Et rien d'autre

Couverture du livre « Et rien d'autre » de James Salter aux éditions Points

2.736842105

19 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757853382
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

La Seconde Guerre mondiale touche à sa fin. A bord d'un porte-avions au large du Japon, Philip Bowman rentre à New York avec en tête deux obsessions : la littérature et la quête de l'amour. Embauché par un éditeur, il découvre ce milieu très fermé, fait de maisons indépendantes, et encore... Voir plus

La Seconde Guerre mondiale touche à sa fin. A bord d'un porte-avions au large du Japon, Philip Bowman rentre à New York avec en tête deux obsessions : la littérature et la quête de l'amour. Embauché par un éditeur, il découvre ce milieu très fermé, fait de maisons indépendantes, et encore dirigées par ceux qui les ont fondées. Bowman s'y sent comme un poisson dans l'eau, et sa réussite s'avère aussi rapide qu'indiscutable.
Reste l'amour, ou plutôt cette sorte d'idéal qu'il poursuit, et qui ne cesse de se dérober à lui.

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Le courrier des auteurs

James Salter répond à nos questions ! (30/09/2014)

1) Qui êtes-vous ? ! Je suis Marc Amfreville, le traducteur de Et rien d'autre de James Salter, et d'une trentaine de romans américains contemporains. Par ailleurs, j'enseigne la littérature américaine à la Sorbonne. 2) Quel est le thème central de ce livre ? C'est la vie, tout ça (All that is) et rien d'autre. Une vie avec ses peurs, ses passions, ses douleurs cachées et ses espoirs farouches. James Salter l'a dit, il a tout imaginé, et pourtant il y a, à chaque ligne, la force du vrai, le corps du vécu qui se transmet «sous le manteau de la fiction», comme disait Edgar Poe. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Si je devais mettre en avant une phrase, je choisirais un petit paragraphe, un dialogue entre une mère et son fils, alors qu'elle sait qu'elle perd la mémoire et que ses jours de lucidité sont comptés : Ils gardèrent le silence pendant quelques minutes. «J'ai de grandes difficultés. On dirait que je ne peux plus faire les choses, je ne sais pas pourquoi. Quand on meurt, que crois-tu qu'il arrive ? ‒ Tu ne vas pas mourir. ‒ Je sais, mais dis-moi ce qui arrive. ‒ Quelque chose de merveilleux. ‒ Oh Philip. Il n'y a que toi pour dire une chose pareille. Sais-tu ce que je pense ? ‒ Quoi donc ? ‒ Je pense qu'il arrive exactement ce en quoi on croit.» Il se dit qu'elle n'avait pas tort. 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Ce serait peut-être le 5e concerto de Beethoven, pour sa force rayonnante, son énergie, et aussi pour les accents si mélancoliques de son adagio. L'absence du père, la guerre, la mort de la mère,... les traumas qui hantent, qui reviennent en douceur, et qui modifient notre perception de l'ensemble. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Ce que j'aimerais partager avec les lecteurs, c'est précisément cela. La musique de ce texte aux lignes si classiques, traversée par la sourde mélancolie de l'inexorable. Le temps qui s'est déjà enfui. Sans jamais la moindre grandiloquence, au plus vrai de ce que la vie révèle. Sous l'apparence tranquille d'une ligne prévisible de joies et de déconvenues, l'élégance infinie des douleurs qui ne se crient pas, mais que tout le texte donne à lire... Un roman, et rien d'autre.

Contenu proposé par lechoixdeslibraires.com

Les derniers avis

  • 0.05

    Je me permet,une fois n'est pas coutume de faire une critique négative d'un roman (sachant que cette critique ne nuira pas à la carrière de l'auteur)
    Trompée par la 4eme de couverture ,j'ai abandonné la lecture que j'ai trouvé sans intérêt du fait de la lassitude qu'on ressent jusque dans les personnages qui eux même s'ennuient dans leur existences dorées. On attends les événements qui viennent sans arriver à susciter l'engouement et on lit les pages le une après les autres sans réussir à accrocher.
    j'ai pensé a la fin que le titre "et rien d'autre " se justifiait. Pourquoi dans certaines critiques est il qualifié de chef d’œuvre ? Je ne sais pas !

  • 0.05

    Je viens d'abandonner ce livre à la page 147.Pour ma part il n'y à pas d'histoire et c'est un livre ennuyeux.
    Je ne comprends pas le commentaire de François Busnel qui dit au dos du livre "Un très grand livre sur les souvenirs et l'oubli"....

