Glaise

Couverture du livre « Glaise » de Franck Bouysse aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253086468
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Au coeur du Cantal, dans la chaleur de l'été 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d'à côté, Valette, tenu... Voir plus

Au coeur du Cantal, dans la chaleur de l'été 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d'à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d'une main atrophiée, ressasse ses rancunes et sa rage. Et voilà qu'il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille, Anna, venues se réfugier chez lui. L'arrivée des deux femmes va finir de bouleverser un ordre jusque-là immuable et réveiller les passions enfouies.Un sculpteur hors pair de la langue et un maître sans égal de l'émotion. Marianne.Une écriture à la fois âpre et lyrique, un roman sauvage et poignant.  L'Alsace.Riche et complexe, un drame saisissant, entamé sous une orageuse lumière d'août, digne des fureurs de William Faulkner.  Rolling Stone.

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  • Ce qui se dégage d’abord de Glaise, et ce dès les premières pages, c’est cette atmosphère pesante, magistralement portée par Franck Bouysse. Ambiance de nuit, d’orage, de peur, de canons qui tonnent au loin.

    Nous sommes en effet en 1914, dans le Cantal. Un endroit perdu dans un monde à la...
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    Ce qui se dégage d’abord de Glaise, et ce dès les premières pages, c’est cette atmosphère pesante, magistralement portée par Franck Bouysse. Ambiance de nuit, d’orage, de peur, de canons qui tonnent au loin.

    Nous sommes en effet en 1914, dans le Cantal. Un endroit perdu dans un monde à la dérive. Des personnages vont évoluer dans un huis-clos où se mêlent silences, colère, effroi, et amour.

    Victor part au front. Comme tous les hommes valides , il a été mobilisé.

    « Victor ne réagit pas lorsqu’on l’appela « soldat » pour la première fois. Cette manière de les désigner frères, de les démembrer de leur passé, parut ruisseler sur lui. Ce ne fut qu’une fois l’uniforme revêtu qu'il prit véritablement conscience qu’on le volait à lui-même et à ceux qu’il aimait ».

    Son fils Joseph, quinze ans et demi, va devoir s’occuper de la ferme, et porter le chagrin et l’angoisse de sa mère et de sa grand-mère, quittant une vie simple pour devenir déjà, sans doute trop tôt, un homme.

    « …Maintenant que son père était parti, il prenait conscience qu’il allait devoir apprivoiser différemment l’univers amputé de la part tendre de l’enfance. Devenir un homme avant l’âge d’homme ».

    Autour de lui, gravitent le vieux Léonard, voisin et ami, soutien de la famille, et la famille Valette. A la tête de celle-ci, trône le patriarche, brute épaisse, incarnation du Mal. Il a échappé à la mobilisation en raison d’une main qui ne répond plus.

    Et puis, et puis, il y a les femmes. Car, selon moi, elles sont le ciment du roman : mères, épouses, elles ont toutes en commun, au-delà des haines, des rancoeurs, et des lourds secrets, ce poids qu’est le désespoir de voir partir un fils, un mari.

    Il y a, dans cette obscurité enveloppante, l’Amour naissant.

    Il y a la Terre.

    Il y a la guerre. Lointaine.

    Il y a cette ambiance oppressante, qui enserre, page après page, ces mots superbement posés.

    Il y a l’écriture puissante, magnifique et magnétique , de Franck Bouysse.

