Des hommes couleur de ciel

Couverture du livre « Des hommes couleur de ciel » de Anais Llobet aux éditions L'observatoire
Résumé:

Dans le pays où est né Oumar, il n'existe pas de mot pour dire ce qu'il est, seulement des périphrases : stigal basakh vol stag, un « homme couleur de ciel ».
Réfugié à La Haye, le jeune Tchétchène se fait appeler Adam, passe son baccalauréat, boit des vodka-orange et ose embrasser des garçons... Voir plus

Dans le pays où est né Oumar, il n'existe pas de mot pour dire ce qu'il est, seulement des périphrases : stigal basakh vol stag, un « homme couleur de ciel ».
Réfugié à La Haye, le jeune Tchétchène se fait appeler Adam, passe son baccalauréat, boit des vodka-orange et ose embrasser des garçons dans l'obscurité des clubs. Mais il ne vit sa liberté que prudemment et dissimule sa nouvelle vie à son jeune frère Kirem, à la colère muette.
Par une journée de juin, Oumar est soudain mêlé à l'impensable, au pire, qui advient dans son ancien lycée.
La police est formelle : le terrible attentat a été commis par un lycéen tchétchène.
Des hommes couleur de ciel est l'histoire de deux frères en exil qui ont voulu reconstruire leur vie en Europe. C'est l'histoire de leurs failles et de leurs cicatrices. Une histoire d'intégration et de désintégration.

Donner votre avis

Articles (4)

Avis (29)

  • Journaliste en Russie pendant plusieurs années, l'auteur nous immerge dans la culture tchétchène. Adam alias Omar est exilé à La Haye par une mère protectrice parce qu' homosexuel. Alice alias Alissa cache, dans la même ville, sa nationalité et se prétend russe. Chacun a appris -...
    Voir plus

    Journaliste en Russie pendant plusieurs années, l'auteur nous immerge dans la culture tchétchène. Adam alias Omar est exilé à La Haye par une mère protectrice parce qu' homosexuel. Alice alias Alissa cache, dans la même ville, sa nationalité et se prétend russe. Chacun a appris - douleureusement- en Tchétchénie qu'ils sont une erreur et donc non autorisés à vivre. Ils mettent tout en œuvre pour s'intégrer en Europe mais les cicatrices du passé et le code d'honneur de la famille tchétchène vont violemment venir percuter leur présent fragilement construit.
    2017, une bombe explose dans une école de la Haye : 20 enfants meurent. Un enfant a posé la bombe dans la cantine. L'enquête commence. Qui est le responsable ? Qui est le coupable ? Qui sera condamné ? Qui a des droits ?
    Percutant, bouleversant, ce thriller nous rappelle que la liberté ne s'exerce pas de la même manière pour tous.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Des hommes couleurs de ciel est magistral. Un roman tout en nuances et en retenus malgré des sujets complexes. Je ne connaissais la Tchétchénie qu’à travers les articles irréguliers dénonçant les camps pour homosexuels et j’en avais une image de dictature lointaine un peu inaccessible. Triste et...
    Voir plus

    Des hommes couleurs de ciel est magistral. Un roman tout en nuances et en retenus malgré des sujets complexes. Je ne connaissais la Tchétchénie qu’à travers les articles irréguliers dénonçant les camps pour homosexuels et j’en avais une image de dictature lointaine un peu inaccessible. Triste et vaste comme le monde.
    Ce roman évoque une actualité brûlante par le prisme de ce pays méconnu. On y découvre une histoire, une culture avec son penchant extrémiste prenant le dessus depuis les conflits larvés avec le pays dominant et souverain. Une enclave Russe, martyrisée, qui répond en malmenant son propre peuple par rage et impuissance. C’est ce que font les guerres, elles divisent et laisse la possibilité au plus intolérants de prendre le pouvoir sous prétexte de protection.
    Ce roman évoque les mécanismes de construction de l’extrémisme. Lorsque des enfants vivant au milieu de la haine se charpentent en élaborant le néant. Quand la seule issue est la fuite ou la perpétuation. Il évoque également l’assimilation par l’éradication de soi, pour survivre et l’intolérance parfois, souvent, par méconnaissances, mais pas seulement, des peuples accueillants.
    C’est touchant de sincérité et de justesse.

