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Dans les yeux des autres

Couverture du livre « Dans les yeux des autres » de Genevieve Brisac aux éditions Editions De L'olivier
Résumé:

Anna est idéaliste. Molly, sa soeur, est réaliste. L'une traque la vérité dans les mots, l'autre la réalité dans l'action. Mais toutes deux militent pour la victoire de la Révolution. Avec leurs compagnons, Marek et Boris, elles se prennent pour les trois

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Avis (8)

  • Pas besoin de résumer ce livre, depuis "Les explorateurs de la rentrée" il a été commenté de nombreuses fois.
    C'est une fresque sociale, politique, et affective des années 70.
    Pari réussi que de mêler l'intime à l'actualité d'une époque, G.Brisac restitue le climat avec justesse, sagacité, ...
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    Pas besoin de résumer ce livre, depuis "Les explorateurs de la rentrée" il a été commenté de nombreuses fois.
    C'est une fresque sociale, politique, et affective des années 70.
    Pari réussi que de mêler l'intime à l'actualité d'une époque, G.Brisac restitue le climat avec justesse, sagacité, mais aussi avec la cruauté qui caractérise ses romans , et que l'on détecte dès les premières pages ; j'ai l'impression que même en lecture aveugle je reconnaitrais son écriture.

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Anna est écrivain. Elle a rencontré le succès avec un livre, A bas la mort et des années plus tard, alors que le temps a passé, elle reprend ses trois carnets et nous fait partager sa vie et son engagement. Dès l'âge de 15 ans, elle s'engage et milite aux côtés de sa soeur Molly, deux soeurs...
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    Anna est écrivain. Elle a rencontré le succès avec un livre, A bas la mort et des années plus tard, alors que le temps a passé, elle reprend ses trois carnets et nous fait partager sa vie et son engagement. Dès l'âge de 15 ans, elle s'engage et milite aux côtés de sa soeur Molly, deux soeurs unies notamment dans leur lutte pour la Révolution mais différentes. Elles sont résolues et convaincues qu'elles vont participer au changement radical du monde, l'utopie n'est pas encore un gros mot dans les années 70 ! Elles resteront ensemble très longtemps jusqu'à ce qu'Anna écrive ce roman qui exposera avec un oeil perçant et mordant la réalité qu'elles ont vécue, impardonnable pour ses compagnons, l'écriture est aussi dangereuse... Les deux soeurs avaient rejoint un collectif et notamment Marek et Boris. C'est alors que le 11 septembre 73 et le coup d'état du général Pinochet marquèrent une rupture, une cassure et ils décidèrent de partir au Mexique pour aider les Chiliens persécutés. Leur mère, Mélini, si extravagante et excentrique, parfois cannibale, les accompagna. La lutte armée prend forme, Marek périra en prison. Au retour, Anna continuera à manier les mots et Molly à affronter la misère du monde en tant que médecin. Roman attachant avec une écriture qui se calque aux caractères, aux états d'âme des personnages et un ton parfois caustique et souvent mélancolique, un roman qui offre une vision féminine de l'engagement et enfin un roman qui parle du temps qui passe, de l'utopie, des désillusions, de la fidélité à ses idéaux, des relations entre deux soeurs mais aussi de l'écriture et du pouvoir des mots.

  • Portées par leur idéal de justice, Mollie et Anna Jacob ont été, dans les années 70, de tous les combats, de toutes les manifs. Différentes mais unies, les deux sœurs rêvaient d'un monde meilleur et d'une révolution qui jamais n'arrivèrent. Avec Boris et Marek, compagnons de lutte, à la fois...
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    Portées par leur idéal de justice, Mollie et Anna Jacob ont été, dans les années 70, de tous les combats, de toutes les manifs. Différentes mais unies, les deux sœurs rêvaient d'un monde meilleur et d'une révolution qui jamais n'arrivèrent. Avec Boris et Marek, compagnons de lutte, à la fois amis et amants, il fut donc décidé de poursuivre cet idéal au Mexique. Mollie, les garçons et Mélini, la mère des filles, étaient du premier voyage, Anna, abandonnée à Paris pour régler les détails administratifs.
    Des années plus tard, Mollie est devenue le Docteur Jacob, elle vit avec Boris qui milite toujours, cette fois dans une association pour le droit au logement. Anna, quant à elle, est une femme brisée. Elle a racontée ses années d'engagement et la période mexicaine dans un livre qui a eu un succès fulgurant mais que ses amis et à sa famille ont vécu comme une trahison. Depuis sa plume s'est tarie, ses illusions se sont envolées, elle se noie entre l'impression d'avoir tout perdu et celle de n'avoir jamais rien possédé. Pour tenter de reprendre pied, elle replonge dans son passé en lisant les carnets qu'elle remplissait dans sa jeunesse : le rouge pour la politique, le bleu pour les autres, le noir pour sa mère.