  • 0.05

    « Et rien d’autre » raconte près de 40 ans de la vie d’un homme. Mais difficile de faire ressortir de son histoire des événements particulièrement marquants. Philipp Bowman, lui-même, semble presque sans aspérités, sa personnalité ne nous accrochant guère. Et pourtant, cet homme semble avoir du charisme, car il séduit nombre de jeunes femmes en un claquement de doigts (si lui vieillit, elles ont toujours le même âge). Si facilement, trop facilement. S’ensuivent alors des descriptions de liaisons, malheureusement sans grand intérêt, si ce n’est flatter l’ego de ce cher Philipp.

    Un personnage qui parade, fait des rencontres, mais l’ensemble parait décousu. On passe d’un personnage à un autre, les abandonnant en cours de route, même si James Salter se donne la peine de donner le plus de détails sur leur vie. Mais dans quel but ? Car nous ne les recroiserons plus, aussi l’évocation de leur destin semble bien superficielle. Même le monde littéraire dans lequel Philipp Bowman évolue offre peu de rebondissements, et pourtant, il y aurait tellement à en dire. Je me suis donc ennuyée en lisant ce roman, et pourtant James Salter est un grand écrivain, les critiques étaient dithyrambiques ! Il faut dire que sa plume est belle, majestueuse, et la scène d’ouverture était particulièrement prenante et réussie (on y suit une bataille en plein Pacifique). Mais las, la suite se délite, sans offrir de vrai lien entre les chapitres, entre les différentes histoires qui semblent vivoter les unes à la suite des autres, complètement détachées.

    L’abondance des dialogues est là aussi bien déroutante. Ils semblent souvent creux, et ne font pas forcément avancer l’histoire. Souvent, je me suis demandée, à l’image d’Irène, la femme de Neil, ami de Philipp : « Je ne vois pas l’intérêt de cette conversation » (page 285). En fait, malheureusement, je n’ai pas compris l’enjeu de ce roman. Une vraie déception pour moi, qui ne me donne pas envie d’aller plus loin dans l’oeuvre de Salter…

  • 0.15

    Le dernier roman de James Salter, Et Rien d'autre, est la définition même du livre clivant: certains vont adorer et aduler, d'autres vont trouver insignifiant et laisser de côté. Ça se lit d'ailleurs dans les critiques journalistiques (comment ne pas penser à François Busnel et le magazine Lire qui place le roman en 1ère position des romans étrangers pour l'année 2014).

    Pour ma part, je ferai une critique de normand! Autant j'ai apprécié l'écriture et le style de James Salter, autant je me suis ennuyé à la lecture du roman. J'ai plusieurs fois été proche par lassitude de le refermer sans le terminer. J'ai malgré tout laissé sa chance à l'auteur jusqu'à la dernière page. Je ne cache pas que j'ai lu certains chapitres en diagonale...

    Le thème principal du roman est intéressant: le monde de l'édition aux Etats-Unis à travers la vie et les frasques de Philip Bowman, vétéran de guerre. L'amour et le sexe sont très présents tout au long des pages. Autant cela est souvent osé et explicite, autant ce n'est que rarement vulgaire. Un bon point pour l'auteur.

    Le roman contient une trentaine de chapitres conçue de manière assez similaire: un mélange de dialogue entre les personnages et de récit. C'est en grande partie cette construction de chapitres qui donne un côté très vivant au récit qui m'a permis d'arriver au bout du roman.
    Le style est fluide et plutôt agréable à lire. Il y a de la recherche dans la construction des phrases et le choix des mots. J'ai été d'ailleurs sensible à l'utilisation de mots français par l'auteur. De même, le récit est riche culturellement et sur la vie aux Etats-Unis post 2ème guerre mondiale. On apprend beaucoup de choses.

    Néanmoins, le coté libertin et très sexuel de certains chapitres m'ont paru inopportuns. De même, je me suis perdu au fur et à mesure avec les personnages secondaires et les frasques de Phil.
    Si le début du roman était prometteur, la suite lasse par sa platitude. Je ne m'attendais pas à des rebondissements mais j'espérais que cette description de "l'american way of life" qui est éloquente dans l'ensemble soit encore plus passionnante. Malheureusement cela ressemble plus à une succession d'anecdotes sans trop d'intérêts...

