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Il est des hommes qui se perdront toujours

Couverture du livre « Il est des hommes qui se perdront toujours » de Rebecca Lighieri aux éditions P.o.l
  • Date de parution :
  • Editeur : P.o.l
  • EAN : 9782818048689
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Il est des hommes est un roman noir, au sens où il ambitionne de dire quelque chose du monde social, de sa dureté, de sa folie, de sa barbarie. Un roman qui se confronte aux forces du mal, qui raconte l'enfance dévastée, l'injustice, le sida, la drogue, la violence dans une cité de Marseille... Voir plus

Il est des hommes est un roman noir, au sens où il ambitionne de dire quelque chose du monde social, de sa dureté, de sa folie, de sa barbarie. Un roman qui se confronte aux forces du mal, qui raconte l'enfance dévastée, l'injustice, le sida, la drogue, la violence dans une cité de Marseille entre les années 80 et 2000.
Le narrateur, Karel, est un garçon des quartiers Nord. Il grandit dans la cité Antonin Artaud, cité fictive adossée au massif de l'Etoile et flanquée d'un bidonville, « le passage 50 », habité par des gitans sédentarisés. Karel vit avec sa soeur Hendricka et son petit frère Mohand, infirme. Ils essaient de survivre à leur enfance, entre maltraitance, toxicomanie, pauvreté des parents, et indifférence des institutions.
Le roman s'ouvre sur l'assassinat de leur père. Les trois enfants vont s'inventer chacun un destin. Karel s'interroge : « Qui a tué mon père ? » Et fantasme sur la vie qu'il aurait pu mener s'il était né sous une bonne étoile, s'il avait eu des parents moins déviants et moins maltraitants. Il se demande s'il n'a pas été contaminé par la violence, s'il n'est pas dépositaire d'un héritage à la fois tragique et minable, qui l'amènerait à abîmer les gens comme son père l'a fait. Il veille sur son petit frère et voit sa soeur réussir une carrière au cinéma.
C'est aussi le roman de Marseille, d'avant le MUCEM et d'avant la disparition du marché de la Plaine, qui constitue la géographie sentimentale du livre. Et c'est une plongée romanesque dans toute une culture populaire dont l'auteure saisit l'énergie et les émotions à travers les chansons de l'époque, de Céline Dion à Michael Jackson, en passant par IAM , Cheb Hasni, Richard Cocciante ou Elton John.

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Avis (7)

  • Bonjour,j'ai fort bien aimée lire ce roman !!! C'est un roman qui raconte une histoire d'une famille qui aborde la maltraitance famiale,la drogue et l'effect que ça donne sur les enfants !!! Ce roman est fort émouvant et avec une écriture fluide !!! L'ensemble du livre a quelques notes qui nous...
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    Bonjour,j'ai fort bien aimée lire ce roman !!! C'est un roman qui raconte une histoire d'une famille qui aborde la maltraitance famiale,la drogue et l'effect que ça donne sur les enfants !!! Ce roman est fort émouvant et avec une écriture fluide !!! L'ensemble du livre a quelques notes qui nous font sourire mais c'est plutot dramatique !!! Je conseille à découvrir ce roman pour montrer aux parents que c'est important de vivre bien ensemble !!!!

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  • Un livre fort,poignant qui utilise la plume acérée de l'auteure pour soulever mille émotions ,souvent d'un noir absolu!Dès le début ,la mort s'empare des pages:"Qui a tué mon père?"
    "Oui,nous étions trois à avoir été décapités dès l'enfance,trois à qui on avait refusé tout épanouissement et...
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    Un livre fort,poignant qui utilise la plume acérée de l'auteure pour soulever mille émotions ,souvent d'un noir absolu!Dès le début ,la mort s'empare des pages:"Qui a tué mon père?"
    "Oui,nous étions trois à avoir été décapités dès l'enfance,trois à qui on avait refusé tout épanouissement et toute floraison,trois à n'être rien ni personne."
    Roman sociétal qui nous conduit à Marseille dans les quartiers nord,et,tout proche dans le bidonville où se sédentarisent des Gitans:amitiés puis amours,les liens se tissent entre deux familles,mais la haine n'est pas loin!Beaux comme des anges,la beauté n'est pas forcément un atout que l'on soit garçon ou fille...Que dire de la souffrance de Mohand,le petit troisième,lourdement handicapé,persécuté par son père,pervers toxicomane?
    La rage nous habite aussi,peut-être aurions-nous également tué le père?des pages" questionnantes" ,addictives,que l'on dévore à fleur de peau.
    "...les riches n'ont aucun mérite à être dotés d'une bonne santé mentale.C'est trop facile de n'être ni toxicomane,ni alcoolique,ni violent,quand on ne vit pas dans un taudis insalubre..."