    Un roman à deux, trois, quatre voix même. Anna, idéaliste et rêveuse qui n'est plus qu'une blessure béante, celle d'avoir été trahie par son amant, par sa mère, celle d'avoir été rejeté plus tard et qui cherche dans ses carnets de refaire le parcours qui fut le sien. Celle de Mollie, la pragmatique, qui recueille sa sœur malgré sa rancoeur, qui se dit toujours militante mais peine à concilier ses idées gauchistes et la vie de nantie que lui procure son métier. Celle de Mélini, mère excentrique, égoïste qui ne sait pas aimer ses filles, mais aime à attirer l'attention, à être le centre du monde. Et de temps en temps, celle de Geneviève BRISAC qui intervient, pour préciser un détail, pour recadrer ses personnages, pour prendre le lecteur à parti. Cette construction originale qui mêle les parcours, les textes anciens consignés dans les carnets d'Anna, les poèmes dont elle se souvient, déboussole de prime abord, on se perd dans les lieux, les personnes, les dates. Mais très vite, on se laisse porter, on apprend à connaître les deux sœurs et ceux qui les entourent, on s'imprègne de l'atmosphère particulière aux cellules d'extrême gauche, un idéal romantique, un enthousiasme plein de fraîcheur qui se prennent de plein fouet les exigences du fonctionnement rigide et hiérarchisé d'une organisation politique.
    D'ailleurs, la lutte révolutionnaire n'est qu'un prétexte pour évoquer des histoires de vie où jalousie, désamour, rivalité, tous ces sentiments petits-bourgeois, peinent à laisser la place aux grands idéaux désintéressés. L'humain est donc au cœur de ce roman qui touche aussi au besoin d'écrire pour exorciser le passé, pour en guérir...peut-être. Une belle réussite.

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  • page 100
    Anna et Molly, Molly et Anna mais aussi Cordelia, Marek, Boris...nous passons d'un chapitre à l'autre, de l'un à l'autre, d'une tranche de vie à l'autre.
    Beaucoup de mélancolie, un peu d'humour, beaucoup d'interrogations. Je me perds parfois mais ces 100 premières pages me donnent...
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    page 100
    Anna et Molly, Molly et Anna mais aussi Cordelia, Marek, Boris...nous passons d'un chapitre à l'autre, de l'un à l'autre, d'une tranche de vie à l'autre.
    Beaucoup de mélancolie, un peu d'humour, beaucoup d'interrogations. Je me perds parfois mais ces 100 premières pages me donnent envie de poursuivre ce livre.

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    • Isabelle PAGES le 19/08/2014 à 16h00

      5 personnages se partagent cette histoire pleine de mélancolie:
      deux soeurs Molly et Anna, leur mère Melini et deux camarades Boris et Malek.
      Ils se disent révolutionnaires et s'engagent dans différentes actions.
      Cela les mènera de Paris au Mexique en passant par diverses villes françaises où ils organisent des meetings.
      Mais hélas Malek meurt dans une prison mexicaine.
      Anna pense que la révolution passe aussi et surtout par les mots, elle va donc écrire un roman qui lui vaudra le rejet de ses camarades.
      Au delà des actions de chacun, c'est surtout les relations humaines qui sont au cœur de ce livre : relation entre mère et fille, relation entre les deux sœurs et relation entre homme et femme: amitié, amour, haine, trahison.
      J'ai beaucoup aimé l'écriture, la profondeur des réflexions, au vocabulaire utilisé.
      une grande place est consacrée à l'écriture et la langue.

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  • Rendez-vous de la page 100

    C'est l'histoire d'une trahison. Celle d'une sœur et d'un ami. C'est l'histoire de la liberté d'expression. C'est l'histoire de la vacuité de la vie quand on perd tout. L'écriture est sobre, presque transparente. Si j'apprécie bien souvent l'absence de ponctuation...
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    Rendez-vous de la page 100

    C'est l'histoire d'une trahison. Celle d'une sœur et d'un ami. C'est l'histoire de la liberté d'expression. C'est l'histoire de la vacuité de la vie quand on perd tout. L'écriture est sobre, presque transparente. Si j'apprécie bien souvent l'absence de ponctuation pour les dialogues, ici, ça ne rend pas le texte léger, au contraire. L'utilisation du je pour tous et du présent y est aussi pour quelque chose. Peut-être est-ce le but... Malgré l'intimité installée, les personnages semblent rester en suspens. Il est difficile de constituer une chronologie avec les chapitres mais il est toutefois appréciable de voir un auteur manipuler aussi bien, et au bon moment, des phrases qui ne se finissent pas.