    Autour de cette lecture :
    Une Bd : S’enfuir, récit d’un otage de Guy Delisle
    Un essai : Tchétchénie, le déshonneur russe d’ Anna Politkovskaïa

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • "Vingt enfants avaient été tués,la haine était légitime".La Haye-Pays-Bas.2017
    La plume de l'auteure,journaliste,est affûtée,riche et souligne l'émotion.Les mots se font précis pour traduire l'horreur,mais aussi le doute.Qui suis-je?Tchétchène ou Hollandais(e) désormais?hétéro ou gay?Les...
    Voir plus

    "Vingt enfants avaient été tués,la haine était légitime".La Haye-Pays-Bas.2017
    La plume de l'auteure,journaliste,est affûtée,riche et souligne l'émotion.Les mots se font précis pour traduire l'horreur,mais aussi le doute.Qui suis-je?Tchétchène ou Hollandais(e) désormais?hétéro ou gay?Les souvenirs destructeurs du passé(Grosny) se mêlent à ceux du présent.Alyssa (Alice maintenant)devient une "iamartkho":une traîtresse et parle à la police. Les deux frères Akhmaïev,l'un porteur d'amour et d'espérance Oumar,l'autre sous l'influence du cousin Makhmoud qui n'est que haine,seront indissociables .Oumar/Adam,Alyssa avaient tenté de se reconstruire...Kirem de détruire!Portés par la sensibilité de l'auteure ,on suit dans cette tragique situation (la mort d'enfants est inacceptable) cette quête d'identité.
    "Un Tchétchène homosexuel doit vivre caché ou mourir".
    Angoissante et réaliste,la narration vous oblige à quitter votre confort de lecteur pour constater la navrante actualité:l'homosexualité peut être un crime;donc chasse à l'Autre,tabassage...haine exploitée par les extrémistes de tout horizon.
    Un roman puissant.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • La Haye 2017, Adam a rendez-vous avec Alex dans un café où il travaille. On apprend qu'un attentat a eu lieu dans un lycée, celui où Kirem son frère se trouve.

    Adam essaye de joindre son frère, il a peur. Combien de morts ? Une vingtaine. Impossible de le joindre. État d'urgence, tout le...
    Voir plus

    La Haye 2017, Adam a rendez-vous avec Alex dans un café où il travaille. On apprend qu'un attentat a eu lieu dans un lycée, celui où Kirem son frère se trouve.

    Adam essaye de joindre son frère, il a peur. Combien de morts ? Une vingtaine. Impossible de le joindre. État d'urgence, tout le monde rentre dans le bistrot , on s'enferme. Les rumeurs vont bon train.

    Soudain, les policiers fracturent la porte, obligent les clients à se coucher par terre. On crie un autre nom ; Oumar. Les policiers le saisissent et le menottent.

    C'est la première page que je viens de vous raconter, elle plante le décor.

    C'est un roman à tiroirs abordant plusieurs thèmes que nous propose Anaïs LLobet dans son deuxième roman. Il nous parle d'intégration, de différences, de déracinement, d'exil, d'identité culturelle, d'homosexualité, du poids des traditions.

    Tout commence par un attentat dans une école, une bombe explose , 20 vies emportées. On soupçonne très vite Kirem, le frère d'Oumar de part ses origines Tchètchènes.

    Plusieurs personnages.

    Oumar, un ancien élève brillant, arrivé seul aux Pays-Bas quelques années plus tôt. Il est homosexuel et c'est sous le nom d'Adam qu'il se réalise. Il est intégré et a découvert la liberté d'être lui-même en arrivant dans ce pays. Il a connu la guerre, la peur et sa différence, oui il aime les hommes ce qui est interdit dans son pays. Il est plus fragile, différent c'est ce que sa mère Taïssa avait compris et une des raisons pour lesquelles elle l'a envoyé ici aux Pays-Bas à la conquête d'un diplôme et de sa liberté.

