Entrez dans la danse

Couverture du livre « Entrez dans la danse » de Jean Teulé aux éditions Julliard
  • Date de parution :
  • Editeur : Julliard
  • EAN : 9782260030119
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement / Et s'est répandue dans Strasbourg / De telle sorte que, dans leur folie, / Beaucoup se mirent à danser / Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois / Sans interruption, / Jusqu'à tomber inconscients. / Beaucoup sont morts.
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Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement / Et s'est répandue dans Strasbourg / De telle sorte que, dans leur folie, / Beaucoup se mirent à danser / Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois / Sans interruption, / Jusqu'à tomber inconscients. / Beaucoup sont morts.
Chronique alsacienne, 1519

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  • Un fait historique hallucinant qui sous la plume de Jean Teulé prend une force époustouflante !!!

    Un fait historique hallucinant qui sous la plume de Jean Teulé prend une force époustouflante !!!

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  • Une explication de l'expression "la danse de Saint Guy" ? en tout cas une Histoire de la ville de Strasbourg au XVIème siècle racontée par un auteur à la langue crue , nous enfonçant dans un monde sordide, crasse et incompréhensible. Rien ne nous est épargné : des descriptions des corps obscènes...
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    Une explication de l'expression "la danse de Saint Guy" ? en tout cas une Histoire de la ville de Strasbourg au XVIème siècle racontée par un auteur à la langue crue , nous enfonçant dans un monde sordide, crasse et incompréhensible. Rien ne nous est épargné : des descriptions des corps obscènes aux vers dansants des cadavres. Typique de l'écriture de Jean Teulé qui emprunte à la langue du XVIème siècle, au langage populaire et qui colle aux évènements. J'ai retrouvé les descriptions et les thèmes déjà présents dans Mangez le si vous voulez… Un roman qui bouge, qui dérange tout en écorchant au passage l'homme d 'église et l'homme politique de l'époque.

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  • C'est un fait divers oublié que Jean Teulé a déniché pour s'inspirer de ce nouveau roman.

    Cela se passe à Strasbourg le 12 juillet 1518. Une épidémie de danse s'est emparée des habitants de la ville. Une danse folle, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à la mort souvent. Hystérie collective...
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    C'est un fait divers oublié que Jean Teulé a déniché pour s'inspirer de ce nouveau roman.

    Cela se passe à Strasbourg le 12 juillet 1518. Une épidémie de danse s'est emparée des habitants de la ville. Une danse folle, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à la mort souvent. Hystérie collective ?

    Quelle est la raison de ce mal ?

    Le monde médical, politique et religieux essaient de comprendre.
    Est-ce l'ergot de seigle, le démon ???

    Quelqu'un sera-t-il capable d'éradiquer l'épidémie ?

    Un peuple malmené par la famine, le froid, les épidémies de peste, choléra, syphilis, une armée turque à l'approche de la ville ..... voilà le contexte !

    Enneline vient de jeter son bébé dans la rivière n'ayant plus de quoi le nourrir, elle est rongée par les remords mais est-ce pire que d'autres qui mangent leur enfant faute de mieux ?

    Oh c'est noir, sordide mais avec un humour et un vocabulaire pas piqué des vers comme seul Jean Teulé en est capable.

    J'avais peut-être trop d'attente, j'avais tant aimé "Le magasin des suicides", j'ai tout de même passé un bon moment.

    Ma note : 7/10

    Les jolies phrases

    Alors pourquoi le clergé de Strasbourg devient-il si riche ? Si c'était un bienfait d'être autant dans l'opulence Jésus n'aurait pas choisi de vivre pauvrement.

    Quand je pense qu'il y a quelques années Erasme avait écrit des Strasbourgeois : "La discipline des Romains, la sagesse des Athéniens, la sobriété des Spartiates. Putain, s'il revenait en ville il ferait une drôle de gueule au milieu des agités du cul.