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    • Millie Sydenier le 20/08/2014 à 00h23

      C'est l'histoire d'une jeune fille qui a connu le succès au détriment de ses proches et qui l'a perdu, en même temps que tout le reste. Les sœurs que l'on rencontre dans ce livre étaient aveuglément sœurs lorsqu'elles étaient enfants. Aujourd'hui, un procès a fendillé ce lien familial. Liées et déchirées par une mère aussi folle que géniale, aussi méprisante que blessante, aussi égoïste que mal aimante, le récit de ce lien sororal est à la fois déchirant et terriblement trivial. L'histoire a voulu qu'un contexte politique exacerbe les tensions, les sentiments, la violence des propos des uns envers les autres. C'est l'histoire d'une famille, c'est un peu l'histoire de toutes les familles vivant avec ses secrets, ses enfants mal aimés, ses parents trop exubérants.
      Si l'auteur a pris un parti pris évident en refusant la traditionnelle ponctuation de dialogues, en débutant des phrases sans en écrire la suite, en écrivant presque intégralement au présent, Dans les yeux des autres ne semble jamais vouloir décoller. Il n'y a pas de surprises à la lecture, pas d'éléments notoires qui donnent envie de savoir ce qu'il va se passer. Va-t-il seulement se passer quelque chose ? Sans être désagréable à lire, il semble être de ces livres évanescents qu'on lit sans s'en rendre compte et qu'on sera capable d'oublier assez vite. Les pages défilent avant de rentrer dans le vif du sujet : cette révolution qui a changé la vie de tous, bien plus en mal qu'en bien, cet exil incroyable porté par la volonté de changer le monde de quelques personnes. Les débuts sont marqués par l'écriture de Geneviève Brisac, volontairement intime, mélancolique, par l'oscillation incessante entre le passé et le présent, sans véritable suite chronologique. Mais le temps passé entre les pages finit par avoir raison de tout ça.
      Si la première partie est monotone, portée par un style abscons, il faut attendre le Mexique pour que l'écriture s'intensifie, prenne de l'ampleur, de l'épaisseur et devienne au moins aussi dure et impitoyable que Molly, aussi rêveuse et irréelle qu'Anna, aussi indocile que les espoirs des révolutionnaires. Jusqu'à la fin, on est porté par une sensation d'apnée que l'on ne trouvait pas au début du roman. Et la bouffée d'air frais arrive. Timide, mélancolique à l'image du récit, témoin malheureux de l'incompréhension de deux sœurs vivant dans le même monde et pourtant si dissemblables mais elle est là.
      Pourtant, après la dernière page, l'impression est amère, mélancolique, profondément triste. L'espoir qui transparait à certains moments se fait annihiler par la cruauté de la vie, l'absurdité du temps, les regrets, les actes manqués, les bassesses, les rancœurs et les haines des personnages.
      Au fil du temps, au fil de la révolution, Geneviève Brisac a pris possession de ses cinq personnages que l'on croise plus ou moins longuement. Un nœud inextricable les relie : celui du danger, celui d'être persuadé de militer pour des choses justes, celui de la fierté aussi, la fierté d'être au-dessus des petits-bourgeois et de devenir acteur à part entière de ce monde si bancal où ils sont obligés de vivre. On s'attache à Molly, à Anna, à Marek, à Boris et même à Mélini bien qu'on les trouve un peu absurdes dans leurs désirs, absurdes dans leurs actes. Ils représentent une génération terrible, celle où les jeunes durent combattre les tyrans, les malfaisants et les désillusions. Malgré quelques longueurs dans la première partie, Geneviève Brisac les raconte admirablement bien.