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  • L’incipit « Ce qu’il advint cette nuit-là, le ciel seul en décida »enclenche une lecture lumineuse. Glaise, de Franck Bouysse, majeur, bouleversant est un roman qui puise ses rimes dans un régionalisme peint d’une main de maître. Tout est beau, ici. Chaque point, virgule, affine le summum. Le...
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    L’incipit « Ce qu’il advint cette nuit-là, le ciel seul en décida »enclenche une lecture lumineuse. Glaise, de Franck Bouysse, majeur, bouleversant est un roman qui puise ses rimes dans un régionalisme peint d’une main de maître. Tout est beau, ici. Chaque point, virgule, affine le summum. Le lecteur lit avec la plus grande attention une délivrance, une histoire née depuis des millénaires, travaillée telle la glaise dont viendra une sculpture de renom. Le lecteur ne lâchera pas un seul instant des yeux, cette création perfectionniste. L’ambiance est prenante, sombre. Elle s’allie à cette époque de 1914 où la guerre a bousculé l’habitus des terroirs. Les hommes partis, les femmes guerrières d’un quotidien difficile, en prise avec cette solitude, sont devenues battantes, volontaires et lourdes de secrets enfouis que les hommes ont déchargé sur leurs épaules en silence, dans ce départ forcé pour la guerre. Elles sont cette cartographie magnifiée d’une époque où les évènements tels des crocs dévoraient la féminité, la vie même. Les hommes qui restent en cette terre engluée et pourtant riche de sens, sont âgés, malades et trop jeunes pour affronter les affres de la guerre, ce sera en l’occurrence notre protagoniste Joseph. Tout se passe en quasi huis-clos comme si les montagnes étaient des murs insurmontables. A l’instar d’un village à l’idiosyncrasie rétrécie. L’angoisse n’est jamais présente malgré le sombre qui s’échappe des lignes. Valette est l’ombre néfaste, un homme qui broie le clair et qui vibre dans les pulsions malsaines. L’étau se resserre. Le lecteur tourne les pages à toute allure, en grande délectation. Les nuages filent dans ce noir livresque manichéen, car sublime. L’orage gronde. Les hommes meurent. Les femmes fauchées dans l’âpre du quotidien deviennent leur propre démon. Cette histoire est un cri. Sa beauté inestimable, rare et gracieuse est un perlé verbal hors pair. Un rappel à la nuit qui foudroie. Un passage entre le noir et le blanc. Le lyrisme est le toit du juste, posé là où il faut dans un précis hors norme que seuls les écrivains de l’intériorité connaissent. Majeur, culte, incontournable il couronne le verbe d’une aura époustouflante. « Glaise » est une œuvre doublée d’une poésie vibrante. Le relire en pleine montagne dans ce Cantal, en pleine montagne dont chaque forme, chaque nuance est une signature mémorielle. En lice pour le Prix des lecteurs U, ce roman est une chance.

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  • Résumé Nathalie Bullat 25 01 2018
    Glaise c’est le roman que j’attendais ! J’en ai apprécié beaucoup mais celui-ci est nettement au dessus des autres.
    Comment évoquer la puissance de l’écriture de Bouysse ?? Sa plume est si sublime, si violente et élégante à la fois.
    Il m’avait déjà...
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    Résumé Nathalie Bullat 25 01 2018
    Glaise c’est le roman que j’attendais ! J’en ai apprécié beaucoup mais celui-ci est nettement au dessus des autres.
    Comment évoquer la puissance de l’écriture de Bouysse ?? Sa plume est si sublime, si violente et élégante à la fois.
    Il m’avait déjà impressionné avec « grossir le ciel « et ses paysans cévenols.
    Il fait surgir de cette plume un monde âpre où la puissance des éléments, hivers glacials, orages d’étés brûlants, façonnent des personnages à la fois rageurs et généreux. Ses personnages qui les pieds dans la boue n’ont pas beaucoup de chance et doivent aussi subir la folie guerrière des hommes.
    Je cite Babelio « Glaise" c'est Zola qui rencontre Giono! Zola pour la violence de certains personnages, pour le côté cru des situations et Giono pour le lyrisme et l'incroyable précision dans les descriptions. »
    Nous sommes dans le Cantal en 1914, tous les hommes sont partis au front, sauf Joseph trop jeune, Valette infirme d’une main et Léonard trop vieux. Bien sur il reste les femmes dures à la tâche, qui attendent des nouvelles d’un mari ou d’un fils !
    Anna et sa mère Hélène quittent Paris et se réfugient chez Valette, leur oncle. Ce dernier est odieux, il rumine ses vielles rancoeurs, sans compter qu’il reluque sa jolie nièce d’une façon peu honorable. Joseph aussi la trouve jolie. Du haut de ses 15 ans,il remplace son père et deviendra un homme un peu trop vite. Ce Dieu qu’on lui demande de prier les aurait-ils abandonner ????