    Un pied d'organiste enfonce une pédale. Une stridence déclenche des secousses dans des épaules des paroissiens. Une mélodie s'installe. Les bassins de ceux venus à la messe ondulent. Et allons-y, le cantique. Oui, c'est un flash mob !...

    https://nathavh49.blogspot.com/2018/06/entrez-dans-la-danse-jean-teule.html

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  • Une terrible « peste dansante », comme l’avait qualifiée Shakespeare, s’est déclenchée le 12 juillet 1518, à Strasbourg. Oublié, passé sous silence parce que très dérangeant et surtout gênant pour les puissants, il fallait sortir cet épisode incroyable des ouvrages spécialisés afin de le livrer...
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    Une terrible « peste dansante », comme l’avait qualifiée Shakespeare, s’est déclenchée le 12 juillet 1518, à Strasbourg. Oublié, passé sous silence parce que très dérangeant et surtout gênant pour les puissants, il fallait sortir cet épisode incroyable des ouvrages spécialisés afin de le livrer au grand public comme Jean Teulé l’a fait, avec le talent qu’on lui connaît.
    Entrez dans la danse ! J’ai été choqué, époustouflé, emporté par cette fièvre causée par la misère extrême, la faim, les malheurs accumulés sur une cité où l’on parle « un dialecte allemand strasbourgeois piqueté de mots français. »
    Enneline n’ayant plus de lait pour nourrir son enfant le jette du haut d’un pont pendant qu’un couple de tonneliers termine son atroce repas devant la carcasse de leur petite fille qu’ils ont fait griller… C’est le sort de notre humanité qui pousse les plus démunis aux actes les plus extrêmes alors qu’une minorité accumule les richesses et gaspille tant et plus. Il en était ainsi, en Alsace, au début du XVIe siècle.
    Puis, Enneline sort dans la rue et se met à danser. Le tonnelier la rejoint, prend sa main et « ils dansent la carole au milieu de la rue… » Le mari d’Enneline est graveur et quelques-unes de ses œuvres jalonnent la lecture. C’est ainsi que débute le livre et je n’ai eu qu’une envie : en savoir plus et, surtout, tenter de comprendre !
    Pour en savoir plus, l’auteur nous emmène à la mairie où l’Ammeister Andreas Drachenfels tente de savoir quelle est cette épidémie car de plus en plus de danseurs envahissent la rue du Jeu-des-Enfants et la ville, insensibles à la fatigue, à la douleur, aux blessures.
    Strasbourg était une ville prospère, « une perle républicaine, enchâssée dans le Saint-Empire romain germanique » mais maladies contagieuses, grands froids, inondations plus une sécheresse interminable ont causé une misère absolue. Pendant ce temps, moines et curés hurlent « Cessez de danser ! » alors qu’ils accumulent les richesses, que leurs celliers regorgent de nourriture, qu’ils font tout payer au prix fort et réclament, en plus, de l’argent pour que le pape puisse faire construire une belle basilique, à Rome.
    La ronde est folle. Tout est tenté sauf l’essentiel. Le prince-évêque Guillaume de Honstein propose des solutions radicales alors qu’on dénombre mille danseurs, sur seize mille habitants. La querelle entre le pouvoir civil et le pouvoir religieux est édifiante. Ce dernier, pourtant menacé par un certain Martin Luther, assène : « Quant à la misère, elle est une grâce divine. »
    Il ne faut pas en dire plus car le récit de Jean Teulé va au bout de cette histoire hors du commun, sans lésiner sur le vocabulaire, toujours cru et réaliste. Entrez dans la danse, un court roman de ce mois de janvier 2018 à lire d’urgence !
    Merci à Lecteurs.com et aux éditions Julliard pour m'avoir permis de lire Entrez dans la danse, pour le Club des Explorateurs.

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  • Jean Teulé n’a pas son pareil pour nous dénicher des faits historiques et en faire des histoires aussi pittoresques que déroutantes.
    Cette fois ci, nous sommes à Strasbourg, en 1518, au cours de l’été, la population a faim, soif, et désespérée. Elle tue ses enfants quand elle ne les dévore...
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    Jean Teulé n’a pas son pareil pour nous dénicher des faits historiques et en faire des histoires aussi pittoresques que déroutantes.
    Cette fois ci, nous sommes à Strasbourg, en 1518, au cours de l’été, la population a faim, soif, et désespérée. Elle tue ses enfants quand elle ne les dévore pas…..
    Enneline, vient de jeter son enfant dans la rivière, pour l’épargner…est ce la tristesse qui conduit à la folie ? Elle va se mettre à danser pour ne plus s’arrêter…contaminant par la même tous ceux qui vont l’approcher.
    La grande force de Jean Teulé, c’est d’arriver à nos transporter dans une situation, de sentir les odeurs, de vivre à la place de ses personnages, d’être partie prenante de cette tragédie.
    La bourgeoisie, l’église, chacun est écorné, dans ce court roman aux allures apocalyptiques, avec une interrogation, comment cela va t’il se terminer ?

