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De mon plein gré

Couverture du livre « De mon plein gré » de Mathilde Forget aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

Elle a passé la nuit avec un homme et est venue se présenter à la police. Alors ce dimanche matin, au deuxième étage du commissariat, une enquête est en cours. L'haleine encore vive de trop de rhum coca, elle est interrogée par le Major, bourru et bienveillant, puis par Jeanne, aux avant-bras... Voir plus

Elle a passé la nuit avec un homme et est venue se présenter à la police. Alors ce dimanche matin, au deuxième étage du commissariat, une enquête est en cours. L'haleine encore vive de trop de rhum coca, elle est interrogée par le Major, bourru et bienveillant, puis par Jeanne, aux avant-bras tatoués, et enfin par Carole qui vapote et humilie son collègue sans discontinuer.

Elle est expertisée psychologiquement, ses empreintes sont relevées, un avocat prépare déjà sa défense, ses amis lui tournent le dos, alors elle ne sait plus exactement. S'est-elle livrée à la police elle-même après avoir commis l'irréparable, cette nuit-là ?

Inspiré de l'histoire de l'auteure, De mon plein gré est bref, haletant, vibrant au rythme d'une ritournelle de questions qui semblent autant d'accusations. Mathilde Forget dessine l'ambiguïté des mots, des situations et du regard social sur les agressions sexuelles à travers un objet littéraire étonnant, d'une grâce presque ludique. Il se lit comme une enquête et dévoile peu à peu la violence inouïe du drame et de la suspicion qui plane très souvent sur sa victime.

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Articles (1)

Avis (7)

  • Voilà un livre qui ne laissera personne insensible. Un tout petit livre qui se lit d’une traite, que l’on vit intensément ou que l’on pose très vite, déconcerté.
    Moi j’y pense encore… Pas facile d’être dans la tête d’une femme qui se présente d’elle-même au poste de police. On ne comprend pas...
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    Voilà un livre qui ne laissera personne insensible. Un tout petit livre qui se lit d’une traite, que l’on vit intensément ou que l’on pose très vite, déconcerté.
    Moi j’y pense encore… Pas facile d’être dans la tête d’une femme qui se présente d’elle-même au poste de police. On ne comprend pas très bien… est-elle victime ou coupable ? Les deux ? Elle-même ne semble pas le savoir. Elle est confuse, perdue… Mathilde Forget semble avoir connu ce moment. Elle raconte les doutes, la confusion, l’ambiguïté de la situation, les regards et les mots des autres : les policiers, psy, avocat, amis… Que s’est il passé exactement avec cet homme ?
    Répétitions, digressions, rapport au corps, au passé, l’auteur utilise des procédés habiles pour entretenir le trouble, mettre le lecteur en situation et je dois dire que j’ai été happé dans ce tourbillon. L’homme que je suis en ressort chamboulé.
    Une lecture hautement conseillée !

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  • « Je me suis livrée à la police moi-même »

    C’est ainsi que la narratrice débute son récit. Et si elle s’est livrée, elle, victime d’un viol, c’est qu’elle craint d’être l’auteur d’un meurtre.

    A l’unisson de l’état de confusion que l’on imagine bien dans un tel contexte, les phrases...
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    « Je me suis livrée à la police moi-même »

    C’est ainsi que la narratrice débute son récit. Et si elle s’est livrée, elle, victime d’un viol, c’est qu’elle craint d’être l’auteur d’un meurtre.

    A l’unisson de l’état de confusion que l’on imagine bien dans un tel contexte, les phrases émergent et se mélangent, parfois répétées telles des mantras, parfois dénuées de sens. Et peu à peu la soirée apparaît dans toute son horreur.

    C’est un court roman, original dans sa forme et son écriture, et dérangeant par son propos.

    Sexisme, homophobie , crédit accordé aux victimes tous ces thèmes apparaissent en filigrane. Et il est hautement louable de donner ainsi la parole à ceux que la crainte des retours de bâton rend muets. Cependant la forme s’essouffle, même sur 140 pages, il est difficile de tenir la distance.

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  • Le récit démarre avec un ton de roman noir, de polar, dans une ambiguïté et des non-dits qui font toute la force de l'écriture, et agrippent le lecteur.
    Hélas, passée la moitié du texte, l'effet de confusion s'avère uniquement psychologique et non littéraire. Le récit demeure percutant, mais...
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    Le récit démarre avec un ton de roman noir, de polar, dans une ambiguïté et des non-dits qui font toute la force de l'écriture, et agrippent le lecteur.
    Hélas, passée la moitié du texte, l'effet de confusion s'avère uniquement psychologique et non littéraire. Le récit demeure percutant, mais ses promesses narratives des premières pages ne semblent pas remplies. Une lecture en demi-teinte, qui laisse la sensation d'un procédé d'écriture qui n'a pas été poussé assez loin.
    On s'étonnera d'ailleurs de la page consacrée au livre sur le site de l'éditeur qui, en rapportant le récit de façon linéaire, détruit d'entrée toute la complexité proposée à la lecture et ce ton amer et intrigant des prémices.

