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Deux stations avant Concorde

Couverture du livre « Deux stations avant Concorde » de Peire Aussane aux éditions Michalon
  • Date de parution :
  • Editeur : Michalon
  • EAN : 9782841868940
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« Le mouvement des passagers dans le wagon m'oblige à le frôler pour sortir de la rame. J'avance sans réfléchir. Rien d'autre que l'intensité de ce face-à-face encore vivant ne peut s'infiltrer jusqu'à mon cerveau. Je m'en remets au rythme de mes pas qui m'éloignent de lui. J'écoute cette... Voir plus

« Le mouvement des passagers dans le wagon m'oblige à le frôler pour sortir de la rame. J'avance sans réfléchir. Rien d'autre que l'intensité de ce face-à-face encore vivant ne peut s'infiltrer jusqu'à mon cerveau. Je m'en remets au rythme de mes pas qui m'éloignent de lui. J'écoute cette musique pour éviter de penser.
Cette musique est celle de ma survie, ou de ma plus belle erreur. » Poussée par le mystère d'une rencontre improbable et enchanteresse dans le métro parisien, une jeune femme s'envole pour le Japon, laissant pour un temps son compagnon et leurs enfants.
Seule au coeur de Tokyo, ses pas la conduiront malgré elle vers le passé, réveillant une mémoire restée trop longtemps silencieuse.
Sensuel, insondable, le roman d'un retour à la vie et du souffle retrouvé.

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Avis (8)

  • Eve vit avec son mari Antoine et ses deux enfants. Elle est peintre et se réfugie dans son atelier. Son mari part souvent pour raison professionnelle et lors d’un de ses voyages Eve en profite pour aller voir ses parents à Paris avec ses enfants. Dans le métro elle croise de façon intense le...
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    Eve vit avec son mari Antoine et ses deux enfants. Elle est peintre et se réfugie dans son atelier. Son mari part souvent pour raison professionnelle et lors d’un de ses voyages Eve en profite pour aller voir ses parents à Paris avec ses enfants. Dans le métro elle croise de façon intense le regard d’un inconnu. Lorsqu’elle se rend compte que son téléphone a disparu, ça ne peut être que lui… Son portable localisé au Japon, elle décide d’y partir sur un coup de tête. Ce voyage va la mener sur les traces de sa grand-mère qui a tout abandonné pour suivre son amant au Japon. A l’issue de ce voyage, Eve en reviendra transformée.
    J’ai lu ce livre très vite, sans jamais vraiment être sous le charme, un peu agacée par les coïncidences invraisemblables. Le style est agréable, j’attends le second roman afin d’avoir une opinion sur l’auteure.

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  • Eve est artiste peintre, elle semble porter le poids de blessures intimes anciennes et se cherche chaque jour dans sa peinture et dans sa vie de mère de famille, d’épouse, de femme. Antoine, son mari est un nez, il hume, détecte, crée, assemble ces parfums qui nous enivrent. Mais le train-train,...
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    Eve est artiste peintre, elle semble porter le poids de blessures intimes anciennes et se cherche chaque jour dans sa peinture et dans sa vie de mère de famille, d’épouse, de femme. Antoine, son mari est un nez, il hume, détecte, crée, assemble ces parfums qui nous enivrent. Mais le train-train, les enfants, et une certaine instabilité font que la vie d’Eve n’est pas aussi heureuse ni sereine qu’elle le souhaite.

    Lorsque Antoine, part quelques jours en Russie pour son travail, Eve court se ressourcer auprès de ses parents à Paris. Les enfants sont pris en charge par leur grands-parents, Eve jouit du bonheur de parcourir la capitale en toute liberté, quand deux stations avant Concorde, elle croise le regard d‘un homme, et ce regard l’électrise, la transporte, réveille ses sens et ses envies.

    De péripétie en coup de tête, Eve va se retrouver à Tokyo, là où semble habiter cet homme, là où sa grand-mère est partie après son divorce, là où semble-t-il les amants se retrouvent, se découvrent, se transportent. Arrivée là, Eve va donc suivre les traces improbables non de cet inconnu du métro, mais bien de sa grand-mère et de la vie qu’elle a vécue là-bas.

