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Dans la gueule de l'ours

Couverture du livre « Dans la gueule de l'ours » de James A. Mclaughlin aux éditions Rue De L'echiquier
Résumé:

Criminel en cavale, Rice Moore trouve refuge dans une réserve des Appalaches, au fin fond de la Virginie. Employé comme garde forestier, il cherche à se faire oublier du puissant cartel de drogues mexicain qu'il a trahi. Mais la découverte de la carcasse d'un ours abattu vient chambouler son... Voir plus

Criminel en cavale, Rice Moore trouve refuge dans une réserve des Appalaches, au fin fond de la Virginie. Employé comme garde forestier, il cherche à se faire oublier du puissant cartel de drogues mexicain qu'il a trahi. Mais la découverte de la carcasse d'un ours abattu vient chambouler son quotidien : s'agit-il d'un acte isolé ou d'un braconnage organisé ? L'affaire prend une tout autre tournure quand de nouveaux ours sont retrouvés morts. Alors que la police ouvre une enquête, Rice décide de faire équipe avec Sara Birkeland, une scientifique qui a occupé le poste de garde forestier avant lui. Ensemble, ils mettent au point un plan pour piéger les coupables. Un plan qui risque bien d'exposer le passé de Rice.

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Articles (1)

Avis (11)

  • Pour ma part, je n' ai pas accrochée à l'histoire? J'ai trouvé l'ensemble répétitif, un peu brouillon, nous passons dans le passé, puis revenons au présent, le personnage Rice est parfois dans ses délires, nous avons l'impression qu'il se dédouble
    J'avais hâte de le terminer.

    Pour ma part, je n' ai pas accrochée à l'histoire? J'ai trouvé l'ensemble répétitif, un peu brouillon, nous passons dans le passé, puis revenons au présent, le personnage Rice est parfois dans ses délires, nous avons l'impression qu'il se dédouble
    J'avais hâte de le terminer.

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  • La peau de l'ours

    Rick Morton -de son vrai nom Rice Moore- vient d'obtenir le poste de gardien d'une réserve naturelle privée, en Virginie du Sud, au cœur des Appalaches encore sauvages. Un refuge idéal pour lui qui est recherché par un cartel mexicain dont il a tué l'un des membres et qui...
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    La peau de l'ours

