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Honoré et moi

Couverture du livre « Honoré et moi » de Titiou Lecoq aux éditions L'iconoclaste
Résumé:

Parce qu'il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère.
Il y a bien plus que vous ne le pensez entre une jeune femme d'aujourd'hui, féministe, écrivaine, blogueuse, et Honoré de Balzac...
À la suite du succès de son livre Délivrées ! Titiou Lecoq ne va pas bien.... Voir plus

Parce qu'il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère.
Il y a bien plus que vous ne le pensez entre une jeune femme d'aujourd'hui, féministe, écrivaine, blogueuse, et Honoré de Balzac...
À la suite du succès de son livre Délivrées ! Titiou Lecoq ne va pas bien. L'époque lui dicte de réussir, elle réussit. Mais pourquoi est-ce que cela ne la rend pas heureuse ? Elle ne sait pas quoi faire. Un jour, pour tromper la déprime, elle décide de visiter la maison d'Honoré de Balzac. Une rencontre s'opère. Une révélation également. Balzac, que Victor Hugo désignait comme « le travailleur puissant et jamais fatigué », n'est pas seulement ça. Il existe un Balzac intime, humain, fatigué, qu'on pourrait nommer le plus grand poissard de l'histoire littéraire. Balzac est un looser magnifique. Et pour une société comme la nôtre, obsédée par l'idée de réussite, c'est un flamboyant contre-exemple. Alors, il devient son alter ego.

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Articles (2)

Avis (17)

  • Femme, née à Tours.
    Tourangelle. Donc, balzacienne, forcément. Enfance avec Honoré. Adolescence avec Honoré. Honoré par-ci, Honoré par-là. Visite du château de Saché. Lecture de ses oeuvres principales au collège, avec fiches de lecture, s'il vous plaît.
    Sauf que... de balzacienne, je ne l'ai...
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    Femme, née à Tours.
    Tourangelle. Donc, balzacienne, forcément. Enfance avec Honoré. Adolescence avec Honoré. Honoré par-ci, Honoré par-là. Visite du château de Saché. Lecture de ses oeuvres principales au collège, avec fiches de lecture, s'il vous plaît.
    Sauf que... de balzacienne, je ne l'ai été que par la promiscuité originelle de notre région commune. Parce que bon, j'ai toujours préféré Sand, Mérimée, Hugo, Allan Poe, et surtout, Wilde, mon Wilde.
    Et pourtant, ce titre, Honoré et moi, j'ai bien cru qu'il me parlait.
    Parce que toute ma vie, j'ai eu l'impression d'avoir Honoré avec moi, comme un grand frère bien casse-pied en train de vérifier au-dessus de mon épaule si je faisais bien mes devoirs. Un grand frère qui me ferait réciter cent fois ma poésie que, même si je la trouvais belle, bon sang, je n'ai pas de mémoire, inutile de me faire jouer du théâtre !
    Et puis, vint cette couverture orange pétard pour mettre en relief le visage bien joufflu du roi de la description, du maître des phrases longues, de celui qui me faisait bâiller alors que je n'étais qu'à la page dix-huit d'Eugénie Grandet.
    Et soudain, la révélation : "Parce qu'il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère."
    Titiou, êtes-vous ma sœur ?
    Honoré et moi, ou comment retrouver une certaine reconnaissance envers l'un des auteurs les plus talentueux de notre patrimoine.
    Où l'on apprend qu'il avait des dents pourries, qu'il était un fils à la limite de l'ingratitude, qu'il aimait se faire plaindre, qu'il rêvait de grand, de beau, de sublime, de pouvoir. Mais qu'il était un vrai panier percé, que tout ce qu'il tentait faisait pschitt avant même d'avoir commencé, qu'il faisait battre les cœurs par son image d'écrivain, mais qu'en chair et en os, ça se pavanait beaucoup moins quand on découvrait l'énergumène.
    Et pourtant, il a été aimé, il a aimé, follement aimé.