    Un roman qui nous parle d’amour et de la complexité des relations, de la vie à deux, de la difficulté à maintenir les liens amoureux. ...
    Lier ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2019/01/09/deux-stations-avant-concorde-peire-aussane/

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  • Quel roman! « Deux stations avant Concorde » m’a fait voyager: de Provence à Paris puis Tokyo. Mais ce voyage a été aussi un voyage sur le passé du personnage principal et un voyage vers enfin sa vie, sa propre vie. Eve a une vie qui lui convient: elle habite en Provence, peint, a deux beaux...
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    Quel roman! « Deux stations avant Concorde » m’a fait voyager: de Provence à Paris puis Tokyo. Mais ce voyage a été aussi un voyage sur le passé du personnage principal et un voyage vers enfin sa vie, sa propre vie. Eve a une vie qui lui convient: elle habite en Provence, peint, a deux beaux enfants avec un mari qu’elle aime mais lors d’une rencontre dans le métro parisien, un échange soutenu de regards avec un très bel homme, Eve a besoin d’autre chose, de vivre une aventure qui jusque là, ne lui était pas nécessaire… Un téléphone perdu, ou peut-être subtilisé, une géolocalisation de ce même téléphone à Tokyo, et Eve part du jour au lendemain à la recherche de son téléphone dans cette grande ville cosmopolite de Tokyo.

    « Deux stations avant Concorde » est un roman sur une femme qui va se découvrir à travers son voyage à Tokyo. Ce voyage va lui permettre de découvrir des pans du passé de sa famille, de sa grand-mère maternelle qui faisait grand mystère de ses séjours réguliers à Tokyo. Cette jeune femme va sentir tout le poids d’un passé s’envoler, un passé qui, sans le savoir, l’entraver et l’empêcher de vivre réellement. Ce voyage lui est salvateur sans qu’elle en ait eu conscience avant, sans une rencontre importante et décisive pour se construire enfin. Sans que nous en rendions compte, nous construisons notre vie en fonction de notre passé familiale, et j’en suis personnellement convaincue. Et ce roman me conforte dans cette idée. C’est à nous ensuite de faire que ce passé soit une force et non un obstacle à notre propre réussite, avancée dans notre propre vie.

    Avec son premier roman, Peire Aussane a su me faire voyager dans un pays que je ne connais pas: j’ai vu les panneaux lumineux de Tokyo, j’ai senti toutes ces odeurs, j’ai baissé la tête dans les logements, j’ai goûté des saveurs inconnues. Peire Aussane a su me chuchoter une belle histoire familiale à mon oreille, une histoire que permet une réflexion sur sa propre histoire de famille. J’ai aimé lire sincèrement « Deux stations avant Concorde », j’ai aimé apprendre à connaître Eve et son passé, j’ai aimé avoir été transportée quelques heures à Tokyo et cela m’a donné une envie folle de faire mes bagages et d’y faire un aller-retour! Ce roman est un beau roman sur la transmission, sur le besoin de se construire, de se connaître, sur l’amour familial et marital, sur le pouvoir des choses non dites. Bref c’est un premier roman réussi pour moi!

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  • Eve a une trentaine d’années. Elle vit avec Antoine et leurs deux enfants. Une vie morose et douloureuse pour Eve qui tente de soulage ses états d’âme au travers de sa peinture.
    Ce mal être Eve ne l’explique pas vraiment mais on sent que l’histoire de sa famille et particulièrement de sa...
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    Eve a une trentaine d’années. Elle vit avec Antoine et leurs deux enfants. Une vie morose et douloureuse pour Eve qui tente de soulage ses états d’âme au travers de sa peinture.
    Ce mal être Eve ne l’explique pas vraiment mais on sent que l’histoire de sa famille et particulièrement de sa grand-mère pèse énormément.
    Cette grand mère libre qui après avoir eu deux enfants a divorcé et à tout quitté pour retrouver son amant au Japon.
    A l’occasion d’un séjour à Paris chez ses parents, elle croise dans le métro un homme dont les yeux la transperce et la bouleverse, dans le même temps elle perd son téléphone portable.
    Grace à la géolocalisation, elle apprend que son téléphone est au Japon et sur un coup de tête décide de partir à sa recherche.
    Un mot laissé par sa grand-mère à son décès, la conduit dans un quartier de Tokyo où elle va découvrir un secret bien gardé et se découvrir elle même.

