En douce

Couverture du livre « En douce » de Marin Ledun aux éditions Ombres Noires

3.818181818

11 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Ombres Noires
  • EAN : 9782081389847
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Sud de la France.
Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l'avoir séduit, sa geôlière, Émilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit seule dans son chenil, au milieu de nulle part.
Elle lui apprend que, cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été... Lire la suite

Sud de la France.
Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l'avoir séduit, sa geôlière, Émilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit seule dans son chenil, au milieu de nulle part.
Elle lui apprend que, cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d'un chauffard.
L'accident lui a coûté une jambe. Le destin s'acharne.

La colère d'Émilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance.

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Le courrier des auteurs

Marin Ledun répond à nos questions ! (30/11/2016)

1) Qui êtes-vous ? ! Marin Ledun, romancier, terrien et amoureux. 2) Quel est le thème central de ce livre ? «En douce» est l'histoire d'une déclassée qui cherche à comprendre le monde dans lequel elle vie et à y trouver sa place, une femme bouillonnante qui relève la tête et cherche à comprendre ce qui n'a pas fonctionné dans sa vie et dans la société dans laquelle elle a grandi. Emilie est un personnage formidablement positif. Elle vibre d'une conscience exacerbée de la vie, puissante, violente, presque incontrôlable. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Sans hésiter, celle-ci : «Emilie n'eut pas à attendre longtemps. Le film de sa propre histoire se lança tout seul. Tout y était. L'image était parfaite.» Je crois qu'elle résume assez bien l'esprit d'En douce. Une écriture sobre, visuelle, sur la forme. Elle éclaire également sur le coeur de l'intrigue du roman : la petite histoire d'Emilie, son Autre histoire, celle qui fait d'elle, comme chacun d'entre nous, un être singulier. 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? La musique composée par Goran Bregović pour le film Le temps des gitans d'Emir Kusturica, en particulier le titre Ederlezi. L'interprétation de Vaska Jankovska est subliment. Il y chante a cappella l'histoire d'un jeune homme obligé de rester à l'écart pendant la fête de la Saint-Georges, l'Ederlezi. Sa voix aigüe pourrait être celle d'Emilie. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? L'amour de la vie que les personnages de mes romans, même les plus désespérés, éprouvent, au point de vouloir renverser l'ordre, résister, casser les codes et le système. 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? Je ne suis pas un homme de rituels, je l'avoue, mais j'aime écrire en sachant ceux que j'aime dans les parages. 7) Comment vous vient l'inspiration ? Au sens étymologique du terme, inspirer, c'est «insuffler dans...» Cela résume assez bien la façon dont mes histoires naissent de tout cet air, cette matière environnante qui m'envahit d'une manière ou d'une autre, sous forme de musique, de films, de livres, de rencontres, de scènes de la vie courante. Le romancier est comme une éponge qui boit le monde qui l'entoure. 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ? L'écriture est arrivée par amitié et par amour, d'abord, quand adolescent je correspondais avec les personnes qui m'étaient chères, puis par colère, ensuite, quand, épuisé par mon travail, j'ai eu besoin de mettre des mots pour décrire ce que je ne comprenais pas du monde qui m'entourait. 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ? Mon premier choc fut, sans hésiter, Le petit arpent du bon Dieu et La route au tabac d'Erskine Caldwell, deux romans magnifiques, forts, durs, dans lesquels l'auteur réussit des descriptions précises de la société rurale américaine de la crise de la fin des années 20 tout en auscultant les corps de ses protagonistes. Caldwell est pour moi l'un des pères du roman noir. 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! A raconter l'Autre histoire, celle des hommes et des femmes que l'on ne retrouve que rarement dans les livres de l'histoire officielle.

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Les derniers avis

  • 0.2

    J’ai été assez déstabilisée avec ce roman qui avait tout pour me faire penser à un thriller glauque dans la veine de Giebel (Les morsures de l’ombre) ou du King (Misery).
    Effectivement, on se retrouve entrainer dans une affaire de séquestration mais au final il s’agit plus là d’un roman social plutôt qu’un thriller

    Simon Diez, est un jeune homme sans histoire qui, un soir de 14 juillet, flashe sur une femme sympathique et assez entreprenante. Conduit dans son mobil-home parqué sur le terrain du chenil où elle travaille, Simon se retrouve alors pris entre les griffe d’une Emilie, assoiffée de vengeance. Accidentée de la route dans années auparavant, Emilie a perdu une jambe. Depuis, cette ancienne infirmière, en rupture sociale n’a eu de cesse de sombrer dans la dépression, humiliée, isolée et complètement perdue.

