Honoré et moi

Couverture du livre « Honoré et moi » de Titiou Lecoq aux éditions L'iconoclaste
Résumé:

Parce qu'il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère.
Il y a bien plus que vous ne le pensez entre une jeune femme d'aujourd'hui, féministe, écrivaine, blogueuse, et Honoré de Balzac...
À la suite du succès de son livre Délivrées ! Titiou Lecoq ne va pas bien.... Voir plus

Parce qu'il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère.
Il y a bien plus que vous ne le pensez entre une jeune femme d'aujourd'hui, féministe, écrivaine, blogueuse, et Honoré de Balzac...
À la suite du succès de son livre Délivrées ! Titiou Lecoq ne va pas bien. L'époque lui dicte de réussir, elle réussit. Mais pourquoi est-ce que cela ne la rend pas heureuse ? Elle ne sait pas quoi faire. Un jour, pour tromper la déprime, elle décide de visiter la maison d'Honoré de Balzac. Une rencontre s'opère. Une révélation également. Balzac, que Victor Hugo désignait comme « le travailleur puissant et jamais fatigué », n'est pas seulement ça. Il existe un Balzac intime, humain, fatigué, qu'on pourrait nommer le plus grand poissard de l'histoire littéraire. Balzac est un looser magnifique. Et pour une société comme la nôtre, obsédée par l'idée de réussite, c'est un flamboyant contre-exemple. Alors, il devient son alter ego.

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Avis(6)

  • Deux surprises à la découverte de ce livre reçu dans le cadre du Cercle Livresque .

    D'abord le titre et le sous -titre : HONORE ET MOI , « Parce qu'il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère ».
    Ce que je pensais être une biographie du célèbre auteur,...
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    Deux surprises à la découverte de ce livre reçu dans le cadre du Cercle Livresque .

    D'abord le titre et le sous -titre : HONORE ET MOI , « Parce qu'il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère ».
    Ce que je pensais être une biographie du célèbre auteur, serait-elle l' occasion pour Titiou Lecoq de parler surtout d'elle -même ?
    Ensuite la couverture de ce livre, aux couleurs flashy , qui rappellent celles des feelgood books. La jaquette des biographies est habituellement plus discrète.......

    J'ai compris très vite en lisant que cette couverture convenait parfaitement au style adopté par l'auteure : une écriture d'aujourd'hui, enlevée, qui ne s'embarrasse pas d'euphémismes, ponctuée de termes employés dans la rue , une écriture qui tranche avec celle des universitaires, biographes patentés (que certains préfèrent peut-être.....)

    Je me suis aussi rapidement rendu compte que c'est surtout de Balzac que Titiou Lecoq va parler. La présence de celle-ci étant réduite à quelques pages en début d'ouvrage où elle explique ce qui l'a amenée à écrire ce livre ( qui tranche pour le moins avec ses publications antérieures ) et à quelques autres dans son Post Scriptum.

    C'est la visite de la maison-musée Balzac à Passy qui a entraîné ce qu'elle appelle « une révélation, une expérence littéraro-mystique ». Il était déjà « le grand amour de sa jeunesse », son souvenir va envahir ses jours. Comment se guérir de cette obsession ? «  soit je dégotais un bon psy capable, soit j'écrivais une biographie de Balzac » en le montrant comme « le plus grand poissard de l'histoire littéraire » «  qui a cherché tous les moyens imaginables de faire fortune et s'est révélé le roi de la foirade »
    Elle va le désigner par son prénom : Honoré, montrant ainsi son degré d'intimité avec l'homme plus encore qu'avec l'auteur, et se donner pour objectif de montrer de façon précise et documentée « ses galères de thune »..
    Nous saurons tout de ses emprunts, de ses dépenses somptuaires , de ses montages financiers. . Si elle aborde sa dimension d'écrivain, c'est toujours en le rattachant à cette recherche constante d'argent. Quand elle évoque ses relations amoureuses, c'est encore en les reliant à ses affaires financières .
    Elle ne prend pas de gants pour se démarquer d'autres biographes reconnus :Stefan Zweig auquel elle reproche « une explication fumeuse » des rapports de Balzac avec sa mère , ou Gustave Lanson dont elle blâme « une remarque extrêmement désobligeante ».

