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Grand Platinum

Couverture du livre « Grand Platinum » de Anthony Van Den Bossche aux éditions Seuil
  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021469165
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Louise a fondé une petite agence de communication. Elle est jeune et démarre une brillante carrière, malgré les aléas du métier, liés en particulier à son fantasque et principal client, un célèbre designer , Stan. Elle doit aussi jongler avec les fantasmes déconcertants de son amant, Vincent.... Voir plus

Louise a fondé une petite agence de communication. Elle est jeune et démarre une brillante carrière, malgré les aléas du métier, liés en particulier à son fantasque et principal client, un célèbre designer , Stan. Elle doit aussi jongler avec les fantasmes déconcertants de son amant, Vincent. Mais elle a autre chose en tête : des carpes. De splendides carpes japonaises, des Koï. Celles que son père, récemment décédé, avait réunies au cours de sa vie, en une improbable collection dispersée dans plusieurs plans d'eau de Paris. Avec son frère, elle doit ainsi assumer un étrange et précieux héritage.

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Avis (12)

  • Voilà un premier roman très enlevé, fantasque et instructif que j'ai littéralement dévoré en une soirée. Il faut dire que j'ai eu très envie de découvrir où cette histoire de carpes allait me mener !

    Car il est question de carpes et pas n'importe lesquelles. Des carpes Koï (improprement...
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    Voilà un premier roman très enlevé, fantasque et instructif que j'ai littéralement dévoré en une soirée. Il faut dire que j'ai eu très envie de découvrir où cette histoire de carpes allait me mener !

    Car il est question de carpes et pas n'importe lesquelles. Des carpes Koï (improprement appelées ainsi par les occidentaux) de collection disséminées en douce dans les mares, lacs et étangs de Paris par leur propriétaire. Au décès de celui-ci, sa fille est alertée par un des jardiniers qui l'aidaient à prendre soin des précieux poissons, qu'un autre de ces aides, peu scrupuleux, a commencé à revendre à prix d'or les fameuses carpes. Il s'agit donc pour Louise de résoudre l'épineux problème tout en jonglant entre ses soucis professionnels et les fantasmes de son amant tandis que son frère, lui, à court d'argent veut vendre les carpes, ce qui implique d'abord de les rassembler !

    J'ai eu l'impression d'un joyeux bordel dans cette histoire, menée au rythme des pas pressés de Louise dans la capitale, Louise et son agence de communication avec un seul insupportable client, star du design has been. L'auteur connaît bien le milieu du design et de la communication et il pose dessus un œil moqueur et ironique.

    Les souvenirs d'enfance de Louise et de son frère, plus âgé (qui a de sacrées difficultés de vie en société au point de vivre quasi reclus dans son appartement), leur relation si particulière, la façon dont leur père a acquis sa collection, l'origine des carpes et leurs éleveurs, d'anciens pêcheurs qui ont su transformer en passion un accident génétique, sont les passages/chapitres que j'ai préférés dans le roman, trop courts à mon goût !

    Un roman mené à 100 à l'heure avec une écriture pleine de verve sur un sujet inattendu, une lecture plaisante parfaite pour déconnecter du quotidien et rire de bon cœur devant l'incroyable farce imaginée par l'auteur.

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  • Voilà un livre qu'il me va être particulièrement difficile de commenter, je crains d'être totalement passé à côté.Un livre inclassable par un récit qui m'a semblé partir dans des directions totalement opposées, en fait des récits qu'il aurait été intéressant de découvrir dans leur spécificité et...
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    Voilà un livre qu'il me va être particulièrement difficile de commenter, je crains d'être totalement passé à côté.Un livre inclassable par un récit qui m'a semblé partir dans des directions totalement opposées, en fait des récits qu'il aurait été intéressant de découvrir dans leur spécificité et décliné un par un avec un contenu propre et qui mis, ici, bout à bout, ne m'ont rien dit. En vrac, on a une histoire familiale avec Louise, son frère et l'héritage d'un père dans sa passion des carpes, pure projection d'une facette de la culture japonaise qu'il faut faire perdurer en réunissant une collection in vivo des spécimens recueillis durant tout une vie qui reste le coeur du projet littéraire de l'auteur. Puis une vie professionnelle et privée assez complexes entre l'agence de communication créee par Louise au service d'un désigner fantasque et à l'égocentrisme exacerbé, ses liens particuliers avec un frère ermite par choix mais avec des difficultés financières notables, une communauté d'amis éclectique mais réduite, un amant de passage aux goûts sexuels particuliers.... le milieu de l'art contemporain spécifique, l'incendie de Notre Dame.... bref un ensemble éclectique et pour moi peu vraisemblable et nullement captivant