    En douce est un roman dur et noir qui parle avant tout de solitude, de la chute d’une jeune femme en perdition sur fond de descente aux enfers pour un jeune homme honnête et sans histoire. Marin Ledun explore à travers Emilie et Simon notre société et expose dans une atmosphère sombre et anxiogène une douloureuse histoire d’injustice qui au final m’a plus bouleversée que terrorisée..............................................

    http://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/marin-ledun-en-douce

  • 0.2

    Une plutôt bonne lecture, pas une lecture addictive mais très prenante tout de même. J’ai apprécié l’écriture de l’auteur qui est très agréable, un style assez fluide, une belle découverte.

    Le personnage d’Emilie est ambiguë, on lui trouve des excuses puis on ne lui en trouve plus. Pas facile de parler de cette histoire sans rien révéler.

    L’auteur nous raconte la rapide descente aux enfers d’une jeune femme Emilie. Elle n’a certes pas tout pour être heureuse mais sa vie va basculer en grande partie par sa faute mais elle ne va pas réussir à intégrer cette vérité et voudra faire payer à tout prix à celui qu’elle accuse de tous ses maux, à tort.

    Emilie est malgré tout une femme courageuse et forte et elle aurait pu mettre tout cela à profit pour « sortir la tête de l’eau ». Elle est aussi une femme très intelligente et assez droite comme elle le prouvera à un moment donné.

    Je n’ai pas pu la détester et la fin du livre me conforte dans mon ressentie.

    Une bonne lecture que je vous conseille, c’est bien écrit et une histoire assez psychologique. Ce roman reste dans la tête pas mal de temps après l’avoir fini.

  • 0.2

    Tout d'abord, merci à Lecteur.com pour l'envoi de ce livre.
    J'ai apprécié l'écriture de Marin Ledun que je ne connaissais pas avant de lire En douce. La lecture de ce roman est facile et captivante, je l'ai lu en une après-midi.
    Ses personnages sont complexes, torturés et très réalistes, à l'image d'Emilie qui après une successions de coups durs sombre peu à peu dans une sorte de démence attisée par sa colère.
    J'ai trouvé la fin, plutôt inattendue, très réussie. Je le recommande !

  • 0.25

    Ce livre et cet auteur sont de véritables découvertes pour moi. Le livre m'a été envoyé par Lecteurs.com

    Le style littéraire de Marin Ledun est vraiment envoûtant, j'ai eu du mal à me détacher de ce livre. Emilie devient handicapée (une demi jambe en moins) suite à un accident de voiture, sa vie tourne au drame et rien ne se passe comme elle veut et elle retrouve Simon Diez, l'auteur de l'accident. Emilie se cherche et se trouve au travers de cette rencontre. La fin est inattendue et vraiment bien. Un gros coup de cœur.

  • 0.2

    Émilie, autrefois infirmière pleine d'empathie pour ses patients, se retrouve gardienne d'un chenil. Un accident de voiture, dont on découvrira à la fin du récit la cause véritable, même si on en a très vite une explication, l'a laissée amputée d'une jambe. À partir de là, la jeune femme va connaître une lente descente aux enfers et va se mettre en tête de retrouver le coupable, celui qui selon elle a provoqué l'accident et ses conséquences. C'est ainsi qu'elle se transforme en ange exterminateur, et que Simon Diez se retrouve blessé à la cuisse, enfermé dans un hangar, surveillé et tourmenté par Émilie. Le récit raconte, en chapitres alternés, la traque, la rencontre, le calvaire de Simon, et s'achève paradoxalement de manière lumineuse.
    Le personnage d'Émilie, malgré son acte, n'est pas antipathique au lecteur, au contraire. C'est une femme blessée à la fois physiquement et moralement, qui se débat avec ses angoisses comme elle peut, sans avoir jamais pu rencontrer un alter ego. Elle a un côté "trash", absolu, qui peut faire plutôt fuir les autres, ou les empêcher de la comprendre. Elle refuse les compromis, ne supporte pas de partager celle dont elle tombe amoureuse mais qui finalement est bien trop médiocre dans son confort petit-bourgeois, et ne peut imaginer vivre avec Émilie en laissant tout. Émilie a conscience de la fascination que sa prothèse exerce sur les hommes, en joue, mais ne récolte qu'un goût de cendres.
    Marin Ledun raconte cette histoire de vengeance dans une langue claire, fluide, aux phrases courtes mais qui font mouche. "En douce", c'est la façon dont l'héroïne disparaît doucement de la société, en glissant sur le côté, c'est aussi la façon dont elle surveille les autres, cachée, comme un animal sauvage guettant sa proie. Mais c'est encore le chemin intérieur qu'elle fait, après avoir kidnappé Simon, et qui va la mener à une renaissance.
    Beau portrait de femme perdue, humiliée parfois, qui saura renaître au monde.

  • 0.2

    Oui très cher, je suis addict. J’adore Marin Ledun et je ne le cache pas. J’attends son dernier opus avec impatience, heureux de découvrir une histoire qui sera forte le tout baigné dans une fragrance sociale. En Douce, n’enfreint pas ces règles. Il signe ici un roman noir touchant de précision. Son écriture aboutie fait de lui un auteur imparable qui nous emmène dans un voyage littéraire tout en faisant écho de l’impact du moindre décrochage social sur l’individu. Pas de superflu, au fil des pages, le lecteur sent que chaque passage est travaillé.

    Sans misérabilisme, Ledun nous offre l’histoire d’Émilie, belle, sexy et envoûtante qui le soir du 14 juillet rencontre Simon Diez. Émilie était une jeune infirmière, mais c’était sans compter sur l’accident de voiture qui l’a mutilé et fait d’elle une unijambiste. Elle a tout perdu, son boulot, son appartement, ses relations avec les autres. Elle travaille maintenant à l’écart d’une petite ville, dans un chenil glauque au milieu de la forêt des Landes. Elle a sombré dans la dépression et rumine ses échecs espoirs terrassés par l’accident causé autrefois par Simon. Le cadre est posé. A un iota près… Émilie une balle dans la jambe de Simon et l’enferme dans le chenil dans lequel elle travaille. Pour les deux, le calvaire commence.

    En Douce, est un véritable roman noir. Si l’histoire semble simple, elle prend soin de s’éloigner des poncifs du genre. L’écriture est plus que jamais épurée dans un style sec et nerveux. Rien n’est ici au hasard. Chaque mot semble pesé. Chaque pensée du personnage est ciselée. Pas de fioriture. C’est brut, cela va droit au cœur. Fait suffisamment rare, la violence déplacée ne figure pas dans ce roman. Quand Émilie essaye de comprendre pourquoi elle en est arrivée là, quand elle se bat avec sa conscience, ses amours manqués et sa douleur, chaque détail plonge le lecteur un pas plus en avant dans son histoire. Il nous conduit dans sa chute. Marin Ledun a un véritable talent pour détailler la solitude d’Émilie, son rapport à son corps et surtout, en alternant les scènes du passé et celles du présent, il grave sa tragédie. Et nous, nous l’accompagnons au gré de l’obsession de la jeune femme qui cache son réel malaise.

    Au travers du comportement d’autodestruction d’Émilie et de son attitude avec Simon qu’elle estime responsable de sa déchéance, Ledun injecte une vision sociale qui lui est chère. Celle de notre société qui expulse les vies brisées hors de notre système. A partir du corps mutilé d’Émilie, c’est toute une métaphore qu’il se met en branle. Les deux personnages sont confrontés à eux-mêmes. Leurs avenirs radieux ont été balayés. Il leurs faut trouver une place. Alors se forge une relation particulière entre Simon la proie jadis bien portante et Émilie son bourreau claudiquant. L’aspect psychologique de ce roman est copieusement développé. Il est renforcé par un décor particulier, un chenil aux conditions de travail douteuses et lourdes.

    En Douce est une pépite. J’avoue, il a trainé sur ma table de nuit. Il m’a fallu attendre être dans de bonnes conditions pour m’embarquer dans ce voyage. Car en compagnie de Marin Ledun, on ne sait jamais trop comment on sort d’une expérience de lecture. J’ai donc attendu posément quelques mois avant d’ouvrir ce roman. Grand bien m’en a pris, car je le répète, si ce n’est pas un thriller, c’est un incroyable roman noir.

  • 0.2

    Rien de tel qu'un polar pour se remettre d'une panne de lecture un peu longue ! Et bien que Luz (du même auteur) m'ait légèrement déçue, j'avais très envie de découvrir ce huis-clos.

    Un chenil et un mobil-home au milieu des étangs et des pins, à l'écart d'un village envahi de touristes, une jeune femme amputée à la suite d'un accident de voiture et un type qui devient sa victime un soir de 14 juillet : la fête est finie, le plan cul aussi et l'histoire tourne au vinaigre avec une balle dans la cuisse et une plaie qui s'infecte.
    Pourquoi Emilie a-t-elle tiré sur Simon ? Une simple histoire de vengeance ?

    Plus qu'un polar un peu angoissant (l'ambiance est étouffante sous les tôles du hangar et dans ce mobil-home), En douce est aussi un roman social où l'auteur décortique les évènements qui mènent à l'exclusion, au déclassement, au rejet. Le drame du quotidien comme trame narrative, comme source de l'intrigue, voila qui change un peu : certes il y a enlèvement et séquestration et l'héroïne reste une criminelle mais...il n'empêche que son personnage est attachant dans ses blessures et sa fragilité.

    Une réussite !

  • 0.1

    Attention, âmes sensibles, ce livre de Marin Ledun peut entraîner des peurs incontrôlées : crise de claustrophobie par exemple. Attention, la vengeance est un plat qui paraît-il se mange froid. Il ne faut pas non plus se fier aux premières impressions ou aux secondes d’ailleurs. Emilie est une accidentée de la vie et décide de se venger et elle ne le fera pas à moitié et sûrement pas « en douce », comme aurait pu le suggérer le titre. J’avais lu et apprécié « l’homme qui avait vu l’homme » et avait aimé le climat politique du roman. Dans celui-ci j’ai été moins intéressée et, même si la lecture est oppressante et captivante, je n’ai pas été autant emballée. Un polar de stature classique bien que les personnages et les lieux soient atypiques. Une accidentée de la route, avec une jambe-prothèse, un taiseux solitaire, qui vit dans les bois, un chenil perdu dans la forêt.. Mais tout de même une impression de déjà lu..

  • Lechoixdeslibraires.com

    Un roman noir sans concession qui nous mène bien au-delà de nos attentes.
    Marin Ledun nous offre un polar sombre, implacable et dérangeant où Dame Injustice flirte avec Dame Folie.
    Emilie, jeune victime d'un accident de voiture qui lui coûta la jambe, semble perdre la raison quand le destin s'acharne sur son triste sort. Seul son désir de vengeance anime en elle cette petite étincelle de survie.
    Simon Diez, le chauffard, deviendra sa victime.
    Jusqu'où la folie peut-elle nous embarquer ?
    Roman social comme Marin sait si bien le faire, «En Douce» est sans conteste une de ses plus belles réussites.

  • 0.15

    Quelques heures, il ne m'aura fallu que quelques heures pour venir à bout de mon premier voyage dans le monde littéraire de Marin Ledun.
    Un auteur dont j'avais entendu parler mais dont je ne connaissais pas encore l'univers.
    Dans son dernier opus, Ledun nous entraîne dans un roman à suspense.
    En douce est une histoire de vengeance.
    Une jeune femme, handicapée à la suite d'un accident, en veut à la terre entière.
    Aveuglée par la haine, Émilie trouve un coupable.
    Ledun nous pose cette question : Jusqu'où pouvons-nous aller lorsque notre vie bascule ?
    L'auteur fait monter la tension, au fil des pages, au travers du regard de son héroïne torturée.
    Pas d'effusion d'hémoglobine ni de violence gratuite, n'en déplaise aux lecteurs qui en sont friand, mais un bon suspense.
    Je dirai, un bon petit roman noir pour l'été…

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