    Oui c’est vrai Bouysse, n’a rien à envier aux grands auteurs américains. Certains passages de Glaise me rappellent des scènes de «légendes d’automne » de Jim Harrisson.
    Il y a tout dans le roman, la vie, l’amour, la guerre, la colère, la folie et la mort !
    La lecture achevée, le roman reste avec nous. On est encore avec les personnages dans le tourbillon d’un orage d’été, encore interloqué par la violence finale.
    Personne n’est préparé au malheur.
    A ne pas manquer !

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  • Elle colle partout cette glaise : aux sabots de ces paysans, trop jeunes, trop vieux ou déjà abîmés, qui n'ont pas pu aller à la guerre, et aux corps de ces soldats qui se battent dans les tranchées. Elle enrobe les os de ces vieux au cimetière, soulagés de leurs maux sur terre, les os de ces...
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    Elle colle partout cette glaise : aux sabots de ces paysans, trop jeunes, trop vieux ou déjà abîmés, qui n'ont pas pu aller à la guerre, et aux corps de ces soldats qui se battent dans les tranchées. Elle enrobe les os de ces vieux au cimetière, soulagés de leurs maux sur terre, les os de ces gars qui seront bientôt bouffés par la mitraille boche ou par les rats.

    Elle est matière entre les mains de Joseph qui apprend à la sculpter, à lui donner vie. Joseph dont le père est parti lui-aussi sur le front des Ardennes et qui devient un homme, plus vite que prévu quand Anna débarque dans ce coin des puys déchiré par les orages d'été.

    Il n'y a pas que la terre qui parle dans ce roman, il y a les foins coupés, la neige qui étale sa robe de silence, la pluie qui ne noie aucun chagrin et la montagne, intangible dans ce monde qui fout le camp et sème, encore et encore le malheur.

    Prose puissante, évocatrice, destin impitoyable qui s'acharne, voila ce que l'auteur manie à merveille. Ça secoue, évidemment, c'est très très noir, d'une sourde violence, celle des éléments et celle des hommes. Mais il y a dans le soleil qui flirte avec mes blés, dans la brise qui fait voleter la robe d'Anna, un tout petit peu d'espoir, comme celui qui fait croire que la guerre finira un jour...

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  • Glaise, ce roman porte bien son nom, ça colle, on a du mal à s'en débarrasser...
    J'ai beaucoup aimé ce roman, même si j'ai failli le lâcher en route. L'ambiance est très lourde, très noire...
    Dans la Cantal, été 1914, les hommes sont mobilisés laissant les tâches agricoles aux femmes et aux...
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    Glaise, ce roman porte bien son nom, ça colle, on a du mal à s'en débarrasser...
    J'ai beaucoup aimé ce roman, même si j'ai failli le lâcher en route. L'ambiance est très lourde, très noire...
    Dans la Cantal, été 1914, les hommes sont mobilisés laissant les tâches agricoles aux femmes et aux enfants. C'est l'histoire de la guerre, des guerres, celle qui ce mène au front, dans les tranchées et celle où l'on doit survivre au quotidien dans l'attente du retour des hommes.
    Très belle écriture, un roman que l'on oublie pas...

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  • Au cœur du Cantal, dans la chaleur étouffante de ce mois d’aout 1914, que savent les familles Lary, Valette et Léonard de ce conflit déclenché par l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand héritier du trône Austro-Hongrois et de son épouse à Sarajevo. Probablement rien ou peu de choses.
    Ce...
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    Au cœur du Cantal, dans la chaleur étouffante de ce mois d’aout 1914, que savent les familles Lary, Valette et Léonard de ce conflit déclenché par l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand héritier du trône Austro-Hongrois et de son épouse à Sarajevo. Probablement rien ou peu de choses.
    Ce dernier évènement a fait exploser les tensions latentes d’un nationalisme fort et d’un impérialisme toujours plus étendu.
    Mais nos familles dans les campagnes, elles, triment pour vivre de leurs terres et c’est une bombe qui éclate dans leurs jardins lorsque les cloches sonnent le glas de plus de soixante millions d’hommes car les survivants ne seront plus jamais les mêmes.
    Franck Bouysse fait le choix de nous raconter la vie de ceux qui restent, femmes, enfants et éclopés.
    Tout d’abord Marie la matriarche de la ferme Lary, la vraie définition de matriarche est : « Éléphante dominante qui mène un clan de femelles et de petits. », ce n’était pas voulu de sa part, mais son mari étant mort foudroyé elle a pris tout naturellement ce rôle. Son fils Victor va partir à la guerre et Mathilde sa femme et Joseph leur fils vont faire tourner la ferme avec l’aide d’un voisin et ami Léonard. Ils devront se méfier de Valette homme qui doit rester car il a une main atrophiée, il est aigri et malveillant. Il n’apprécie pas de devoir héberger sa belle-sœur et sa nièce Anna.
    « Marie dépensait une énergie considérable pour dissimuler les ratés de son cœur qui s’emballait souvent, brinquebalant comme une charrette progressant à vive allure sur un mauvais chemin, puis qui ralentissait son rythme jusqu’à ce qu’elle ne le sente plus cogner dans sa poitrine, sans qu’aucune douleur accompagnât ces à-coups, juste des fièvres provoquées par la peur. Elle se sentait décliner de jour en jour, et pourtant, elle n’avait pas peur de la mort. Ce qu’elle redoutait, c’était de ne pas revoir son fils, et aussi d’abandonner la ferme à sa bru et à Joseph. Ils avaient encore tant de choses à apprendre, tant de choses qu’elle ne pourrait leur transmettre, une fois dans la tombe. »
    Mais pour Joseph, la vie s’éveille. « Un feu humide embrasa Joseph, il se sentit durcir et agrippa maladroitement les hanches de la jeune fille, plus pour garder ses distances que pour se rapprocher d’elle. Une délicieuse panique l’envahit. Jamais il ne s’était laissé aller de la sorte, jouet consentant, persuadé qu’il ne pourrait jamais rembourser une dette pareille, et qu’il serait redevable à cette fille jusqu’à la fin des temps. »
    Les mois passent, les lignes bougent Joseph prend sa place d’homme et Mathilde sa mère s’affranchit de ce qui jusque-là a fait sa vie, au plus profond d’elle, elle sait que plus rien ne sera jamais pareil. Les rôles se distribuent avec naturel pour que chacun et chacune joue sa partition dans la grande symphonie de la vie.
    Dans ce monde de la terre où chaque silence est éloquent, le chef d’orchestre c’est la nature, les humains sont les musiciens qui permettront de la rendre pérenne ou pas.
    Mais Valette, lui, est véreux. « Le souffle de Valette s’enfonçait dans la chevelure d’Anna. Son haleine puait l’ail et l’alcool, et son corps le rance. »
    La vie va au rythme de la nature, des messages apportés par la factrice ainsi que par ceux qui réquisitionnent les bêtes sous le regard impuissant de ces familles.
    Léonard sera un guide pour Joseph.
    La force de ce roman ce sont ces gens-là qui ne sont pas des personnages mais des êtres que l’on a tous côtoyé.
    La force de la précision de la gestuelle que l’auteur sculpte pour nous.
    La force des silences éloquents.
    La force de la nature qui renait.
    La force d’un monde qui gronde ou s’apaise dans l’amour.
    La force de la vie qui coule dans les veines humaines et terrestres.
    La force ancestrale à laquelle croit l’auteur et qui croît au fil des histoires qu’il nous raconte avec toujours cette musique des mots justes.
    La force d’un hommage à ceux qui se sont battus pour leur pays.
    Si la glaise colle aux semelles, elle emprisonne aussi les souvenirs bons ou mauvais et sculpte les rêves les plus audacieux. Elle est la mémoire de ces familles qui laisseront une empreinte durable dans vos esprits.
    Vos yeux lecteurs vont suivre chaque mot comme autant de pépites découvertes dans votre batée et vous engrangerez des images sur votre rétine afin de conserver longtemps les sensations envoyées à vos organes vitaux. Tantôt vos poumons se bloqueront pour retenir votre souffle ou se relâcheront, vos reins seront douloureux, votre foie mis à mal et surtout votre cœur ne battra jamais au même rythme, car ce ne sera pas vous le maître mais bien Franck Bouysse qui élève le roman noir Français à son summum. Plus qu’une réussite un livre incomparable.
    Même si sa modestie doit en souffrir l’auteur est devenu le maître de ce genre littéraire. Je ne sais plus qui a écrit que : « l’intrigue n’est que le squelette du roman noir, sa chair en étant l’histoire sociale » je complèterai en disant que la réussite totale c’est l’écriture d’un auteur qui est un grand styliste.
    Je referme ce livre sur un éblouissement total, celui qui fait que je viens de lire de la belle littérature en lettres majuscules. Merci Franck Bouysse.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 17 septembre 2017.