    Balzac ne me paraît plus être l'homme de Lettres élitiste ennemi des rêveurs. Mais un homme, qui a cherché le bonheur, comme nous.
    Dans ce livre, on apprend qu'il corrigeait ses ouvrages avant chaque réimpression, qu'il refusait "de prendre le réel au sérieux". Qu'il a été éditeur, imprimeur, propriétaire d'un journal, conseiller es finances (la blague), et qu'il voulait ouvrir une librairie tenue par les auteurs eux-mêmes (quelle riche idée, mine de rien !), mais que, finalement, il aura été un pauvre de son temps.
    Mais Balzac est grand, par son talent et son génie, et parce qu'il écrit dans un contexte où le roman explose. Car la vie trébuche au XIXe siècle : la peur et la pauvreté règnent. Balzac écrit la vie, Balzac défend les femmes, Balzac peint son temps. Ses parents (pas les meilleurs du monde, mais qui le sont ?) auront eu le nez creux en le laissant s'émanciper sous les toits de Paris dans une "glande littéraire". Il voulait être connu, aimé et riche.
    Il a réussi, même si la richesse arrivera post-mortem, et surtout, dans le cœur de ses lecteurs.

    Titiou, vous m'avez donné envie de relire du Balzac, c'est dire l'effet détonant de votre livre truculent et drôle sur moi. Et si touchant. Vous l'aimez, Honoré, pas vrai ? Cela restera entre nous.
    (Je vais simplement occulter votre rappel sur le nombre astronomique de personnages qu'il y a dans La Comédie humaine... je vais sans doute relire Eugénie Grandet en premier !)

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  • Jubilatoire !
    Si vous voulez (re)découvrir Balzac et son œuvre d'une manière originale, je vous recommande vivement le livre de @titiou, "Honoré et moi"! Non seulement vous apprendrez une multitude de choses sur l'homme (un personnage de roman à lui tout seul!) et ses livres, mais en plus vous...
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    Jubilatoire !
    Si vous voulez (re)découvrir Balzac et son œuvre d'une manière originale, je vous recommande vivement le livre de @titiou, "Honoré et moi"! Non seulement vous apprendrez une multitude de choses sur l'homme (un personnage de roman à lui tout seul!) et ses livres, mais en plus vous passerez un excellent moment de lecture! Car le moins que l'on puisse dire c'est que la plume de l'auteure est tout sauf ennuyeuse mais caustique et mordante! J'ai beaucoup ri en lisant cette biographie très bien écrite (inspirée d'archives fouillées), passionnante et surprenante tant sur la forme que sur le fond. Ce qui m'a plu c'est la manière dont Titiou Lecoq dresse le portrait de cet homme pour mieux en comprendre l'œuvre. Tour à tour attachant et agaçant, le talentueux écrivain Balzac fût aussi un formidable loser, piètre entrepreneur, amoureux perdu et dépensier notoire! Mais quelle vie incroyable fût la sienne, la guigne collée aux basques!

    Un très bon moment de lecture, je me suis régalée !

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  • Une lecture fluide d’une biographie et d’une biographie d’un « auteur de classique », qui l’eut cru ?
    J’ai particulièrement apprécié le ton humoristique et décalé qu’y donne l’auteure. On y découvre des anecdotes et des pas de côté qui nous en apprennent plus sur l’auteur, tout un tas à vrai...
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    Une lecture fluide d’une biographie et d’une biographie d’un « auteur de classique », qui l’eut cru ?
    J’ai particulièrement apprécié le ton humoristique et décalé qu’y donne l’auteure. On y découvre des anecdotes et des pas de côté qui nous en apprennent plus sur l’auteur, tout un tas à vrai dire et très loin des éléments quelques fois «barbants » que l’on doit apprendre en cours de français uniquement pour re-contextualiser dans l’introduction de notre commentaire de texte. Pour n’en nommer que quelques-uns : le côté dépensier de Balzac, sa prise de position en faveur des femmes qui est plutôt « novateur pour son époque ».
    Les passions de Titiou Lecoq sont passionnantes et transmissibles ! Tout comme les couleurs du livre qui sont parfaitement inhabituelles pour ce genre littéraire.