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  • Louise 32 ans, à la tête d'une petite start-up de design, vient de perdre son père, collectionneur de carpes Koï, que je ne connaissais que parce qu'elles permettent d'utiliser la lettre K au scrabble (10 points quand même!). Son père leur avait trouvé des étangs à la hauteur de leur talent en...
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    Louise 32 ans, à la tête d'une petite start-up de design, vient de perdre son père, collectionneur de carpes Koï, que je ne connaissais que parce qu'elles permettent d'utiliser la lettre K au scrabble (10 points quand même!). Son père leur avait trouvé des étangs à la hauteur de leur talent en les disséminant dans les bassins des parcs parisiens. Louise, son frère et quelques amis fidèles vont donc à la pêche de nuit dans ces parcs pour essayer de récupérer les célèbres poissons. Un roman plutôt léger et bien écrit qui change un peu des familles dysfonctionnelles de cette rentrée littéraire si tant est qu'une collection de carpes de luxe n'est pas obligatoirement signe de bonne santé mentale ;)

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  • Louise est la fondatrice d’une petite agence de communication à Paris. Alors que son père vient tout juste de décéder, elle met toute sa vie de coté pour se consacrer à une étrange tâche : récupérer la collection paternelle de carpes Koï dispersée dans de nombreux squares parisiens avant qu’une...
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    Louise est la fondatrice d’une petite agence de communication à Paris. Alors que son père vient tout juste de décéder, elle met toute sa vie de coté pour se consacrer à une étrange tâche : récupérer la collection paternelle de carpes Koï dispersée dans de nombreux squares parisiens avant qu’une personne mal intentionnée se décide à tout vendre pour se faire de l’argent. Mais comment récupérer les onéreux poissons sans se faire prendre ?

    Grand Platinum ne manque pas d’originalité ! Des collections étranges dans les romans, il en existe, mais je dois dire qu’écrire un livre qui tourne autour des carpes Koï c’est plutôt novateur et j’apprécie vraiment cela. Je ne connaissais pas grand chose de ces fabuleux poissons japonais, alors j’ai eu le loisir de m’instruire un bon moment sur ces spécimens parfois uniques.

    Ainsi, Anthony van den Bossche nous lance dans une traque aux poissons à travers tout Paris qui ne manque clairement pas de suspense ! L’intrigue est prenante, haletante, et l’idée d’une capitale pleine de secrets loufoques fait clairement rêver. Le lecteur sympathise rapidement avec les personnages tous liés entre eux par le grand absent de l’histoire : le père défunt. Toute l’intrigue part de ce point culminant et se déroule sans nous perdre en valsant d’une péripétie à une interrogation et inversement.

    Le personnage principal de Louise est attachant car d’une certaine manière, il souhaite faire perdurer la mémoire, mais aussi le temps d’une vie à rassembler les fameux poissons aux confins de l’Asie. Une façon aussi de renouer avec les liens familiaux des vivants en proposant à son frère de se joindre à elle pour aborder cette tâche. Une belle quête familiale qui ne manque pas d’émouvoir.

    Fort heureusement pour les personnages, ce sont des carpes et non des piranhas, sans quoi l’intrigue prendrait une toute autre tournure… !

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  • « Il ne faut pas demander à l'artiste plus qu’il ne peut donner, ni au critique plus qu’il ne peut voir. » - Georges Braque, Le jour et la nuit

    « Louise regardait nager autour de ses bottes une partie de la collection assemblée par son père, dont les motifs avaient été conçus dans la...
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    « Il ne faut pas demander à l'artiste plus qu’il ne peut donner, ni au critique plus qu’il ne peut voir. » - Georges Braque, Le jour et la nuit

    « Louise regardait nager autour de ses bottes une partie de la collection assemblée par son père, dont les motifs avaient été conçus dans la campagne japonaise avec un soin maniaque, et nécessité beaucoup de temps et de chance. »

    Grand Platinum est le 1er roman d’Anthony van den Bossche, publié aux éditions du Seuil dans la collection Fiction & Cie. Il s’agit d’un texte court, à peine 160 pages, dont l’argument est donné en l’exact milieu du livre par le personnage principal, Louise Baltard :

    « Écoute ça : au fil des années, un homme a constitué une fantastique collection de carpes, conservée un peu partout dans les mares parisiennes comme si la ville lui appartenait. À sa mort, sa fille (un peu garçon manqué) et son frère (un peu sociopathe) héritent des poissons, mais le joyau de la collection a été vendu par un jardinier cupide à un esthète de l'île Saint-Louis. Le frère et la sœur décident de kidnapper le poisson et de trouver un étang pour reconstituer la collection du père. »

    En effet, le père de Louise vient de mourir d'un cancer. Cet homme, qui avait une « façon d’évoluer avec grâce entre deux eaux, d’envahir l’espace de sa présence douce et altière », laisse en héritage une collection de carpes japonaises élevées et sélectionnées selon cet art ancestral, des Koï qu’il a disséminées dans les bassins parisiens, du parc des Batignolles au parc Monceau en passant par le square du Temple et les jardins du Trocadéro, devenus pour l’occasion - et en toute illégalité - ses aquariums personnels. Pendant des années, les très prisées Koï du père ont été nourries clandestinement par une bande de joyeux drilles et fidèles complices. Louise se met en tête de conserver le secret en rassemblant ces carpes tant convoitées dans la mare du Grand Palais et d’éviter ainsi que ces « provocation[s] graphique[s] à l’ordre de la nature » ne fassent le bonheur de quelque avide malotru.

    L’idée sur laquelle est bâti ce roman est vraiment originale et, ainsi résumée, elle a de quoi séduire, d’autant que la trentenaire que l’on suit est vive et décidée. J’ai senti dans les premières pages que je pourrais avoir plaisir à l’accompagner dans la mission qu’elle s’est fixée. Mais…

    Les personnages sont nombreux.
    Très !
    Trop ?
    Outre Louise, voilà Vincent, Ernesto, Thomas, Stan, Jean, Mehdi, Paul, Jérôme, Robert, Alicia, Sophie, Fabrice, Hirotzu, et j’en oublie ! Le brassage de ces hommes et ces femmes fait qu’ils manquent d'épaisseur. À quelques rares exceptions près, ils ne sont pas assez travaillés, ils sont un peu pâlots et complaisamment stéréotypés : la chargée de com est virevoltante ; le défricheur de scénarios, misophone ; Stan est un désigner dont l’« égocentrisme [est] « naturel », [l’] intolérance à la frustration la juste « impatience » de la jeunesse dans un monde arthritique ». Je me suis demandé quel était le rôle de certains d’entre eux, tel Vincent, le petit-ami de Louise. D’autres ne font que passer, ils sont là, l’espace d’un paragraphe avant de disparaître à tout jamais. Étaient-ils indispensables ? N’était-il pas préférable de donner une meilleure consistance à ces individus à peine esquissés, auxquels j’ai eu du mal à m’attacher ? Pour certains, leur présence sur la page tient de l'apparition, du happening.

    Paris, Milan, le Morvan, le Japon : à croire que tout ce petit monde est pris de bougeotte. Va-t-on nous aussi être pris de transe ? On court, ça oui ! Dans Paris, essentiellement. La balade parisienne est tout de même agréable, je ne le nie pas, même si on s’essouffle derrière la vive Louise avec l’impression de s’éparpiller.

    Des événements pour le moins incongrus sont venus perturber ma lecture. Je n’en ferai pas une liste exhaustive, mais je me demande encore ce que vient faire là le colis que Vincent envoie à Louise. Je ne vous dis pas ce qu’il contient, je préfère vous en laisser la surprise (et j’aimerais bien voir votre tête quand vous l’ouvrirez !) Là encore, était-ce bien nécessaire ? Sauf à vouloir choquer et faire réagir, comme l’ont fait des artistes, tels Paul McCarthy ou Maurizio Cattelan, par exemple ?

