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Des hommes

Couverture du livre « Des hommes » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit
  • Date de parution :
  • Editeur : Minuit
  • EAN : 9782707321541
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Ils ont été appelés en Algérie au moment des événements , en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d'autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies.
Mais parfois il suffit de presque rien, d"une journée d'anniversaire en hiver, d'un cadeau qui tient dans... Voir plus

Ils ont été appelés en Algérie au moment des événements , en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d'autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies.
Mais parfois il suffit de presque rien, d"une journée d'anniversaire en hiver, d'un cadeau qui tient dans la poche, pour que, quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.

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Articles (2)

  • Quand le roman raconte la guerre d’Algérie
    Quand le roman raconte la guerre d’Algérie

    Notre liste de 8 romans incontournables sur le sujet

  • Des hommes de Laurent Mauvignier

    A travers l’histoire de Bernard, un sdf alcoolique et sexagénaire, Laurent Mauvignier s’empare du sujet de la guerre d’Algérie, rarement traitée par les écrivains contemporains. Ils étaient simples appelés pendant la guerre d’Algérie. Ils ont vu, sont revenus et se sont tus. Quarante ans de silence ont coulé sur la vie des héros de Laurent Mauvignier.

Avis (12)

  • La phrase de Jean Genêt, en exergue , qui tourne autour de la notion de blessure donne le ton de ce roman bouleversant par l’évocation des atrocités dont les appelés ont été témoins ou responsables , qui ne cessent de hanter ces hommes 30 ans après.

    Un roman puissant, dont l’action se...
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    La phrase de Jean Genêt, en exergue , qui tourne autour de la notion de blessure donne le ton de ce roman bouleversant par l’évocation des atrocités dont les appelés ont été témoins ou responsables , qui ne cessent de hanter ces hommes 30 ans après.

    Un roman puissant, dont l’action se concentre sur moins de 24heures , en quatre chapitres inégaux dont le titre indique un moment de la journée : après-midi , soir, nuit et matin . La partie 3, partie pivot, sorte de tempête sous un crâne pour Rabut et consacrée à la remontée nocturne des souvenirs nous renvoie au passé traumatisant de la guerre d’Algérie . Nous comprenons mieux alors le comportement étrange de Bernard évoqué dans les deux précédents chapitres et l’attitude que Rabut finira par adopter au petit matin .

    Les deux personnages sont l’un comme l’autre également attachants, l’un comme l’autre brisés par leur expérience algérienne, ils ont réagi différemment , l’un dans une marginalisation, l’autre dans une intégration à la société . La dernière phrase du roman traduit bien cette fêlure irréversible : «Je voudrais savoir si l’on peut commencer à vivre quand on sait que c’est trop tard »

    Un roman âpre, magnifique, servi par l’écriture de Mauvignier , une écriture heurtée, qui tient en haleine , qui essouffle, et emmène irrésistiblement le lecteur dans sa course effrénée

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  • Dans un petit bourg de campagne, il y a Bernard, dit Feu-de-bois, alcoolique, qui vit pratiquement comme un clochard.
    Il y a Solange, sa sœur.
    Il y a Rabut, son cousin avec qui il a fait l’Algérie, mais ils ne se parlent pratiquement plus.
    Et puis d’’autres encore.
    Le jour de l’anniversaire...
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    Dans un petit bourg de campagne, il y a Bernard, dit Feu-de-bois, alcoolique, qui vit pratiquement comme un clochard.
    Il y a Solange, sa sœur.
    Il y a Rabut, son cousin avec qui il a fait l’Algérie, mais ils ne se parlent pratiquement plus.
    Et puis d’’autres encore.
    Le jour de l’anniversaire de Solange, Bernard pète un plomb et agresse la familles de Saïd Chefraoui.
    Les phrases se bousculent, s’enchaînent, s’entraînent, nous portant dans une lecture fiévreuse difficile à interrompre.
    On veut comprendre ce qui se passe entre tous ces gens.
    C’est alors que Rabut se remémore tout ce qui s’est passé en Algérie, il y a quarante ans.
    « Des hommes », ce sont tous ces hommes jeunes qu’on a envoyé à la guerre, face à d’autres hommes, des hommes jeunes eux aussi.
    Et ces hommes, d’un côté comme de l’autre, ils sont devenus vieux, et depuis tout ce temps, ils vivent avec la guerre en eux sans pouvoir en parler à personne.
    Enfant, à chaque repas, j’entendais mon grand-père nous parler de la guerre (il parlait, lui), et je trouvais ça pénible, sans comprendre à l’époque le traumatisme qu’ils endurent, ces hommes qu’on envoie à la guerre.
    J’ai lu plusieurs livres de Laurent Mauvignier, les ai tous appréciés, mais celui-là sort particulièrement du lot.
    Il a parfaitement réussi à saisir le ressenti ‘des hommes » qui sont passés par là.
    C’est vraiment un livre fort et poignant.

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  • Beaucoup de retenue et d'émotion dans ce roman. Le style est exigeant.
    L'auteur a su lever avec sensibilité le voile qu'on a déposé sur la guerre d'Algérie.
    Je ne suis pas une inconditionnelle de L Mauvignier et pourtant j'ai apprécié cette histoire.

    Beaucoup de retenue et d'émotion dans ce roman. Le style est exigeant.
    L'auteur a su lever avec sensibilité le voile qu'on a déposé sur la guerre d'Algérie.
    Je ne suis pas une inconditionnelle de L Mauvignier et pourtant j'ai apprécié cette histoire.

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  • Ce livre, si l’on veut en apprécier toutes les subtilités, ne se lit pas rapidement. L’écriture de Mauvignier est ici plutôt exigeante, très belle et très juste comme toujours, à condition de prendre son temps pour bien saisir tout le poids des mots. Cet ouvrage n’est pas un plaidoyer contre la...
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    Ce livre, si l’on veut en apprécier toutes les subtilités, ne se lit pas rapidement. L’écriture de Mauvignier est ici plutôt exigeante, très belle et très juste comme toujours, à condition de prendre son temps pour bien saisir tout le poids des mots. Cet ouvrage n’est pas un plaidoyer contre la guerre, du moins il ne me semble pas que ce soit l’objectif de l’auteur. Pourtant, en nous racontant, par bribes, le quotidien de ces jeunes envoyés en Algérie, Mauvignier nous montre, de manière brutale mais sans jugement, quelques-unes des atrocités commises au nom de rien, par ces hommes qui, par des décisions politiques qui les dépassent, sont devenus des soldats en pays étranger, entraînés à refuser à leurs adversaires jusqu’à leur humanité, pillant, violant, tuant sur leur passage, ou au contraire mortifiés devant l’horreur et la barbarie de ce que le langage courant appelle avec pudeur des « actes de guerre ». L’auteur dissèque ses personnages, pour nous montrer comment ces jeunes ont été marqués à vie par cette expérience meurtrière. Comme à l’accoutumé quand il s’agit des livres de Mauvignier, la lecture de ce roman ne laisse pas indemne !

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  • Alors, qu’il a été écrit des km de livres et de films sur les guerres de 14-18 et de 39-45, Il est intéressant de constater que l’omerta collective qui frappait la mémoire d’une guerre déguisée sous le nom d’ »évènement », semble enfin se dissiper.
    Peut-être parce que l’Algérie, « bon, ben...
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    Alors, qu’il a été écrit des km de livres et de films sur les guerres de 14-18 et de 39-45, Il est intéressant de constater que l’omerta collective qui frappait la mémoire d’une guerre déguisée sous le nom d’ »évènement », semble enfin se dissiper.
    Peut-être parce que l’Algérie, « bon, ben c’est pas Verdun », sans doute parce que l’Ennemi n’y était pas clairement identifié, certainement parce que le terme héroïque était dévolu aux protagonistes de la Grande Guerre ou de la Résistance, les combattants d’Algérie se sont retranché derrière le silence.
    Laurent Mauvignier enfreint enfin le tabou pour nous livrer ce livre magnifique et bouleversant, une histoire d’hommes broyés par l’Histoire, des hommes qui ont tué, violé et torturé ou au contraire, ont assisté impuissants à l’horreur. On les voit se débattre, essayer de survivre à l’abjection et au crime et l’auteur pose la question : que reste-t-il de l’homme, de l’humanité dans cette Algérie en guerre ?
    Mauvignier pose la question du Mal, comme le fait Jérome Ferrari dans « Où j’ai laissé mon âme » : et il semble que ce n’est pas le Bien qui l’a emporté… Quant au silence qui a tenté d’étouffer les témoignages, il est assourdissant.
    « Des Hommes », n’est pas seulement un roman sur la guerre d'Algérie, c'est un livre où parlent tous ceux qui ne trouveront jamais la paix. C'est un livre sur la guerre qui continue après la guerre, un livre sur le traumatisme, semblable à celui dont ont souffert, à en devenir fous, les rescapés du Chemin des Dames ou les vétérans du Vietnam.
    Un livre bouleversant et nécessaire servi par une plume âpre et douloureuse !

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  • De Laurent Mauvignier je n'avais lu que l'un de ses premiers livres "Apprendre à finir", pour lequel France Inter l'avait primé en 2001.
    Son texte, très poétique, m'avait touché sans que pourtant je ne sois parvenue à en saisir toutes les allusions et les non-dits, il me semble...
    Je m'étais...
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    De Laurent Mauvignier je n'avais lu que l'un de ses premiers livres "Apprendre à finir", pour lequel France Inter l'avait primé en 2001.
    Son texte, très poétique, m'avait touché sans que pourtant je ne sois parvenue à en saisir toutes les allusions et les non-dits, il me semble...
    Je m'étais toujours promis d'y revenir et lorsqu'une de mes amies m'a prêté "Des Hommes", je n'ai pas fui cette nouvelle rencontre.
    Il faut dire que le sujet, sur ces jeunes gens envoyés en Algérie combattre pour une cause qui n'était pas la leur, m'avait interpelé.
    En effet mon père y a passé 22 mois et le seul souvenir qu'il nous concède, c'est celui de ce chien qui l'a accompagné tout au long de ces presque deux ans et qu'il a été forcé d'abandonner lors de son retour en France.
    Je ne sais pas si son histoire se superpose à celle de ces hommes, mais le livre de Laurent Mauvignier m'aura au poins ouvert un passage -peut-être imaginaire- vers ce temps où il n'était pas encore mon père mais où le devoir militaire lui avait volé l'insouciance de ses 20 ans.

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  • Mauvignier a un style certain auquel on accroche ou pas.
    Il provoque soit rejet, soit bouleversement et émotion mais, en tout cas, ne laisse pas indifférent.
    Personnellement, je fais partie de la seconde catégorie.
    J'ai donc été bouleversée par cette histoire d'hommes brisés par ce qu'ils...
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    Mauvignier a un style certain auquel on accroche ou pas.
    Il provoque soit rejet, soit bouleversement et émotion mais, en tout cas, ne laisse pas indifférent.
    Personnellement, je fais partie de la seconde catégorie.
    J'ai donc été bouleversée par cette histoire d'hommes brisés par ce qu'ils ont vu et vécu pendant les "évènement d'Algérie" mais également par le récit des souffrances infligées par l'armée française aux Algériens.
    Une guerre absurde qui a broyé des hommes pour les laisser à jamais marqués et incapables de passer outre ce qu'ils avaient vécu.
    Oui, ce n'est pas forcément évident d'entrer dans le récit, surtout que la guerre n'y est abordée que dans une troisième partie. Parce que, comme l'a dit l'auteur, cela n'est pas un livre sur la guerre mais sur des hommes, comme son titre l'indique.
    Mais, cela reste écrit avec tant de justesse et sans parti pris, qui aurait été malvenu, selon moi. Et puis, une telle tension s'en dégage que, pour moi, les images apparaissaient au fil de ma lecture.
    Alors, Monsieur Mauvignier, un grand merci pour ce magnifique roman.

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  • Une lectrice trouve le style "pesant et laborieux". Il ne faut pas qu'elle lise les autres livres de Mauvignier; elle n'aime tout simplement pas son style. Et pourtant! Quelle leçon d'écriture et de mise en scène. Du quotidien vers l'Histoire, l'auteur trace les lignes de faille. C'est un monument.

    Une lectrice trouve le style "pesant et laborieux". Il ne faut pas qu'elle lise les autres livres de Mauvignier; elle n'aime tout simplement pas son style. Et pourtant! Quelle leçon d'écriture et de mise en scène. Du quotidien vers l'Histoire, l'auteur trace les lignes de faille. C'est un monument.

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