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  • p 100
    Deuxième livre lu dans le cadre des explorateurs
    Ce livre a aussi en couverture la photo d'une fillette qui semble avoir un fusil en bandouilliére ( une fillette aussi pour une constellation de phénomènes vitaux)
    Des titres de chapitres qui font très sérieux, "le chapitre de la dignité...
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    p 100
    Deuxième livre lu dans le cadre des explorateurs
    Ce livre a aussi en couverture la photo d'une fillette qui semble avoir un fusil en bandouilliére ( une fillette aussi pour une constellation de phénomènes vitaux)
    Des titres de chapitres qui font très sérieux, "le chapitre de la dignité blessée", "le travail console de tout"...
    Puis à travers les 1éres pages, Anna et Molly vont nous décrire leur vie. des textes à la première personne, des dialogues et des phrases énigmatiques.. mais malgré ce style étrange on continue de lire pour en savoir plus sur ces deux femmes;

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    • Catherine Airaud le 19/08/2014 à 13h25

      Avec quatre personnages, G Brisac va nous raconter les engagements, les illusions et désillusions de la vie.
      Autour de deux sœurs, Anna et Holly, on se retrouve dans les années 70 et l'espoir d'une vie meilleure. Elles ont la cinquantaine et font le point sur leurs vies. Elles ont des rapports conflictuels. On va, au fur et à mesure des pages, découvrir leur adolescence. Une adolescence d'engagement politique. Lors de leurs études, elles se sont engagées politiquement et ont cru, chacune, à leur manière pouvoir changer et améliorer le monde. Après un séjour de guérilla au Mexique, elles sont rentrées en France. L'une est devenue médecin et aide les malades à trouver un sens à leur vie. L'autre est devenue écrivaine et a « utilisé » leur histoire personnelle et familiale pour écrire des romans-récits, qui ont été des succès de librairie. Cet étalage de leurs sentiments est l'un des motifs de leur brouille.
      C’est le roman d’une génération désabusée : elles ont voulu changer le monde dans leur jeunesse ; on les retrouve quelques années plus tard mais ce sont elles qui cherchent un but à leur vie. Grâce à ces personnages, G Brissac nous parle d'une génération, qui n'a pas connu de guerres, qui a cru à des idéaux de liberté et qui sont passés par l'action armée pour les défendre.
      Geneviève Brisac brosse de beaux portraits de femmes mais j’avoue ne pas avoir été touchée par ce livre. Peut être le livre est-il trop écrit pour rendre, selon moi, la vérité de ces personnages prisonniers d’une époque.

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  • p 100
    Deuxième livre lu dans le cadre des explorateurs
    Ce livre a aussi en couverture la photo d'une fillette qui semble avoir un fusil en bandouilliére ( une fillette aussi pour une constellation de phénomènes vitaux)
    Des titres de chapitres qui font très sérieux, "le chapitre de la dignité...
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    p 100
    Deuxième livre lu dans le cadre des explorateurs
    Ce livre a aussi en couverture la photo d'une fillette qui semble avoir un fusil en bandouilliére ( une fillette aussi pour une constellation de phénomènes vitaux)
    Des titres de chapitres qui font très sérieux, "le chapitre de la dignité blessée", "le travail console de tout"...
    Puis à travers les 1éres pages, Anna et Molly vont nous décrire leur vie. des textes à la première personne, des dialogues et des phrases énigmatiques.. mais malgré ce style étrange on continue de lire pour en savoir plus sur ces deux femmes;

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  • Anna, ancien écrivain et ancienne révolutionnaire, s'interroge sur le sens de sa vie, sur son présent, et surtout sur son passé dans un grand élan mélancolique et poétique.

    Anna est dans une phrase difficile. Désillusionnée, elle se retrouve chez sa sœur Molly, va relire ses propres écrits,...
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    Anna, ancien écrivain et ancienne révolutionnaire, s'interroge sur le sens de sa vie, sur son présent, et surtout sur son passé dans un grand élan mélancolique et poétique.

    Anna est dans une phrase difficile. Désillusionnée, elle se retrouve chez sa sœur Molly, va relire ses propres écrits, et nous faire revivre ses souvenirs.

    Le fil directeur restera toujours Anna et Molly, personnages principaux, autour de qui tout tourne et tout se passe. On croisera aussi les hommes de leur vie, comme Marek et Boris, leur mère fantasque, tout comme les amis de passage.

    Au fil des pages, on constatera les points qui les rapprochent, mais surtout les différences qui les éloignent. Chacune essaie d’exister, de trouver un sens à sa vie, mais leurs points de vue divergent.

    La construction de ce livre rend sa lecture assez exigeante. En raison des perpétuels allers-retours entre le passé et le présent, sans repère temporel, on se perd parfois dans la chronologie des faits et dans les personnages et cela perturbe un peu.

    La lecture nécessite aussi une certaine concentration car Geneviève Brisac oscille entre l’histoire des deux sœurs et les pensées personnelles et réflexions existentielles d’Anna, dans une jolie tonalité très lyrique et intime en même temps.

    La joie de vivre ne déborde pas de ce roman et il faut être concentré, mais le plaisir de lecture en reste néanmoins intact.

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