Éparse

Couverture du livre « Éparse » de Lisa Balavoine aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709659840
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

À travers une série de fragments, Lisa Balavoine - la quarantaine, divorcée et mère imparfaite de trois enfants - fait le tour de son existence comme on fait le tour du propriétaire, et signe le roman espiègle et nostalgique de toute une génération.
Convoquant la mémoire de chansons, de films,... Voir plus

À travers une série de fragments, Lisa Balavoine - la quarantaine, divorcée et mère imparfaite de trois enfants - fait le tour de son existence comme on fait le tour du propriétaire, et signe le roman espiègle et nostalgique de toute une génération.
Convoquant la mémoire de chansons, de films, d'événements emblématiques des années 80 à aujourd'hui, entremêlant souvenirs de jeunesse et instantanés de sa vie quotidienne, elle fait de son histoire intime un récit dans lequel chacun peut se reconnaître. Car les questions qu'elle pose (sur l'éternel recommencement de l'amour, sur les héritages et la transmission...) sont les nôtres. Car ses doutes, ses joies, ses peines fugaces ou durables, nous les connaissons. Car les inventaires audacieux qu'elle propose (description à la Perec d'un tiroir de salle de bain, arguments pour ou contre la vie de couple, liste de ses phobies, déclarations d'amour aux acteurs qu'elle a aimés...) nous renvoient à nos propres obsessions.
Telle est la prouesse de ce livre : à mesure que l'auteur rassemble les morceaux de son puzzle personnel et tente l'autopsie de la première moitié de sa vie, c'est le lecteur qui se redécouvre lui-même.

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Les derniers avis

  • 0.25

    la , l' amour , le couple très prenant cette histoire et a découvrir avec plaisir c 'est surement un très bon livre a découvrir

    la , l' amour , le couple très prenant cette histoire et a découvrir avec plaisir c 'est surement un très bon livre a découvrir

  • 0.25

    http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2018/eparse.html

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  • 0.25

    « J’ai l’impression qu’en me défaisant de mon ancienne peau, celle du dessous me correspond vraiment. Je gratte, je creuse, je fore. Je cherche la transparence qui sera l’évidence ».

    Comme bon nombre d’entre nous, sur la planète blogosphère, j’ai découvert Eparse, de Lisa Balavoine,...
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    « J’ai l’impression qu’en me défaisant de mon ancienne peau, celle du dessous me correspond vraiment. Je gratte, je creuse, je fore. Je cherche la transparence qui sera l’évidence ».

    Comme bon nombre d’entre nous, sur la planète blogosphère, j’ai découvert Eparse, de Lisa Balavoine, magnifique premier roman grâce au bouche-à-oreille (je remercie bien sûr les deux amis qui se reconnaîtront sans aucun mal). J’ai très vite pressenti l’urgence de le lire. Intuition féminine (infaillible donc) dirons-nous. Ce qui fut fait. Deux fois. Oui, il m’a fallu deux lectures pour le savourer pleinement, comme il le mérite. Pour mieux me nourrir de ces morceaux de vie épars, en friche, qui me ressemblent tant !

    J’ai plongé dans cet océan d’instantanés posés là, simplement là. Sur du papier. Avec cette impression de miroir, d’écho, de « mais c’est moi ! ». Avec ces larmes qui jaillissent , ces rires qui fusent (car ce roman est également très drôle). Avec cette impression étrange qu’en partageant mes fragments, je me sentirais moins éparse.

    « Il serait question d’aimer, il serait question de raconter. C’est ce qui se fait de nos jours, raconter. Mettre en mots. Encrer. Déverser. La sueur, la moelle, le sang. Le beau comme le sale. Ce qui brûle là, au –dedans.. Une histoire qui se plante de trajectoire. Une histoire qui ne va pas tout droit ».

    Lisa Balavoine a ceci de formidable , sa plume a ceci d’incroyable, d’artistique et de magique, c’est qu’elle fait de son quotidien le nôtre. Les parents, les photos d’eux ensemble que l’on n’a pas ( les photos qu’on n’a pas tout court) , les amours, la maternité, les enfants qui grandissent, le travail, la « galère » et puis pêle-mêle, la musique, le cinéma, les mots qui vont et qui viennent, le temps qui passe… La vie éparse et éparpillée. Parce qu’on n’y peut rien. Parce que c’est comme ça .. Et qu’on a beau gratter, et gratter, il faut faire avec … Ou sans… La vie avec ses fractures, ses doutes, ses fêlures, ses désirs, ses joies infinies. Avec cette soif d’amour, aussi grande que petite est la confiance en soi .

    « Vous faites de cette quête l’essence même de ce que vous êtes, une petite fille qui a souffert de grandir toute seule dans le corps d’une femme qui veut croire qu’elle ne dépend de personne ».

