Écorces vives

Couverture du livre « Écorces vives » de Alexandre Lenot aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330113766
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Aucun résumé n'est disponible pour cet ouvrage actuellement...

Donner votre avis

Avis(10)

  • La couverture d’un livre revêt à mes yeux une certaine importance et plus encore le titre. "Ecorces vives", celui du premier roman d’Alexandre Lénot ne déroge pas à la règle. Que se cache-t-il derrière ces écorces ? Des arbres ? Des bois ? Est-ce une image ? une métaphore ? Et pourquoi vives ?...
    Voir plus

    La couverture d’un livre revêt à mes yeux une certaine importance et plus encore le titre. "Ecorces vives", celui du premier roman d’Alexandre Lénot ne déroge pas à la règle. Que se cache-t-il derrière ces écorces ? Des arbres ? Des bois ? Est-ce une image ? une métaphore ? Et pourquoi vives ? Ecorces vives, écorchés vifs ?

    Chaque lecteur y trouvera sans doute une explication. J’y ai pour ma part vu un mélange entre la nature, souvent rugueuse, les arbres si présents dans ce Cantal sauvage et les femmes et hommes de l’histoire qui y vivent et cachent chacun des blessures, des coins sombres, des douleurs. Des écorchés vifs, c’est bien ça. Car ce roman vagabonde dans une nature ombragée, difficile à dompter et les personnages qui y vivent ne sont pas davantage faciles à apprivoiser. Eli, Laurentin, Louise, Lison, Jean… par chapitre alterné l’auteur nous raconte une histoire chorale sur fond de grands espaces. Eli met le feu à un groupe de maisons et se fond dans la nature. Il aurait dû y vivre avec sa femme, mais… Laurentin, gendarme, divorcé, malheureux, boiteux, enquête…Louise soigne des chevaux – et ses bleus à l’âme ? – Lison essaie de survivre au décès de son mari… Jean tente de préserver son frère, différent, de la colère de leur père.

    Alexandre Lénot s’y entend pour peindre la nature, dans une très belle langue, à la frontière de la poésie "Il y a dans l’air le souffle d’un géant endormi, et les odeurs brutes d’un hiver de bandits." et ces paumés de la vie réunis dans ce coin reculé "Il a une voix douce, la voix de quelqu’un qui n’aime ne sait ni ne peut parler fort. La voix de quelqu’un qui préfère renoncer. La voix de quelqu’un qui espère qu’on se penchera un jour sur lui". Comme les arbres, ils sont recouverts d’écorces, et cachent leurs failles. La construction me semble intéressante qui fait du texte un tableau aux lumières changeantes. Et l’histoire progresse au fil des marches des uns et des autres au milieu d’un monde difficile.

    Un roman au parfum de terre et de mousse qui demeure prégnant longtemps après la dernière page tournée, puissant, obsédant.

    https://memo-emoi.fr

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Voici un premier roman qui en a étonné ou dérouté plus d'un(e). Que moi j'ai beaucoup aimé. Un roman assez noir où le plus important est l'atmosphère qui y règne, plus que l'action. Une région rurale qui semble abandonnée par le progrès, des haines ancestrales figées dans le temps, une défiance...
    Voir plus

