Frère d'âme

Couverture du livre « Frère d'âme » de David Diop aux éditions Seuil
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  • A lire tous les commentaires élogieux sur ce récit, j’ai le sentiment d’être passée à côté mais force est de constater que je n’ai pas eu le déclic.
    Pourtant, la première guerre mondiale, et notamment le sort des Tirailleurs Sénégalais est un sujet qui m’intéresse et me touche.
    Que s’est-il...
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    A lire tous les commentaires élogieux sur ce récit, j’ai le sentiment d’être passée à côté mais force est de constater que je n’ai pas eu le déclic.
    Pourtant, la première guerre mondiale, et notamment le sort des Tirailleurs Sénégalais est un sujet qui m’intéresse et me touche.
    Que s’est-il passé ?
    Le style peut être avec ses répétitions, le monologue auquel j’ai peu adhéré, le leitmotiv « le plus que frère » dont le narrateur n’a pas abrégé les souffrances et qui sombre dans une folie meurtrière ; la phrase « par la vérité de Dieu » qui revient sans cesse et a fini par m’irriter…
    J’ai pensé accrocher au récit sur la seconde partie, en vain.
    Dommage, je partais vraiment enthousiaste mais je n’ai été ni convaincue ni emportée.

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  • Lire « Frère d’âme », c’est découvrir une plume. Une plume tout en poésie qui sert un devoir, une mémoire. L’histoire occulte parfois certains passages dont elle est peu fière et David Diop, remet au goût du jour certains oublis…

    Lire « Frère d’âme », c’est plonger dans les tranchées de la...
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    Lire « Frère d’âme », c’est découvrir une plume. Une plume tout en poésie qui sert un devoir, une mémoire. L’histoire occulte parfois certains passages dont elle est peu fière et David Diop, remet au goût du jour certains oublis…

    Lire « Frère d’âme », c’est plonger dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale, c’est faire la connaissance des tirailleurs sénégalais…

    Je me suis laissée porté par la plume de David Diop, j’ai fermé les yeux et j’ai eu la sensation de me retrouver dans un village africain et d’écouter cette histoire. Une histoire chantée comme une litanie, une ode à la mémoire, à l’amitié, une ode à la vie.

    La barbarie n’est pas loin, mais les barbares ne sont pas ceux que l’on croit… La colonisation a fait des dégâts et son ombre continue à planer.

    Alfa Ndiaye, tirailleur sénégalais, répété comme un mantra, qu’il n’a pu sauver « son plus que frère », il laisse sa colère se déchaîner. Une colère destructrice, jusqu’au bord de la folie. Mais Alfa va se ressaisir et pose dans une complainte, les mots sur ses maux. Ces mots qui vont nous enivrer, même si parfois, on se perd dans ces psalmodies dans lesquelles il nous entraîne. Nous allons le suivre sur le précipice de sa vie.

    Avec la mort de Mademba, son frère d’âme, éventré, le « dedans du corps dehors », Alfa décide que puisque la France veut un sauvage, il va être le sauvage… Il va devenir ce sauvage monstrueux, ritualisant ses meurtres et se mettant en marge de ses frères d’armes, devenant un « dévoreur d’âmes » Alfa raconte, se raconte comme un cri, une demande de pardon, à travers ses incantations.

    Un style étonnant, comme un diamant brut avec des phrases courtes, simples, que l’auteur fait répéter à Alfa, comme une litanie obsédante. Le tout ponctué d’images de son Afrique natale, son Afrique poétique. Un conte africain remis au goût de l’époque, qui sert le propose de ces tirailleurs africains, trop souvent oubliés.

    Un roman court, mais d’une rare intensité. Qui peut sembler ardu à lire, mais qui laisse une musicalité remarquable en tête.

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  • Je pense que le Goncourt des Lycéens est une valeur fiable, et je le vérifie ici. Il y a peu de romans relatant la façon horrible dont les tirailleurs africains ont été traité pendant la Grande Guerre. Non seulement ce " Frère d'âme" nous la décrit jusque dans l'horreur qui conduit...
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    Je pense que le Goncourt des Lycéens est une valeur fiable, et je le vérifie ici. Il y a peu de romans relatant la façon horrible dont les tirailleurs africains ont été traité pendant la Grande Guerre. Non seulement ce " Frère d'âme" nous la décrit jusque dans l'horreur qui conduit irrémédiablement à la folie, mais encore utilise-t-il un procédé narratif- le conte incantatoire- qui aboutit à un récit, certes macabre, mais aussi poétique et terriblement humain. C'est un roman puissant, poétique et magistralement construit.

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  • https://dubonheurdelire.wordpress.com/?p=3768

    Une valeur sûre en matière de prix littéraires à mes yeux est le Goncourt des Lycéens, En effet, autant le Goncourt et d’autres récompenses peuvent faire penser à de l’entre-soi, à une manière de récompenser un auteur controversé ou une maison...
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    https://dubonheurdelire.wordpress.com/?p=3768

    Une valeur sûre en matière de prix littéraires à mes yeux est le Goncourt des Lycéens, En effet, autant le Goncourt et d’autres récompenses peuvent faire penser à de l’entre-soi, à une manière de récompenser un auteur controversé ou une maison d’édition; autant, pour les cotoyer chaque jour, je peux affirmer que le choix des lycéens est un choix du coeur et des émotions. Jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue par un Goncourt des lycéens alors que je ne peux pas en dire autant d’un Goncourt par exemple,

    Alors évidemment j’ai lu Frère d’âme, le dernier Goncourt des Lycéens en date,

    “Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l’effroi. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d’ultime et splendide résistance à la première boucherie de l’ère moderne.” 

    J’ai été emportée par cette lecture pourtant si dure et si poétique, La narration, malgré le sujet de la violence, a des élans lyriques et poétiques qui ne laissent pas indifférent,
    Ce récit, bref, aborde un sujet fort : celui de l’amitié dans un contexte tout aussi fort, la première guerre mondiale, les tranchées, les tirailleurs sénégalais envoyés au front, exposés à la mort et à la boucherie humaine,
    Certes, certaines scènes évoquées ou décrites sont dures mais l’écriture de David Diop sublime la violence humaine dans un récit tout en force et en souffle, Frère d’âme est un récit épique et lyrique, une incantation qui emporte,

    En résumé : un prix amplement mérité pour ce roman !

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