    Alors, pour conclure, parce qu’li faut bien, je dirai qu’Eparse a fait remonter en moi des moments anesthésiés, des cicatrices que je pensais enfouies sous la peau, des manques absolus et définitifs. Mais aussi tous ces morceaux disséminés qu’il ne faut après tout peut-être pas essayer de recoller « Et de garder au fond de moi l’assurance qu’un jour, les regrets peuvent devenir de doux souvenirs ». De toute façon, je n’ai jamais été la reine du puzzzle..

    Au fil des pages, Lisa Balavoine, avec un talent fou, m’a permis de comprendre que chacun assemble après tout comme il peut les morceaux du puzzle de sa vie . De ses vies. Sachant qu’on peut toujours être heureux.

    Bon, je réalise que cette chronique est sans doute un peu brouillon… Un peu « éparse », mais elle est le fruit sincère d’une lecture bouleversante, puissante, passionnante.

  • 0.2

    Ce livre est une sorte de fourre-tout de pensées et de réflexions éparses, sorte d’inventaire à la Prévert, qui mises bout à bout font la trame d’une vie.
    Lisa Balavoine porte un regard sans concession sur son corps, sur ses amours, sur ses relations tumultueuses avec sa mère.
    Elle nous livre...
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    Ce livre est une sorte de fourre-tout de pensées et de réflexions éparses, sorte d’inventaire à la Prévert, qui mises bout à bout font la trame d’une vie.
    Lisa Balavoine porte un regard sans concession sur son corps, sur ses amours, sur ses relations tumultueuses avec sa mère.
    Elle nous livre quelques réflexions de ses enfants avec humour et tendresse.

    Quel que soit l’âge du lecteur, je suis sûre que chacun y trouvera quelque chose qui lui ressemble, tant tout est précis, criant de vérité.
    C’est drôle, souvent, c’est nostalgique aussi, c’est formidablement bien écrit par une auteure dont on n’a pas fini d’entendre parler.

  • 0.25

    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/02/eparse-de-lisa-balavoine.html

    Voilà un premier roman qui enflamme la blogosphère en ce moment, je l'ai également adoré mais j'ai eu beaucoup de mal à en rédiger la chronique tellement il est particulier.

    Dans ce livre autobiographique, Lisa...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/02/eparse-de-lisa-balavoine.html

    Voilà un premier roman qui enflamme la blogosphère en ce moment, je l'ai également adoré mais j'ai eu beaucoup de mal à en rédiger la chronique tellement il est particulier.

    Dans ce livre autobiographique, Lisa Balavoine, la quarantaine, divorcée, trois enfants, dresse une sorte de bilan de sa vie.
    Elle évoque le divorce de ses parents, la petite fille seule et triste qu'elle ressent recroquevillée à l'intérieur d'elle-même, et résume sa blessure dans cette phrase : " Je n'ai aucun souvenir de mes parents ensemble." qui n'est pas sans rappeler les propos de Sophie Lemp dans son livre "Leur séparation"... Elle parle des dérives de sa mère, de son incapacité à la comprendre et de leur relation manquée, des défenses qu'elle a du édifier "j'ai bâti des murs autour des carences, édifié des remparts autour des douleurs"
    Elle évoque la douleur de la fin de son couple "La meurtrissure est profonde lorsque l'histoire s'arrête, que la fin soit écrite par l'un ou par l'autre " , "Il faudrait laisser partir, quand il est temps, l'espoir fou d'un amour constant ", et confie son impression d'osciller entre les pleins et les vides en ayant ses enfants une semaine sur deux. Elle définit également en quelques mots ses insuffisances dans ses relations amicales "personnellement, je ne sais pas si je me serais choisie comme amie"...

    Mais l'originalité de ce livre tient à la forme que l'auteur a adoptée. Elle emploie des phrases ultra courtes imprimant un rythme saccadé à son récit, après avoir été assez surprise par son style je me suis laissée embarquée par son récit fait de listes entrecoupées de paroles de chansons et de bons mots de ses enfants que j'ai ressenti comme des respirations dans son récit qui parfois donne le vertige. Et cerise sur le gâteau, elle invente des nouveaux mots dont elle nous donne les définitions toutes plus savoureuses les unes que les autres...

    " Des listes, de la musique et des histoires d'amour ratées. Un bon résumé de ma vie"

    Quelques exemples de listes : une liste (tellement vraie) des conseils entendus pour trouver un conjoint, une liste "on ne m'avait pas dit"... face au comportement de sa fille de quinze ans, une liste très drôle des arguments pour et contre la vie commune...

    Quelques exemples de mots inventés :
    Archéolovie (n.f.) : Étude approfondie d’histoires d’amour anciennes reposant sur la collecte de leurs traces sensibles et de leurs preuves matérielles.
    Exclusivisme (n.m.) : droit imaginaire que l’on s’octroie de posséder l’amour exclusif de quelqu’un que l’on aime à l’exclusivité de tout autre.
    Mélancollection (n.f.) : ensemble de données tangibles qui, accumulées, constituent le terreau fécond d’une tristesse ressentie de manière régulière et douloureuse.

    Dans ce roman au titre tout à fait approprié, Lisa Balavoine nous confesse de façon éparpillée ses souvenirs, ses pensées, ses désillusions pour établir son bilan de milieu de vie, le tout sans ordre logique. Son mal être, sa nostalgie transpirent dans son récit, camouflés sous une belle dose d'humour et d'autodérision. Elle se met à nu, ne s'épargne pas. Elle nous livre le regard qu'elle porte sur sa vie dans un témoignage qui devient portrait d'une génération "gens de quarante ans, des enfants au bout des bras, des existences cabossées, des plaies mal refermées" mais qui parlera à chaque lecteur ou lectrice quelque soit son âge tellement c'est criant de vérité. Un livre original, audacieux, inventif qui m'a beaucoup évoqué Quand le diable sortit de la salle de bain de Sophie Divry. Un "objet littéraire non identifié", sorte d'OVNI littéraire qui fait un bien fou. Voici une auteur à l'avenir très prometteur.

  • 0.25

    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/01/eparse-de-lisa-balavoine.html

    J’ai presque envie de juste écrire « LISEZ-LE ! » parce qu’il peut être difficile d’en parler tant il est intimiste pour elle et pour nous. Parce qu’on a envie de l’apprendre par cœur mais aussi de le garder pour...
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    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/01/eparse-de-lisa-balavoine.html

    J’ai presque envie de juste écrire « LISEZ-LE ! » parce qu’il peut être difficile d’en parler tant il est intimiste pour elle et pour nous. Parce qu’on a envie de l’apprendre par cœur mais aussi de le garder pour soi. Alors oui, lisez-le absolument mais je vais quand même tenter de vous expliquer pourquoi. Même si je sais qu’aucun mot ne sera assez juste, assez fort pour vous expliquer ce que j’ai réellement ressenti.

    En ouvrant Éparse, on fait les gros yeux, que sommes-nous en train de lire ? Dans quoi l'auteure va-t-elle nous embarquer ? Embarquer c’est le verbe parfait, ou peut-être transporter … Toujours est-il que si l’on peut être déstabilisé dans un premier temps, on finit par totalement se fondre dans ses pages. Dans sa vie. Lisa Balavoine dresse les instantanés de ces quarante premières années de vie. Quelques dix ans nous séparent elle et moi et pourtant instantanément je me retrouve en elle. Elle jette là des bouts de vie. Elle décortique la vie. Dans le désordre mais qu’importe. On se nourrit de ses évocations de l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et surtout l’amour. On se nourrit et on transpose.
    Elle se livre sur cette relation complexe avec ses parents surtout avec la mère, cet amour balloté. Le réconfort des grands-parents et ce grand-père si important qui un jour oublie qui elle est. La connaissance de soi, adolescente mais aussi adulte. Elle raconte les draps froissés. Elle raconte sa maternité. Son rapport au corps, sa féminité, ce temps qui glisse sur sa peau et qui marque. Elle raconte ses rencontres qui deviennent les nôtres.
    Elle raconte l’amour. L’amour, le ciment de la vie, le ciment de ce livre. Parce que oui, un jour on aime, on construit une vie belle et douce, on fonde une famille. De cet amour infini que l’on pense intarissable. Et puis un jour on désaime. On désaime presque aussi vite qu’on a aimé « Jeune femme bien sous tous rapports quitte homme bien sous tous rapports. ».
    Alors il y a les souvenirs qui tambourinent à la porte du cœur, les solitudes qui laissent le corps aussi froid que plein. Qu’importe si nous sommes celui ou celle qui part, il y a toujours ces fantômes, ces sentiments qui nous collent aux baskets. Ces et si, ces pourquoi. Mais il faut avancer malgré les amours ratées, malgré une enfance bancale.

    Éparse, c’est parfois cru et drôle, comme l’est notre vie et toujours percutant. Il y a du Prévert dans ces mots là, mais il y a surtout du Lisa, du toi et du moi. Une écriture singulière faite d’anecdotes, de listes, de mots inventés car il n’est pas rare que ce que nous ressentions n’existe nulle part dans le dictionnaire. Une forme d’écriture déroutante frénétique mais si fluide, si prenante, si pure. Si libre finalement.
    Éparse comme une musique de vie que l’on compose au fil du temps. Une partition que l’on ne déchiffre pas toujours. Inachevée. Mais qu’importe elle est belle et forte cette musique qui emplie notre cœur. Et qu’importe si tout est vrai ou non, l’important c’est ce que ce livre, cet OVNI littéraire nous fait ressentir. C’est ce coup qu’on se prend dans la poitrine, cet uppercut qui vous met KO. C’est ce sourire songeur aussi qui signifie « oh comme je vous comprends chère Lisa », « parle-t-elle d’elle ou de moi ? ». C’est ce sourire de partage, même quand c’est triste ou douloureux. Ce sourire fraternel.

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