Dernier convoi pour Buchenwald

Couverture du livre « Dernier convoi pour Buchenwald » de Roger Martin aux éditions Le Cherche-midi
Résumé:

Avril 1944. Un convoi de déportés comprenant plus de 2000 hommes quitte la gare de Compiègne pour une destination inconnue.

En dehors des Allemands et de l´État français, personne à bord ne connaît encore sa destination.

Sauf un prisonnier, Robert Danglars.

Instituteur en Normandie,... Voir plus

Avril 1944. Un convoi de déportés comprenant plus de 2000 hommes quitte la gare de Compiègne pour une destination inconnue.

En dehors des Allemands et de l´État français, personne à bord ne connaît encore sa destination.

Sauf un prisonnier, Robert Danglars.

Instituteur en Normandie, pacifiste convaincu, des militants trotskistes l´ont rallié à leur cause.

Nommé en Bretagne, à 12 kilomètres de Brest, il a participé aux actions de propagande en direction des soldats allemands.

En octobre 1943, le groupe de militants de Brest est trahi, son responsable abattu, la plupart des autres jetés en prison.

Robert Danglars est de ceux-là.

Maltraité, torturé, il connaîtra les cellules de trois prisons.
À Fresnes, en mars 1944, le directeur lui présente un inconnu, membre d´un réseau de résistance violemment hostile aux communistes.

L´homme lui propose un marché : les staliniens n´ont que faire des trotskistes, lorsqu´ils le peuvent ils les exécutent comme ce fut le cas dans un maquis d´Auvergne.

Demain les alliés vont débarquer, la France sera libérée. Pour tomber aux mains des communistes ?

Partout en France, des hommes s´organisent pour éviter cette catastrophe. Parmi leurs tâches, la mise hors d´état de nuire de personnalités rouges susceptibles de jouer un rôle important à la Libération.

Robert Danglars se voit proposer un marché.

Contre la liberté de sa mère et de sa soeur, arrêtées pour l´avoir hébergé, réclamées par les autorités allemandes, et en échange aussi de sa propre vie, il devra liquider Marcel Paul.

Le problème, c´est que ce dirigeant syndical a été déporté.

Danglars va donc devoir partir à son tour pour accomplir sa mission.

Au cours du voyage, puis dans le camp de concentration où survivent près de 80000 de ses semblables, il connaîtra l´horreur, la bassesse, mais aussi la solidarité et la fraternité.

La réalité qu´il va découvrir, un certain nombre d´événements dont il sera tantôt spectateur tantôt acteur, rendront sa mission impossible...



Buchenwald, qui « accueillit » Marcel Paul, le colonel Manhès, Pierre Sudreau, Marcel Dassault, Jorge Semprun, David Rousset, a une histoire singulière qui lui vaut une place à part dans l´histoire des camps de concentration. Notre héros malgré lui devra naviguer dangereusement au coeur d´une véritable ville où la vie humaine n´a aucun prix, entre combativité et trahison, lâcheté et courage, sur fond de tensions entre nationalités, entre droits communs et politiques, entre politiques de droite voire d´extrême-droite et gaullo-communistes unis au sein du Comité des Intérêts Français, un récit qui bat en brèche la plupart des images forgées à l´issue de la Seconde Guerre mondiale.Un roman au coeur de l'Histoire.

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  • « Toute ressemblance avec des événements, des lieux, des personnes ayant existé n’a rien de fortuit »… et pourtant, Dernier convoi pour Buchenwald est un roman. Roger Martin réussit à faire vivre des personnages créés pour l’occasion avec d’authentiques hommes ou femmes ayant existé et vécu les...
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    « Toute ressemblance avec des événements, des lieux, des personnes ayant existé n’a rien de fortuit »… et pourtant, Dernier convoi pour Buchenwald est un roman. Roger Martin réussit à faire vivre des personnages créés pour l’occasion avec d’authentiques hommes ou femmes ayant existé et vécu les faits décrits avec beaucoup de réalisme.
    Robert Danglars dont le nom n’a pas d’importance, est dans ce wagon, le 14 mai 1944 : « Que peut-il y avoir de pire que cet enchevêtrement de corps transformés en loques ou en pelotes de nerfs à vif… » Par les mots, par le texte, Roger Martin réussit à décrire, à faire ressentir aussi fort que cela est possible, toute l’horreur vécue par tant d’hommes, de femmes et d’enfants.
    « Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, nus et maigres tremblant dans ces wagons plombés… » comme l’a si bien chanté Jean Ferrat mais Dernier convoi place le lecteur là où « …l’air glacé de la nuit tétanise, où une effroyable puanteur de pisse et de merde imprègne chaque centimètre de la peau. » Si « l’homme ne peut vivre sans croire que le pire n’est jamais sûr… », il faut absolument lutter de toutes ses forces contre l’oubli et ce livre y contribue grâce au talent de l’auteur et à la précision de son récit.
    Retour en arrière indispensable, Robert Danglars raconte sa jeunesse et sa formation à l’École Normale d’instituteurs, institution que Pétain supprime en 1941. Le récit prend corps nous ramenant à Compiègne, au camp de Royallieu où les départs se poursuivent alors que le débarquement de Normandie a déjà eu lieu.
    Instituteur dans un village, à 12 km de Brest, il commence à militer pour un réseau de résistance de tendance trotskiste, partagé entre lutte armée et internationalisme. Arrestation, torture ne tardent pas après qu’il ait découvert l’amour auprès de Delphine. « … Rossé, battu, torturé presque quotidiennement par des Français dans une prison française, » Robert Danglars vit ce que beaucoup d’hommes ont subi au cours de ces années terribles. Le chantage fait aussi partie de l’arsenal utilisé contre ceux qui luttent pour reconquérir la liberté.
    Enfin, à partir du 14 mai 1944, nous découvrons la vie quotidienne à Buchenwald, « la forêt de hêtres » où les humains sont moins bien traités que des bêtes : « On ne peut dire l’indicible. On ne peut décrire l’indescriptible. On n’a pas encore trouvé les mots pour traduire l’horreur de la barbarie et du massacre de masse. »
    Quand l’armée américaine arrive à Buchenwald, le 13 avril 1945, le camp a été libéré par les prisonniers eux-mêmes qui ont mis les SS en déroute. Ils sont encore 21 400 dont 3 000 malades et 3 000 invalides.
    Dernier convoi pour Buchenwald est « Une plongée au cœur de l’Histoire, entre barbarie et espoir ! » comme l’a noté Roger Martin dans sa dédicace lors de notre rencontre à Vienne, pour Sang d’encre.

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