    Le style est, par moments, boursouflé, tels « [ces squares qui étaient] des bouffées romantiques aux rebonds vert profond dont les détours et les vallons cintrés étaient des citations libres de la Genèse ». Au détour d’une phrase surgissent des images déroutantes - cet « un homme au port de cerf, poitrail ouvert » est-il un nouvel Actéon ? ; des comparaisons surprenantes « [des pins] aussi invincibles que le plastique » sont-elles sensées nous éveiller aux dangers que court notre planète ? ; des adjectifs décalés « le gravier croustillant », dont je n’ai su quoi faire tout en leur reconnaissant d’être aussi éloignés que possible du cliché. Malheureusement, là encore, je trouve que l’accumulation confine à une artificialité qui n'a rien à envier à celle des Koï, bien qu’elle fasse aller le texte là où on ne l’attend pas ! Un bon point, je l'accorde.

    Au fur et à mesure que la fin approche, les chapitres courts s’étoffent tout de même, dans ce récit qui saute, primesautier, de descriptions en dialogues. La multiplicité des personnages, la course dans Paris d’un lieu à l’autre derrière Louise n’aident pas à garder le fil conducteur.

    Où va-t-on ?
    Figurez-vous que je n’en sais rien, même après avoir terminé ma lecture.
    Est-ce un inconvénient ?
    Dans mon cas, oui, car je suis convaincue d’avoir manqué les références, faute d’avoir le bagage requis. Je garde en tête qu'Anthony van den Bossche est commissaire indépendant, spécialisé en design contemporain. Ce n’est sûrement pas anodin.

    Je regrette pareillement que tous ces artifices narratifs aient masqué le propos que je devine adroit pourtant : comment prendre soin d’un héritage peu banal, laissé par un père esthète ? Qu’attend-on des amis, de la famille ? Que peut-on leur demander de faire par fidélité ? Comment continuer le magnum opus paternel ?
    Voilà pour ce que le lecteur voit, pour ce qui est à la surface et a priori accessible à tous.

    Reste une écriture comme on en rencontre peu, reconnaissable à cette esthétique non traditionnelle, pleine d’une hardiesse qui assume/revendique le décalage appuyé et loufoque, insolent parfois, en rupture avec les conventions : le verbe est surprenant, l’adjectif, inattendu, l’image, déconcertante.
    Tout cela participe à la quête d'une poétique qui, je hasarde, est le véritable sujet souterrain de ce Grand Platinum que je qualifierai d’expérimental et transgressif comme sait l’être l’art contemporain cher à l'auteur.

    Et à présent, à moi de m’interroger : peut-on appliquer à l’écriture d'un roman les techniques nouvelles qu'éprouvent les artistes contemporains (peintre, plasticien, photographe…) ? Ces techniques peuvent-elles éveiller l’émotion de ce spectateur d’un genre particulier qu’est le lecteur ? Et si tel n’est pas le cas, qu’advient-il du texte ?

    Grand Platinum est un roman provocant et frustrant, en ce sens que j’ai su assez vite que je n’aurais pas le vocabulaire pour en parler ni les clefs pour l’apprécier pleinement.
    Pas plus qu’au critique il ne faut demander au lecteur plus qu’il ne peut voir.
    J’aime penser que, m’observant du coin de l’oeil et me voyant décontenancée, l’auteur, espiègle et satisfait d'avoir atteint son but, murmure :
    « Oui. Comme ça. Parfait. »

    1er roman, lu pour la session 2021 des #68premieresfois
    https://www.calliope-petrichor.fr/2021/02/25/grand-platinum-anthony-van-den-bossche-éditions-du-seuil/

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  • C’est une histoire de poissons. Des carpes , des Koïs, mais pas n’importe lesquelles. Des carpes de collection, celle que le père de Louise a constituée puis éparpillée dans différents bassins de Paris. Et il lui faut les récupérer. Tâche ardue, d’autant qu’elle doit en même temps lutter avec un...
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    C’est une histoire de poissons. Des carpes , des Koïs, mais pas n’importe lesquelles. Des carpes de collection, celle que le père de Louise a constituée puis éparpillée dans différents bassins de Paris. Et il lui faut les récupérer. Tâche ardue, d’autant qu’elle doit en même temps lutter avec un collaborateur fantasque mais indispensable de sa boite de com, et avec les fantasmes sexuels de son amant.

