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Des Attikamègues aux Têtes-de-boule ; mutation ethnique dans le Haut Mauricien sous le régime français

Couverture du livre « Des Attikamègues aux Têtes-de-boule ; mutation ethnique dans le Haut Mauricien sous le régime français » de Nelson-Martin Dawson aux éditions Septentrion
Résumé:

Les Indiens désignés Attikamègues par les jésuites de la première moitié du XVIIe siècle et ceux inscrits sous l´appellation Têtes-de-Boule par les récollets trifluviens au XVIIIe siècle composaient-ils, sous le Régime français, une seule et même tribu ? Cette question trouve dans les documents... Voir plus

Les Indiens désignés Attikamègues par les jésuites de la première moitié du XVIIe siècle et ceux inscrits sous l´appellation Têtes-de-Boule par les récollets trifluviens au XVIIIe siècle composaient-ils, sous le Régime français, une seule et même tribu ? Cette question trouve dans les documents historiques une réponse claire qui va bien au-delà de la « relative certitude » que certains chercheurs veulent bien reconnaître. Le territoire que les archives désignent comme celui ayant été habité par les Attikamègues, et dont les bornes furent vaguement délimitées par le père Buteux, s´étendait au nord de Trois-Rivières, aux sources du Saint-Maurice. Il ne peut en aucun point toucher ou approcher celui assigné par les documents d´époque aux Têtes-de-Boule qui nomadisaient vers le pays baigné par le lac Supérieur.Les missionnaires témoignèrent in situ que les guerres iroquoises et les maladies européennes provoquaient une chute dramatique des effectifs démographiques, laquelle condamnait les Attikamègues à disparaître en tant que peuple distinct. Les Têtes-de-Boule qui les remplacèrent provenaient d´une ou de plusieurs autres tribus ; ils trouvèrent accueillants ces territoires de chasse richement reconstitués à la suite d´un abandon prolongé, provoqué par l´extinction de ceux qui y nomadisaient antérieurement. Des récits fournis par les descendants de ces migrants et recueillis par des anthropologues jettent même un éclairage décisif sur la distinction à faire entre l´un et l´autre groupe.Devant le faisceau de témoignages convergents et concordants que livre cette étude, on ne saurait désormais nier ou ignorer les décisifs bouleversements survenus dans la communauté attikamègue au mitant du xviie siècle. Dans le contexte des négociations actuelles concernant l´approche commune, une telle démonstration historique n´oblige-t-elle pas à réévaluer certains choix politiques ?

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