    J’ai découvert Titiou Lecoq par ce livre, et j’en ai noté plusieurs autres à découvrir de sa plume, ainsi que découvrir et re-découvrir Balzac !

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  • Honoré et moi.
    Un petit (grand) bijou ce livre.
    Mon coup de cœur de ce prix littéraire à ce jour!
    Titiou Lecoq nous dévoile un Honoré de Balzac oh combien dépensier qui aura toute sa vie vécu avec des rêves de richesse tout en étant incapable de garder le moindre centime.
    Féru de déco, et...
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    Honoré et moi.
    Un petit (grand) bijou ce livre.
    Mon coup de cœur de ce prix littéraire à ce jour!
    Titiou Lecoq nous dévoile un Honoré de Balzac oh combien dépensier qui aura toute sa vie vécu avec des rêves de richesse tout en étant incapable de garder le moindre centime.
    Féru de déco, et donc grand consommateur d’objets et de meubles, ses extravagances sont incroyables.
    Il est acheteur compulsif ce qui en soi n’est pas drôle, une vraie maladie. Mais sous la plume de Titiou Lecoq, on hésite même à croire à sa vie rocambolesque tellement ses décisions sont inconséquentes.
    On pourrait croire le livre moqueur : c’est tout le contraire : on sent que Titiou Lecoq respecte infiniment l’un des plus grand écrivains français.
    Je ne connaissais pas ce méchant penchant de Honoré. Je dis Honoré car il nous semble tellement humain et proche car faillible, mais aussi si fragile lui qui s’enfonce dans des plans toujours aussi foireux et ubuesques. Et toujours avec un certain déni : il donne des raisons autres que sa folie dépensière pour expliquer ses dettes. Cette bio se lit comme une épopée hors du commun et nous montre que Balzac et ses personnages sont plus que jamais dans l’air du temps. Tout celà agrémenté du style savoureux de l’auteur , quel bonheur ! Merci pour ce post scriptum qui au travers de Balzac et sa destinée renvoie chacun à ses aspirations et ses choix de vie. Car Balzac n’a peut-être pas été heureux mais il a été libre en dépit de toutes les attentes et projections sur sa personne.
    Honoré et moi, Honoré et nous!

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  • Bon, avant toute chose, je dois vous faire une confession : lorsque j’ai reçu le courriel indiquant le choix de mes copines jurées du Grand Prix des Lectrices “Elle” pour la sélection de mars et que j’ai appris que l’essai/document retenu était « Honoré et moi », j’ai presque (ou quand même) eu...
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    Bon, avant toute chose, je dois vous faire une confession : lorsque j’ai reçu le courriel indiquant le choix de mes copines jurées du Grand Prix des Lectrices “Elle” pour la sélection de mars et que j’ai appris que l’essai/document retenu était « Honoré et moi », j’ai presque (ou quand même) eu envie de pleurer toutes les larmes de mon corps. Pourquoi? Parce que rien que me dire que j’allais devoir me coltiner une biographie d’Honoré de Balzac, j’étais aux portes du désespoir. Pourtant, les retours en étaient vraiment élogieux. Mais pour moi, mes souvenirs au sujet d’Honoré de Balzac remontaient à des années durant mes études secondaires et il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable à vrai dire…

    Alors quand les livres de la sélection sont arrivés et que je me devais de choisir par lequel des livres j’allais commencer, j’ai pris mon armure de guerrière et je me suis dit : « Autant faire comme avec un sparadrap et retirons-le d’un coup ». J’ai donc ouvert le dernier livre de Titiou Lecoq…

    Mais quelle terriblement bonne surprise!!! Je me suis totalement régalée. Et bien oui, je le crie haut et fort, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis! Qu’est-ce que ce bouquin m’a plu ! Car en plus, d’en apprendre sur cet énergumène qu’était en fin de compte ce grand auteur classique Honoré de Balzac, Titiou Lecoq arrive à vous donner envie de découvrir plus sa vie, de continuer la lecture de ce document et même de vous arracher souvent des petits sourires en coin le tout grâce à une écriture fine et drôle.

    Malgré des cours de littérature classique, je me rends maintenant que je ne connaissais rien mais alors rien du tout de ce personnage haut en couleurs. Déjà qu’à l’heure actuelle, il passerait pour un loufoque, je me dis qu’à son époque, il devait bien détonner et pourtant, s’en contre-foutre des opinions bien-pensantes de la société de l’époque.

    Même si Titiou Lecoq le rend inévitablement attachant par bien des aspects, elle n’en cache pas pour autant sa folie des grandeurs, son incompétence viscérale quant au rapport à l’argent mais aussi, pour ma part, son ingratitude à l’égard de certains membres de sa famille et de son entourage en particulier, sa mère.

    Je ne me plongerai pas dans la psychanalyse de ce grand écrivain mais il est indéniable qu’à bien des égards, tout ne roulait pas bien dans sa tête et ses besoins de reconnaissance et d’argent devaient trouver leurs origines au plus profond de son être.

    Je pense vraiment que c’est le centre de cette biographie qui donnera l’envie à ses lecteurs, de se plonger ou de redécouvrir à nouveau les grandes oeuvres écrites par Honoré de Balzac et de peut-être mieux en comprendre certains aspects.

    Donc, je voudrais faire un énorme mea culpa à mes copines jurées : malgré que j’ai peut-être dû vous maudire de mon être de m’avoir « imposer » cette lecture, qu’est-ce que je l’ai trouvée truculente et succulente! Merci!

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  • Titiou Lecoq nous présente une biographie légère et originale sur Balzac. Originale dans le ton, dans l’écriture, dans les propos, dans le choix des mots, en s’impliquant personnellement, l’auteure donne son avis, voire son ressenti sur l’auteur, sa vie, son attitude, sa façon d’agir. On trouve...
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    Titiou Lecoq nous présente une biographie légère et originale sur Balzac. Originale dans le ton, dans l’écriture, dans les propos, dans le choix des mots, en s’impliquant personnellement, l’auteure donne son avis, voire son ressenti sur l’auteur, sa vie, son attitude, sa façon d’agir. On trouve par exemple page 95 : « C’est le moment de partager une hypothèse toute personnelle…Je crois…Je pense….Evidemment cette opinion n’engage que moi».

    C’est pour cela que la lecture de cet essai est agréable, facile, drôle, fluide, tout en légèreté, semée de faits marquants que l’on retient. La force de l’écriture réside dans la façon de s’exprimer de l’auteure, elle ne se contente pas d’énumérer la vie de Balzac en suivant l’ordre chronologique par chapitre, non, elle y met de la vie, de l’humour, des images, comme si elle déroulait un film devant nos yeux.

    T. Lecoq nous montre un Balzac tel qu’on nous l’a souvent décrit : complexé, dépensier, amoureux transi mais infidèle et baratineur, aimant le luxe, le beau, la décoration d’intérieur, bourreau de travail, écrivant tous les jours pour gagner sa vie, envisageant même le mariage pour se sortir de la misère et de sa condition.

    Mais ici, c’est l’humain que privilégie T. Lecoq, l’homme avec ses défauts, sa complexité, sa virilité mais aussi son féminisme qui ressort à travers ses textes, dans ses lettres, envers les femmes de sa famille (notamment ses sœurs) et les femmes en général. L’homme est égoïste, enfantin, et rejettera constamment la responsabilité de ses échecs sur les autres, dont sa mère. T. Lecoq nous parle alors de la mauvaise foi et de l’ingratitude de Balzac envers cette femme, cette mère qui pourtant sera toujours présente, prêtant de grosses sommes d‘argent à son ainé, et aimante à sa façon ; et nous démontre pourquoi en démontant l’orgueil mal placé de son cher Honoré.

    On découvre le businessman malheureux, prenant les mauvaises décisions financières, toujours. Il est foncièrement malchanceux. Il se voulait éditeur, il achète une imprimerie, puis un journal. Il fera faillite dans ces deux entreprises; il se voulait épicier, cultivateur d’ananas et de légumes ; il voulait acheter des mines d’argent, il se retrouve à acheter une calèche, une maison en proche banlieue ; se fait faire une canne à pommeau superbe connue dans tout Paris, des vêtements à n’en plus finir, tous plus tape à l’œil les uns que les autres, des bijoux, des meubles et tableaux de prix. Il dépense sans compter, il a la frénésie de l’achat. Il ne reste rien de ces somptueuses dépenses, tout a été repris par les huissiers, les créanciers, vendu pour payer ses éternelles dettes.

    Durant toute sa vie, Honoré, comme l’appelle T. Lecoq comme pour mieux nous faire entrer dans son intimité, aura essayer de pallier son physique disgracieux par des dépenses somptueuses, il n’aura de cesse de vouloir être célèbre, reconnu par ses pairs et de faire fortune, et si possible connaître l’amour et être aimé en retour. Il sera connu mais à peine toléré par l’élite mondaine qui ne cessera de le critiquer, de l’humilier, de le rabaisser, et sera continuellement endetté, poursuivi pour ses problèmes d’argent. Et lorsqu’enfin il réussit à se marier, c’est pour finir le peu de temps qu’il lui reste à vivre avec sa femme transformée en infirmière à ses côtés. La malchance, encore et toujours, qui accompagnera Balzac toute sa vie.

    Néanmoins tout en étant pauvre, Honoré de Balzac se paiera la vie qu’il veut, vivant dans le faste, le luxe, fuyant les créanciers (y compris sa mère).

    Une biographie jubilatoire où l’on ne s’ennuie jamais, qui nous montre une autre vision de Balzac, en nous le rendant malgré tout sympathique, attachant, et surtout qui nous donne envie de relire au plus vite ses principaux chefs-d’oeuvre. Un pari réussi pour T. Lecoq qui semble être une véritable adepte de Balzac dont elle connaît les oeuvres par cœur, et qui nous livre ici un essai bien documenté qui multiplie les références à l’œuvre de Balzac, à la vie à son époque, aux écrivains contemporains.

    Le petit plus, une couverture très attractive reprenant en médaillon une photo célèbre de Balzac, un titre accrocheur par l’intimité qui s’en dégage « Honoré et moi » couplé au sous-titre expressif qui donne le ton à tout le texte : « parce qu'il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère ». Une petite pépite à mettre dans toutes les mains, car apprendre en s’amusant, c’est grandiose ! Merci Titiou Lecoq, quel talent !

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  • Fauché, ruiné, lessivé, dans la dèche, à poil le Balzac ! Qui aurait cru qu’un homme de son envergure, un écrivain de son talent, un personnage de sa notoriété ait vécu fauché comme les blés une grande partie de sa vie.

    C’est pourtant ce que nous relate Titiou Lecoq dans sa biographie décalée...
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    Fauché, ruiné, lessivé, dans la dèche, à poil le Balzac ! Qui aurait cru qu’un homme de son envergure, un écrivain de son talent, un personnage de sa notoriété ait vécu fauché comme les blés une grande partie de sa vie.

    C’est pourtant ce que nous relate Titiou Lecoq dans sa biographie décalée du grand Balzac. Avec un franc-parler faisant souffler un vent de fraîcheur sur ce genre souvent poussiéreux, l’auteure nous conte un Balzac beaucoup moins conventionnel que nous pouvions l’imaginer en lisant le Père Goriot ou Eugénie Grandet au collège.