    Voici un premier roman qui en a étonné ou dérouté plus d'un(e). Que moi j'ai beaucoup aimé. Un roman assez noir où le plus important est l'atmosphère qui y règne, plus que l'action. Une région rurale qui semble abandonnée par le progrès, des haines ancestrales figées dans le temps, une défiance commune pour tout étranger, une violence sourde qui jaillit au moindre prétexte...Et là, le prétexte sera l'incendie d'une vieille ruine isolée.
    Des personnages dont on sait peu de choses et sur lesquels on n'apprendra guère plus, la plupart cabossés par la vie, qu'ils soient d'ailleurs ( Eli, Louise, Laurentin) ou du cru ( les frères Couble)D'autres un peu mystérieux ( le vieux couple d'américains Fiona et Andrew) qui seront un temps une sorte de passeurs près desquels Louise puis Eli renaîtront lentement à la vie.
    Il faut se laisser porter par l'écriture, très belle, dense comme cette nature qu'elle décrit, il faut prendre son temps pour le lire, ce que j'ai fait puisque j'étais en vacances et que j'avais peu de temps pour la lecture. Normalement je n'aime pas faire cela, lire de façon trop discontinue, mais là, chaque fois que je reprenais mon livre, même pour un court moment, j'étais immédiatement plongée dans l'histoire, le lieu, la psychologie des personnages... Je veux y voir la magie d'une écriture superbe qui m'a beaucoup touchée. Un premier roman prometteur et assurément, un écrivain à suivre pour moi.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Des hameaux perdus entre montagnes et forêts. Quelques familles dont chaque membre mâche indéfiniment de vieilles rancoeurs comme tétées en même temps que le lait maternel. Quel écho a le monde en ces lieux où l'imagination semble bloquée par la verticalité des monts et des arbres ? Rivalités...
    Voir plus

    Des hameaux perdus entre montagnes et forêts. Quelques familles dont chaque membre mâche indéfiniment de vieilles rancoeurs comme tétées en même temps que le lait maternel. Quel écho a le monde en ces lieux où l'imagination semble bloquée par la verticalité des monts et des arbres ? Rivalités ancestrales, bêtise et cruauté sourdent des vieux murs, enserrent les âmes et déploient leurs tentacules visqueuses jusque dans l'épicerie du village, jusque dans les chemins forestiers où l'on aime chasser comme pour entendre le chuintement du sang et de la vie qui s'écoulent, comme pour savourer, l'espace d'un instant, l'idée de toute puissance. La vie, c'est pourtant là qu'Eli avait voulu la poursuivre et que Louise réapprend à l'aimer. C'est là que le capitaine Laurentin efface des souvenirs trop lourds et que Lison défriche un nouveau chemin. C'est là que Jean se dresse contre ceux qui humilient, ceux qui ricanent, ceux qui tirent une fierté mauvaise et illusoire d'être nés ici.

    L'histoire de chacun de ces cinq personnages est racontée peu à peu, presque à mots couverts. Comme si l'essentiel était, en définitive, ce lieu qui les accueille au même moment quels que soient les fardeaux qu'ils y apportent. Cinq écorchés vifs qui, de manière différente, se greffent des peaux d'écorces vivantes et vitales. C'est un récit insoumis qui se blottit dans des buissons de ronces jusqu'à s'y fondre et progresse lentement, en prenant le temps d'installer une atmosphère où le noir le dispute à la lumière. Un récit qui ouvre des brèches dans des vies subies et qui pare la rébellion d'une couleur rouge-flamme.

    Alexandre Lenot excelle à faire ressentir le désarroi comme la colère, la haine comme la naissance de l'amour, la bienveillance comme la méchanceté. On s'enfonce dans son roman comme dans une forêt qui ne laisserait percer que des bulles de lumière dans lesquelles les personnages principaux trouveraient le courage d'affronter les ténèbres en apprenant à dire non et en s'affranchissant des systèmes asphyxiants.

    J'ai été envoûtée par ce roman, par l'âpreté sauvage de l'histoire et par la force évocatrice d'une écriture qui semble fusionner avec ce qu'elle raconte.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • C'est vraiment rare que j'abandonne un livre, mais voilà, je l'ai fait !
    Arrivée poussivement à la page 79, j'ai planté les personnages en plein cœur du Massif Central. Je me suis enfuie en courant. J'étais perdue au milieu de ce décor minimaliste. Le manque d'émotions m'a convaincue, j'ai...
    Voir plus

    C'est vraiment rare que j'abandonne un livre, mais voilà, je l'ai fait !
    Arrivée poussivement à la page 79, j'ai planté les personnages en plein cœur du Massif Central. Je me suis enfuie en courant. J'étais perdue au milieu de ce décor minimaliste. Le manque d'émotions m'a convaincue, j'ai refermé à jamais Écorces vives, le premier roman d'Alexandre Lenot.
    Qu'il ne m'en veuille pas, peut-être ai-je raté un rendez-vous, il y en aura certainement d'autres...