    En relatant la vie de Balzac au travers d'une grille d'observation moderne , elle fait de cet écrivain de la première moitié du 19e siècle, un homme d'aujourd'hui, aux prises avec les dettes et avec le surendettement .
    Si ses héros sont des personnages dont les valeurs essentielles sont celles du paraître, de l'argent et de la réussite, au détriment des valeurs morales , ses héroïnes sont des femmes qui souffrent du carcan du mariage « cette prostitution légale »  Nul doute que cette vision de la femme a fait vibrer le cœur de la féministe qu'est Titiou Lecoq ….

    Somme toute, la biographie d'un « forçat de l'écriture  à la puissance de travail herculéenne » attachant par ses contradictions , une biographie souvent drôle, au style alerte et peu conventionnel pour ce genre.

    Si sa lecture fait mieux connaître l'homme, suffira-t-elle pour faire apprécier l'auteur aux lycéens ?
    Merci à Lecteurs.com de m'avoir offert la chance de découvrir ce livre .

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  • Rentrée littéraire 2019

    « Je venais de finir l’écriture d’un essai sur les femmes, les maisons et les tâches ménagères. Je me sentais vide et désœuvrée. (…) Un matin, quelqu’un évoqua la maison de Balzac, à Passy. Je sentis un frémissement. Balzac, c’était le grand amour de ma jeunesse.  (…)...
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    Rentrée littéraire 2019

    « Je venais de finir l’écriture d’un essai sur les femmes, les maisons et les tâches ménagères. Je me sentais vide et désœuvrée. (…) Un matin, quelqu’un évoqua la maison de Balzac, à Passy. Je sentis un frémissement. Balzac, c’était le grand amour de ma jeunesse.  (…) Et si j’y allais ? » D’ailleurs, pour elle : « Parce qu’il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère. »

    Et voilà comment une jeune journaliste (Titou Lecoq), née à Paris, blogueuse sur « Girls ans Geeks », se retrouve à écrire une biographie sur son cher Honoré : « Honoré et moi ». Mais elle a également, à son actif, d’autres ouvrages où, parfois, elle a mené un combat féministe.

    Pour son évocation de Honoré de Balzac, c’est, pour le lecteur, revenir à de nombreuses années en arrière et, dans mon cas, voir ma collection (très ancienne) de ses ouvrages.

    Dans cette biographie, on y voit le rapport spécial de Balzac avec les femmes, ses dettes alors qu’il avait de l’argent - mais comme on dit : « plus on en a et plus on en veut. » Et puis Monsieur ne se prend pas pour n’importe qui…. : au diable les créanciers et vive le luxe !

    Avec Titiou Lecoq, ce que j’ai apprécié, c’est son humour qui parsème tout le récit – j’ai aimé toutes ses allusions sur les autres écrivains, sur toutes les femmes qui ont payé pour lui afin de l’aider – j’ai découvert ses défauts – bref, tout un pan de sa vie que j’ignorais.
    Avec sa plume acérée et franchement jubilatoire, j’ai lu cet ouvrage en riant. J’ai également bien aimé quand elle parle d’un certain de nos ministres (je ne le nomme pas mais ça vaut le détour).

    Quelle bonne idée de nous raconter tous les déboires de cet écrivain que fut Honoré de Balzac : détails de ses dépenses – du mal à rembourser les dettes et moins de mal à en contracter : « on ne prête qu’aux riches ! », alors autant le paraître – les mille et une façons d’échapper aux créanciers….

    Mais il faudrait que j’arrête d’en dire plus. Sauf, que cet ouvrage m’a ravie et, en me tournant vers une de mes bibliothèques, je vois ses livres, ce qui me donne envie de les relire

    Je remercie le #Cercle Livresque de lecteurs.com pour ce livre #HonoréEtMoi de #TitiouLecoq, ainsi que les Éditions #L’Iconoclaste qui ont participé à l’envoi.

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  • L'auteur visite la maison de Balzac qu'elle apprécie beaucoup et décide de se pencher sur la vie de celui-ci. Né à l'aube du XIXème siècle, d'abord promis à une carrière de clerc de notaire, il souhaite écrire ; ses parents lui donnent deux ans pour qu'il rédige un livre. Son premier texte de...
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    L'auteur visite la maison de Balzac qu'elle apprécie beaucoup et décide de se pencher sur la vie de celui-ci. Né à l'aube du XIXème siècle, d'abord promis à une carrière de clerc de notaire, il souhaite écrire ; ses parents lui donnent deux ans pour qu'il rédige un livre. Son premier texte de théâtre sur Cromwell est un échec, il se met à écrire alors à des fins alimentaires. Tombé amoureux d'une femme beaucoup plus âgée que lui, il se lance dans l'édition mais c'est un fiasco. Il emprunte alors de l'argent, ce qu'il ne cessera jamais tout au long de sa vie. Il écrit quelques textes qui connaissent le succès auprès de la gent féminine mais Balzac ne cesse de se lancer dans des projets démesurés et fantaisistes, de s'endetter, entraînant avec lui sa famille et ses proches, de s'enticher de femmes riches mais mariées. Alors qu'il pourrait être célèbre pour certains de ses romans, il est raillé pour son train de vie toujours plus extravagant et ses soucis avec la Justice. Il meurt en 1850 alors qu'il venait de se marier, sans vraiment avoir pu goûter au bonheur.

    Je suis ravie d'avoir pu découvrir cette biographie de Balzac grâce à un partenariat. Pour moi, Balzac c'était avant cette lecture l'auteur que j'avais eu à l'oral de français avec un extrait du Père Goriot. Je ne conservais pas spécialement un bon souvenir de ce roman d'ailleurs. Ce livre m'a donné l'occasion d'en savoir plus sur sa vie et de revoir mes positions.
    J'ai beaucoup aimé cette lecture instructive et richement documentée, T. Lecoq a réalisé des recherches intéressantes qu'elle a su transmettre à ses lecteurs avec brio. On plonge dans la vie de Balzac et le XIXème siècle aisément, on voit se dérouler quasiment les évènements sous nos yeux, à la manière d'un documentaire bien réalisé.
    Cette biographie se lit facilement, l'auteur fait quelques pointes d'humour ici ou là, quelques comparaisons surprenantes mais faisant sens avec des événements actuels.
    J'ai apprécié aussi les reproductions présentes dans le livre, c'est une bonne idée. La couverture de cette biographie qui attire l'œil est simple mais originale.
    Quant au sous-titre, il est surprenant, il s'explique dans la suite du livre mais suscite avant de commencer la lecture, des questions.
    Cette biographie m'a donné envie de redécouvrir certains textes de Balzac, c'est une réelle surprise pour moi !

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  • Avec cet ouvrage, Titiou Lecoq dépoussière la vie de Balzac en nous livrant une biographie axée sur ses dépenses, sa faculté à dépenser trois fois le montant de ses revenus et à passer son temps à emprunter pour rembourser ses créanciers trop pressants !

    En même temps comment résister aux...
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    Avec cet ouvrage, Titiou Lecoq dépoussière la vie de Balzac en nous livrant une biographie axée sur ses dépenses, sa faculté à dépenser trois fois le montant de ses revenus et à passer son temps à emprunter pour rembourser ses créanciers trop pressants !

    En même temps comment résister aux belles choses, aux commodes en acajou, à la canne au pommeau incrusté de pierres fines, aux derniers vêtements à la mode ... 

    Eût-il vécu aujourd'hui, il aurait le dernier i-phone, une voiture avec toutes les options possibles et un compte (voire plusieurs) chez Cofidis. 

    Elle met également l'accent sur la façon dont il a parlé des femmes, devenues grâce à lui personnages à part entière ; elle met en exergue la façon dont il a eu le souci de la justesse des descriptions, vérifiant sur le terrain la véracité de ses écrits. 

    Le tout écrit dans une langue moderne, rapide, qui nous rajeunit le grand homme en le livrant comme un ado attardé, qui n'aimait pas être coincé par des contingences matérielles ... 

    Bref, elle m'a donné envie de (re)lire Balzac ... 

    D'ailleurs, depuis la rencontre de l'auteur chez Babelio, je suis allé visiter le Musée-Maison de Balzac, après être passée rue Balzac, où il mourut ...

    Merci à Titiou Lecoq pour cette biographie et pour le très bon moment passé en sa compagnie dans les locaux des Editions des Arènes / Le Dilettante ... locaux qui hébergèrent l'imprimerie de Balzac !

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  • Merci à Babelio et à L'Iconoclaste de m'avoir permis de découvrir ce livre.

    Nous connaissons tous Honoré de Balzac, génial auteur de La Comédie humaine. Nous connaissons moins bien l'homme.= qui se cache derrière l'écrivain.
    Avide d'argent mais piètre gestionnaire, ils vivra lourdement...
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    Merci à Babelio et à L'Iconoclaste de m'avoir permis de découvrir ce livre.