    En réalité, celui qui aimait les lettres était sérieusement fâché avec les chiffres. Surtout avec les soustractions. L’argent qui entrait dans ses caisses était bien réel alors que celui qui en sortait devenait comme par magie virtuel. Et c’est ainsi que Balzac passera sa vie à ruser pour éviter ses créancier et contracter de nouvelles dettes auprès du tout Paris afin de s’offrir le niveau de vie qu’il convoitait. Ce rapport à l’argent a beaucoup influencé son œuvre, l’obligeant à écrire encore et toujours plus pour honorer des contrats auprès d’éditeurs et surtout percevoir des droits qui sont dépensés avant même d’être encaissés.

    Et c’est certainement là le principal enseignement de Balzac et moi : l’auteur le plus prolifique de son époque n’écrit pas tant par amour des lettres que par devoir et nécessité. Comme le souligne Titiou Lecoq à plusieurs reprises : Balzac n’aime pas l’art pour l’art, en vérité sa plume est un moyen comme un autre de gagner sa vie et compte tenu de son talent, qui ne fait pas l’unanimité à l’époque, certes, il espère qu’elle le rendra aussi riche qu’il le mérite. Mais comme les choses ne se passent pas tout à fait comme il l’espère, il usera d’une mauvaise foi incroyable, d’une duperie à toutes épreuves, d’entourloupes savamment construites pour mettre en déroute ses créanciers, échapper à leurs huissiers et continuer encore et toujours à contracter des dettes auprès de ses amis, amantes et de sa pauvre mère.

    Honoré de Balzac est un auteur que j’ai oublié depuis longtemps mais après avoir lu cette biographie savoureuse, je compte bien me replonger dans son œuvre en y cherchant ces références à l’argent et ces vies idéalisées qu’il aurait tant voulu faire sienne. Titiou Lecoq nous a rendu le personnage peut-être pas plus sympathique (sa pauvre mère a pris cher quand même) mais plus proche de nos préoccupations quotidiennes. On l’imagine sans peine fidèle client des commissions de surendettement s’il avait vécu à notre époque. Loin d’une biographie encyclopédique, l’angle choisi par l’auteure donne à voir un personnage bien plus complexe, humain et fascinant que j’aurais pu l’imaginer. L’une des plus belles découvertes du Grand prix des lectrices Elle 2020 à ce jour !

    Honoré et moi est le document sélectionné par le jury de février du Grand prix des lectrices Elle 2020.

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  • C'est sous l'angle du rapport De Balzac à l'argent que Titiou Lecoq a décidé de placer sa biographie d'Honoré de Balzac, histoire pourtant déjà maintes fois contée, notamment par le brillant Stefan Zweig.

    Sous la plume de la romancière française, l'écrivain revit sous les traits d'un homme...
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    C'est sous l'angle du rapport De Balzac à l'argent que Titiou Lecoq a décidé de placer sa biographie d'Honoré de Balzac, histoire pourtant déjà maintes fois contée, notamment par le brillant Stefan Zweig.

    Sous la plume de la romancière française, l'écrivain revit sous les traits d'un homme ambitieux, désireux de faire fortune, mais également immature, perdu dans ses illusions, irrésistiblement confiant en l'avenir qui, il en est certain, lui apportera la fortune dont il rêve.
    Et en l'attendant cette fortune, Honoré vit comme si elle lui appartenait déjà, dépenses somptuaires d'habillage, de décoration. Lorsqu'il se retrouve acculé, il dépense encore plus et s'endette, s'endette...
    Il accumule les coups du sort, les mauvaises décisions, les affaires foireuses ; de bonnes idées aboutissent sur des échecs magnifiques.

    On ressent une immense tendresse de la part de l'auteure pour son sujet, une complicité les rapprochant. On devine également un grand amoureux, respectueux des femmes, à une époque qui avait tendance à les malmener.

    Le parler est familier, frais, drôle, et donne l'impression d'une discussion avec une copine. J'imagine que cet aspect peut déranger mais il m'a beaucoup plu, m'a plongée dans l'histoire de Balzac l'homme et non le Balzac le mythe.

    On se prend à souhaiter une bonne fortune à Balzac, alors que tout le monde sait très bien comment ça se terminera pour lui.

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