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  • Lecteur, c'est pas un métier facile....
    Enfin, lire ça va, mais c'est l'après qui se complique, quand il faut parler de ce qu'on vient de lire. Facile me direz-vous, surtout si l'on a aimé.
    Et bien non, moi je vous le dis, quand on a adoré, quand on a été enthousiaste à une lecture, quand, le...
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    Lecteur, c'est pas un métier facile....
    Enfin, lire ça va, mais c'est l'après qui se complique, quand il faut parler de ce qu'on vient de lire. Facile me direz-vous, surtout si l'on a aimé.
    Et bien non, moi je vous le dis, quand on a adoré, quand on a été enthousiaste à une lecture, quand, le livre refermé, vos pensées sont encore dans ses paysages et décors, quand ses personnages continuent de vous hanter, quand vous avez envie de crier à la gloire de l'auteur et de son oeuvre, quand on pourrait vous juger fou d'un tel excès, rien n'est simple.
    Glaise est un coup de coeur, oui, un vrai, il ne sera pas le seul de mon année littéraire, mais voilà quoi, il est ...enfin....comment dire.... vous voyez, quoi.... Mais si ! Ce bouquin que tout lecteur espère, celui qui remue les tripes, celui dans lequel il y a de l'amour, des larmes, des cris, des morts, celui qui contient la vie, les vies. Ce livre qui raconte, un temps, des saisons, des gens, une terre.
    Glaise c'est 1914, mobilisation générale. Dans un coin du Cantal, Saint-Paul de Salers, là où coule la Maronne, toutes les familles voient partirent leurs hommes. Ne restent, pour s'occuper des fermes que les femmes, les enfants, les vieillards et les invalides. Joseph, 15 ans et de ceux-là, de ceux qui grandieront et relèveront le défi de continuer le travail de leurs aînés. Loin du bruit des canons, de ce conflit qu'on préfère taire et là où l'on évite de parler des absents. En cette période perturbée, c'est la vie de ces quelques exploitations regroupées dans un hameau de cette commune auvergnate, que nous retrace la plume incroyable de Franck Bouysse.
    Il y a quelques semaines déjà, j'ai croisé l'écriture d'un auteur sur un roman assez proche, par certains côtés, de celui-ci, j'avais d'ailleurs fait part, là aussi de mon admiration. Alors moi, je le dis haut et fort, si je trouve la lampe d'Aladin, j'ai un souhait, qu'on me donne le talent de tels écrivains. Je ne sais pas quel genre de plaisir procure l'écriture de tels ouvrages, mais si c'est à la hauteur du plaisir de les lire, c'est jouissif, le bonheur total.
    Une amie, quelques jours avant sa parution, a attiré mon attention sur une bande annonce dans laquelle l'auteur parlait de son travail. Merci à elle, merci a l'éditeur, merci Mr Bouysse, merci à cette libraire, dépitée le jour ou j'ai voulu me le procurer puisque ne l'ayant pas encore reçu, et qui m'a encouragé à lire ce livre qu'elle avait adoré. Bon, j'arrête là avec mes merci, on est pas aux Césars tout de même. ..
    J'en entends qui râlent. Non, je n'en dirai pas plus, Glaise est un roman noir, brut comme la terre et les gens qu'elle porte, et le reste c'est à vos yeux de le découvrir et à votre coeur de l'apprécier mais bon sang, si vous l'aimez pas celui-là.... comme dirait Sandrine (qui se reconnaîtra)... je mange mon chapeau.

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