    Nous connaissons tous Honoré de Balzac, génial auteur de La Comédie humaine. Nous connaissons moins bien l'homme.= qui se cache derrière l'écrivain.
    Avide d'argent mais piètre gestionnaire, ils vivra lourdement endetté toute sa vie.
    Amoureux transis tout autant qu'infidèle, il mettra des années à conquérir les femmes de sa vie.
    En recherche de reconnaissance et de pouvoir, il ne se satisfera jamais de ce qu'il avait acquis.
    Egoïste, puéril et ingrat, il rejettera toujours la responsabilité de ses échecs sur les autres, notamment sa famille et particulièrement sa mère...

    C'est cette homme là que nous raconte Titiou Lecocq avec sa gouaille. Elle nous le décrit sans chercher à embellir son caractère ou travestir ses actes. Mais elle y met tant d'amour, qu'elle finit par nous le rendre sympathique, ce diable d'Honoré !

    Avec son langage et son sens de la narration, elle nous dessine le portrait jubilatoire d'un écrivain de génie qui n'a pas su surpasser ses démons pour s'imposer comme un homme d'influence, à l'image de Hugo ou Zola, au cours de sa courte vie.

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  • "Un matin, avachie sur le canapé, j’écoutais la radio quand quelqu’un évoqua la maison de Balzac à Passy. Je sentis un frémissement. Balzac, c’était le grand amour de ma jeunesse". Dès la cinquième ligne de l’avant-propos, je faillis refermer le livre. Comment ça, son amour de jeunesse ? Et...
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    "Un matin, avachie sur le canapé, j’écoutais la radio quand quelqu’un évoqua la maison de Balzac à Passy. Je sentis un frémissement. Balzac, c’était le grand amour de ma jeunesse". Dès la cinquième ligne de l’avant-propos, je faillis refermer le livre. Comment ça, son amour de jeunesse ? Et Titiou Lecoq osait me l’avouer au début de son dernier ouvrage "Honoré et moi" ? Non, pas possible, c’était le mien !

    Pour autant, je rangeai ma jalousie au fond de ma poche et je poursuivis ma lecture. J’étais invitée par Babelio et les Editions de l’Iconoclaste à rencontrer l’auteure. Je règlerais mes comptes plus tard. De Balzac j’ai lu, très jeune, sinon toute son œuvre, du moins une partie importante. Mais, et c’est là qu’intervient l’auteure, je ne connaissais pas Honoré. Elle nous dresse le portrait d’un homme que j’avais simplement découvert à travers ses écrits. Sans doute avais-je lu quelques lignes le concernant dans le Lagarde et Michard du XIXème, mais pas davantage.

    J’ai aimé cette biographie fouillée, parfaitement documentée, qui nous raconte la vie "d’un homme qui voulait gagner de l’argent et qui est resté fauché toute sa vie", d’un homme possédant "une tendance assez marquée à l’auto apitoiement", d’un homme qui "n’a pas un physique facile". Elle nous dépeint aussi un Honoré roi de la mauvaise foi. Il se plaint beaucoup de sa méchante mère tout en acceptant d’elle son argent sans aucun scrupule. Bref, pour amoureuse qu’elle est de Balzac, Titiou Lecoq n’est pas frappée de cécité et fait preuve d’une belle objectivité.
    J’ai adoré son écriture enlevée, moderne, qui jure avec le personnage, si Honoré soit-il, mais rend ses propos jubilatoires. Faire de lui le Partick Drahi de l’époque c’était osé, évoquer Cofidis en abordant le surendettement de l’écrivain plutôt décalé, lui demander d’écrire à Eve Hanska "en cachant sa lettre dans une enveloppe au nom de la gouvernante de sa fille, pour ne pas se faire griller par son mari" drolatique.

    En un mot comme en cent, "Honoré et moi" m’a donné envie de relire Balzac même s’il n’est pas sûr que j’eus pu tomber amoureuse d’Honoré "Il lui manque des dents…Les quelques chicots qui lui restent sont ébréchés et noircis…il a un cou puissant, un torse carré, mais des petits bras et des jambes courtes." A moins que ses yeux…"il n’en exista jamais de pareils." Et c’est Théophile Gauthier qui le dit.

    Un bon point supplémentaire pour la jolie couverture colorée, surtout en violet, nuance préférée de ce cher Honoré.

    https://memo-emoi.fr

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