Frère d'âme

Couverture du livre « Frère d'âme » de David Diop aux éditions Seuil
  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021398243
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

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  • Roman attirant dans son histoire et son écriture.
    On s'attache à ce tirailleur, tant à son parcours durant la première guerre mondiale qu'à ses souvenirs de jeunesse.
    D'ailleurs, j'aurai apprécié que l'auteur, David Diop, étoffe un peu cette partie.

    Roman attirant dans son histoire et son écriture.
    On s'attache à ce tirailleur, tant à son parcours durant la première guerre mondiale qu'à ses souvenirs de jeunesse.
    D'ailleurs, j'aurai apprécié que l'auteur, David Diop, étoffe un peu cette partie.

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/10/frere-dame-de-david-diop.html

    Un matin de la Grande Guerre, Alfa Ndiaye, un jeune sénégalais de vingt ans au beau corps de lutteur voit Mademba Diop, son ami d'enfance, son presque frère, mourir dans ses bras. Alfa et Mademba sont deux tirailleurs...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/10/frere-dame-de-david-diop.html

    Un matin de la Grande Guerre, Alfa Ndiaye, un jeune sénégalais de vingt ans au beau corps de lutteur voit Mademba Diop, son ami d'enfance, son presque frère, mourir dans ses bras. Alfa et Mademba sont deux tirailleurs sénégalais qui se battent contre les allemands sous le drapeau français. A partir de ce moment, Alfa sombre dans la folie, il recherche le corps à corps et fait preuve d'une extrême cruauté en se glissant à la nuit tombée sous les barbelés ennemis pour aller tuer un soldat allemand. Il rapporte à ses camarades le fusil et la main coupée de sa victime qui tenait son arme, c'est pour lui une manière de venger Mademba. Mais rapidement les autres soldats le considèrent comme un sorcier qui va leur attirer le mauvais œil. " Mes sept mains, c'était la furie, c'était la vengeance, c'était la folie de la guerre."

    Alfa est alors envoyé à l'Arrière en permission exceptionnelle d'un mois loin du champ de bataille. Il va alors se souvenir de sa vie à Gandiol au Sénégal au travers de dessins qu'il fait à la demande de son médecin, "un purificateur de nos têtes souillées de guerre". Il se souvient de sa mère partie sans jamais revenir, de son enfance auprès de Mademba...

    Dans ce roman Alfa se confesse dans une sorte de délire qui illustre la descente dans la folie de ce tirailleur sénégalais. L'auteur nous plonge dans la tête de ce soldat, nous fait suivre ses pensées. La langue est très forte, très rythmée avec des phrases ponctuées de "par la vérité de Dieu" qui donnent un côté lancinant au récit. J'ai trouvé la première partie éprouvante autant à cause de l'écriture répétitive qu'à cause des horreurs racontées, certains passages comme ceux évoquant le traitement infligé aux traîtres sont insoutenables. J'ai préféré la deuxième partie qui se déroule à l'arrière du front qui nous fait découvrir les failles de cet homme et ses souffrances passées, dans une langue moins imprégnée de litanies cette fois. Ce roman a d'indéniables qualités littéraires qui justifient pleinement sa nomination pour de grands prix littéraires, c'est un texte très littéraire, un peu trop littéraire pour moi sans doute mais l'histoire est très forte. David Diop restitue parfaitement la guerre dans toute son horreur, la sauvagerie qu'elle peut engendrer et la folie dans laquelle les soldats peuvent basculer. Il rend en outre un bel hommage aux tirailleurs sénégalais.

    Ce roman est sélectionné pour les prix Goncourt, Renaudot, Médicis, Fémina et Interallié.

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  • Très beau roman qui m'a bouleversée.

    Très beau roman qui m'a bouleversée.

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  • En cette année du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, on ne peut que se réjouir qu'il y ait encore des romans pour aborder la Grande guerre sous un angle inédit et tout aussi subversif qu'Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre.

    Alfa est un des 134.000 tirailleurs sénégalais...
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    En cette année du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, on ne peut que se réjouir qu'il y ait encore des romans pour aborder la Grande guerre sous un angle inédit et tout aussi subversif qu'Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre.

    Alfa est un des 134.000 tirailleurs sénégalais jetés dans l'enfer des tranchées pour sauver la mère Patrie. Alfa et Mademba, son frère d'âme, éventré quasi sous ses yeux, le « dedans du corps dehors », qui n'en finit plus d'agoniser dans les bras de son « plus que frère ». Alfa ne peut se résoudre à abréger ses souffrances, et dans une cérémonie des adieux terrible, il porte ses tripes et son corps dans le refuge de la tranchée. En fait il fait les porter pour toujours, ses tripes et ce corps, hanté par la culpabilité de n'avoir pas su accompagner et aider son ami sur la voie de la mort.
    « Ce n'est qu'à ta mort, au crépuscule, que j'ai su, j'ai compris que je n'écouterai plus la voie du devoir, la voix qui ordonne, la voix qui impose la voie. »

    La bascule est là, comme une malédiction schizophrénique. Il ne fera plus le sauvage pour la France mais pour lui-même, pour se racheter en mettant au point un rituel empli de folie monstrueuse qui le met en marge de la guerre elle-même, devenant un « dévoreur d'âmes » comme on dit dans son Sénégal.
    Le monologue incantatoire d'Alfa n'est qu'un long cri halluciné, le pardon que demande Alfa au défunt. le style est étonnant, fait de phrase, brutes et simples, répétées, revisitées en cercles concentriques comme un chant obsédant, ponctué de métaphores et d'images. Très poétique aussi lorsqu'Alfa se souvient de son enfance, de ses parents, de Fary son aimée, dans des passages lumineux qui tiennent presque du conte.

    Une écriture à l'os qui dit "je" sans aucun filtre et interroge sur l'ensauvagement qui produit toute guerre, sur la frontière entre la guerre dite « civilisée » et celle qui ne l'est plus. Est-ce Alfa le barbare ou le coup de sifflet du capitaine qui plonge les soldats sous la mitraille ? Celui qui devenu fou mutile ou ceux qui détournent la tête hypocritement face à ces âmes fracassées pour toujours par la guerre ?

    Ce roman a l'élégance de la concision, 175 pages percutantes, intenses. Vraiment remarquable.

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  • David Diop a été récompensé par le prix Patrimoines de la Banque privée BPE (remis le 24 septembre) pour "Frère d'âme" et il y a des chances qu'il remporte d'autres prix littéraires vu la qualité de ce roman.

    La 1re partie raconte l'expérience traumatisante de la mort et de l'agonie sur le...
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    David Diop a été récompensé par le prix Patrimoines de la Banque privée BPE (remis le 24 septembre) pour "Frère d'âme" et il y a des chances qu'il remporte d'autres prix littéraires vu la qualité de ce roman.

    La 1re partie raconte l'expérience traumatisante de la mort et de l'agonie sur le front de la guerre 1914-1918. Comment Alfa Ndiaye, tirailleur sénégalais, sombre dans une folie sauvage et devient un "soldat-sorcier" (un coupeur de mains de soldats allemands) après la mort de Mademba (son ami d'enfance) qu'il a très mal supporté.
    Hélas, je trouve que Alfa ressasse un peu toujours la même chose durant cette partie et cela gâche quelque peu le plaisir de lecture. En outre, l'expression "Par la vérité du Dieu" employée à maintes reprises par Alfa est vraiment énervante. Une expression sans doute couramment utilisée dans le langage africain.

    La 2e partie, celle où Alfa est contraint de rejoindre l'Arrière est la plus intéressante selon moi car c'est l'occasion pour lui de se remémorer son passé en Afrique. Cela permet d'en savoir plus sur ses origines, son enfance passée dans son village natal à Gandiol, ses amours, sa famille et cetera.

    Un roman réussi et maîtrisé. Une pépite de la rentrée littéraire à ne pas manquer.

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  • Un roman coup de poing qui nous emporte au milieu de cette guerre barbare dont aucun homme ne peut ressortir indemne. Alfa Ndiaye, tirailleur sénégalais, nous raconte avec ses mots comment il a vu mourir sous ses yeux son plus que frère Mademba Diop. On y voit l'hypocrisie du capitaine Armand...
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    Un roman coup de poing qui nous emporte au milieu de cette guerre barbare dont aucun homme ne peut ressortir indemne. Alfa Ndiaye, tirailleur sénégalais, nous raconte avec ses mots comment il a vu mourir sous ses yeux son plus que frère Mademba Diop. On y voit l'hypocrisie du capitaine Armand qui envoie ses hommes se faire tuer dans d'atroces souffrances, le lent cheminement qui mènera Alfa à la folie barbare. Difficile de poser ce roman avant d'atteindre la dernière page, une écriture presque enfantine avec ses phrases qui reviennent en leitmotiv lancinant, et malgré le malaise créé par l'atrocité de certaines scènes, on s'attache au personnage. Un vrai coup de coeur.

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  • Alfa Ndiaye, tirailleur sénégalais, a vu sous ses yeux mourir son « plus que frère », Mademba. Au coeur des tranchées de l'armée française, Alfa perd la raison.

    Alfa, tel un griot, raconte sa douleur, sa violence, sa folie. Une chanson répétitive et lancinante où le présent en France et le...
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    Alfa Ndiaye, tirailleur sénégalais, a vu sous ses yeux mourir son « plus que frère », Mademba. Au coeur des tranchées de l'armée française, Alfa perd la raison.

    Alfa, tel un griot, raconte sa douleur, sa violence, sa folie. Une chanson répétitive et lancinante où le présent en France et le passé en Afrique s'entrecroisent.
    David Diop nous fait vivre la boucherie de la guerre et nous fait voyager dans le cerveau tourmenté d'Alfa.

    Si le sujet est passionnant c'est surtout le style qui donne corps à ce livre. Ce n'est plus un roman, c'est une psalmodie, redondante à l'excès.
    Un presque coup de coeur.
    Bien loin de ce qui d'habitude me séduit dans l'écriture, je me suis laissée emporter par les pensées d'Alfa.

    Je vous déconseille de lire la 4ème de couv car elle raconte tout mais je vous invite à découvrir ce livre.

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