    Si vous vous surprenez à taper du pied, vous n’êtes pas fou, juste pris par ce texte, par le vocabulaire fleuri de l’auteur, par son sens inné du récit.
    Alors, n’attendez pas et entrez, vous aussi, dans la danse !!

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  • Et oui cela arrive, je me suis ennuyé a lire ce livre et difficile d arriver au bout...

    Et oui cela arrive, je me suis ennuyé a lire ce livre et difficile d arriver au bout...

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  • Entrez dans la danse, de Jean Teulé, commence par une scène se passant à la fin du Moyen-Åge, à Strasbourg. Nous sommes en juillet 1518, dans une ville qui a subi les assauts de la météo avec des périodes de grand froid, d’inondations, de sécheresse et où la famine frappe les familles.

    Une...
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    Entrez dans la danse, de Jean Teulé, commence par une scène se passant à la fin du Moyen-Åge, à Strasbourg. Nous sommes en juillet 1518, dans une ville qui a subi les assauts de la météo avec des périodes de grand froid, d’inondations, de sécheresse et où la famine frappe les familles.

    Une jeune femme, Enneline, sort de chez elle avec un nourrisson dans les bras. Là, on entre aussitôt dans le vif du sujet puisqu’au bout d’une courte promenade qui la conduit à un pont : « Au milieu de cette passerelle, elle s’arrête et jette son enfant à la rivière. » Elle revient ensuite chez elle, ouvre la porte de l’atelier de gravure où travaille son mari. Celui-ci lui demandant si elle l’a fait, lui dit qu’elle aurait dû le laisser y aller mais qu’il n’y avait pas d’autre solution, qu’elle n’aurait pas pu le nourrir : « Et puis c’est mieux que de l’avoir mangé comme d’autres le font. » Enneline ne répond rien, sort dans la rue et se met à danser.
    Elle est la première touchée par cette épidémie de danse aussi étrange que tragique qui va conduire les gens dans la rue pendant deux mois dans une hystérie collective de gesticulations effrénées qui les conduiront jusqu’à l’épuisement et très souvent jusqu’à la mort.
    Le maire, Andreas Drachenfels, pour essayer de comprendre ce qui se passe et tenter de sauver sa ville, consulte les membres de la corporation des médecins formés à l’université de la ville, invite également Guillaume de Honstein, élu à la tête du diocèse de Strasbourg et ainsi politiques, médecins, religieux tentent de percer le mystère sans y parvenir.
    En effet, il ne peut s’agir de crise d’épilepsie collective car absence constatée de bave écumeuse et d’un râle saccadé d’étranglement, ni du feu de Saint-Antoine car il n’y a quasiment plus de céréales et les convulsions engendrées par l’ergotisme ne ressemblent en rien à de la danse, ni de ce qui est nommé par erreur « danse » de Saint-Guy, puisque ce n’en est pas une.
    Et si l’épidémie était d’origine divine ? Jean Teulé, fidèle à lui-même, avec cette langue si particulière, faite d’un mélange d’argot d’aujourd’hui et de mots de l’époque, son verbe truculent, son vocabulaire fleuri n’hésite pas à bouffer du curé. Parlant des représentants de Dieu : « Ils proposent également des indulgences comme si le ciel était en période de soldes : Trois kreutzers pour une année de moins de purgatoire après votre mort ! Trois kreutzers seulement ! Pour cent florins, quels qu’aient été vos péchés, c’est le Paradis direct ! Qui n’achète rien va en chier au moment du Jugement dernier ! »

    Jean Teulé nous offre là un roman captivant qui se déroule dans une époque difficile et une fresque colorée de la société où l’Église et la bourgeoisie se livrent un duel sans merci.
    Et si cette frénésie de danse était un simple exutoire au malheur ? Entrez dans la danse et dévorez cette histoire !

    Merci à Lecteurs.com et aux éditions Julliard pour ce roman lu dans le cadre du "Club des Explorateurs".

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  • En 1518, Strasbourg est au plus mal : des intempéries inouïes, des récoltes anéanties, suivi d’un été caniculaire mettent la cité dans une situation terrible. En 1518 Strasbourg souffre, la Peste Noire n’est pas si loin, la suette, la syphilis, la dysenterie décime la population. En 1518,...
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    En 1518, Strasbourg est au plus mal : des intempéries inouïes, des récoltes anéanties, suivi d’un été caniculaire mettent la cité dans une situation terrible. En 1518 Strasbourg souffre, la Peste Noire n’est pas si loin, la suette, la syphilis, la dysenterie décime la population. En 1518, Strasbourg a peur d’une invasion turque qu’on ne voit jamais mais que tout le monde pense imminente. Surtout, en 1518, Strasbourg a faim, tellement faim qu’elle mange du papier, de la terre, du bois, et parfois même les enfants qu’elle ne peut plus nourrir. Une jeune femme, qui vient de jeter dans l’Ill un bébé qu’elle est incapable de nourrir (au moins elle ne l’a pas bouffé) se met à danser dans la rue sans raison, et sans s’arrêter. Des voisins commencent à l’imiter et bientôt, c’est plusieurs milliers de strasbourgeois qui dansent frénétiquement sans raison, sans jamais s’arrêter, jusqu’à tomber mort sur place. Pendant que le maire s’arrache les cheveux pour essayer d’endiguer ce que les médecins ne peuvent expliquer, l’évêque de Strasbourg, enfermé dans son avarice et ses certitudes, spécule sur le prix des denrées alimentaires qu’il cache dans ses greniers. Jean Teulé nous offre un livre assez court mais truculent sur un fait historique avéré mais mal connu et surtout jamais expliqué. Il décrit, avec le verbe cru qui fait son charme, les horreurs d’une situation extrême sans jamais donner une explication médicale ou psychiatrique définitive. Cette danse frénétique, née d’un désespoir intense, sert de terreau à la naissance et à la diffusion des idées de Martin Luther, qui envahiront l’Europe à une vitesse vertigineuse. L’Eglise Catholique, incarnée ici par le Prince Evêque, creuse sa propre tombe en se comportant de façon ignominieuse, drapé dans ses certitudes et vendant (cher) des indulgences comme seule solution à la crise qui secoue la ville. En se comportant ainsi, elle justifie et même provoque l’adhésion de la Ville aux idées toutes neuves du Protestantisme. Mais au-delà ce cela, c’est l’histoire d’une épidémie de désespoir qui secoue une ville jusque là prospère, et qui se caractérise de façon étrange, par une danse frénétique que rien n’arrête. Le roman est, comme toujours, très documenté, il romance une histoire bien réelle que la grande Histoire avait pudiquement oublié, il décrit par le menu ce que représente la vie dans une ville-République en début du XVIème siècle. Surtout, il met en scène un pouvoir politique dépassé et un pouvoir spirituel en complète décadence, et en cela, l’épatant « Entrez dans la danse » est un roman assurément moderne !

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  • Au XVIème siècle Strasbourg est une ville rattachée au Saint-Empire romain germanique.
    C’est une ville riche car elle est le carrefour commercial au cœur de l’Europe.
    Son commerce fait qu’elle est qualifiée de grenier à grain de l’Empire et elle spécule sur les céréales, le domaine vinicole...
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    Au XVIème siècle Strasbourg est une ville rattachée au Saint-Empire romain germanique.
    C’est une ville riche car elle est le carrefour commercial au cœur de l’Europe.
    Son commerce fait qu’elle est qualifiée de grenier à grain de l’Empire et elle spécule sur les céréales, le domaine vinicole n’est pas en reste.
    De plus son artisanat est aussi très réputé et exporté.
    Son enrichissement est dû, aussi, au fait des taxes appliquées sur les transactions de tout ce qui passe par son port.
    Alors que s’est-il passé en 1518 ?
    Mais cette image d’Epinal est mise à mal par une crise qui dure depuis trois ans et l’hiver a été particulièrement rigoureux.
    A la famine, s’ajoutent la syphilis, la peste, le choléra et la suette (maladie infectieuse qui donne de fortes fièvres et qui vous mène de vie à trépas en moins de quarante-huit heures).
    Rue du Jeu-des-Enfants, deux couples sont voisins.
    Enneline et Melchior Troffea sont graveurs-imagiers et Attale et Jerôme Gebviller sont tonneliers.
    En ce jour du 12 juillet 1518, Enneline quitte la maison pour aller noyer son enfant de trois mois, car elle n’a plus de lait et le couple sait qu’ils ne pourront pas le nourrir. En face Attale et Jerôme, eux finissent leur repas, et c’est leur enfant qu’ils ont mangé, « Sur le plateau circulaire du demi-muid sans nappe, un rai de clarté rouge illumine, à l’intérieur d’une écuelle en terre, la carcasse étêtée aux côtes grillées qu’on pourrait croire d’un cochon de lait mais c’est celle d’une enfant. »
    Enneline après avoir jeté son enfant à la rivière rentre chez elle et à la question de son mari, elle répond oui et ce sera son dernier mot. Celui-ci n’a pas le temps de la prendre dans ses bras pour la consoler, puisque Enneline sort et se met à danser, plutôt agiter ses membres en tous sens, sans pouvoir s’arrêter et elle devient contagieuse. Elle sera suivie par de nombreux autres.
    Les corps sont en charpie, les morts ne se comptent plus.
    Cependant chez certains il y a abondance de vivre.
    Les grandes instances de toute obédience se réunissent pour savoir comment endiguer cette épidémie. Ils ont fait plus vite que pour pallier l’absence de nourriture de ces pauvres gens. L’Eglise y voyait la colère de Dieu. Les médecins après avoir écarté les théories de l’intoxication à l’ergot de seigle, la danse de Saint-Guy et autres fariboles, ont dû se rendre à l’évidence, c’était la danse du désespoir, quand on n’a plus rien, seul notre corps nous appartient encore, alors autant le faire danser.
    L’auteur n’épargne ni les politiques ni les autorités religieuses, car elles ne pratiquent pas la charité, elles aussi spéculent, mais en plus elles font payer des « indulgences » pour l’édification de la basilique romaine.
    Si l’on fête les 500 ans de cette étrange danse, il ne faut pas oublier qu’elle est due à une souffrance psychologique extrême, entraînée par la conjugaison de l’angoisse et de la malnutrition.
    Jean Teulé, nous racontait lors d’une conférence, qu’on lui avait rapporté des phénomènes similaires dans les pays en guerre comme la Syrie et cela de nos jours.
    Le style inimitable de l’auteur, cette façon de s’adresser au lecteur comme s’il était en face de lui, sans pour autant perdre en qualité littéraire, est unique.
    Les mots justes, sur des faits mis en images, un vocabulaire choisi et d’époque, accolé à des expressions très contemporaines, donnent une saveur particulière à ce roman.
    Car habileté il y a chez Jean Teulé de s’emparer d’un fait historique et de le faire revivre.
    Cet évènement devrait nous faire réfléchir sur le monde tel qu’il est aujourd’hui.
    Chantal Lafon-Litteratum Amor 2 mars 2018.

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  • Livre sur la religion? Livre sur la folie? Livre sur la misère? Ou tout cela à la fois?
    Ce roman tiré d'un fait réel commence d'une façon dramatique et se poursuit par des scènes assez ahurissantes mêlées à l'Histoire de l'Alsace.

    Enneline, jeune maman marche dans les rues de Strasbourg...
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    Livre sur la religion? Livre sur la folie? Livre sur la misère? Ou tout cela à la fois?
    Ce roman tiré d'un fait réel commence d'une façon dramatique et se poursuit par des scènes assez ahurissantes mêlées à l'Histoire de l'Alsace.

    Enneline, jeune maman marche dans les rues de Strasbourg tenant dans ses bras son bébé, parvenue près d'un pont elle jette son enfant dans l'eau puis revient chez elle. A son mari qui lui demande si elle l'a fait elle ne répond rien puis elle sort de son domicile et se met à danser dans la rue.
    Bientôt toute la ville est prise d'une frénésie dansante et tout le monde danse sans s'arrêter.

    Entre misère noire où les familles en viennent à manger leurs enfants, le monde religieux qui change on se trouve confronté à des situations dramatiques, dégoutantes car l'auteur ne fait pas dans la dentelle mais aussi parfois émouvantes.

    D'une plume alerte et vivante (trop parfois car trop visuelle) Jean Teulé nous emporte dans cette folie monstrueuse qui s'empare de Strasbourg.

    Un roman étonnant qui ne laisse pas indiffèrent. Qu'on aime ou pas la plume de l'auteur on peut dire qu'à chaque fois il nous propose des histoires vraiment étonnantes.

    A vous de voir si celle-ci pourra vous convenir (cœurs pas bien accrochés s'abstenir toutefois).

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