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  • Qui a tué Karl, ce monstre qui terrorise ses enfants et sa femme?


    D’emblée, dès les premiers lignes, on est dans le sujet : ce que vivent Loubna et ses enfants est insoutenable. Karel et Hendricka en bavent tous les jours, mais ce n’est rien à côté du martyr du petit dernier, rejeté avant...
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    Qui a tué Karl, ce monstre qui terrorise ses enfants et sa femme?


    D’emblée, dès les premiers lignes, on est dans le sujet : ce que vivent Loubna et ses enfants est insoutenable. Karel et Hendricka en bavent tous les jours, mais ce n’est rien à côté du martyr du petit dernier, rejeté avant même sa naissance et qui a eu le malheur de naître avec de multiples malformations. Celui que son père nomme le gogol ou le triso, Mohand, et les deux autres enfants se construiront une nouvelle famille , à deux pas de la cité marseillaise où ils survivent , au coeur d’un camp de gitans. C’est là qu’ils tisseront des liens d’amour et d’amitié , alors qu’il leur faudra des années pour comprendre l’histoire familiale complexe dont ils sont issus.


    Survient un drame . Et là j’ai cru être plongée dans un roman de Zola avec sa théorie de la dégénérescence et de l’hérédité de la violence. Un accident? une pulsion alcoolisée? Peu importe, Karel vit avec cette angoisse, d’être découvert , mais aussi de porter en lui un peu de la perversité paternelle .

    Les personnages sont complexes. Si Karel et Handricka s’en sortent grâce à leur beauté (leur père ne parviendra cependant pas à tirer profit des castings auxquels il les présente inlassablement), Mohand tire son épingle du jeu en partie du fait de sa laideur, sa disgrâce physique et sa fragilité contribuant à une forme de séduction. Et puis il a un autre atout dans son sac, ce garçon…



    C’est quasiment en apnée que se dévore ce roman dont les excès contribuent à l’addiction qu’il suscite. et l’on en sort comme estomaqué, après une scène finale époustouflante. Même si tout est un peu « trop », trop violent, trop beaux, trop laid, c’est très efficace.

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  • Quand on tombe dans l enfer de tout sa c est affreux est comment s en sortir un sujet très réaliste est a lire avec avec beaucoup d attention

    Quand on tombe dans l enfer de tout sa c est affreux est comment s en sortir un sujet très réaliste est a lire avec avec beaucoup d attention

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  • Il est des hommes qui se perdront toujours, de Rebecca Lighieri.

    Il est des hommes qui se perdront toujours, de Rebecca Lighieri.

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  • COUP DE CŒUR

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/04/il-est-des-hommes-qui-perdront-toujours.html

    " L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée, on y reste coincé à...
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    COUP DE CŒUR

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/04/il-est-des-hommes-qui-perdront-toujours.html

    " L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée, on y reste coincé à vie"

    L'histoire se déroule à Marseille entre les années 80 et 2000. Le narrateur Karel vit dans la cité Antonin Artaud, une cité fictive des quartiers nord de Marseille, proche d'un bidonville, le Passage 50, où habitent des gitans sédentarisés là depuis une vingtaine d'années. Les gitans continuent à être perçus comme des étrangers par les marseillais et la cité Artaud et le Passage, séparés d'à peine un kilomètre, sont deux mondes qui ne se rencontrent jamais.

    Karel a une sœur Hendricka et un jeune frère handicapé Mohand. Karel devient ami avec Rudy, un jeune gitan, et c'est auprès de la communauté des gitans du Passage 50 que la fratrie trouve un peu de chaleur humaine car ils vivent un enfer chez eux auprès d'un père violent et alcoolique que Karel qualifie de brute cruelle. Brimades, insultes, coups sont leur lot quotidien des trois enfants, en particulier Mohand, souffre-douleur du père. La haine du père se concentre sur Mohand, une proie facile à cause de ses disgrâces.

    On apprend dès le début du roman que le père a été assassiné. C'était une brute toxicomane qui vivait des allocations et de trafics. Avec sa femme ils formaient un couple particulièrement toxique, la mère, d'origine kabyle, n'a jamais protégé ses enfants. " Il y a des âmes incurables et perdues pour le reste de la société. Supprimez-leur un moyen de folie, elles en inventeront dix mille autres."

    J'ai adoré ce roman social parfaitement construit, très romanesque et très bien rythmé. La noirceur domine mais on y trouve aussi beaucoup de sensualité et d'amour. J'ai aimé que l'auteure situe son roman dans la communauté des gitans, j'ai particulièrement apprécié la façon dont elle les présente évitant tous les clichés, notant le soin que mettent les femmes à entretenir leur intérieur qui se résume à une caravane pour une famille souvent nombreuse. Ces gitans qui ne vivent pas bien leur sédentarisation et qui restent attachés à leurs croyances et leurs superstitions vont sauver l'enfance des trois jeunes d'un désastre absolu. J'ai aimé la façon dont elle décrit la vie dans la cité bercée par le foot avec l'équipe de l'OM et par les chansons d'amour clamées par les chanteurs à la mode car "plus on est éloigné de l'amour, plus on écoute des chansons qui le célèbrent", une culture populaire, la seule accessible à une population confrontée au quotidien à la violence et à la drogue.
    L'amour qui lie les trois enfants de cette famille est particulièrement fort, le regard des deux ainés sur leur jeune frère est d'une absolue beauté et leur rage de vivre, ou plutôt de survivre, traverse tout le roman. L'enfance volée, la souffrance et la honte, la difficulté d'être, l'incapacité à vivre, le poids du passé, la crainte d'avoir reçu la violence en héritage, les pulsions destructrices contre lesquelles il est difficile de lutter, tous les éléments de la tragédie qui va se dérouler sous nos yeux sont en place. C'est le roman du déterminisme social, le roman d'une enfance massacrée par la violence d'un père et par la folie d'une mère source d'une violence perverse moins visible mais tout aussi déstructurante. Une écriture vive, des dialogues particulièrement soignés qui sonnent très juste, des personnages forts, un récit qui ne tombe jamais dans le misérabilisme. Un gros coup de cœur pour ce roman riche en émotions de toutes de sortes que j'ai lu le cœur souvent serré.

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  • Rebecca Lighieri, pseudonyme d’Emmanuelle Bayamack-Tam qui a notamment écrit le roman « Arcadie » qui a remporté le prix du livre inter 2019, nous livre ici un roman résolument contemporain. Je le précise tout de suite, je n’ai pas encore eu l’occasion de lire « Arcadie » dont j’ai entendu...
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    Rebecca Lighieri, pseudonyme d’Emmanuelle Bayamack-Tam qui a notamment écrit le roman « Arcadie » qui a remporté le prix du livre inter 2019, nous livre ici un roman résolument contemporain. Je le précise tout de suite, je n’ai pas encore eu l’occasion de lire « Arcadie » dont j’ai entendu beaucoup de bien, ni d’ailleurs d’autres livres de cette écrivaine, c’est donc une découverte avec ce roman. Je peux déjà dire que cela me donne envie de découvrir les autres livres de l’auteur.

    Ce roman, c’est l’histoire d’une famille. A travers les yeux de Karel, on découvre déjà des parents aux abonnés absents. Un père qui vivote de petits trafics et qui dilapide l’argent en alcool ou en drogue. Une mère qui subit les violences du père. Elle ne s’occupe que du dernier enfant né avec un handicap très lourd et tombe également dans la drogue. Les enfants se serrent les coudes, essuient les coups, grandissent entre leur cité et le camp de gitan à proximité.

    Ce roman aborde des thèmes très durs, la maltraitance familiale, la drogue, l’effet sur les enfants des carences parentales, le handicap et les différences. D’autres sujets également apparaissent au fur et à mesure que les enfants grandissent, les premiers amours par exemple. C’est très large mais admirablement maitrisé par l’auteur. Avec une très belle plume, elle arrive à nous immerger dans le quotidien de cette enfance très lourde et le lecteur ne pourra pas rester de marbre face à la violence de cette vie.

    Un roman à découvrir, violent, émotionnellement intense, admirablement servi par cette écriture moderne et fluide. Aucun temps mort pour le lecteur dans ce récit qui nous décroche parfois un sourire mais qui est dans l’ensemble plutôt dramatique. C’est une belle découverte !

    Ma note : 4,5/5

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