    Kirem son frère et Makhmoud son cousin sont arrivés plus tard avec Taïssa.

    Alissa est prof de russe, c'est l'autre tchètchène du lycée, elle préfère cacher ses origines dont elle a honte et dire qu'elle est russe, même à son petit ami Hendrik. Que d'effort pour s'intégrer depuis 10 ans, mais la peur, le poids des traditions, les souvenirs de la guerre la poursuivent. Avec les attentats, la peur l'envahit à nouveau, elle se sent traquée et va collaborer avec la police.

    Kirem est son élève, il est différent d'Oumar, plus taciturne, rebelle, on pense qu'il est radicalisé.

    Un roman qui sur base de l'attentat nous rappelle ce que les tchètchènes ont enduré et fuis, qui nous donne une autre image de celle de terroriste qui vient en premier en général.

    Un livre poignant dont l'écriture est splendide, sensible et juste, qui nous parle magnifiquement de l'exil et de la difficulté de l'intégration et de la perception des autres.

    Elle nous parle de la difficulté voire de l'impossibilité d'assumer l'homosexualité, mais aussi d'intolérance, des codes de l'honneur très puissants, de la religion et de son poids ainsi que des différents niveaux d'intégration dans le nouveau pays. Elle nous parle aussi de la liberté qui s'exerce différemment pour chacun.

    Un roman coup de poing que j'ai trop tardé à découvrir.

    C'est un coup de ♥


    Les jolies phrases

    On ne peut pas entrer dans une nouvelle maison tout en gardant les pieds dans l'autre. Les portes laissées ouvertes suscitent des courants d'air. Et personne n'aime les courants d'air.

    Ils n'avaient jamais su ce que c'était de partir, oublier, effacer, reconstruire. Ils ne savaient pas, ils ne sauraient jamais.

    Il n'y avait qu'une seule voie d'intégration. Celle qu'Oumar et Alissa avaient choisie. Faire table rase, prétendre que rien n'avait existé. Donner à quelques souvenirs un accent folklorique et éteindre les autres, comme on étouffe un feu pour laisser les braises vives plus longtemps, à l'abri des regards. Un simple subterfuge. C'était ce que Kirem n'avait pas compris.

    Quand le néerlandais s'enfuit, c'est que tu as laissé le passé absorber le présent.

    Alissa, elle, ne voulait pas penser aux enfants tués. Elle savait d'expérience que les noms, les photos et les mausolées n'apaisent pas la douleur et ne font que l'aggraver.


    Deux frères, c'est comme deux mains, leur disait Taïssa. Elles vivent leurs vies, mais elles restent inséparables. Depuis que les bombes ont explosé, Oumaa a l'impression d'être devenu manchot.

    Les djihadistes, c'est un peu nos nazis à nous, en fait.

    Il venait d'être condamné à mort, déclaré coupable du pire par les deux camps. Terroriste et homosexuel.

    Elle se haïssait de penser ainsi, moins parce qu'elle percevait l'horreur de son intolérance que les limites de son intégration?

    https://nathavh49.blogspot.com/2019/07/des-hommes-couleur-du-ciel-anais-llobet.html

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • C'est une histoire bouleversante et forte, de celles dont on se souvient longtemps.

    L'histoire de deux frères tchétchènes émigrés à La Haye, Oumar et Kirem. Et d'une femme, Alissa, de même origine, leur professeur de russe au lycée, naturalisée néerlandaise. Les trois ont en commun la...
    Voir plus

    C'est une histoire bouleversante et forte, de celles dont on se souvient longtemps.

    L'histoire de deux frères tchétchènes émigrés à La Haye, Oumar et Kirem. Et d'une femme, Alissa, de même origine, leur professeur de russe au lycée, naturalisée néerlandaise. Les trois ont en commun la guerre, l'exil et les blessures incurables qui vont avec.
    Un jour l'impensable se produit, des bombes explosent au lycée tuant des élèves et des professeurs. Très vite la police a la certitude que le terroriste est tchétchène.
    Leur vie à tous les trois va voler en éclat pour des raisons différentes.