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un village tranquille et reculé dans les montagnes, une maison en ruine brûle et s’effondre… comme s’est effondrée un jour la vie de l’incendiaire. Pourquoi, comment, nous ne le sauront finalement jamais, mais est-ce important ? Dans ce village, tout nouveau venu est une intrigue, un intrus...
    Voir plus

    Un village tranquille et reculé dans les montagnes, une maison en ruine brûle et s’effondre… comme s’est effondrée un jour la vie de l’incendiaire. Pourquoi, comment, nous ne le sauront finalement jamais, mais est-ce important ? Dans ce village, tout nouveau venu est une intrigue, un intrus aussi, et seuls ceux du coin ont droit de cité. En encore… tout dépend s’ils sont bien nés, ou s’ils sont du côté des plus forts, des chasseurs, des vilains qui imposent leur loi.

    Laurentin est arrivé au village il y a quelques années, avec une patte folle à la suite d’on ne sait quoi. Ce gendarme règle les quelques incartades ou beuveries qui émaillent la vie du village, peu d’évènements graves en fait, et la retraite s’annonce doucement.

    Lison vient de perdre son mari. Ce taiseux à la double vie. Céline vient à son enterrement et ne repart pas, aide précieuse et mystérieuse auprès d’une veuve déstabilisée. Mais au village on n’aime pas trop les belles femmes seules….

    Louise, arrivée depuis peu, vit à la ferme des américains. Solitaire, elle s’occupe de bêtes et parcours la montagne chaque jour.
    Eli est l’homme mystère, le pyromane blessé, cet écorché vif qui fuit vers on ne sait quoi.
    Dans ce roman choral, il y a des frères solidaires, des enfants orphelins, un épicier presque aveugle, des chasseurs plus agressifs envers les hommes qu’envers les animaux… Il y a la vie en montagne, dure, froide, désespérée parfois. Il y a la dureté du climat qui se répercute sur la vie des hommes… Une ambiance ambivalente qui nous mène vers on ne sait quoi, mais avec qui tension qui sourd de chaque chapitre, le lecteur attend le cataclysme qui ne peut que survenir.
    L’écriture est belle, la montagne froide et dure, l’atmosphère est souvent étouffante malgré l’ampleur des paysages, et en cela j’imagine que l’auteur a réussi son pari.
    lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2019/03/28/ecorces-vives-alexandre-lenot/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Nous sommes dans le Massif Central, dans une petite ville aux confins de montagnes hostiles, de bois épais et de pâtures stériles. Il n’y a plus d’industrie, plus de commerces, le silence et l’ennui règnent en maitres.
    Certain.e.s vivent là parce qu’ils l’ont choisi, fuyant la vie urbaine, un...
    Voir plus

