Fausse note

Couverture du livre « Fausse note » de Guy Rechenmann aux éditions Cairn
  • Date de parution :
  • Editeur : Cairn
  • EAN : 9782350686745
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Anselme Viloc sévit à Castéja, le célèbre commissariat de Bordeaux. Un jour, il reçoit le témoignage loufoqued'un père déboussolé concernant la disparition de sa fille. Les indices sont rares et étrangement l'histoire d'un jeune violoniste virtuose va interférer dans ses recherches, convoquant... Voir plus

Anselme Viloc sévit à Castéja, le célèbre commissariat de Bordeaux. Un jour, il reçoit le témoignage loufoqued'un père déboussolé concernant la disparition de sa fille. Les indices sont rares et étrangement l'histoire d'un jeune violoniste virtuose va interférer dans ses recherches, convoquant une période dramatique de l'Histoire.Notion de bien, notion de mal ? La frontière est bien mince...Entre morts et disparitions l'enquêtes'avère sinueuse pour Anselme Viloc , le « flic de papier ». Heureusement sa capacité hors norme d'écoute et d'attention aux petits détails va lui être précieuse. Tout au long du roman, le bassin n'est jamais loin, magnétique et apaisant , bien en vue depuis la cabane de pêcheurs qu'il occupe, face à l'Île aux oiseaux. Ce texte est un devoir de mémoire

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  • Une construction originale pour cette deuxième aventure d’Anselme Viloc. En effet, écrit en 2015 (comme Johana Gustawsson « Block 46 » en 2016, Nicolas Lebel avec « de cauchemar et de feu » en 2017 et Jacques Saussey « 7/13 » en 2018) l’auteur déroule en parallèle à l’intrigue principale, un...
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    Une construction originale pour cette deuxième aventure d’Anselme Viloc. En effet, écrit en 2015 (comme Johana Gustawsson « Block 46 » en 2016, Nicolas Lebel avec « de cauchemar et de feu » en 2017 et Jacques Saussey « 7/13 » en 2018) l’auteur déroule en parallèle à l’intrigue principale, un récit historique dont le lecteur se doute qu’il sera une clef essentielle à la résolution finale.
    Début 1992, Anselme, flic bordelais amoureux du bassin qu’il nous fait visiter, doit enquêter à partir d’un rêve, sans mobile et sans corps … y a-t-il vraiment eu crime ? Il rencontre des difficultés du fait que les notables locaux ne sont pas prêts à dévoiler leurs secrets. Il décide de s’investir d’avantage quand son adjoint se retrouve en danger en se faisant aider par Lily (11ans) surdouée et …future flic à n’en pas douter !
    Touchant car la fin inattendue où le présent est rattrapé par la grande histoire, rend les personnages les plus sombres, plutôt sympathiques.

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  • Un excellent roman.

    Je trouve que Guy Rechenmann à travers cette seconde enquête de son personnage Anselme Viloc à trouver son style.
    Il mêle une intrigue policière et une une plongée dans une période très sombre de l' Histoire de l'humanité, à la veille de l'entrée au Panthéon de grands...
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    Un excellent roman.

    Je trouve que Guy Rechenmann à travers cette seconde enquête de son personnage Anselme Viloc à trouver son style.
    Il mêle une intrigue policière et une une plongée dans une période très sombre de l' Histoire de l'humanité, à la veille de l'entrée au Panthéon de grands résistants, cela trouve un écho. Il existe donc dans ce livre plusieurs grilles de lecture comme à chaque fois.
    Bravo pour cette nouvelle enquête et vivement la prochaine.