    Ce roman à la construction impeccable et implacable, dont on tourne les pages comme celles d'un thriller, parle d'identité, de liberté, d'homosexualité, du poids des racines et de la culture, d'intolérance...
    C'est beaucoup plus qu'un roman sur un attentat. C'est un roman qui raconte une certaine réalité, celle de mécanismes de pensée archaïques dont le poids se fait sentir où qu'on se trouve, qui ne connaissent ni les frontières ni l'intégration.
    Un roman qui bouscule, révolte, fait réfléchir, un très grand roman à lire absolument !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Dans ce pays ou est né Oumar, il n existe pas de mot pour dire ce qu il est seulement des périphrases: stigal basask vol stag ( un homme couleur de ciel). Refugié a la haye, le jeune tchetchene se fait appeler adam, passe son bac et ose embrasser des garçons dans l obscurité ? Mais il ne vit sa...
    Voir plus

    Dans ce pays ou est né Oumar, il n existe pas de mot pour dire ce qu il est seulement des périphrases: stigal basask vol stag ( un homme couleur de ciel). Refugié a la haye, le jeune tchetchene se fait appeler adam, passe son bac et ose embrasser des garçons dans l obscurité ? Mais il ne vit sa liberté que prudemment et dissimule sa nouvelle vie a son frere. Par une journee de juin, oumar est mélé à l impensable: la police est formelle, le terrible attentat a ete commis par un lyceen techtchene.
    Des hommes coleur de ciel est l histoire de deux freres en exil qui ont voulu recosntruire leur vie en europe. C est l histoire de leurs failles et de leurs cicatrices. Une histoire d integration et de désintegration

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • EN 15 LIGNES, MAX! (PRÉSENTATION DU LIVRE PAR FRCONSTANT)
    Deux frères, en exil, tentent de construire leur vie loin de Tchétchénie natale. Ici, Oumar, libre de ses pulsions, pourra peu à peu oublier qui il est et vivre son homosexualité pour autant qu’il la cache à sa famille, ses frères, son...
    Voir plus

    EN 15 LIGNES, MAX! (PRÉSENTATION DU LIVRE PAR FRCONSTANT)
    Deux frères, en exil, tentent de construire leur vie loin de Tchétchénie natale. Ici, Oumar, libre de ses pulsions, pourra peu à peu oublier qui il est et vivre son homosexualité pour autant qu’il la cache à sa famille, ses frères, son clan. Kirem, son jeune frère, rejette le Monde que l’Europe lui propose. Il préfère suivre son cousin Makhmoud radicalisé. L’intégration ou le change pour la laisser supposer passe par le BAC. Oumar a déjà réussi. Kirem semble plus rétif à l’aide que lui propose Alissa, jeune prof de russe qui, elle aussi, tait bien des choses sur son passé. Les cicatrices de guerre peuvent-elles se partager ? Faut-il dévoiler qui on est vraiment ? Qui peut comprendre ? La Haye vient d’obtenir le statut de Paris, de Bruxelles. Une bombe a explosé à la cantine du lycée. Entre terrorisme, intégration et homosexualité, chacun doit sauver sa vie.

    MA CRITIQUE:
    En découvrant ce titre, on se prend à croire venu le temps d’une éclaircie. Avec son pistolet et les nuages de poudres qui tachent les nuages blancs, la photo de la couverture laisse tout de suite planer un doute… La liberté revendiquée par les hommes couleurs de ciel, les homosexuels, n’est pas pour aujourd’hui.

    « Des hommes couleur de ciel » est le deuxième roman de Anaïs LLOBET. Journaliste ayant été en poste à Moscou, elle connaît bien la persécution des autorités locales de Tchétchénie qui poussent les familles aux meurtres d’honneur et à la négation même des homosexuels. Son livre révèle la puissance destructrice du silence qui pèse sur la question et déstructure les familles où qu’elles vivent dans le monde. Les propos qui se présentent comme une narration relevant de la fiction, sont, en fait, d’une justesse totale et d’une plausibilité effrayante.