    Nous sommes dans le Massif Central, dans une petite ville aux confins de montagnes hostiles, de bois épais et de pâtures stériles. Il n’y a plus d’industrie, plus de commerces, le silence et l’ennui règnent en maitres.
    Certain.e.s vivent là parce qu’ils l’ont choisi, fuyant la vie urbaine, un mariage raté ou le souvenir d’un traumatisme qui ne passe pas.
    D’autres y sont né.e.s et ont été façonné.e.s par la rudesse de ces lieux où ils se trouvent coincé.e. s sans espoir d’en partir ; de toutes façons, leur méfiance envers tout ce qui ne leur ressemble pas empêchera toujours ces âmes étroites d’envisager un ailleurs meilleur.
    Inutile de préciser que dans ces lieux, l’étranger est toujours un ennemi. Alors, forcément, quand un vagabond s’installe là, il rencontre certes des soutiens, peut-être même un amour, mais il trouve surtout des hommes haineux, confits dans leurs rancœurs, avec en bouche le goût de la curée.
    Côté roman noir, l’atmosphère inquiétante prend à la gorge tranquillement, par petites touches ; l’auteur nous guide habilement dans une ornière dont il est impossible de sortir et très vite il nous convainc : impossible d’imaginer que « ça va s’arranger ». Chacun des personnages porte une partie du drame sur ses épaules, larges ou frêles, on se sent parfois comme dans un western, dans les affrontements de personnes comme dans les scènes de bagarres, très cinématographiques, très réussies.
    Côté rural, j’ai trouvé intéressante la description d’une région qui meurt, cette atmosphère d’abandon, loin des grands axes et des lieux d’abondance. Sûr que ce n’est pas là que s’inventent l’agriculture et la société de demain... Les territoires périphériques oubliés, la crise de l’élevage, les néo-ruraux décriés, la violence endémique, l’alcoolisme atavique, l’autorité légale ignorée, les violences faites aux femmes... Comme dans les romans de Pierre Pelot ou Alexandre Mathieu, tout y est. C’est parfois appuyé, à la limite de la caricature, les tenants d’une nouvelle ruralité joyeuse, prospère et généreuse, auront du mal à s’y retrouver !
    Et quelle belle langue, économe, dépourvue d’effets ronflants, en accord avec le paysage et les drames qui s’y jouent !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Me voici bien embêtée. Embêtée mais pas surprise. En effet, j'ai terminé ce roman il y a une petite semaine et je me rends compte qu'il me reste essentiellement une atmosphère : l'évocation de terres gelées, de montagnes enneigées, d'arbres et de ronces, de lumières et de vent. Quelques burons,...
    Voir plus

    Me voici bien embêtée. Embêtée mais pas surprise. En effet, j'ai terminé ce roman il y a une petite semaine et je me rends compte qu'il me reste essentiellement une atmosphère : l'évocation de terres gelées, de montagnes enneigées, d'arbres et de ronces, de lumières et de vent. Quelques burons, des éoliennes, au milieu de nulle part, au coeur du Massif Central. Des personnages qui souffrent aussi. En silence. Le tout plongé dans une semi-obscurité. "Écorces vives" est assurément un beau texte, bien écrit, travaillé, très travaillé même. Un texte serré et dense qui relève presque de la poésie et qui exige une lecture lente. La nature, sauvage et belle, semble ici tenir le premier rôle.
    Du coup, je crains que le lecteur, amateur de romans noirs, soit un peu déçu et ne s'y retrouve pas vraiment. Car finalement, d'intrigue, il n'y en a guère, de suspense non plus d'ailleurs.
    Et j'avoue que, victime moi-même des lois conventionnelles du genre, j'ai attendu assez longtemps que ça démarre, je me suis même ennuyée un peu. C'est dommage parce que la prose est belle. J'ai beaucoup aimé le personnage du capitaine Laurentin qui m'a fait penser à Langlois dans Un roi sans divertissement de Giono : son côté mystérieux, taiseux, en retrait, subissant la vie plutôt que la vivant pleinement. Les autres personnages, notamment Éli et Louise, deux amochés eux aussi, m'ont semblé plus convenus, plus dans l'air du temps. Pas loin du cliché, donc.
    Tout commence avec un homme, Éli, qui arrive sur les terres du Cantal et met le feu à la maison (vide) de son amie Siskiyou, là où il avait rêvé de construire sa vie, d'élever ses enfants, d'être heureux. Il sera trouvé sur le côté de la route par une jeune femme, Louise, qui, après avoir subi un viol, a tout quitté et a trouvé refuge chez un couple de retraités américains qui vivent dans une ferme. Elle s'occupe des chevaux et dort dans un four à pain rénové. Elle aide aussi au potager.
    Laurentin doit enquêter : y a-t-il un pyromane dans le coin ? Tout le monde a une idée sur la personne qui a commis cet acte, un voisin à dénoncer, un parent à accuser… Les rancoeurs, les jalousies, les haines ancestrales remontent à la surface… Certains semblent prêts à tout pour régler leurs comptes. Tous sont à vif, aucune plaie n'est refermée et le sang risque de couler encore…
    Un premier roman très prometteur et un auteur à suivre donc...

