Idiss

Couverture du livre « Idiss » de Robert Badinter aux éditions Fayard
  • Date de parution :
  • Editeur : Fayard
  • EAN : 9782213710105
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss.
Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914.
Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle jai souvent rêvé.
Puisse-t-il être... Voir plus

J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss.
Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914.
Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle jai souvent rêvé.
Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d'amour de son petit-fils.

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Avis (13)

  • Comme bien souvent, cette biographie semble un peu trop édulcorée.

    Comme bien souvent, cette biographie semble un peu trop édulcorée.

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  • Un mot « fort » me vient immédiatement et spontanément à l'esprit en refermant la dernière page de ce livre: SUBLIME !

    J'exagère peut-être un chouïa mais si peu… Pour moi, un ouvrage indispensable et précieux à la mémoire mais un témoignage d'amour plus qu'un récit historique.

    Regardant...
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    Un mot « fort » me vient immédiatement et spontanément à l'esprit en refermant la dernière page de ce livre: SUBLIME !

    J'exagère peut-être un chouïa mais si peu… Pour moi, un ouvrage indispensable et précieux à la mémoire mais un témoignage d'amour plus qu'un récit historique.

    Regardant très peu le petit écran, J'ai malheureusement « raté » l'émission la « Grande Libraire » où Robert Badinter, invité pour la sortie de son livre, y évoquait le souvenir de sa grand-mère avec beaucoup d'émotion. Je me promets donc de le regarder en replay aussitôt que possible…

    Mais, autant le dire tout de suite, je ne vais pas être vraiment « objective » car je nourris une immense admiration pour l'auteur qui est entré dans les premières places au panthéon de ma mémoire le 18 septembre 1981 lors de l'abrogation de la peine de mort en France dont il est l'un des artisans principaux.

    A la lecture de cet ouvrage, on mesure pleinement la force de cet homme qui a connu les pires atrocités de la seconde guerre mondiale au travers de l'histoire de ses parents et grands-parents et qui a trouvé malgré tout la force immense et le pouvoir de résilience suffisant pour livrer avec conviction ce combat en faveur de l'abolition de la peine capitale. Pour cela, entre autre, je lui voue le plus profond respect.

    Aujourd'hui, à l'aube de ses 91 ans, il nous livre le récit de son affection incommensurable pour « Idiss », sa grand-mère maternelle. Un portait absolument touchant de cette mère courage, qui affronta nombre de situations dramatiques qui entraineront sa famille vers d'autres patries, d'autres horizons fait de volonté et d'espoirs inébranlables.

    Un destin, Des destinées, toutes hors-normes, qui englobent cette partie d'Histoire dont nous ne sommes pas vraiment ressortis tout à fait glorieux, même si nous mettons plus volontiers l'accent (mérité pour tous les compagnons de la "résistance" et de toutes les forces engagées) sur la « libération » et la bravoure de nos combattants revenus en vainqueurs grâce à l'Angleterre et aux États-Unis (et aussi la Russie accessoirement). Cette France dans laquelle ils avaient une confiance aveugle et absolue. Croyant dur comme fer à ses idéaux perçus comme le pays, gardien d'une Liberté inaltérable.

    En effet, pour ces juifs ashkénazes, venus d'Europe Centrale essentiellement, fuyant les pogroms de la Russie Tsariste de 1903 & 1905 la France représentait un Eldorado absolu. Ces espoirs les jetant sur les chemins de l'exil pour tenter de se soustraire à la terreur des heures sombres et leur quotidien de misère ; échapper à la montée xénophobe et antisémite qui a connu son apogée en 40-45 avec le régime nazi et l'extermination programmée non seulement de tous les juifs, mais aussi des roms, des homosexuels, des fous, des faibles, des vieillards, des handicapés et de tous ceux réputés comme non Aryens… bref le plus grand génocide de tous les temps avec un pic de six millions pour les plus touchés par la « solution finale » imaginée par Hitler : les juifs.

    Avant cette extrémité, ils passeront par toute la gamme des stigmatisations possibles, connaitront la spoliation de leurs biens, les persécutions de plus en plus prononcées, les restrictions drastiques sur le droit des juifs, les lois et les décrets qui en découlent (interdiction de participer à des réunions, d'entrer dans certains magasins, de s'alimenter … de vivre tout simplement … en prélude au port de l'étoile jaune et des futurs déportations).

    Cette histoire là n'est qu'une longue déchirure où l'histoire au niveau personnel et individuel se confond finalement avec l'Histoire avec un grand « H » et du mécanisme implacable qui s'est inexorablement mis en place au niveau collectif dès le début de la guerre en Europe.

    Cette histoire primordiale pour l'auteur, pour les membres de sa famille, plus globalement pour eux, pour tous est un exemple fondamental car il est écrit sans acrimonie et sans colère. Il est posé là comme un constat sans jugement sur l'Histoire. Les faits, les souvenirs d'enfant et la figure emblématique d'Idiss constitue l'essentiel de ce texte.

    Dans toute ces horreurs quelques touches de bonheur éclatent néanmoins: le temps des chocolats chauds, des jeudi-ciné avec deux films et les actualités.

    Robert B. redevient un enfant pour célébrer cet hommage tendre et délicat. Il y met toute la mesure et la retenue nécessaire. Il nous livre un hymne à sa famille où ses souvenirs d'enfant sont parfois un peu vagues, un peu biaisés, mais souligne les plus important : L'amour filial, maternel, paternel (il reste sur la réserve pour parler de Simon – mais il livre quand même quelques bribes de bonheur dont a bénéficié Charlotte aux temps « heureux »).

    Les photos en annexe et en fin de livre, anime le récit, donne un visage, une représentation concrète des personnages (on réalise que ce n'est vraiment pas une fiction – Même si on le savait déjà) l'humanise et le rend plus émouvant encore s'il est possible.

    Une déferlante d'émotions m'ont assaillies à la lecture de ce bouleversant hommage à sa grand-mère disparue.

    Le choix Cornélien auquel devra se livrer Charlotte n'est pas sans me faire penser au « Choix de Sophie » de William Styron. Choix déchirant qui se fera obligatoirement au détriment de quelqu'un…

    Une bien belle écriture pour un récit à la fois triste mais quand même empreint d'immenses espoirs. Robert B. met en lumière une partie de sa vie, de ses souvenirs, du personnage de sa grand-mère et de son épopée à travers l'Europe simplement avec une véritable tendresse pour l''histoire d'une femme, son histoire.

    Beau tout simplement. Merci M. Badinter…

    Merci également aux éditions Fayard et @Netgalley pour cette lecture.

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  • Un livre efficace, bref et bouleversant ; on n'oublie plus Idiss après avoir lu son histoire, car son destin est pathétique. A l'heure des difficultés d'intégration des étrangers, le portrait de cette famille russe qui réussit par le mérite est exemplaire. Les méfaits de l'antisémitisme, fléau...
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    Un livre efficace, bref et bouleversant ; on n'oublie plus Idiss après avoir lu son histoire, car son destin est pathétique. A l'heure des difficultés d'intégration des étrangers, le portrait de cette famille russe qui réussit par le mérite est exemplaire. Les méfaits de l'antisémitisme, fléau récurrent, sont aussi dénoncés avec force et conviction. La pudeur du récit est sans doute sa plus grande arme persuasive : l'émotion contenue qui affleure sans cesse ne peut laisser indifférent. Le livre est instructif, rappelant beaucoup de détails plus ou moins connus de l'histoire du XXè siècle.

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  • Il s'agit certes d'un témoignage sur ce que fut la condition des juifs, et singulièrement des juifs venus d'Europe centrale, dans la France de la première moitié du XXème siècle.
    Mais ce livre est surtout le cri d'amour dun petit-fils de 90 ans pour sa grand-mère Idiss, morte avant d'avoir...
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    Il s'agit certes d'un témoignage sur ce que fut la condition des juifs, et singulièrement des juifs venus d'Europe centrale, dans la France de la première moitié du XXème siècle.
    Mais ce livre est surtout le cri d'amour dun petit-fils de 90 ans pour sa grand-mère Idiss, morte avant d'avoir atteint l'âge qu'il a aujourd'hui.
    Dans ces pages, on peut lire l'espoir, la fierté, l'angoisse, la peur et le malheur. Mais elles débordent d'amour, ces pages ! Un amour indestructible, par-delà les années et les épreuves.

    "J'ai conservé le souvenir du parfum d'eau de Cologne dont elle se versait deux gouttes derrière les oreilles avant de "sortir", comme elle disait. Ce parfum-là, quand il m'arrive d'en percevoir l'odeur des décennies plus tard, évoque son visage penché vers moi pour me donner un dernier baiser. Je ferme les yeux. C'est mon enfance revisitée."

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  • Robert Badinter écrit ici un hommage à sa grand-mère. Un hommage doux, aimant, simple et profond.
    Un texte intime qui nous décrit l'amour d'un petit fils pour sa grand-mère en temps de guerre.

    Robert Badinter écrit ici un hommage à sa grand-mère. Un hommage doux, aimant, simple et profond.
    Un texte intime qui nous décrit l'amour d'un petit fils pour sa grand-mère en temps de guerre.

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  • Un témoignage émouvant et plein d'affection de Robert Badinter pour sa grand mère maternelle. L'histoire de sa famille, de son enracinement en France et de la traversée de la période de la guerre. Une belle lecture.

    Un témoignage émouvant et plein d'affection de Robert Badinter pour sa grand mère maternelle. L'histoire de sa famille, de son enracinement en France et de la traversée de la période de la guerre. Une belle lecture.

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  • Un très beau témoignage d'amour de Robert Badinter à sa grand-mère Idiss mais aussi l'évocation d'une famille juive qui grimpe les échelons de la société jusqu'à la seconde guerre mondiale. Une écriture simple, toute en retenue et très émouvante. On ressent vraiment l'affection que l'auteur...
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    Un très beau témoignage d'amour de Robert Badinter à sa grand-mère Idiss mais aussi l'évocation d'une famille juive qui grimpe les échelons de la société jusqu'à la seconde guerre mondiale. Une écriture simple, toute en retenue et très émouvante. On ressent vraiment l'affection que l'auteur portait à sa grand-mère et cela nous permet d'en savoir un peu plus sur ce grand homme qui s'est battu avec désintéressement pour des causes humanistes.

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  • J'ai été très très émue par l'émission La Grande Librairie consacrée à Robert Badinter au moment de la parution de ce livre. On a tendance à voir en cet homme, le combattant, le défenseur des droits dont la bataille et la victoire emblématiques furent bien sûr l'abolition de la peine de mort....
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    J'ai été très très émue par l'émission La Grande Librairie consacrée à Robert Badinter au moment de la parution de ce livre. On a tendance à voir en cet homme, le combattant, le défenseur des droits dont la bataille et la victoire emblématiques furent bien sûr l'abolition de la peine de mort. Mais là, au cours de ce très beau moment de télévision, c'est le petit-fils d'Idiss qui est apparu avec, parfois, le regard de l'enfant qu'il fut. Le petit-fils d'Idiss et, le fils de Simon, arrêté en 1942 par Klaus Barbie, déporté et jamais revenu. Alors j'ai eu envie de me plonger dans le récit de cette période d'avant 1942, qui permet de mieux comprendre les fondations qui ont présidé au parcours de cet homme que l'on ne peut qu'admirer.

    Et l'histoire commence en Bessarabie, une région dont les contours et les rattachements ont beaucoup varié avec l'histoire (fait actuellement partie de la Roumanie) entre Russie et Moldavie. C'est là qu'est née Idiss, là encore qu'elle tombe amoureuse de Schulim et qu'ils auront trois enfants, Avroum, Naftoul et la petite dernière, Chiffra qui deviendra Charlotte lorsque la famille décidera de s'installer à Paris en 1912. Histoire représentative de celles de nombreuses familles juives d'Europe centrale, chassées par la violence de l'expression de l'antisémitisme à travers les pogroms, et qui voyaient en la France une terre de libertés et de tolérance. C'est à Paris que Charlotte rencontre Simon ; ils auront deux fils, Robert et Claude. Simon se révèle un excellent entrepreneur, faisant fructifier une entreprise de négoce international dans le domaine de la fourrure. Et la famille grimpe les échelons, s'installe dans un quartier bourgeois tandis que bruissent déjà les prémices du conflit à venir...

    La figure d'Idiss est bien sûr omniprésente, elle qui ne parle pas français, ne sait ni lire ni écrire, habite avec Simon et Charlotte et constitue donc une chaleureuse présence pour ses petits-enfants. Dans les mots de Robert Badinter, on sent tout l'amour pour cette grand-mère que la famille a dû quitter pour fuir en zone libre, Idiss étant trop faible pour être transportée. Toute la douleur aussi, sous-jacente, au moment d'aborder le destin de son père. Dans les souvenirs de ce que lui ont transmis son père et sa grand-mère, on découvre ce qui a servi de "tuteur" au jeune Robert, et l'on mesure peut-être mieux comment se forge une telle personnalité. Car ce récit, pour intime qu'il soit, ne manque jamais d'apporter une contribution à notre connaissance de l'Histoire de France et plus particulièrement de cette période précédant la seconde guerre mondiale.

    Il y a beaucoup de choses dans ce livre, beaucoup d'émotions. Je suis sortie de ma lecture le cœur serré, à la fois reconnaissante pour ces confidences jamais impudiques et émue par la blessure encore si présente. Et d'ailleurs impossible à effacer. Et surtout, encore plus impressionnée par la posture de cet homme. Un grand homme.

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