée. » Cet ancien Ambassadeur de France au Sénégal, ainsi que Académicien, prix Goncourt, amateur d'escalade… est un amoureux des voyages et pourquoi ne pas en rendre un « immortel » avec une randonnée de nombreux kilomètres ?" Immortel", car aller à Saint-Jacques de Compostelle, c'est faire un pèlerinage sur un « Chemin catholique », emprunté par de nombreux adeptes qui n'hésitent pas à chausser de bonnes grosses chaussures, bâtons de marche à la main – tracer la route bien longue – souffrir d'ampoules aux pieds – mais la Foi les guide et ils suivent la Voie : le Chemin (« El Camino del Norte »).

    Pour J.C. Rufin, c'était aussi « un voyage au bout de l'ennui. » Il voulait le faire en solitaire, en partant de Hendaye (dans les Pyrénées Atlantiques – ça rapproche pas mal) et il avait déclaré : « J'avais enfilé successivement, pendant les années précédentes, des oripeaux sociaux prestigieux, mais dont je ne souhaitais pas qu'ils deviennent le linceul de ma liberté. »
    Ce voyage est donc compris au sens général du terme mais il s'agit également d'un voyage initiatique.

    Pendant cette lecture de 259 pages, on accompagne notre marcheur – autant l'avouer, je ne connais pas encore ce « côté », alors je me suis fiée à l'auteur et je le crois sur paroles. Je le crois quand il parle de ses insomnies à cause des compagnons de nuit (qui ronflent) – quand il évoque tous les tracas d'un marcheur (surtout pour autant de kilomètres) – il traverse également la Cantabrie :
    « Autant le dire tout de suite : je n'ai pas aimé la Cantabrie. «
    Et dire que dans les guides de voyages on vous invite à profiter de la côte – de la diversité dans l'Espagne verte »…..
    Mis il se rattrape quelque peu : « Ou plutôt, je n'ai que modérément apprécié la longue portion de Chemin qui la traverse (car je sais qu'ailleurs, dans l'arrière-pays, notamment autour des fameux Picos de Europa, la nature reste sauvage et splendide. »

    Avec son écriture alerte, on suit les kilomètres avalés par les « jacquets » (routards de Compostelle) – quant à nous (tranquillement assis dans un fauteuil), on fait ce pèlerinage « par procuration » et c'est beaucoup moins fatiguant.

    Pour la conclusion, il m'est venu à l'esprit une chanson de Renaud pour laquelle je me suis permise de changer quelques mots :

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  • Ce livre plein d'humour donne envie de partir à Compostelle. Le passage sur les ronfleurs est croustillant !

    Ce livre plein d'humour donne envie de partir à Compostelle. Le passage sur les ronfleurs est croustillant !

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