    Une très agréable lecture que ce roman tout en douceur et en psychologie. Un beau portait de femme qui cherche à se réconcilier avec sa vie, une histoire d’amour intergénérationnelle et une histoire d’amour tout court avec son mari.
    Pas un grand coup de cœur mais une plaisante lecture.

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  • Il est des livres que l'on ne choisit pas. Des livres que l'on débute sans rien en attendre de particulier. L'auteur nous est inconnu. Encore aucune critique lue ou entendue. Juste la quatrième de couverture parcourue avec une pointe d'inquiétude. Et au fil des pages, la magie opère. On ne peut...
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    Il est des livres que l'on ne choisit pas. Des livres que l'on débute sans rien en attendre de particulier. L'auteur nous est inconnu. Encore aucune critique lue ou entendue. Juste la quatrième de couverture parcourue avec une pointe d'inquiétude. Et au fil des pages, la magie opère. On ne peut plus le lacher. Et c'est le coup de coeur!

    Deux stations avant Concorde de Peire Aussane aux Editions Michalon est de ces livres. Un véritable coup de coeur, une mystérieuse pépites découverte grâce 68 premières fois.

    Eve a trente trois an. Elle vit en Provence avec Antoine, son compagnon, et Axel et Césarine, leurs deux adorables enfants. Artiste peintre, Eve est tourmentée par le poids d'un douloureux passé familial duquel elle ne peut se détacher. Malgré une vie en apparence heureuse, elle n'arrive pas à s'épanouir dans ce bonheur et à y trouver la sérénité. Lors d'un séjour à Paris chez ses parents supposé la reposer, elle croise le regard brûlant d'un inconnu dans le métro, deux stations avant Concorde. Troublée et affolée, elle fuit et découvre que son portable a disparu. Le géolocalisation quelques heures plus tard révèle qu'il est à Tokyo. Alors sans se poser plus de question, Eve s'envole vers la Japon où elle va se libérer du poids et de la douleur et renaître à la vie. Sa vie! N'en lisez pas plus et allez y foncez!

    Un roman mystérieux et mystique que j'ai adoré du début à la fin. Un merveilleux voyage proposé par Peire Aussane qui m'a émerveillé. J'ai adoré, dès les premières pages, la présentation des personnages, des lieux. C'est riche mais on en perd as une miette. On suit Eve, on vit Eve et tous les sens sont en éveil. Un petit roman (192 pages) dévoré d'un trait et que je ne suis pas prête d'oublier. Un roman que j'ai même envie d'ouvrir une seconde fois pour encore mieux le déguster et l'apprécier.

    L'écriture est délicieuse (lecture comme on suce un bonbon lentement avec délice pour qu'il dure plus longtemps), sensible, intense, puissante et sensuelle. Il en ressort une si belle sensation de calme, de sérénité et de bienveillance.

    Un auteur à suivre! Sur lequel je n'ai rien trouvé. Intriguant! Mystérieux lui aussi! Qui est Peire Aussane? Un homme, une femme? On en saura peut-être un peu plus bientôt!

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/09/deux-stations-avant-concorde-de-peire.html

    Eve trente trois ans vit avec Antoine et leurs deux enfants. Femme fragile et tourmentée, Eve trouve un exutoire dans la peinture qu'elle pratique dans un atelier au fond de son jardin. Eve se débat dans...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/09/deux-stations-avant-concorde-de-peire.html

    Eve trente trois ans vit avec Antoine et leurs deux enfants. Femme fragile et tourmentée, Eve trouve un exutoire dans la peinture qu'elle pratique dans un atelier au fond de son jardin. Eve se débat dans un marasme, vit des heures sombres qui alimentent son travail "je devrais dire que je vis de ma peinture parce que ce sont les faits, mais j'ai plus souvent l'impression d'une béquille" elle livre un vrai combat avec la toile " ma peinture commence à se vendre assez cher. C'est à croire que le désarroi a ses adeptes".

    Elle forme avec Antoine un couple dans lequel chacun est respectueux de la liberté de l'autre, ils sont réunis par un accord silencieux tacite. "Eve et lui sont en tout point si opposés, et d'une façon si parfaite, qu'ils se complètent infailliblement. L'existence d'Eve est aussi noueuse et hésitante que celle d'Antoine est passionnée et solaire. Ensemble, ils sont un peu moins boiteux".

    Eve était très liée à sa grand mère maternelle qui a connu un destin mystérieux, exilée au Japon après avoir quitté son mari et ses enfants. Elles étaient taillées du même bois "j'ai hérité de son monde intérieur, sinueux et profond". Une grand-mère qui au moment de mourir serrait dans sa main un bout de journal déchiré avec une note manuscrite.

    Un jour dans le métro, deux stations avant Concorde, elle est troublée par le regard brûlant de désir qu'un homme pose sur elle. Lorsqu'elle s'aperçoit qu'il lui a vraisemblablement subtilisé son portable, elle n'hésite pas à s'envoler pour Tokyo pour retrouver cet homme qui l'a profondément troublée. Ce voyage va la mener sur les traces de sa grand mère mais surtout à la recherche d'elle même et de sa liberté et lui permettre de trouver la légèreté qui lui manque tant.

    L'auteur nous offre un joli dépaysement avec ce voyage au Japon au cœur de la culture japonaise, il se dégage une agréable impression de calme de ce récit. C'est la jolie histoire d'un voyage qui va mener l'héroïne à la sérénité en lui permettant de comprendre son histoire familiale et les angoisses de sa mère, de retrouver les traces de sa grand-mère disparue, de renforcer les liens avec son mari et de renaitre elle-même à la vie. Premier roman qui pour certains manquera de rationalité mais que j'ai trouvé original, troublant et sensuel.

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  • « Plus que deux stations avant Concorde, où je change de ligne. Deux minutes d’une magie délectable. Une éternité. Je prends le temps d’observer les traits de ce visage ami. Je contemple la manière dont ils se meuvent les uns par rapport aux autres. Ils dansent ensemble, une danse en forme de...
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    « Plus que deux stations avant Concorde, où je change de ligne. Deux minutes d’une magie délectable. Une éternité. Je prends le temps d’observer les traits de ce visage ami. Je contemple la manière dont ils se meuvent les uns par rapport aux autres. Ils dansent ensemble, une danse en forme de prière. Son regard est tranquille et vaillant. Si ses yeux parlaient, ils auraient une voix douce, un débit mesuré et un accent discret. Ils sont légèrement plissés et sa peau hâlée me parle d’Orient. » Voilà comment une rencontre dans une rame de métro va changer la vie d’Ève, même si ce regard insistant posé sur elle ne dure que quelques minutes, car la narratrice de ce superbe premier roman à une correspondance à prendre pour retrouver sa Alixe, meilleure amie. Mais tout comme elle a de la peine à quitter les tableaux qu’elle peint lorsqu’elle est dans sa phase créative, elle conserve l’intensité de ce face-à-face et cette sensation d’abandon, de don total de soi pour ce bel inconnu. Elle ne se rend d’ailleurs pas compte que son portable disparaît à ce moment.
    Résidant près d’Arles avec son mari Antoine et ses deux enfants, elle profite de quelques heures de liberté pour visiter l’exposition Soulages au Centre Pompidou et déjeuner avec Alixe. Car ses parents sont ravis de s’occuper de leurs petits-enfants. Quant à Antoine, spécialiste des parfums, il est à Moscou où ses talents de «nez» sont demandés pour la création d’une essence à base de caviar.
    Après avoir raconté à Alixe cette troublante rencontre et la perte de son portable cette dernière promet de le localiser. Elle y parviendra et pourra annoncer à Ève que son téléphone se promène désormais à Tokyo, ajoutant qu’elle y voit une invitation du voyageur croisé dans le métro.
    Ève choisit de partir pour la capitale japonaise. Outre son téléphone, elle entend profiter de son séjour pour tenter de retrouver les traces de ses grands-parents, exilés dans l’Empire du soleil levant après leur divorce.
    Préférant le romantisme à la vraisemblance – mais dans un roman l’imaginaire a tous les droits – Peire Aussane va conduire Ève dans une fumerie d’opium où une vieille dame viendra lui parler de sa grand-mère, va lui faire retrouver son téléphone et l’inconnu du métro et même lui offrir la possibilité, en regardant par la fenêtre, de voir s’éloigner le taxi d’Antoine…
    Mais n’en disons pas davantage, sinon que l’on prend beaucoup de plaisir à lire ce roman qui fait la part belle aux sens. La vue, essentielle pour un peintre, l’odorat essentiel pour un «nez», mais aussi le goût, le toucher, le goûter et l’ouïe permettent au lecteur de ressentir les émotions et de se laisser embarquer dans ce conte qui, à l’instar du taïso («préparation du corps»), cette gymnastique douce japonaise dénoue les énergies et vous fera vous sentir bien.
    http://urlz.fr/7Mja

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  • Etonnant et troublant Peire Aussane qui nous livre ici un premier roman original et de très bonne facture.

    Récit à deux voix d'une histoire de couple, à la fois improbable et fusionnel, entre Eve et Antoine aux profils artistiques prononcés et pour ce qui est d'Eve artiste peintre à...
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    Etonnant et troublant Peire Aussane qui nous livre ici un premier roman original et de très bonne facture.

    Récit à deux voix d'une histoire de couple, à la fois improbable et fusionnel, entre Eve et Antoine aux profils artistiques prononcés et pour ce qui est d'Eve artiste peintre à l'histoire personnelle et familliale accidentée mais dont la grand mère, ses récits et ses errance à Tokyo sont les éléments constitutifs de ses oeuvres. Pourtant tout semble clair durant les premières pages, un couple trés amoureux, fusionnel dont la sensualité, le respect de l'histoire personnelle de l'autre, les passions communes comme l'acceptation tacite d' éléments plus sombres de leur quotidien sont le ciment de leur histoire avec deux enfants adorables.

    Une petite famille très heureuse, en somme mais la succession très exceptionnelle d'événements anodins (quelques jours de vacances à Paris dans la famille maternelle d'Eve, la rencontre intrigante de regards dans un wagon de métro et la substitution de son portable) vont amener Eve à une certaine forme de fuite à Tokyo, ce qu'elle n'avait jamais envisagé de faire, sans autre but que de retrouver cet inconnu troublant probable voleur de son téléphone. C'est insconsciemment d'abord qu'elle va,en fait boucler son histoire personnelle, éclairer les angoisses de sa mère, renouer les liens profonds inachevés avec sa grand mère disparue, découvrir les croyances les plus anciennes de ce Japon millénaire et paradoxalement renforcer les liens avec Antoine et trouver sa sérénité.

    L'absence temporaire, la fuite inattendue d'Eve et la peur de la perdre auront pour Antoine la vertu d'un électrochoc et, sans avoir le même parcours, lui faire prendre conscience de la puissance des sentiments amoureux qui les lient.

    Il faut naturellement lire ce premier roman pour en bien saisir les fils conducteurs, la chronologie des faits, de l'évolution des sentiments de ce couple et l'histoire profonde des origines familliales d'Eve comme de sa mère, 

    Tour cela est rendu dans un vocabulaire choisi, une profonde approche des fondements de la culture japonaise, de celle de la peinture, des sentiments amoureux et un réel talent dans l'art de la sensualité.

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