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  • « Voici le récit qui me tombe dessus, à moi, Anselme Viloc. »L’incipit annonce, sans fausse note, une histoire menée avec brio. A l’aise, en parfait connaisseur de ses protagonistes, pavloviens, intimes littéraires, Guy Rechenmann invite le lecteur assidu à la table de ses hôtes appréciés. On...
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    « Voici le récit qui me tombe dessus, à moi, Anselme Viloc. »L’incipit annonce, sans fausse note, une histoire menée avec brio. A l’aise, en parfait connaisseur de ses protagonistes, pavloviens, intimes littéraires, Guy Rechenmann invite le lecteur assidu à la table de ses hôtes appréciés. On retrouve avec délice cette familiarité de ton et les actions perfectionnistes. L’empreinte poétique « Les trembles frémissent, le vent du sud s’amuse. La table est à l’abri entre ombre et soleil, certains couverts scintillent, gênant, qui sait, deux écureuils jouant à cache- cache à un jet de gland. » affirme une écriture habile et joueuse. L’auteur confirmé délivre une histoire poignante, sincère, plus que plausible. Le style semble le copier -coller d’un cahier du jour qui n’a pas dit son dernier mot. Ce roman est un cri, un rappel aux souvenirs ténébreux, un journal sans date car perpétuel dans sa douleur d’être. Ici, passe, à pas de neige et de grêle un troisième degré, la pudeur du dire sans vaciller, le filigrane d’un concert qui aurait pu voir son jour de gloire, si les hommes ne s’étaient pas trompés de jour. Stable, digne, constant, « Fausse Note » relie une intrigue policière, l’inavouable, la vengeance et ses conséquences. Le flic préféré des lecteurs : Anselme Viloc déterminé et intuitif va remonter le fil du temps. Prenante et percutante, cette histoire élabore l’envergure mémorielle. Le lecteur est plongé tour à tour dans ce passé sombre où l’enfant écartait le voile noir de l’horreur emplit de courants d’air afin d’élever l’astre musical bien plus loin que la barbarie. « Le Petit homme a rayé le 22/12 sur le calendrier, peu importe le jour. » « Il est 18h10, il fait noir et l’appel des déportés a commencé depuis plus d’une heure…. » « Fausse Note » ne dérive pas. Maîtrisé ce roman policier du haut de la cabane de pêcheur inspirante et fidèle, où Anselme Viloc puise les évènements, les faits et ses conséquences est empreint d’un vif et respectable régionalisme. Et lorsque la vague toute en italique vêtue réapparaît « Des flocons de cendres déjà dans le ciel azur non loin de la colonne de fumée voltigent déjà dans le ciel azur, non loin de la colonne de fumée… »le tourment tempête et frappe les volets du temps de sanglots longs, éternisant la lutte pour une rédemption certaine. Ce roman est une bravoure. Sa réussite est telle que l’alliance entre notre contemporanéité et l’époque lugubre ornée d’une lettre Z et de quatre chiffres 5102 transforme ce récit en devoir de mémoire. Sa capacité des dires, son apaisement grâce à Anselme Viloc qui cherche et trouvera, évite le pathos, car dans les lignes se situe la grandeur. La biographie de Charles Rechenmann en pages finales (24/08/1912.15/09/1944.) est un hommage et son sublime fait monter une « Fausse Note » dans les yeux. Reste longtemps après la lecture le regret de n’avoir pu rencontrer en vérité Charles Rechenmann sur la place des Grands-Hommes, fauché en plein vol. Reste la plaque mémorielle et son éternité. Publié par Les éditions Vents Salés. Merci Guy Rechenmann pour cette écriture loyale, et ce roman né du fond de vous-même.

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  • Dès le début de cette nouvelle aventure d'Anselme Viloc, l'auteur nous plonge dans un cauchemar, celui de Monsieur François Frontjoie.

    Sa fille cadette, Pauline, a disparu depuis presque une année, sans que lui, le père, aie fait ce que tout papa aurait fait : déclarer sa disparition à la...
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    Dès le début de cette nouvelle aventure d'Anselme Viloc, l'auteur nous plonge dans un cauchemar, celui de Monsieur François Frontjoie.

    Sa fille cadette, Pauline, a disparu depuis presque une année, sans que lui, le père, aie fait ce que tout papa aurait fait : déclarer sa disparition à la police.

    Puisqu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, il va rencontrer Anselme Viloc qui a été promu au commissariat de Bordeaux sise à Castéja.

    Qui pourrait d'ailleurs mieux qu'Anselme croire à l'histoire de Fançois Frontjoie?

    Anselme s'est remis de sa dépression, il a retrouvé sa famille, il s'est reconstruit et reste attaché à la petite Lily l'héroïne de son enquête au Cap Ferret.
    Il n'est pas un flic super héros dont nous abreuvent tous les médias, il est un homme normal avec pour métier celui de flic : flic de papier car il est plus doué avec la paperasse et que son intuition n'est pas sa qualité première. Il observe, mène ses enquêtes à son allure, doit-on être un "foudre de guerre" pour réussir dans ce métier.

    Donc pas à pas, il remonte tous les indices qui pourraient le mettre sur la piste de Pauline, notamment celle de Julien, jeune homme qu'elle fréquentait.
    Il fait de curieuses rencontres sans jamais se départir de son sens de l'observation, il emmagasine de nombreuses constatations avec l'humanité qui le caractérise.

    Son chef décide de lui adjoindre un équipier celui-ci est affublé d'un zozotement. Ils forment un drôle de duo, aussi différents que possible; façon "Macadam Cowboy".

    Tous les 5 chapitres le lecteur suit l'histoire d'un petit garçon de 6 ans violoniste, qui se trouve dans un camp dirigé par Rudolf.
    Rudolf, homme ordinaire que la guerre a placé là, en Pologne en 1943. La musique est omniprésente et le destin en marche.

    La famille de Pauline : le père nous l'avons rencontré, sa mère, Martina, séparée du père se consacre à l'humanitaire; sa grand-mère est marquée par les années de guerre.
    Après la disparition de Pauline, elle se laisse couler et seule cette litanie sort de sa bouche "Il l'a tuée elle aussi, c'est le diable."

    Pas facile cette enquête, les témoins sont morts sans que notre nouveau duo puisse en prouver l'origine criminelle, et Pauline où est-elle? Est-elle toujours en vie?

    Dans ce deuxième opus Guy Rechenmann a trouvé son personne récurrent, celui qui correspond à ce qu'il aime et que nous aimons, un homme humain, qui sans bruit ni coup férir va dénouer ses intrigues.

    Mais dans ce roman il y a plus, une plume qui se libère ou se trouve, toujours fluide et poétique, une voix particulière, ce petit plus qui fait que le lecteur adhère ou plutôt adopte un personnage récurrent.
    Mais aussi l'histoire avec un grand H de ce petit violoniste de 6 ans qui croupit dans ce camps de concentration et y grandit comme il peut en assistant à des atrocités faites par des hommes qui ne sont pas tous des monstres, juste des hommes qui ne savent rien faire d'autre qu'obéir.
    Même si j'ai découvert un indice, infime mais parlant, Guy Rechenmann maintient le suspense jusqu'au bout avec brio.
    Il sait avec brio nous promener,nous intriguer, nous enlever dans cette histoire...Sans temps mort, sans pathos, juste une belle émotion.

    L'émotion, celle qui nous vient du plus profond de notre être révulsé par les horreurs de certains et l'appréhension d'un monde complexe, quand les coïncidences tissent leur toile.


    Narration poétique mais pas seulement, celle d'un observateur aimant la nature, la vie, les années où
    les agressions d'un monde technologiquement n'a pas encore lieu.

    Là l'écriture est toute en retenue et en émotion à fleur de peau, avec la musique en toile de fond. Les joies et les larmes de ce violon que sait si bien faire vibrer ce petit homme.

    La partition de cette histoire est parfaitement menée, avec son leitmotiv, de mélodie en mélopée, avec le tempo bordelais, vous irez au fil de cette intrigue des trémolos chevillés au corps.

    Allant crescendo jusqu'à ce que la grand messe soit dite.

    Et là lecteur, vous serez orphelin de cette aventure, car vous refermerez à regret ce livre.

    "Fais de tes qualités un rempart et de tes fragilités une force" (père du petit violoniste)
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor février 2019

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