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  • Il faut du courage pour porter plainte. Il en faut même lorsque l’on doit se soumettre au regard d’un enquêteur, d’un avocat ou d’un psychiatre. Après une nuit terrifiante, Elle raconte au Major tout ce qu’il s’est passé, et ce que l’individu a fait. Mais comment peut-on se sentir totalement...
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    Il faut du courage pour porter plainte. Il en faut même lorsque l’on doit se soumettre au regard d’un enquêteur, d’un avocat ou d’un psychiatre. Après une nuit terrifiante, Elle raconte au Major tout ce qu’il s’est passé, et ce que l’individu a fait. Mais comment peut-on se sentir totalement victime quand les interrogations nous poussent à croire le contraire ? Il faut désormais expliquer l’inexplicable, ce qui ne se justifie jamais, se défendre alors que corps et l’esprit ne savent plus le faire.

    Inspiré de la propre histoire de l’auteure, j’ai été ébranlée par la profondeur et la dureté de ce qui y est narré. Pourtant, les deux se mêlent parfaitement pour dépeindre un tableau généreux de notre société actuelle où tout reste encore à construire. En 2021, il faut encore justifier par « a + b » une agression sexuelle et sa propre intimité, chercher un potentiel caractère déviant à la victime et parfois accepter que certains faits ne seront pas gardés comme preuve irréfutable du mal. Tout cela conduit bien souvent aux doutes, sommes-nous réellement une victime ? L’avons-nous cherché ?

    Ainsi, Mathilde Forget plonge le lecteur au cœur de l’enquête qui lie sa narratrice (ou elle ?) à son agresseur. Tout y passe, traumatismes de l’enfance, difficulté à assumer ses propres attirances dans une société hétéronormée, et l’indocilité du corps face à l’oubli. S’il est difficile de dire « j’ai aimé ce roman » comme on dirait que l’on apprécie un récit d’aventure ou une histoire d’amour, j’en envie de dire que je l’ai compris.

    J’ai compris ce choix de raconter les faits, la poétique des maux au travers le drame, et l’ultime appel à nous dire qu’il reste failles personnelles pour toujours après un viol.

    En vérité, De mon plein gré narre l’histoire vraie de trop de femmes et l’écriture de Mathilde Forget dénonce plus qu’elle ne sublime la brisure. Comme un plaidoyer en faveur du corps et de l’esprit, je sors extrêmement touchée et profondément révoltée (comme si je ne l’étais pas assez !) de cette lecture. Cela nous rappelle bien une chose : la littérature ne permet pas seulement de nous laisser rêver d’un ailleurs, elle nous ramène également à l’indéniable réalité.

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  • Un petit livre lu d'une traite sur le courage et la difficulté que représente une plainte pour viol lorsque la victime est encore sous le choc et ici en plus où elle se retrouve accusée. De quoi, on ne sait trop. J'ai trouvé l'histoire un peu confuse mais c'est peut-être une volonté de l'autrice...
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    Un petit livre lu d'une traite sur le courage et la difficulté que représente une plainte pour viol lorsque la victime est encore sous le choc et ici en plus où elle se retrouve accusée. De quoi, on ne sait trop. J'ai trouvé l'histoire un peu confuse mais c'est peut-être une volonté de l'autrice pour montrer le marasme post traumatique. Intéressant.

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  • Après son premier livre « A la demande d’un tiers » paru en septembre 2019, Mathilde Forget propose « De mon plein gré », un roman court à la première personne sur un traumatisme et l’enquête qui en découle.

    Un dimanche matin, la narratrice se présente au commissariat de police pour porter...
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    Après son premier livre « A la demande d’un tiers » paru en septembre 2019, Mathilde Forget propose « De mon plein gré », un roman court à la première personne sur un traumatisme et l’enquête qui en découle.

    Un dimanche matin, la narratrice se présente au commissariat de police pour porter plainte contre une agression subie pendant la nuit. L’haleine encore chargée des effluves du rhum coca qu’elle a trop consommé, elle doit expliquer, se justifier pour prouver l’agression. Car, mis à part l’alcool, il y a d’autres faits qui éveillent la méfiance du Major chargée de l’enquête; Flic bourru, il achoppe sur tant d’autres détails : l’homosexualité de la victime, le fait qu’elle soit partie au bras d’un homme en fin de soirée, etc.

    Mathilde Forget place son lecteur au cœur de la pensée de la victime. Privé de mots, car encore sous le choc du traumatisme, elle est obnubilée par ses ongles sales. Puis, au fur et à mesure de l’enquête, elle doit apporter des preuves, expliquer son comportement et même être confronté à son agresseur.
    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2021/03/09/mathilde-forget-de-mon-plein-gre/

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  • La narratrice se rend au commissariat. La veille, un peu ivre, elle qui préfère les femmes est pourtant rentrée chez elle au bras d’un homme. La soirée a viré au cauchemar.

    Ballotée d’agent de police en expert, de médecin en avocat, difficile de ne pas se sentir coupable, même lorsqu’on est...
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    La narratrice se rend au commissariat. La veille, un peu ivre, elle qui préfère les femmes est pourtant rentrée chez elle au bras d’un homme. La soirée a viré au cauchemar.

    Ballotée d’agent de police en expert, de médecin en avocat, difficile de ne pas se sentir coupable, même lorsqu’on est victime.

    Un très beau roman sur la force qu’il faut pour faire appel à la justice.

    A lire le coeur grand ouvert.

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