    Vivre, c’est tout faire pour saisir l’infime chance de trahir sa famille, son peuple et leurs interdits. Est-ce aussi tromper le pays d’accueil et bafouer ses valeurs ? C’est à ce mur que se confrontent les personnages. Jusqu’où faut-il être fidèle à soi-même, aux autres ?

    Oumar, Kirem, Alissa sont pris au piège de leurs mensonges, de leur passé, de leurs croyances mais aussi à celui de l’incompréhension des gens d’ici qui lisent leur histoire et celle de leur pays avec des lunettes déformantes de la suffisance européenne. Comment comprendre ? Peut-on se pardonner de n’avoir rien vu venir ? Quant à la recherche de la vérité, doit-on se contenter des apparences, parfois tout autant trompeuses que salvatrices ?

    « Des hommes couleurs de ciel ». Ce livre, servi par l’excellente plume d’Anaïs LLOBET, offre aux lecteurs une réflexion profonde sur l’homosexualité, le terrorisme, les valeurs européennes des Droits de l’Homme et la fragilité de ceux qui voudraient pouvoir en vivre. Un livre qui ne peut laisser indifférent. Un livre à partager !

    Note importante: Dans ses remerciements, l’autrice écrit: « Merci à O., S., KH., R., sans qui la langue et la culture tchétchène serait rester hermétique. Puisse venir le jour où j’écrirai votre nom en toutes lettres sans vous mettre en danger. » Je ne peux m’empêcher de mesurer, à sa juste valeur, la possibilité que j’ai pouvoir tenir et signer mes propos sans me cacher!
    Lien : HTTPS://FRCONSTANT.COM/2019/..

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Le livre d’Anaïs LLobet se passe aux Pays-Bas mais ce pourrait être en France ou dans n’importe quel pays occidental où les gens qui fuient leur pays en guerre viennent se réfugier.
    Ici, ce sont des Tchétchènes qui tentent de repartir de zéro. Dans leur bagage, ils ont emporté autant...
    Voir plus

    Le livre d’Anaïs LLobet se passe aux Pays-Bas mais ce pourrait être en France ou dans n’importe quel pays occidental où les gens qui fuient leur pays en guerre viennent se réfugier.
    Ici, ce sont des Tchétchènes qui tentent de repartir de zéro. Dans leur bagage, ils ont emporté autant d’espoirs que de secrets de famille et sont lestés du poids de traditions d’un autre âge qui s’interposent entre eux et leur nouvelle vie. Pour ne pas se faire remarquer, ils taisent leurs origines (la jeune prof qui se fait passer pour russe) ou cachent leur homosexualité (Oumar est un des « hommes couleur de ciel » du titre), parce qu’ils ne peuvent vivre comme ils le souhaitent tant le poids des traditions dicte sa loi, ici comme là-bas. De tout, il se sentent coupables, sans espoir de compréhension de la part du monde qui les entoure.
    On voit que l’auteure connait la Tchétchénie et les populations qui l’ont fuie. Sobre et poignant, son roman réussit à marier les histoires intimes et la géopolitique la plus actuelle, en appuyant là où ça fait mal : dès que nous avons peur, nos velléités d’accueil et nos élans de générosité fondent comme neige au soleil, place à la défiance et l’injustice.
    Elle montre bien aussi les malentendus qui se glissent entre l’altruisme et la bienveillance des un.e.s et les efforts surhumains que font les autres pour s’adapter au modèle ambiant.
    On s’attache aux personnages, et on ne peut s’empêcher de penser qu’avec un peu plus d’empathie et de générosité de part et d’autre, toute cette histoire se terminerait autrement. Sinon, quelle tristesse et quel échec pour une société censément protectrice et accueillante !

    Lu dans le cadre des 68 premières fois, ce livre voyagera auprès des nombreux.ses lecteurs/lectrices engagé.e.s dans l'aventure.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions