Dans les angles morts

Couverture du livre « Dans les angles morts » de Elizabeth Brundage aux éditions Table Ronde
  • Date de parution :
  • Editeur : Table Ronde
  • EAN : 9782710383819
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

En rentrant chez lui un vendredi après-midi de tem- pête de neige, après une journée à l'université privée de Chosen où il enseigne l'histoire de l'art, George Clare trouve sa femme assassinée, et leur fille de trois ans seule dans sa chambre - depuis combien de temps ?
Huit mois plus tôt, il... Voir plus

En rentrant chez lui un vendredi après-midi de tem- pête de neige, après une journée à l'université privée de Chosen où il enseigne l'histoire de l'art, George Clare trouve sa femme assassinée, et leur fille de trois ans seule dans sa chambre - depuis combien de temps ?
Huit mois plus tôt, il avait fait emménager sa famille dans cette petite ville étriquée et appauvrie (mais ré- cemment repérée par de riches New-yorkais à la re- cherche d'un havre bucolique) où ils avaient pu acheter pour une bouchée de pain la ferme des Hale, une an- cienne exploitation laitière.
George est le premier suspect, la question de sa culpa- bilité résonnant dans une histoire pleine de secrets per- sonnels et professionnels. Mais Dans les angles morts est aussi l'histoire des trois frères Hale, qui se retrouvent mêlés à ce mystère, en premier lieu parce que les Clare occupent la maison de leur enfance, celle qu'ils ont dû quitter après le suicide de leurs parents.
Le voile impitoyable de la mort est omniprésent ; un crime en cache d'autres, et vingt années s'écoulent avant qu'une justice implacable soit rendue.
Portrait riche et complexe d'un psychopathe, d'un ma riage aussi, ce roman étudie dans le détail les diverses cica- trices qui entachent des familles très différentes, et jusqu'à une communauté tout entière.

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  • J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman.
    L’histoire est prenante du début à la fin. Si j’ai eu envie de savoir ce qui s’était réellement passé et donc de découvrir la fin je n’avais, au contraire, pas envie de quitter ces personnages.
    Elisabeth Brundage a le don de nous faire entrer...
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    J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman.
    L’histoire est prenante du début à la fin. Si j’ai eu envie de savoir ce qui s’était réellement passé et donc de découvrir la fin je n’avais, au contraire, pas envie de quitter ces personnages.
    Elisabeth Brundage a le don de nous faire entrer dans son univers très rapidement. Sa plume est prenante et fluide à la fois !

    Les idées sont intéressantes et finalement on peut même « espérer » que cette ferme existe réellement. Après tout, l’histoire pourrait être réelle.
    Les retournements de situations ne sont présents que lorsque c’est nécessaire. L’auteure n’en met pas trop pour que l’histoire paraisse toujours réaliste.
    Les chapitres sont assez courts mais personnellement j’avais toujours envie d’en découvrir davantage.

    Les descriptions sont bien écrites et nous permettent de visualiser les scènes, les personnages et les différentes situations.
    Elisabeth Brundage arrive avec peu de mots à créer une atmosphère et à nous transporter dans son univers.

    J’ai apprécié les différents points de vue. Cela donne un vrai plus à l’histoire.
    L’auteure alterne entre passé et présent ce qui est aussi intéressant. C’est dommage par contre que cela ne dure que pour le début du roman. Cela aurait pu être bien d’ajouter des scènes du passé tout au long de l’histoire.

    Le roman est un thriller psychologique. Il n’y a pas de scène gore ou trop de sang. Il peut vraiment se lire par tout le monde et je vous le conseille sans hésitation.
    Le petit bémol, mais qui n’en est pas vraiment un, c’est que l’auteure ne met pas assez en valeur les dates.
    J’aurais peut-être voulu avoir plus de dates précises pour me faire une idée de la durée de certaines actions.
    La fin est dans la lignée du roman et surtout comme je les aime. Je lirai donc avec grand plaisir un autre roman de cette auteure !

    En résumé, un roman que je vous conseille sans hésitation avec des personnages et des familles qui ne vous laisseront pas indifférents...

    http://fais-moi-peur.blogspot.com/search/label/affaire%20n%C2%B0394

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  • Voici un roman qui m'a rappelé de délicieuses heures lorsque adolescente, plongée dans la lecture de Rebecca de Daphné Du Maurier, j'oubliais tout du monde qui m'entourait. Cette sensation vous fait un effet « petite madeleine » ? Vous rêvez d'entrer de nouveau dans un univers étrange et...
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    Voici un roman qui m'a rappelé de délicieuses heures lorsque adolescente, plongée dans la lecture de Rebecca de Daphné Du Maurier, j'oubliais tout du monde qui m'entourait. Cette sensation vous fait un effet « petite madeleine » ? Vous rêvez d'entrer de nouveau dans un univers étrange et mystérieux (les vacances et leur temps sans contraintes s'y prêtent merveilleusement bien) ? 
    Alors, sans aucun doute, Dans les angles morts est pour vous, car il y a du Rebecca dans ce récit fascinant d'Elizabeth Brundage d'une puissance romanesque à couper le souffle (oui, la métaphore est un peu usée mais tant pis, j'assume!)
    Je vous explique : un jeune couple de New-Yorkais, les Clare, souhaitant quitter leur appartement exigu et cher, s'installe avec leur fille, Franny, dans une ancienne bâtisse, la ferme des Hale, vendue aux enchères pour une bouchée de pain. Quelle chance de pouvoir profiter de ce lieu unique où la vue sur la campagne est digne des plus beaux tableaux du XIXe !
    Qui sont ces Hale ? Des fermiers qui firent faillite. Après avoir vendu tout ce qu'ils pouvaient vendre, ils se suicidèrent dans leur ferme, laissant trois jeunes garçons : Cole, Eddy et Wade qui furent élevés par leur oncle.
    Or, lorsque les Clare prennent possession de leur nouvelle demeure, le mari, George, ne souhaite pas que Catherine soit informée de la mort tragique qui a eu lieu précisément là où ils comptent démarrer une vie nouvelle, pleine d'espoir. Pour lui, ces événements appartiennent au passé mais il sait que pour sa femme, plutôt nerveuse, assez sensible et un brin dépressive, cette information lui ferait à coup sûr renoncer à cet achat.
    Leur vie commence donc dans cet univers qui leur est complètement étranger : tandis que George part à l'Université où il enseigne l'histoire de l'Art, Catherine, qui a abandonné à contrecoeur son métier de restauratrice de fresques murales, se familiarise tant bien que mal avec des lieux qu'elle trouve d'autant plus oppressants qu'elle a l'impression que la maison est encore habitée...
    Or nous savons d'emblée, dès les premières pages du roman, que Catherine sera retrouvée morte dans son lit, assassinée, une hache enfoncée dans le crâne…
    Qui a pu tuer cette femme douce et généreuse qui ouvrira sa porte aux enfants Hale, leur donnant à manger, confiant sa fille à l'un d'eux ou leur proposant de repeindre la façade de la maison pour qu'ils se fassent un peu d'argent ? Difficile d'ailleurs pour ces jeunes de reprendre contact avec cette maison qui fut celle de leur enfance et de leur bonheur...
    C'est dans un très long retour en arrière que l'auteur fera le portrait minutieux de ce couple, les Clare, qui espère vivre mieux loin de la ville, dans des paysages qui ressemblent fort aux tableaux de Frederic Church ou de Thomas Cole, peintres de l'école de l'Hudson que monsieur George Clare affectionne particulièrement et dont il parle souvent à ses élèves de l'Université privée de Chosen. Mais si ce dernier semble heureux de vivre un peu retiré du monde, Catherine souffre de sa solitude et ce qu'elle va découvrir petit à petit est loin de la rassurer.
    Le traitement des personnages principaux est particulièrement bien soigné et leur analyse très détaillée, et il en va de même pour les personnages secondaires décrits de façon minutieuse, par petites touches, ce qui leur confère beaucoup d'épaisseur psychologique.
    Au fond, ce roman interroge sur la complexité des êtres : se résument-ils à l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes, une image en trompe-l'oeil, ou cachent-ils ce qu'ils sont vraiment jusqu'à ce qu'un jour la vérité éclate dans la pire des violences ? De l'ambiguïté des êtres et de leur mystère…
    Entre thriller littéraire (quelle écriture magnifique et quelle construction au cordeau !) et roman d'analyse, Dans les angles morts est un texte totalement envoûtant où se mêlent secrets, non-dits et silences pesants. La mort est là, dans chaque angle, sous chaque mot. Elle se tient là, tapie, et quand on s'y attend le moins, elle s'abat violemment sur ceux qui n'ont pas su la voir venir ou n'ont pas eu le temps de fuir…
    Une vraie tragédie dont nous sont très progressivement dévoilés tous les rouages, si minuscules soient-ils.
    Si vous souhaitez revivre de belles heures de lecture hors du monde… partez pour la ferme des Hale… Pas sûr que vous en reviendrez indemnes !

    LIRE AU LIT http://lireaulit.blogspot.fr/

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  • Un livre à mi-chemin entre le roman et le thriller : Catherine et George Clare viennent d'acquérir une ancienne ferme laitière très isolée dans la petite ville de Chosen. Ils s'y installent avec leur fillette. Un soir de tempête, George retrouve sa femme assassinée dans leur maison, leur fille...
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    Un livre à mi-chemin entre le roman et le thriller : Catherine et George Clare viennent d'acquérir une ancienne ferme laitière très isolée dans la petite ville de Chosen. Ils s'y installent avec leur fillette. Un soir de tempête, George retrouve sa femme assassinée dans leur maison, leur fille dans sa chambre.
    Sous l'image d'une famille parfaite, le lecteur découvre des zones d'ombre. George n'a pas mentionné à sa femme qu'il avait acquis la ferme pour une bouchée de pain car la famille Hale qui y vivait auparavant avait un connu un drame : Le couple s'était suicidé, acculé par les dettes, laissant leurs trois fils.
    Celui formé par Catherine et George Clare n'est pas aussi idyllique qu'ils veulent le laisser croire. Les tensions et les divergences de vues sont légions.

    Il n'y a pas de suspens dans la résolution de l'enquête. Ici ce n'est pas l'intrigue qui est mis en exergue, car très rapidement le lecteur comprend que c'est le mari qui a tué sa femme.
    L'intérêt du livre porte sur l'histoire de cette maison et de ses habitants qui a conduit à ces drames.

    L'auteure utilise plusieurs voix et revient sur l'installation du couple Clare à Chosen et des amitiés qu'ils ont noués. Elle narre la rencontre du couple avec les fils Hale.
    Le rythme est lent. J'ai aimé ce roman atypique dont la psychologie des personnages est très travaillée. Le personnage de George est très complexe et troublant. J'ai beaucoup apprécié que l'auteure utilise la maison comme point central à son livre, l'âme du lieu et son histoire à travers les années.

    C'est un livre très noir qui aborde les mensonges, les compromissions, les apparences, l'art. J'ai trouvé que la foi religieuse était abordée de façon trop présente. C'est le petit bémol que j'apporterai à l'ouvrage.
    J'ai aimé ce roman noir psychologique servie par une magnifique plume. L'auteure excelle dans l'instillation d'une ambiance inquiétante, pesante et oppressante.

    Une très belle découverte que le premier roman d'Elizabeth Brundage. C'est assurément une auteure à suivre.

    Je remercie les éditions de La Table Ronde.

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  • « Subtilité », c’est le mot qui me vient à l’esprit pour évoquer ce très bon roman d’une brûlante actualité, car tout y est équilibre, nuances, précision.
    La construction narrative, d’abord, basée sur un timing parfait, digne des plus grands polars. Démarrer sur cette scène terrible où un...
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    « Subtilité », c’est le mot qui me vient à l’esprit pour évoquer ce très bon roman d’une brûlante actualité, car tout y est équilibre, nuances, précision.
    La construction narrative, d’abord, basée sur un timing parfait, digne des plus grands polars. Démarrer sur cette scène terrible où un malheureux surgit chez ses voisins avec sa petite fille sur les bras, hébété, hagard, car il vient de découvrir son épouse sauvagement assassinée d’un coup de hache dans le crâne, c’est jouer sur notre fibre sensible et nous faire prendre parti, instinctivement, pour ce pauvre homme si démuni, si attentif à son enfant et sur lequel, horreur !, plane déjà l’ombre d’un soupçon. C’est nous intégrer, d’emblée, dans le groupe des manipulés pour nous faire comprendre combien c’est facile de se laisser abuser par les apparences.
    Puis, très vite, par petites touches, par petites entailles dans le verni, on passera peu à peu du doute à la conviction, succombant peu à peu au malaise instillé par George dans son entourage proche puis plus lointain, s’étendant inexorablement à son contact comme une terrible et nauséabonde marée noire.
    Elisabeth Brundage prend également très grand soin de chacun de ses personnages, leur tricotant sur mesure une histoire où rien n’est laissé au hasard, les ancrant dans une réalité crédible, une sensibilité propre, des failles psychologiques, des affinités plausibles et des sensibilités très finement étudiées et mises à jour. Tout compte, tout prend part à l’histoire, gens et bêtes et même jusqu’aux paysages et aux maisons qui affichent leur propre personnalité, leur caractère.
    Et puis l’auteur sait choisir ses mots et les doser sobrement. Elle n’assène pas, elle propose. Elle ne révèle pas, elle suggère. Adoptant tour à tour le regard, le point de vue, le ressenti de chacun des acteurs du drame en devenir, elle invite le lecteur à saisir par lui-même ces fameux « angles morts » que l’on omet, volontairement ou non, d’ausculter par crainte d’y découvrir toute la bassesse que l’on voudrait ne pas voir chez soi ou chez les autres. « Il ne voulait pas savoir. Il n’insista pas et ils en restèrent là. »
    Tels des fantômes, les faits sont là mais on ne peut, on ne veut pas les voir par peur de ce qu’ils pourraient révéler. Qui oserait dire que le roi est nu quand tous les autres voient ses beaux vêtements? C’est cette question lancinante, dérangeante qui parcourt ce roman douloureusement lucide.

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  • Un superbe livre, une histoire qui en raconte plusieurs, un livre touchant et bien écrit. George et Catherine Clare ainsi que la petite fille Franny s’installent dans une ancienne ferme proche de New-York. La ferme a appartenu à toute une génération d’agriculteur, les Hale. Malheureusement on...
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    Un superbe livre, une histoire qui en raconte plusieurs, un livre touchant et bien écrit. George et Catherine Clare ainsi que la petite fille Franny s’installent dans une ancienne ferme proche de New-York. La ferme a appartenu à toute une génération d’agriculteur, les Hale. Malheureusement on apprend que les derniers occupants ont vécu un drame, la faillite de l’entreprise familiale a poussé les parents au suicide laissant leurs trois jeunes fils seuls. Les trois frères vont se proposer pour repeindre la veille bâtisse et Cole, le plus jeune deviendra le baby-sitter attitré de Franny.
    A partir de ce moment le récit va alterner entre les deux familles, faisant des allers-retours dans le passé pour mieux cerner les personnages. Ce jeu du passé -présent s’étale sur une période de un an seulement ente 78 et 79. Autant vous dire que celui de George est antipathique dès le début. Catherine est quand à elle une superbe jeune femme à qui on ne peut que reprocher sa naïveté. Quand au trois garçons, ils vont avoir des parcours différents et sont très touchants dans leur volonté de s’en sortir. Après un départ dramatique on assiste à la lente combustion des âmes dans une mise en tension progressive. Sans être un thriller haletant, j’ai adoré voir de quelle façon se délite le mariage de George et Catherine. Toute l’introspection, la rêverie des frères, les pensées et les actions à priori banales sont du pur bonheur. La maison a un rôle à part entière, elle contient tant et tant de souvenirs, d’histoires dans chaque mur, qu’il devient difficile de s’y sentir bien. J’ai aussi aimé sentir un léger souffle de surnaturel très bien posé car il reste quasi anecdotique. La ville est aussi une part importante à la compréhension avec ces difficultés économiques et sa communauté rural des années 70. Ce livre est magnifiquement bien écrit l’alternance de la temporalité ainsi que la complexité des personnages est magistrale, je reste plus réservée sur la fin que l’auteure a choisi mais cela n’enlève aux rien aux multiples qualités de ce livre. Bonne lecture.

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  • Dans les angles morts d'Elizabeth Brundage est un fabuleux roman noir paru aux Éditions La Table Ronde. J'ai eu un vrai coup de cœur, il est d'ailleurs arrivé deuxième au palmarès du prix Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dans la catégorie romans.

    Les apparences sont parfois trompeuses… Dès...
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    Dans les angles morts d'Elizabeth Brundage est un fabuleux roman noir paru aux Éditions La Table Ronde. J'ai eu un vrai coup de cœur, il est d'ailleurs arrivé deuxième au palmarès du prix Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dans la catégorie romans.

    Les apparences sont parfois trompeuses… Dès le début du roman, on sait comment il va finir et cela fait froid dans le dos lorsqu’on comprend qui est le tueur et que le vernis s'effrite, révélant un personnage odieux, manipulateur et froid ! En remontant dans le temps, avant le meurtre du début du roman, on suit toute une galerie de personnages dont on découvre les liens petit à petit et surtout le vrai visage de chacun. Dans cette Amérique rurale en perdition, l’autrice installe une atmosphère particulière que j’ai beaucoup aimé. Le roman est dense, les dialogues sont intégrés au texte entre le récit et les pensées des personnages, le rythme est cadencé, tout est réussi !
    C’est un très bon roman noir comme je les aime et pour ne pas gâcher le plaisir, l’intrigue est maîtrisée et les personnages sont complexes. Personne n’est tout blanc ou tout noir, la personnalité de chaque protagoniste est fouillée. La force du roman est de nous accrocher jusqu’au bout alors qu’on connaît la fin, il m’a été impossible de le lâcher dans les derniers chapitres. Savoir le nom du meurtrier n'est en fait pas l'essentiel du roman, au contraire. L'autrice insiste sur la psychologie des personnages, les relations entre eux et les non-dits et l'ambiance délétère d'une petite ville délaissée de la campagne américaine.
    Mais ce que j’ai trouvé particulièrement soigné dans ce roman c’est l’écriture et ce, d’autant plus qu’il s’agit d’un premier roman. Le style est élégant, l’écriture est détaillée et harmonieuse sans alourdir le récit. Mention spéciale à la traductrice, Cécile Arnaud ! Bref, tant sur le fond que sur la forme, ce livre d’Elizabeth Brundage a été un vrai coup de cœur et un des meilleurs romans du prix.

    A lire aussi sur : https://thetwinbooks.wordpress.com/2018/06/11/chronique-express-du-lundi-dans-les-angles-morts-elizabeth-brundage/

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  • Attention, tout ce qui brille n'est pas d'or!
    *
    J'ai choisi de lire ce roman noir étiqueté thriller psychologique par les très bons commentaires du Picabo River Book Club (vous savez, celui des passionnés de littérature américaine). Et bien m'en a pris!
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    Un premier roman d'une auteure...
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    Attention, tout ce qui brille n'est pas d'or!
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    J'ai choisi de lire ce roman noir étiqueté thriller psychologique par les très bons commentaires du Picabo River Book Club (vous savez, celui des passionnés de littérature américaine). Et bien m'en a pris!
    *
    Un premier roman d'une auteure américaine. Qui commence bien sa carrière d'écrivain.
    *
    Par où commencer? Le début? Il n'y en a pas vraiment puisqu'il y a deux lignes de temps. Les années 70 (1 année les sépare).
    J'apprécie de plus en plus ce type de roman noir, qui excelle dans les comportements des personnages, leurs pensées, leurs actes. L'atmosphère si oppressante, une maison qui "respire" et qui exhale les frissons glacés de ses fantômes.
    Une lenteur certes (une semaine pour le lire) mais il faut une certaine habitude de lecture. Ce n'est pas une lecture facile, dans les dialogues par exemple, ni dans la construction de l'intrigue.
    L'auteure utilise des flash-backs et les révélations sont distillées au fur et à mesure du récit. Ce qui permet de bien cerner les protagonistes.
    *
    Quant au meurtrier, il est d'emblée suggéré au début du chapitre. Toute l'astuce dans ce récit est de comprendre et analyser son acte répréhensible.
    De l'empathie pour certains personnages, du dégout pour un autre....
    Parlons du meurtrier: aujourd'hui, dans le jargon médical, il pourrait se qualifier de "pervers narcissique" (c'est à la mode) ou encore de sociopathe.
    L'auteure l'a finement décrit. Moi, je dis "chapeau bas".
    Je mets seulement 4/5 (pas de coup de coeur mais presque) car la fin m'a interpellée. Y-a-t-il une justice parfaite dans ce bas monde? Les méchants se font-ils punir pour leurs actes de barbarie? Difficile parfois de faire la part des choses.
    *
    En résumé, un roman noir tellement "addictif" et subtil comme savent si bien le faire les auteurs américains.

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  • https://lettresexpres.wordpress.com/2018/05/16/elizabeth-brundage-dans-les-angles-morts/

    Il s'agit plutôt de tracer le portrait d'un couple et autour d'eux, le visage d'une maison, et autour encore, la peinture d'une communauté rurale et néo-rurale. Et ça fonctionne ! Il n'y a pas à...
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    https://lettresexpres.wordpress.com/2018/05/16/elizabeth-brundage-dans-les-angles-morts/

    Il s'agit plutôt de tracer le portrait d'un couple et autour d'eux, le visage d'une maison, et autour encore, la peinture d'une communauté rurale et néo-rurale. Et ça fonctionne ! Il n'y a pas à proprement parler d'enquête policière, ni même trop de suspense concernant le coupable, et pourtant de nombreuses questions se posent, et la tension monte progressivement, implacablement, et de manière vraiment très addictive. L'écriture, à la hauteur de la construction, participe bien à faire monter la tension.

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  • J'aime souvent les histoires qui font la part belle aux maisons et ce roman ne fut pas une exception. Elle relie les Clare et les trois garçons et le destin de ces deux familles maudites. Ce qui les rassemble tous, surtout, c'est un mariage mal assorti parce qu'on le sent très vite, George Clare...
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    J'aime souvent les histoires qui font la part belle aux maisons et ce roman ne fut pas une exception. Elle relie les Clare et les trois garçons et le destin de ces deux familles maudites. Ce qui les rassemble tous, surtout, c'est un mariage mal assorti parce qu'on le sent très vite, George Clare et sa femme ne s'aimaient plus. Ce roman qui pourrait être classé dans les romans noirs est un roman d'ambiance. On y avance petit à petit, on s'immisce dans ces vies, découvrant les failles des uns et des autres. Soyons honnête, on sent le patte féminine, les failles sont toutes masculines mais ce sont les trois garçons (un enfant et deux adolescents) qui réhabilitent la gente masculine. On sent l'ambiance s'alourdir dans les deux intrigues et la pression que subissent les femmes. Je ne m'attendais pas à une telle fin dans ce roman et j'ai été agréablement surprise. C'est un roman que je recommande, quand on a le temps, car on y entre lentement mais sûrement. C'est l'histoire d'une époque, celle au cours de laquelle les femmes restaient encore souvent à la maison, et celle d'un lieu, l'Amérique rurale. C'est l'histoire de ce qui peut se passer quand il est difficile de quitter une relation néfaste dans laquelle aucune des deux parties ne trouve plus son compte, et du poids qu'on fait porter aux enfants.

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  • Il y a la découverte du corps de sa jolie et douce femme par un professeur d’université. La journée d’une petite fille avec le cadavre de sa mère. Le double suicide de parents fermiers. Il y a trois frères orphelins, une tisserande, un policier fatigué, un agent immobilier de la campagne. Il y a...
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    Il y a la découverte du corps de sa jolie et douce femme par un professeur d’université. La journée d’une petite fille avec le cadavre de sa mère. Le double suicide de parents fermiers. Il y a trois frères orphelins, une tisserande, un policier fatigué, un agent immobilier de la campagne. Il y a presque un début de roman policier. Il y a une maison, la « ferme des Hale », deux histoires et des dizaines d’autres qui s’y entrelacent.
    Elizabeth Brundage a réellement construit son roman, d’une magnifique manière. Les personnages ont une épaisseur et une profondeur incroyable, ils sont bien travaillés et présentés, ont chacun voix au chapitre, sans que le roman soit pour autant un pavé.
    Les destins sont croisés, additionnés, contaminés, pour restituer la vie d’un village entier avec ses convenances, ses trahisons, ses ragots et rumeurs qui enflent et contraignent certains à s’évader : drogue, violence, départs. Les zones d’ombre sont palpables et le lecteur est amené à se faire sa propre opinion sur les tragédies. Bien que le point de départ soit digne d’un roman policier, c’est bien la trame majestueuse, les portraits précis, le romanesque assumé et la polyphonie qui font la qualité de ce grand roman. Elizabeth Brundage trouve ici sa place, quelque part entre Hitchcock, J.K. Rowling, les sœurs Brontë.

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