    Pour conclure, je ne regrette pas la lecture de ce roman (l'écriture de Salter est remarquable) mais je m'attendais à un meilleur contenu.
    3/5

  • 0.1

    J'avoue j'ai été un peu déçue par ce livre. Philip Bowman démobilisé après la deuxième guerre mondiale, rentre aux Etats-Unis et entame une carrière dans l'édition comme lecteur. Au fil des années, il deviendra directeur de collection. Le récit de sa vie professionnelle et privée (mariage qui tourne court puis liaisons diverses) ne m'a pas vraiment emballée. Philip Bowman m'a même plutôt ennuyée. Personnage inconsistant, dialogues convenus... Je suis quand même arrivée au bout du livre. Ouf !

  • 0.15

    J'ai longuement hésité entre l'avis de Sandrine et celui de ... François Busnel. Et je me suis lancée dans une lecture attentive, en revenant quelques fois en arrière afin de bien comprendre les petites subtilités dont l'un avait parlé et que peut-être l'autre n'avait pas vues. Et au final, je rejoins l'avis de Sandrine ... C'est un peu beaucoup de vent pour pas grand chose, des mots, de bonnes intentions et certes une écriture stylée. Mais ... en effet, rien d'autre !

  • Lechoixdeslibraires.com

    Des pages d'une beauté poignante sur la famille, le couple, le temps qui passe, le sentiment amoureux... Et puis d'autres sur la solitude ou bien ces instants de bonheur partagé, ceux dont on sait qu'ils sont fugaces, et que c'est cela qui fait leur grâce et leur donne cette force, cette sorte de rémanence, ce magnétisme. Parfois on dirait du bon Woody Allen et parfois c'est plus grave, plus dramatique, plus profond. C'est très très bien.

  • Lechoixdeslibraires.com

    Si l'élégance littéraire avait un nom, elle s'appellerait James Salter et rien d'autre. Empreint de mélancolie et de soif de vivre, le roman de James Salter nous entraîne dans la vie de Philipp Bowman, homme tiré par deux obsessions, la littérature et la quête de l'amour, dans sa traversée de la seconde moitié du 20e siècle. Ciselé comme une pièce d'orfèvrerie, ce roman au charme fou explore subtilement les passions amoureuses et leur affadissement, la vie conjugale et ses délitements, les désirs et leur apaisement, tout ce qui fait vibrer la vie, toute la vie... et rien d'autre !

  • 0.25

    Je ne vais pas résumer le roman ,les lecteurs précédents l'ont fait admirablement.
    j'ai été enchantée durant toute la lecture de ce livre.
    Quelle belle et délicate écriture,c'est élégant et profond.On est dans la vraie littérature classique.A signaler que le héros principal du livre est né la même année que l'auteur...
    De la fin de la guerre du Pacifique à 1985 s'éteint doucement tout un monde d'éditeurs , d'écrivains(reste encore quelques dinausores comme P.Roth).
    Ce livre parle de la fragilité des choses et surtout de l'amour.
    Un vrai coup dde cœur.

  • 0.1

    Démobilisé à la fin de la deuxième guerre mondiale, après avoir servi dans la marine et participé à la bataille d'Okinawa, Philip Bowman arrive à New-York prêt à se lancer dans la vie professionnelle. D'abord tenté par une carrière de journaliste, il déchante très vite devant le manque d'offres d'emploi. C'est finalement la maison d'édition Baum qui lui donne sa chance en l'embauchant comme lecteur, puis directeur de collection. Très heureux dans sa nouvelle vie, il concrétise son bonheur en épousant Vivian, une virginienne issue d'une riche famille de propriétaires terriens. Le mariage tourne court, Vivian le quittant sans faire de bruit, énonçant l'évidence : ils n'ont rien en commun. Suivront d'autres femmes, parfois libres, souvent mariées. Il sera aimé, quitté, trahi, il aimera, quittera, trahira. Mais ses liaisons ne seront finalement que de simples péripéties dans une existence bien remplie, faite de voyages en Europe, de rencontres avec les auteurs, les éditeurs, de soirées, de sorties, de week-ends à la campagne.

    Un héros désincarné qui, s'il éprouve des sentiments, semble loin de toute passion, des femmes objets toujours belles, les pommettes hautes, le nez long, souvent froides, dont on ne connaît jamais les pensées, du sexe à gogo, une cruelle absence des livres -on évolue tout de même dans le monde de l'édition!-, beaucoup de bavardages, de digressions, de détails inintéressants, il faut vraiment faire preuve de bonne volonté pour arriver au bout de cette longue succession d'anecdotes sans grand intérêt. Misogyne, ennuyeux, mondain ...Et rien d'autre ? Ma foi, non !

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