    LIRE AU LIT http://lireaulit.blogspot.fr/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • « Il se leva d’un bond, maladroit. Il trouva les clés de la remise, et là le réservoir d’essence de la tondeuse. Il rassembla des bouteilles de verre vides et des chiffons graisseux. Y ajouta du liquide vaisselle et du vinaigre.
    À l’impact, le toit prit feu instantanément. Le deuxième cocktail...
    Voir plus

    « Il se leva d’un bond, maladroit. Il trouva les clés de la remise, et là le réservoir d’essence de la tondeuse. Il rassembla des bouteilles de verre vides et des chiffons graisseux. Y ajouta du liquide vaisselle et du vinaigre.
    À l’impact, le toit prit feu instantanément. Le deuxième cocktail Molotov passa par un grand trou dans la façade de la vieille ruine. Il enflamma le parquet du premier étage. Pour la dernière bouteille, il se retourna et s’approcha au plus près de la maison de Siskiyou, vit par une fenêtre ouverte le canapé élimé, la table ronde couverte d’une toile cirée fleurie et le joli poêle à bois vert foncé. Il ferma les yeux pour ne pas pleurer, et lança son engin, à l’aveugle, de toutes ses forces. La chaleur lui sauta au visage comme une bête affamée. »
    Tout commence par ce geste aussi spectaculaire qu’inexpliqué: Éli, qui «était venu dans le Nord du Cantal, sur ces terres que tout le monde s’évertuait à fuir» vient mettre le feu à une masure qui semble abandonnée, avant de passer son chemin.
    Le capitaine Laurentin est fait du même bois, «il avait quitté la ville pour la gendarmerie dans les montagnes, pour les longues marches avec les chiens, pour les silences imposants, pour les nuages qu’on peut voir arriver de loin.»
    Aux côtés de ces deux protagonistes, l’un essayant de fuir l’autre, l’auteur choisit de laisser trois autres personnages nous donner leur version des faits, trois femmes: Lison, Louise et Céline.
    Lison a perdu son mari et avec lui bien des illusions. Elle doit désormais assumer seule l’éducation de ses deux garçons. Louise est une vieille connaissance d’Éli, c’est elle qui va l’accueillir et recueillir ses confidences. Il lui explique qu’en fait, il voulait acheter la maison qu’il a brûlée. Céline, pour sa part, était venue passer quelques jours de vacances là, avant de revenir pour ne plus repartir. Trois femmes qui, comme dans le chœur des tragédies grecques, vont faire souffler le vent de l’histoire, quitte à brouiller les pistes en relayant les rumeurs qui se propagent, notamment celles de ces rôdeurs qui les menacent.
    On l’aura compris, il faut des caractères trempés pour venir se perdre là. Et quand on est installé, on se bat pour son territoire, se méfiant de tout étranger qui représente une menace potentielle.
    Alexandre Lénot mêle habilement ces rumeurs aux bribes de biographies, dévoilant petit à petit les raisons qui ont poussé les uns et les autres, revient sur les souffrances endurées, les raisons des rivalités. Loin du polar traditionnel, il nous fait comprendre pourquoi «ici tout le monde poussait de travers, comme les arbres fruitiers qui se contorsionnent pour aller attraper plus de lumière.»
    https://urlz.fr/99xK

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions