Dans le jardin de l'ogre

Couverture du livre « Dans le jardin de l'ogre » de Leila Slimani aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070468188
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

«Une semaine qu'elle tient. Une semaine qu'elle n'a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Élysées, du musée d'Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la... Voir plus

«Une semaine qu'elle tient. Une semaine qu'elle n'a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Élysées, du musée d'Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la place de Clichy. Elle n'a pas bu d'alcool et elle s'est couchée tôt.
Mais cette nuit, elle en a rêvé et n'a pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s'est introduit en elle comme un souffle d'air chaud. Adèle ne peut plus penser qu'à ça. Elle se lève, boit un café très fort dans la maison endormie. Debout dans la cuisine, elle se balance d'un pied sur l'autre. Elle fume une cigarette. Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu'on la saisisse, qu'on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu'elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n'être qu'un objet au milieu d'une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu'on lui pince les seins, qu'on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l'ogre.»

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  • On est au centre de l'addiction où le plaisir n'est pas le but mais le moyen pour tendre vers un soulagement sans arrêt au supplice au delà de l'amour au delà des conventions . Une très belle description de ce cercle vicieux qu'on caresse jusqu'à en perdre l’âme.

    On est au centre de l'addiction où le plaisir n'est pas le but mais le moyen pour tendre vers un soulagement sans arrêt au supplice au delà de l'amour au delà des conventions . Une très belle description de ce cercle vicieux qu'on caresse jusqu'à en perdre l’âme.

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  • Le livre est bien écrit, le thème original, cela aurait donc pu me plaire. Malheureusement, au final, ni l'histoire ni l'écriture ne me laisseront un souvenir impérissable. J'attendais peut être trop de Leila Slimani que je n'avais encore pas lue.

    Le livre est bien écrit, le thème original, cela aurait donc pu me plaire. Malheureusement, au final, ni l'histoire ni l'écriture ne me laisseront un souvenir impérissable. J'attendais peut être trop de Leila Slimani que je n'avais encore pas lue.

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  • Ce roman est une belle surprise. Je ne savais pas vraiment dans quel style de lecture je m'embarquais. Ce que j'allais lire, ce qui allais être écrit, suggéré... Au final, c'est très bien dosé, juste ce qu'il faut quand il faut. A lire sans craintes.

    Ce roman est une belle surprise. Je ne savais pas vraiment dans quel style de lecture je m'embarquais. Ce que j'allais lire, ce qui allais être écrit, suggéré... Au final, c'est très bien dosé, juste ce qu'il faut quand il faut. A lire sans craintes.

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  • Pour son premier roman, Leïla Slimani avait déjà marqué les esprits. Certes, moins qu’avec "Chanson douce" et ce Prix Goncourt tant convoité mais "Dans le jardin de l’ogre" prouvait déjà un talent certain et une écriture originale, précise, à l’aise dans un climat psychologique tendu.

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    Pour son premier roman, Leïla Slimani avait déjà marqué les esprits. Certes, moins qu’avec "Chanson douce" et ce Prix Goncourt tant convoité mais "Dans le jardin de l’ogre" prouvait déjà un talent certain et une écriture originale, précise, à l’aise dans un climat psychologique tendu.

    Son héroïne se nomme Adèle Robinson et « elle veut être une poupée dans le jardin de l’ogre », consommant le sexe sans vraiment de plaisir mais de façon compulsive tout en prenant d’énormes risques. Adèle est mariée à Richard, un chirurgien impliqué à fond dans son travail, et elle est mère d’un petit garçon, Lucien, qui est très souvent avec la baby-sitter, pas dangereuse celle-là, ou avec Lauren, une amie précieuse toujours là pour dépanner.
    Adèle est journaliste, comme l’auteure, mais son métier ne la passionne plus, elle qui aurait voulu être actrice ou l’épouse d’un homme riche et absent… À 35 ans, elle est toujours une belle femme, même si Leïla Slimani insiste sur sa maigreur. Elle a du mal à s’occuper de son enfant et pourtant, « elle adore le bercer et le regarder sombrer dans le sommeil, ivre de sa tendresse. » Elle veut se calmer, profiter de son foyer, faire son travail mais un homme rencontré quelque temps avant, la relance et elle replonge.
    Invitée chez des bourgeois avec Richard, elle a envie de Xavier, trouve sa femme, Sophie, sans attrait. Au retour, son mari avec qui elle ne fait plus l’amour, lui déclare : « Tu sais, tu es tout aussi ordinaire que nous, Adèle. Le jour où tu l’accepteras, tu seras beaucoup plus heureuse. »
    Bien sûr, l’auteure retourne dans l’enfance d’Adèle, ses relations difficiles avec Simone, sa mère, son père, Kader, la vénérant davantage : « Petite, elle a été un poids pour sa mère, puis elle est devenue un adversaire sans que jamais il n’y ait de temps pour la tendresse, pour la douceur, pour les explications. »
    En vacances au Touquet, Adèle avait découvert "L’insoutenable légèreté de l’être", le roman de Milan Kundera. Sa lecture l’avait excitée. Elle avait découvert le plaisir, lisant et relisant certains passages. Malgré ce contexte sexuel exacerbé, le roman n’a rien d’érotique. C’est plutôt un climat de plus en plus désolant et triste même si une installation loin de Paris, à la campagne, laisse un peu espérer.
    Adèle ne trouve jamais de situation stable, placée toujours dans un état d’insatisfaction permanente : « Ce ne sont pas les hommes qu’elle craint mais la solitude. Ne plus être sous le regard de qui que ce soit, être inconnue, anonyme, être un pion dans la foule. » Malgré toutes ses tentatives et l’indulgence de Richard qui voudrait un second enfant, Adèle ne trouve pas le bonheur.

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  • J'ai bien aimé..cela se lit bien. On a envie de savoir comment Adèle, le personnage principal, va s'en sortir de son addiction au sexe ? et surtout si son mari va découvrir tous ces mensonges..et que va t il se passer à ce moment là dans le couple ? Même si le sujet est original, et bien écrit,...
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    J'ai bien aimé..cela se lit bien. On a envie de savoir comment Adèle, le personnage principal, va s'en sortir de son addiction au sexe ? et surtout si son mari va découvrir tous ces mensonges..et que va t il se passer à ce moment là dans le couple ? Même si le sujet est original, et bien écrit, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et la fin est trop floue, je reste désabusée face à ce roman.

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  • Adèle mène une double vie. Cette trentenaire est journaliste dans un journal parisien. Elle aime son mari Richard et ils ont un enfant de quelques années, Lucien. Adèle ne peut s’empêcher d’accumuler les conquêtes masculines et couche très régulièrement (parfois quotidiennement) avec d’autres...
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    Adèle mène une double vie. Cette trentenaire est journaliste dans un journal parisien. Elle aime son mari Richard et ils ont un enfant de quelques années, Lucien. Adèle ne peut s’empêcher d’accumuler les conquêtes masculines et couche très régulièrement (parfois quotidiennement) avec d’autres hommes. Pourtant, elle aime son fils et son époux. Mais c’est plus fort qu’elle, elle a besoin de coucher avec une grande quantité d’hommes différents.

    Quand elle n’a pas de perspective de nuit (ou simplement de quelques heures) à passer avec un homme, Adèle est en manque. Elle se transforme alors en prédatrice, prête à tout et à prendre n’importe quel homme pour assouvir son désir. Elle va jusqu’à mentir à ses proches, coucher avec des collègues, des époux de relations proches…

    Leïla Slimani raconte le quotidien de cette femme extrêmement malheureuse et en grande détresse. Adèle a une addiction au sexe comme un toxicomane est accro à la drogue. Elle ne peut pas s’en passer, comme si elle avait besoin de combler un manque au plus profond d’elle-même.

    L’histoire de cette jeune femme qui a tout pour réussir mais qui est en réalité au bord du gouffre est bouleversante. Leïla Slimani a un réel talent pour raconter les gestes du quotidien d’une famille aisée parisienne au bord de l’explosion. Comme dans Chanson douce, Leïla Slimani est douée pour concilier la narration d’un quotidien familial qui pourrait être banal de l’extérieur et celle d’une tragédie humaine. J’ai aimé son usage des mots pour parler d’Adèle : elle a trouvé un très bon équilibre entre le respect de son personnage et une empathie qui reste mesurée.

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  • Avant de gagner le prix Goncourt avec Chanson douce Leila Slimani a écrit un premier roman: Dans le jardin de l'ogre, qui évoque une sexualité féminine exacerbée et maladive. Portée par la critique lors de la rentrée littéraire 2014, je suis restée perplexe face au sujet abordé. Il est vrai que...
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    Avant de gagner le prix Goncourt avec Chanson douce Leila Slimani a écrit un premier roman: Dans le jardin de l'ogre, qui évoque une sexualité féminine exacerbée et maladive. Portée par la critique lors de la rentrée littéraire 2014, je suis restée perplexe face au sujet abordé. Il est vrai que cette rentrée entre le signe de la sexualité et la boucherie, était plutôt surprenante, voir inhabituelle. Les mois passent et j'oublie. Mais plus pour longtemps...

    Adèle est une femme. Adèle est journaliste dans un journal parisien. Adèle fait l'amour avec des hommes différents. Adèle est mariée et à un enfant. C'est l'histoire d'une femme nymphomane qui a besoin pour exister, vivre, de faire l'amour partout, tout le temps avec des hommes de passage quitte à prendre des risques. Mariée à Richard, chirurgien, elle mène une vie confortable, bourgeoise au sein de la capitale. Un enfant, Lucien, elle a tout pour être heureuse mais non. Car son addiction est plus forte qu'elle, elle a besoin de sentir sa chair meurtrie par un autre, de sentir le sexe d'un autre la pilonner, de goûter l'interdit. Le sexe est un moteur, un but et motive ainsi son existence.

    Bien que le sexe soit finalement le pilier du roman, le mensonge qui en découle n'est pas en reste. D'abord naturel, léger il devient ensuite menaçant et enfin incontrôlable. L'imposture est supplantée par un désir violent, irrépressible, brutal. Car au delà des aventures, la jouissance d'Adèle n'est pas dans les aventures sans lendemain mais dans l'aboutissement du sexe. L'image nombriliste qu'elle donne d'elle est caractéristique d'un narcissisme maladif qui passe chez elle à travers la recherche du plaisir total, limite tyrannique. Pour guérir il lui faudrait, peut-être se réconcilier avec son enfance bercé par une mère irresponsable.

    Porté par un style chirurgical, Leila Slimani écrit un roman violent, animal qui, jamais sans juger, décrit les dérives et les souffrances d'une femme où la tolérance et la morale ne sont qu'apparences. Elle soulève une question essentielle sur la sexualité dans notre société, qu'elle soit féminine ou masculine. L'image du "moi" n'est pas un diagnostique de l'auteur mais explique la souffrance qu'Adèle cultive.

    Un roman sans concession qui nous emmène dans les méandres d'un esprit torturé, en détresse, pour un public averti. Pour apporter un peu de douceur, un thé vert nature accompagné d'un carrot cupcake feront de votre journée une immersion psychologique épicé.

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  • « Dans le JARDIN de l’OGRE « de Leila Slimani
    Résumé Nathalie Bullat 9 01 17
    Peut-on échapper à ses démons ? Dans ce premier roman Leila Slimani dissèque à vif l’âme humaine avec le même talent que dans «chanson douce« le prix Goncourt 2016 !!
    Roman à l’écriture mordante et crue qui...
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    « Dans le JARDIN de l’OGRE « de Leila Slimani
    Résumé Nathalie Bullat 9 01 17
    Peut-on échapper à ses démons ? Dans ce premier roman Leila Slimani dissèque à vif l’âme humaine avec le même talent que dans «chanson douce« le prix Goncourt 2016 !!
    Roman à l’écriture mordante et crue qui peut choquer, troubler. Ce n’est ni vulgaire, ni moralisateur, l’auteur ne délivre aucun message. C’est le portrait d’Adèle, une Madame Bovary à la libido insatiable, insatisfaite, perdue, malade, constamment en conflit avec elle-même, toujours honteuse de ses dérives. Comme un alcoolique ou un drogué elle est le jouet de son addiction et perd toute estime de soi.
    Elle a pourtant tout pour être heureuse, elle qui vient d’un milieu modeste, mariée à un chirurgien elle a un enfant, un bel appartement. Mais à la façon d’un »Docteur jekyll et Mr Hyde » elle mène deux vies différentes, bien cloisonnées. Dès qu’elle le peut elle va à la recherche d’hommes inconnus ou prostitués dans des endroits sordides. Elle séduit le mari de ses amies ou le collaborateur de son conjoint. Elle trompe son monde en permanence. Même au bureau ses articles en tant que journaliste ne sont que des copiés-collés.
    Les rouages vont s’enrayer. Sa chute est inévitable. Et son mari Richard ? va-t-il découvrir la face cachée de sons épouse ? va-t-il la chasser ? l’enfermer ? lui pardonner ou la soigner ? L’amour pour l’autre va-t-il jusqu’à la compréhension de sa folie ?? N’hésitez pas à lire cet ouvrage moderne qui aborde un sujet tabou avec réalisme et intelligence.
    Citations « Adèle n'aime pas son métier. Elle hait l'idée de devoir travailler pour vivre. Elle n'a jamais eu d'autres ambitions que d'être regardée. […]Le jour où tu acceptera que tu es aussi ordinaire que nous , tu seras beaucoup plus heureuse.

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  • Avant de lire Chanson Douce, j'ai eu envie de découvrir l'univers de cette auteure qui a été encensée par la critique.
    Dès l'ouverture, on se retrouve en tête à tête avec une femme en "manque"... Puis on découvre petit à petit son addiction... quelle merveille...

    J'ai eu l'impression de...
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    Avant de lire Chanson Douce, j'ai eu envie de découvrir l'univers de cette auteure qui a été encensée par la critique.
    Dès l'ouverture, on se retrouve en tête à tête avec une femme en "manque"... Puis on découvre petit à petit son addiction... quelle merveille...

    J'ai eu l'impression de lire "L'insoutenable légèreté de l'être", certes sans la plume inimitable de Kundera. Leïla Slimani nous présente ce personnage féminin avec un regard chirurgical, dénué de sensibilité ou de prise de position. Le lecteur n'est qu' un simple observateur qui collecte des informations sur le mal physique et psychologique de cette femme. Loin de juger, il ausculte.

    Le lecteur peut ressentir un malaise pendant la lecture, dû principalement au fait qu'il ne s'implique pas dans la vie d'Adèle, mais qu'il suit simplement ses tribulations.

    Celui qui recherche de l'empathie ou encore à échapper à sa propre vie, risque d'être déçu.

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  • Lien : http://livresselitteraire.blogspot.fr/2016/10/dans-le-jardin-de-logre-leila-slimani.html

    C’est après avoir vu l’intervention de Leïla Slimani lors de son passage à La Grande Librairie que j’ai eu envie de découvrir ce premier roman de l’auteure. Et décidément, septembre fut le mois de...
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    Lien : http://livresselitteraire.blogspot.fr/2016/10/dans-le-jardin-de-logre-leila-slimani.html

    C’est après avoir vu l’intervention de Leïla Slimani lors de son passage à La Grande Librairie que j’ai eu envie de découvrir ce premier roman de l’auteure. Et décidément, septembre fut le mois de bonnes découvertes.

    En quelques mots

    « Elle comprit très vite que le désir n’avait pas d’importance. Elle n’avait pas envie des hommes qu’elle approchait. Ce n’était pas à la chair qu’elle aspirait, mais à la situation. Etre prise. Observer le masque des hommes qui jouissent. Se remplir. Goûter une salive. Mimer l’orgasme épileptique, la jouissance lascive, le plaisir animal. Regarder partir un homme, ses ongles maculés de sang et de sperme. »

    Adèle Robinson mène une vie bourgeoise bien tranquille avec son mari Richard et son fils Lucien mais c’est une vie trop rangée pour la femme qu’elle est. Elle n’aime pas cette vie, cette bourgeoisie, elle la vomit. Elle s’est marié et a fait un enfant pour rentrer dans le moule, dans la « normalité » (d’ailleurs elle est mauvaise dans rôle). Mais Adèle ce qu’elle veut et ce qu’elle aime c’est être libre, libre de faire ce que bon lui semble, libre de s’adonner aux plaisirs intimes avec qui lui fera envie. Alors Adèle s’octroie cette liberté.

    Dans Le jardin de l’ogre est un roman qui met le doigt sur cette addiction au sexe, au sexe mais pas à l’amour. Sans jugement ni reproche, Leïla Slimani décortique le mal-être de cette femme qui ne peut contrôler ses pulsions. Et tout comme l’auteure, je n’ai pas eu envie de juger Adèle. J’ai par contre éprouvé de la compassion car l’addiction au sexe n’est clairement pas toujours une partie de plaisir (vous noterez cette phrase très bien placée) et on comprend au fil du récit qu’il y a des blessures plus profondes qui habitent cette héroïne et en font une femme tout en nuance.

    Mesdames, Messieurs, ne vous attendez pas à un roman chargé d’érotisme, il n’en est rien. C’est un roman habité d’une violence sexuelle. C’est dur, c’est cru, c’est dérangeant. J’ai souvent eu la sensation de lire des lignes que je ne devais pas lire, de m’immiscer dans l’intimité d’une inconnue. Mais j’étais pourtant incapable de détourner le regard, comme une curiosité malsaine incontrôlable. Et que dire de ce pauvre Richard pour qui Adèle « était sa névrose, sa folie, son rêve idéal. Son autre vie. ». Comment réagirait-il s’il venait à apprendre le jeu malsain auquel s’adonne Adèle ? Loin des contes de fées, Leïla Slimani sait comment retourner la situation, entretenir le mystère et le malaise. Son écriture est concise pour ajouter au choc de cette baise maladive.

    Par cet ouvrage captivant, Leïla Slimani m’a convaincue tant par sa plume tranchée que par sa thématique audacieuse. Un ouvrage que je recommande pour celles et ceux qui n’ont pas froid aux yeux.

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