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Feu

Couverture du livre « Feu » de Maria Pourchet aux éditions Fayard
  • Date de parution :
  • Editeur : Fayard
  • EAN : 9782213720784
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Elle, mariée, mère, prof. Trop sérieuse? Lui, célibataire, joggueur, banquier. Mais qui parle à son chien. Entre eux, une passion sublime, mais qui ne pouvait que mal finir.
Laure, prof d'université, est mariée, mère de deux filles et propriétaire d'un pavillon. À 40 ans, il lui semble être la... Voir plus

Elle, mariée, mère, prof. Trop sérieuse? Lui, célibataire, joggueur, banquier. Mais qui parle à son chien. Entre eux, une passion sublime, mais qui ne pouvait que mal finir.
Laure, prof d'université, est mariée, mère de deux filles et propriétaire d'un pavillon. À 40 ans, il lui semble être la somme, non pas de ses désirs, mais de l'effort et du compromis.
Clément, célibataire, 50 ans, s'ennuie dans la finance, au sommet d'une tour vitrée, lassé de la vue qu'elle offre autant que de YouPorn.
Laure envie, quand elle devrait s'en inquiéter, l'incandescence et la rage militante qui habitent sa fille aînée, Véra.
Clément n'envie personne, sinon son chien.
De la vie, elle attend la surprise. Il attend qu'elle finisse.
Ils vont être l'un pour l'autre un choc nécessaire.
Saisis par la passion et ses menaces, ils tentent de se débarrasser l'un de l'autre en assouvissant le désir... Convaincus qu'il se dompte.

Dans une langue nerveuse et acérée, Maria Pourchet nous offre un roman vif, puissant et drôle sur l'amour, cette affaire effroyablement plus sérieuse et plus dangereuse qu'on ne le croit.

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Articles (1)

Avis (17)

  • Quand je commence ce roman, cette histoire de passion amoureuse adultérine entre une femme mariée, professeur, et un banquier d’affaires, célibataire, la cinquantaine, j’ai cette chanson de Thérapie Taxi en tête :

    « Y’ a des bugs dans ma tête
    Des rêves imaginaires
    Y’a des bugs dans ma...
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    Quand je commence ce roman, cette histoire de passion amoureuse adultérine entre une femme mariée, professeur, et un banquier d’affaires, célibataire, la cinquantaine, j’ai cette chanson de Thérapie Taxi en tête :

    « Y’ a des bugs dans ma tête
    Des rêves imaginaires
    Y’a des bugs dans ma tête
    Quand j’écrase mes cigarettes »

    Oui cette histoire, elle a fait beuguer leurs entrailles, et dans tous les sens du terme.

    Écriture saccadée qui prend aux tripes, qui coupe le souffle comme ce feu qui les consume, Maria Pourchet dépeint de manière acérée l’amour, cette arme de destruction massive. Son écriture n’épargne personne, la littérature est présente tout le long du texte. Peut être trop ? Au détriment de l’histoire ?

    Je suis bien embêtée parce que 1) j’ai l’impression qu’à travers ce roman, l’autrice a fait une démonstration stylistique, 2) que le fonds de l’histoire est quand même bien plombant et 3) cette fin : pour quelles raisons rejouer une grande scène de la littérature anglaise ? Nous plomber un peu plus ?

    Alors non, et malheureusement, ce n’est pas un coup de cœur (j’adore l’autrice par ailleurs). Je n’ai pas pas aimé, je reste un peu sur ma faim … feu la fin …

    Et vous, follement Feu ou au bûcher Feu?

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  • Je n'ai aimé ni le ton, ni le style, ni les personnages. J'ai posé le livre et l'ai repris quinze jours plus tard, pensant que j'étais passée à côté de quelque chose ou que mon état d'esprit n'était pas en mesure d'apprécier ce roman souvent sélectionné, donc forcément de qualité (?) ...
    Mais,...
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    Je n'ai aimé ni le ton, ni le style, ni les personnages. J'ai posé le livre et l'ai repris quinze jours plus tard, pensant que j'étais passée à côté de quelque chose ou que mon état d'esprit n'était pas en mesure d'apprécier ce roman souvent sélectionné, donc forcément de qualité (?) ...
    Mais, rien à faire, je n'ai aimé ni le ton, ni le style, ni les personnages. J'ai même été choquée par une certaine vulgarité qui - pour moi - n'apporte rien au texte, bien au contraire.

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  • Maria Pourchet, c'est celle qui a écrit "Le tweet est à la pensée ce que le pet est au système gastrique". C'était dans Les impatients, roman que j'ai a-do-ré pour sa férocité, son ironie mordante, son côté cash. A l'époque j'avais écrit : "Maria Pourchet manie la kalachnikov avec style et...
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    Maria Pourchet, c'est celle qui a écrit "Le tweet est à la pensée ce que le pet est au système gastrique". C'était dans Les impatients, roman que j'ai a-do-ré pour sa férocité, son ironie mordante, son côté cash. A l'époque j'avais écrit : "Maria Pourchet manie la kalachnikov avec style et élégance"... Alors, imaginez comme j'avais hâte de retrouver son regard acéré et tout le reste. J'ai acheté Feu le jour de sa sortie, alors que les louanges commençaient déjà à fleurir. J'ai attendu quelques semaines, je savourais l'idée. Pendant ce temps, les avis enamourés continuaient de pleuvoir ainsi que les sélections dans les listes des prix d'automne. J'aurais bien voulu qu'il en soit de même à l'époque pour Les impatients...

    Parce que moi, j'ai été déçue. J'ai lu un peu partout que Feu était une sorte de variation féroce sur les affres de la passion, que certes l'histoire n'avait rien d'exceptionnel mais que l'écriture et l'énergie qui se dégage de la plume de Maria Pourchet sont irrésistibles. Ce n'est pas faux. L'histoire est des plus banales, et Maria Pourchet manie toujours le clavier comme une mitraillette. Il y a des expressions délicieusement sucrées-salées, d'autres d'une acidité épicée à faire exploser le palais. Mais... Tout ceci est d'une tristesse et d'une violence sans nom, peut-être le reflet de l'époque (on retrouve à travers le personnage de Clément, 50 ans, cadre à la communication d'une banque du CAC 40, ce que l'auteure avait déjà laissé transparaitre de sa vision sur le monde de l'entreprise et je ne peux l'en blâmer) mais qui laisse peu de place à l'espoir. Je n'ai pas senti l'once d'une goutte de passion entre Laure et Clément, juste une énorme méprise, des transferts totalement égocentrés de l'un vers l'autre. Un gros mensonge, chacun à lui-même bien plus qu'à l'autre. Et une grosse envie de leur coller des baffes.

    Alors oui, il y a des phrases qui claquent. Des expressions qui provoquent quelques sourires en coin. Des trouvailles grinçantes voire glaçantes (le dialogue de Laure avec les femmes disparues de sa lignée, celui de Clément avec son chien), le savoureux personnage de Vera la fille adolescente de Laure certainement la plus prête à affronter le monde tel qu'il semble se profiler. Mais il y a aussi de l'ennui. J'ai trouvé l'ensemble bancal de désespérance, et qui finit par se casser la figure dans une fin tirée par les cheveux (on peut dire ratée ?) qui laisse un goût d'amère perplexité face à tant de vacuité.

    J'ai lu un article au sujet de ce livre qui expliquait que l'on pouvait prendre le titre "Feu" dans le sens du brasier ou alors dans celui qui désigne les disparus : feu l'amour, feu l'espoir, feu le désir, feues les illusions... cette dernière option étant celle qui se rapproche le plus de ce que j'ai ressenti. Pour moi, cette fois, Maria Pourchet y est allée un peu trop fort avec la kalachnikov, au point que la littérature peine à émerger du carnage. Dommage, mais je préfère garder le souvenir de l'explosive et impatiente Reine.

    Note : 2,5/5
    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

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  • Personne n'aurait parlé de ce livre-là, tout se serait bien passé.
    J'aurais lu les trente premières pages, refermé le bouquin et je l'aurais revendu.
    Acheté vingt balles, repris cinq, perte sèche.
    Pas de chronique, évidemment. Basta.
    Au lieu de ça, je l'ai terminé. Mais quelle était...
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    Personne n'aurait parlé de ce livre-là, tout se serait bien passé.
    J'aurais lu les trente premières pages, refermé le bouquin et je l'aurais revendu.
    Acheté vingt balles, repris cinq, perte sèche.
    Pas de chronique, évidemment. Basta.
    Au lieu de ça, je l'ai terminé. Mais quelle était cette œuvre du siècle, portée aux nues, encensée par tous, le Houellebecq féminin disait-on ? D'aucuns criaient au génie, à la merveille, au chef-d'oeuvre. S'ensuivait généralement une avalanche de louanges sur l'écriture (ciselée, vive, etc etc)… Nulle part la passion amoureuse n'avait été évoquée avec autant de puissance, d'intensité. C'était fou, « Feu ». Un prodige.
    Il fallait donc le terminer.
    Le problème, c'est que dès le début, je n'ai rien compris. Je ne savais pas qui parlait, ni à qui, ni de quoi. Alors, évidemment, ça n'aide pas. Le pire étant les passages qui ont lieu dans une banque. Là, c'est d'un chiant absolu, la traversée du désert (un chapitre sur deux presque.)
    Bon, j'ai quand même compris qu'une femme Laure (prof de fac, évidemment, elle connaît par coeur Jürgen Habermas - putain la sociologie, ça commence à me gaver ferme!) donc cette Laure aime le gars qui bosse dans la banque. Alors là, pourquoi elle l'aime, j'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre : il est moche, maigre, maladif mais surtout très très con, pas sympa et en plus, le seul être qu'il aime, c'est son chien. Bon, c'est sûr, elle, elle fait pas beaucoup plus finaude malgré ses références à Habermas. Donc, elle l'aime, mais franchement, si c'est ça la passion ! Il est bien tiédasse ce feu! Lui, à vrai dire, on comprend pas bien ce qu'il veut, s'il veut ou pas, il hésite (il est minable et pour autant n'a rien de houellebecquien, je vous rassure, non, minable, c'est tout.) On ne ressent aucune empathie pour ce gars (ni pour l'autre gourde d'ailleurs) dont on se fout complètement parce qu'on n'y croit pas une seule seconde à ces deux marionnettes … Plus qu'à deux personnages, Laure et Clément ressemblent à deux concepts fantomatiques, au service d'une vague réflexion sociologique qui n'aboutit qu'à une fin grotesque.
    Passons…
    Ah si, j'oubliais, elle a une fille, cette Laure, enfin, une ado improbable au langage caricatural qui parle d' « Andromaque » comme aucun ado ne parle en réalité ! (et d'ailleurs, quel ado parle d'Andromaque ?) Franchement, j'avais l'impression de lire un chapitre des « Bolloss des belles-lettres »...
    Quant à l'écriture… Une posture, une imposture ? Si on en est là… (entre nous, qu'est-ce que notre époque manque d'ambition quand même!)
    Au fait, je vous ai dit que le chien du gars, il s'appelle Papa. Comme c'est rigolo.
    Mouais...

    LIRE AU LIT le blog

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  • Feu, c’est l’histoire d’un amour, adultère, banal.

    Lui vit seul, travaille dans la finance, avec les risques que cela comporte en cette période troublée où de nouveaux objets de consommation, masques et gel, ont fait leur apparition, et se confie à Papa, un bouvier berlinois qui partage son...
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    Feu, c’est l’histoire d’un amour, adultère, banal.

    Lui vit seul, travaille dans la finance, avec les risques que cela comporte en cette période troublée où de nouveaux objets de consommation, masques et gel, ont fait leur apparition, et se confie à Papa, un bouvier berlinois qui partage son quotidien.

    Elle enseigne à l’Université, quand elle n’organise pas le quotidien d’une famille ordinaire, un mari médecin généraliste, une ado rebelle et une gamine.

    La rencontre se fait autour d’un projet de colloque, mais la solitude ressentie, l’âge des dernières occasions et un nuage de phéromones volatiles modifie l’essence de leur rapport.

    Ce qui crée l’intérêt de ce roman, ce sont la construction et l’écriture.

    L’alternance des points de vue crée une dynamique dans le récit et met bien en valeur les enjeux si éloignées qui vouent à l’échec la relation, viciée dès le départ.

    Si l’homme s’adresse à son chien, et l’effet comique est réussi, la femme se parle à elle-même, avec le recul que crée le tutoiement, comme si elle se regardait vivre, comme dans une expérience de sortie de son propre corps.

    En filigrane, la présence éternelle et plombante des mères, oiseaux de mauvaise augure et génératrices de culpabilité…

    Jolie trouvaille que les titres de chapitre qui donnent un bulletin concis de l’état physiologique de l’amant.

    Avec un humour parfois un peu cynique, et beaucoup d’esprit, l’auteur signe là un roman qui devrait se distinguer au cours de cette rentrée, et l’efficacité de l’écriture est une belle incitation à revenir sur ses écrits passés.

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  • https://animallecteur.wordpress.com/2021/09/28/feu-maria-pourchet/

    Feu est un roman d’amour mais surtout de naufrage et des tourments de l’adultère. Il y a d’un côté Laure, la quarantaine, mariée, deux enfants, prof de faculté et de l’autre Clément, la cinquantaine, célibataire, costard...
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    https://animallecteur.wordpress.com/2021/09/28/feu-maria-pourchet/

    Feu est un roman d’amour mais surtout de naufrage et des tourments de l’adultère. Il y a d’un côté Laure, la quarantaine, mariée, deux enfants, prof de faculté et de l’autre Clément, la cinquantaine, célibataire, costard cravate de la Défense et fidèle compagnon de Papa son chien ou inversement. Ces deux là n’avaient franchement pas grand chose en commun pour se retrouver amant et pourtant… Ils ont tous les deux envie de rompre avec le chagrin, la solitude et la routine qui les habitent. Ce sont deux âmes en peine, deux être désabusés qui vont connaître la passion sur une courte période et rompre avec leurs monotonies. Au début, c’est très surprenant, Laure parle d’elle à la deuxième personne du singulier mais on s’y fait rapidement. Elle ressent les premiers émois comme quand elle était adolescente et un profond sentiment de liberté lorsqu’elle rencontre Clément.

    Ce roman est plein de cynisme, de sarcasme et d’humour, les mots sont crus, les phrases sont assassines, la plume est saccadée, directe, acéré et c’est ultra réjouissant. Chaque phrase pourrait devenir une vraie punchline. Maria Pourchet dissèque les détails de la passion en alternant les points de vue des personnages. Elle décrit parfaitement le désir des corps, la brutalité du monde des finances, la radicalité de l’adolescence avec Véra, la fille aînée de Laure, la complexité des rapports amoureux. Feu, c’est l’amour qui se consume entre deux personnes qui s’aiment mal l’un et l’autre mais aussi eux même.

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  • Clément, quinquagénaire, cadre très supérieur d'une banque en mal de fonds propres, propriétaire d'un chien qu'il appelle 'papa'.

    Laure, à l'aube de la quarantaine, mère de deux filles, prof de lettres à la fac de Cergy.

    Elle doit organiser un colloque où il devrait intervenir.

    Leur...
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    Clément, quinquagénaire, cadre très supérieur d'une banque en mal de fonds propres, propriétaire d'un chien qu'il appelle 'papa'.

    Laure, à l'aube de la quarantaine, mère de deux filles, prof de lettres à la fac de Cergy.

    Elle doit organiser un colloque où il devrait intervenir.

    Leur première rencontre est fade, et rien ne laisse supposer qu'une passion terrible va naître et saccager leurs deux existences.

    Elle envie son ado de fille qui se révolte contre le patriarcat et la suprématie des stéréotypes masculins.

    Il voit de moins en moins d'intérêt dans les guéguerres stériles des Comex de La Défense.

    Un roman à deux voix sur l'attraction, sur la passion, sur des quotidiens très éloignés bouleversés simultanément.

    Un roman dont chaque chapitre débute par les constantes physiques de Clément.

    Un roman dont la fin m'a surprise, étonnée. 

    Une auteur que je découvre et dont je vais rechercher les autres productions.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/09/feu-de-maria-pourchet.html

    Laure, la quarantaine, est prof d'université. Avec Anton, son mari médecin, ils ont deux filles. Clément, la cinquantaine, est un banquier très bien rémunéré qui s'ennuie à mourir dans son travail. Il est célibataire et...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/09/feu-de-maria-pourchet.html

    Laure, la quarantaine, est prof d'université. Avec Anton, son mari médecin, ils ont deux filles. Clément, la cinquantaine, est un banquier très bien rémunéré qui s'ennuie à mourir dans son travail. Il est célibataire et vit seul avec son bouvier bernois à qui il parle en l'appelant Papa pour "faire crever de rage sa très sainte mère". Il s'ennuie dans la vie, elle est lasse de la routine de sa vie trop lisse et envie la jeunesse et la liberté de sa fille aînée adolescente.

    Une rencontre professionnelle et tout démarre. Ils n'ont pas grand chose en commun à part leur solitude, Clément n'a rien d'un héros, il parait au contraire bien médiocre, mais Laure devient immédiatement obsédée par lui. Emportés par leur désir ils entament une relation passionnelle, une histoire improbable. "Il n'est pas exactement mal fait mais mal grandi. de ce corps, la course s'est brisée dans l'enfance et c'est marqué partout, aux genoux, aux épaules... Enfant bercé par des femmes payées pour, adulte caressé par des femmes payées pour."
    Avec la passion amoureuse, l'adultère, Maria Pourchet a choisi un sujet bien classique mais elle magnifie ici cette histoire de Madame Bovary contemporaine par son ton mordant, sa plume d'une incroyable vivacité, ses expressions souvent assassines qui font mouche et sa façon de tout décortiquer dans le détail. Elle dissèque toutes les étapes de la passion amoureuse dans une alternance des voix de Laure et de Clément qui exposent à tour de rôle leur point de vue.

    Un style très vif, saccadé, virevoltant pour tirer sur tout, la famille, les mères qui, même mortes dans le cas de Laure, continuent de peser sur leurs enfants à coup de phrases moralisatrices et culpabilisantes, "Les vérités c'est ta mère, ce qu'elle est : morte, obsédante et bavarde". Notre époque, le monde de la finance sont dépeints avec un cynisme féroce très drôle, le personnage de Véra, la fille aînée de Laure est truculent, celui de Clément bouleversant, le contexte ultra contemporain du covid est subtilement esquissé au détour de quelques phrases. La narration et la construction déstabilisent parfois mais elles font toute l'originalité et la force de ce roman.

    De l'humour, une écriture au scalpel pour raconter une tragédie qui se termine de façon complètement inattendue. Un roman qui décoiffe. Un titre subtilement bien choisi. Un vrai bonheur de lecture. J'ai découvert Maria Pourchet avec "Toutes les femmes sauf une" et " Les impatients" que j'avais aimés pour leur ton mais il me semble qu'avec ce nouveau roman elle a franchi un cap.

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