    J’ai été d’emblée agacée par l’écriture, un récit qui commence au passé simple, des dialogues lyriques qui m’ont distancée de l’histoire.
    Les scènes de sexe avec énumération anatomique des lieux visités et détails techniques me font en général l’effet d’une fenêtre pop-up porno qui surgirait sur mon écran d’ordi.
    Je n’ai pas compris certaines expressions comme « un homme au port de cerf, poitrail ouvert ».

    Paris prend une place importante dans la narration y compris dans ses blessures du temps , avec l’incendie de la cathédrale, et c’est put-être ce qui m’a le plus intéressée.

    Quant aux poissons j’’éprouve assez peu d’empathie pour eux, malgré leur couleur et leur rareté.

    Le tout forme un ensemble hétéroclite qui ne m’a pas séduite.

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  • Certains héritages sont plus compliqués que d’autres à gérer et vous glissent parfois entre les doigts comme des anguilles…ou des Koï, ces magnifiques carpes japonaises, fruits du travail acharné et pointu d’éleveurs éclairés du Soleil Levant. Pour se conformer aux dernières volontés du...
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    Certains héritages sont plus compliqués que d’autres à gérer et vous glissent parfois entre les doigts comme des anguilles…ou des Koï, ces magnifiques carpes japonaises, fruits du travail acharné et pointu d’éleveurs éclairés du Soleil Levant. Pour se conformer aux dernières volontés du collectionneur malgré lui que fut leur père, Louise et son frère, assistés des amis de toujours du cher disparu, lancent les filets d’une pêche aussi hasardeuse que miraculeuse sur tout ce que Paris compte de bassins accueillants, contraints, chacun, de s’extraire d’une vie brillante et complexe pour renouer avec une complicité depuis longtemps oubliée.
    Avec ce premier roman aux contours très nets et aux lignes d’une très grande élégance, Anthony van den Bossche réussit la performance assez troublante d’accumuler, comme dans un croisement très étudié et travaillé avec un brio qui ne laisse rien au hasard, une collection de perfections qui donne presque le tournis : histoire d’une surprenante originalité, personnages d’une sobre précision, style d’une agréable sobriété, structure narrative d’une confortable fluidité…Oui, tout cela est d’une très grande beauté, assurément. Mais de cette beauté glaciale et inatteignable à la scandinave, de cette beauté qui vous laisse béat d’admiration mais en retrait, de cette beauté de marbre où la vie s’est figée à force de perfection. Dans cet univers parigo-parisien entre architectes perfectionnistes ,designers imbuvables et collectionneurs de haut vol, le lecteur dépourvu des références ad hoc goûte à ce malaise indescriptible du provincial endimanché convié, sur un malentendu, à un défilé haute-couture. Quant à moi, je suis allée au-devant de ce « Grand Platinum » sans déplaisir, j’en ai contemplé le brillant, puis je l’ai laissé filer, semblable à une koï aux motifs sophistiqués, aux écailles irisées mais au cœur décidément trop froid pour faire battre le mien.

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  • C'est dommage qu'on ne puisse pas avoir l'illustration de la page de garde.
    Lu dans le cadre des 68 ères fois

    Des carpes soigneusement éparpillées dans les bassins des jardins publics parisiens pour avoir fait croire à des douves accueillantes en Bourgogne lors d'un voyage au Japon...
    Une...
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    C'est dommage qu'on ne puisse pas avoir l'illustration de la page de garde.
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    Des carpes soigneusement éparpillées dans les bassins des jardins publics parisiens pour avoir fait croire à des douves accueillantes en Bourgogne lors d'un voyage au Japon...
    Une intrigue embrouillée sans lien, au fil de l'eau qui finit en eau de poissons.
    Après les chocs de mes premières lectures, je suis restée sur ma soif...

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