    Rick Morton -de son vrai nom Rice Moore- vient d'obtenir le poste de gardien d'une réserve naturelle privée, en Virginie du Sud, au cœur des Appalaches encore sauvages. Un refuge idéal pour lui qui est recherché par un cartel mexicain dont il a tué l'un des membres et qui correspond précisément à sa nature profonde, plus à l'aide dans les montagnes et les forêts que dans les villes.
    Rice, remplace Sara Birkeland, une jeune scientifique qui a dû quitter son poste pour des raisons qui lui seront dévoilées peu à peu
    Biologiste de formation, il doit protéger la réserve et faire régulièrement des relevés sur la faune et la flore. Il est également chargé de remettre en état un cabanon afin qu'un étudiant doctorant vienne prochainement s'y installer. Un boulot somme toute assez simple qui lui convient parfaitement mais qui va singulièrement se compliquer lorsqu'il tombe sur la dépouille d'une ourse, dont on a coupé les pattes et prélevé la vésicule. Car en Asie, et notamment en Chine, les vésicules et les pattes des ours sont très prisées de certains riches amateurs tant pour leurs prétendues vertus aphrodisiaques que pour la gastronomie. Ainsi, en l'espace d'une vingtaine d'année, les ours asiatiques ont presque tous disparus.... et les trafiquants d'animaux (4ème au rang mondial des marchés noirs, après les stupéfiants, la contre-façon et la traite des êtres humains) viennent se servir là où ils sont certains de trouver des ours sauvages, en Amérique du Nord.
    Rice est ulcéré par ce braconnage ignoble et entend bien prendre les auteurs les mains dans le sac. D'ailleurs, il a sa petite idée sur leur identité : il faut dire que la Réserve de Turk Mountain n'est pas vraiment appréciée par les habitants des alentours... Tous chassent et considèrent qu'il s'agit d'un droit ancestral et absolu, réserve ou pas réserve. Mais, en tentant de les piéger, Rice, en plus de ne pas se faire que des amis, va être obligé de se découvrir et comprendra que sa couverture est bel et bien fichue...
    Ce premier roman de James McLaughlin, a obtenu plusieurs prix littéraires dont Le Grand Prix de Littérature Policière 2020, prix nullement usurpés car pour un premier roman, l'auteur a mis la barre très haute.
    Tout d'abord l'intrigue : oui, c'est un thriller (et un très bon !) mais l'un de ceux qui sortent des terrains battus et rebattus des serial killers et consorts. Un thriller dont l'intensité dramatique qui monte crescendo est présente à (presque) chaque page, et dont le décor grandiose des Appalaches sauvages est un personnage à part entière.
    Le personnage de Rice Moore est magnifique, plein de contradictions, attachant mais aussi excessif; extrême même, dont on devine que la quête impossible sera aussi pour lui une forme de rédemption. Rice Moore, qui, avec sa petite amie, convoyait des "paquets" pour le cartel, à la frontière américano-mexicaine du désert de l'Arizona, sous couvert des recherches scientifiques qu'ils menaient. Rice Moore qui a passé un an dans une prison mexicaine où il a appris à devenir un sicario pour se venger ; et Rick Morton, le garde-forestier, le ranger de la Réserve de Turk Mountain, passant des nuits et des jours à guetter les braconniers, au point de ne plus savoir s'il est toujours humain ou s'il est devenu une sorte d'entité née de cette nature.... Ces passages où Rice est dans une sorte de transe hallucinatoire, camouflé dans son vêtement Gilly (cf l'image de la couverture du livre), sont d'une force extraordinaire.
    L'écriture enfin, (et la traduction !) le style de l'auteur, qui colle parfaitement, tant aux descriptions magnifiques de la nature sauvage, qu'au suspens intense ...
    Une réussite totale, un gros coup de cœur pour ce roman hybride entre thriller et nature-writting dont le thème central (la protection des espaces sauvages encore préservés), évidemment très actuel, n'est jamais érigé en morale.

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  • Tout d’abord un grand merci pour l'envoi de ce livre dont j'ai pris plaisir a découvrir.

    Je me suis plongé dans cet univers avec ravissement pour y découvrir l’histoire de cet homme qui fuit un passé fait de drogue, de trahisons et de meurtre.
    Il va se faire embauché comme garde forestier...
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    Tout d’abord un grand merci pour l'envoi de ce livre dont j'ai pris plaisir a découvrir.

    Je me suis plongé dans cet univers avec ravissement pour y découvrir l’histoire de cet homme qui fuit un passé fait de drogue, de trahisons et de meurtre.
    Il va se faire embauché comme garde forestier en Virginie dans une réserve au milieux des montagnes.
    Il va nous décrire ces paysages tellement bien qu'on les partagent et on à l'impression d'y être avec lui, les images nous viennent naturellement.

    Mais le voilà pris dans une sombre histoire de braconnage, d'ours tués et mutilés pour la revente de vésicules.
    Il va devoir faire face a des braconniers très dangereux et nous plonger dans un suspense et un huit clos très angoissant.
    Un thriller qui mêle la nature et sa beauté,l’intrigue, la violence, un bon livre avec beaucoup de descriptions mais je dirais long malgré tout.
    Je m'explique, certaines lenteurs avec des chapitres ou l 'histoire reviens en arrière, du déjà vu,avec une alternance entre passé et présent qui, si l'on n'est pas concentré nous fait perdre le fil et rend la lecture difficile.
    Un premier roman dans l'ensemble réussi avec une plume bien agréable et une bonne maitrise globale.

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  • Dès les premières pages j'ai été prise par la plume habitée de James A. McLaughlin et par ses descriptions vivantes de la faune sauvage et de la flore séculaire des Appalaches. C'est, en effet, en plein coeur de la réserve naturelle privée de Turk Mountain en Virginie que vit Rice Moore, le...
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    Dès les premières pages j'ai été prise par la plume habitée de James A. McLaughlin et par ses descriptions vivantes de la faune sauvage et de la flore séculaire des Appalaches. C'est, en effet, en plein coeur de la réserve naturelle privée de Turk Mountain en Virginie que vit Rice Moore, le gardien des lieux. Biologiste engagé, homme torturé par les fantômes de son passé, dur au coeur tendre, éco-radical. Rice est tout ça à la fois. Personnage complexe aux multiples facettes.


    C'est grâce à son amour de la nature que tout commence. Des ours sont, en effet, retrouvés morts, amputés de leurs membres et de leurs organes, sur sa réserve, son territoire.
    Il est impensable pour Rice de laisser ces braconniers sans scrupules chasser sur ses terres. C'est en véritable prédateur qu'il va alors se transformer afin de les traquer pour faire justice à Mère Nature.


    Au fil de cette chasse farouche, on assiste à une véritable transformation de Rice qui laisse s'éveiller tous ses instincts animaux et met en sourdine son humanité. Les frontières entre monde sauvage et civilisation se brouillent et on réalise que la menace n'est pas celle que l'on croit et que les humains sont bien plus dangereux que n'importe quel redoutable serpent à sonnette.


    Réalité, hallucination, passé, présent, le lecteur partage la confusion de Rice et se questionne sur sa propre animalité.


    Si la première partie est essentiellement "atmosphérique" et permet de planter le décor et l'histoire dans laquelle on évolue, le rythme s'accélère singulièrement au cours de la seconde partie. On sent que Rice s'approche du but, flaire sa proie. C'est à partir de ce moment que j'ai eu du mal à lâcher le roman.


    Malgré son côté bourru, ses traumas et la violence qu'il renferme, je me suis énormément attachée à Rice et j'ai tremblé pour lui jusqu'à la toute dernière page.


    Vous le comprendrez j'ai beaucoup apprécié cette intrigue tournée, entre autres, sur les menaces environnementales.


    Ce que j'ai toutefois un peu moins aimé ce sont tous les épisodes "flashback" qui nous ramènent dans le passé de Rice. J'ai trouvé que ces passages, assez mal amenés, nuisaient à la cohérence narrative. J'aurais préféré qu'ils soient intégrés à l'histoire "au présent" via les souvenirs de Rice tout simplement.


    Mention spéciale également pour la qualité de l'édition et la charte graphique adoptée qui font de ce livre un bel ouvrage aussi bien sur le fond que sur la forme.


    En bref : Un thriller immersif et une ode au retour à la terre sur fond de braconnage barbare, de narcotrafic et d'exorcisme des traumas passés.

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  • Si l’histoire paraissait séduisante à la première lecture, elle fut longue, laborieuse et bien trop sinueuse.
    Les descriptions sont nombreuses mais pas inintéressantes, les paysages inspirent le calme et les relations la peur ; l’atmosphère est pesante et omniprésente, l’auteur réussit à nous...
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    Si l’histoire paraissait séduisante à la première lecture, elle fut longue, laborieuse et bien trop sinueuse.
    Les descriptions sont nombreuses mais pas inintéressantes, les paysages inspirent le calme et les relations la peur ; l’atmosphère est pesante et omniprésente, l’auteur réussit à nous immerger totalement. Cependant, le croisement et les passages d’une époque à l’autre amènent à la confusion : resituer les personnages, les époques…
    Ce n’est pas tant le style qui m’a déplu, plutôt que l’histoire en elle-même qui ne m’a emportée, ni son personnage principal qui est plutôt tourmenté et intriguant.

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  • Je m’en doutais avant même d’ouvrir ce livre qu’entre lui et moi ça allait être compliqué. Rien qu’à la 4e de couverture je pressentais qu’il allait falloir s’accrocher.

    Une histoire de braconnage dans les Appalaches c’était déjà pas simple pour moi mais en plus saupoudrée de règlements de...
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    Je m’en doutais avant même d’ouvrir ce livre qu’entre lui et moi ça allait être compliqué. Rien qu’à la 4e de couverture je pressentais qu’il allait falloir s’accrocher.

    Une histoire de braconnage dans les Appalaches c’était déjà pas simple pour moi mais en plus saupoudrée de règlements de compte de cartels de la drogue mexicains, là vous étiez sûr de me perdre définitivement.

    Fort heureusement, il arrive parfois que mes jugements à l’emporte-pièce soient totalement infondés comme ce fut le cas pour mon gros coup de coeur polar du Prix Elle : Mon territoire. Mais parfois, comme ici, ça ne décolle pas, mes impressions premières ne sont pas balayées par une heureuse surprise. J’ai lu un peu plus de 130 pages de ce polar écologique et à aucun moment je n’ai eu la moindre étincelle d’intérêt pour Rice Moore, ce garde forestier tombé nez à nez avec le cadavre d’un ours. J’ai trouvé ce personnage sans saveur, sans trait de caractère notoire qui puisse me le rendre notoirement sympathique ou notoirement antipathique. Je n’ai pas plus été enthousiasmée par la description des grands espaces ni par celle de la faune avoisinante, s’il y avait de la poésie dans ces mots, je n’ai pas su la déceler.

    La plume de l’auteur ne me parle pas, elle ne m’évoque rien et je suis demeurée passive pendant la lecture de ce premier tiers. Tant et si bien qu’à chaque page tournée je me disais, en voilà une de moins. Et très franchement, je n’ai aucune envie de subir mes lectures, fussent-elles pour un prix. Ce livre comme tous les autres mérite des lecteurs enthousiastes et non des avaleurs de phrases passifs. Continuer ne m’apportera rien alors pour Dans la gueule de l’ours et moi, l’histoire s’arrêtera là.

    Par contre, j’ai un petit mot à ajouter sur la maison d’édition que je ne connaissais pas : Rue de l’échiquier. J’ai eu un coup de foudre pour leur objet livre et même si la photo en couverture de ce roman ne me plaît pas (trop glauque à mon goût), la maquette est une réussite absolue. Le choix des typos apporte un confort de lecture rarement égalé et le papier doux et épais offre une expérience de lecture assez sensuelle. En le tenant dans la main on est surpris par son poids, ce livre est d’une qualité irréprochable. Rien que pour l’objet, je m’en veux de ne pas avoir aimé ce roman car je l’aurais bien tenu plus longtemps entre mes mains.

    Dans la gueule de l’ours est le polar sélectionné par le jury de mars pour le Grand prix des lectrices Elle 2020.

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  • Tout commence lorsque Rice découvre, dans la réserve naturelle dont il est le gardien, un cadavre d'ours. S'ensuit alors une lutte contre les braconniers, faisant également resurgir des vestiges du lourd passé de Rice.
    J'ai une drôle de sensation en refermant ce roman, ça ne m'arrive pas...
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    Tout commence lorsque Rice découvre, dans la réserve naturelle dont il est le gardien, un cadavre d'ours. S'ensuit alors une lutte contre les braconniers, faisant également resurgir des vestiges du lourd passé de Rice.
    J'ai une drôle de sensation en refermant ce roman, ça ne m'arrive pas souvent mais je suis incapable de dire si je l'ai aimé ou non.
    Pendant les premières pages, je le lisais sans trop y penser, sans ennui mais sans m'y attarder non plus ; j'étais un peu en mode lecture automatique en attendant que mon intérêt s'éveille.
    Puis j'ai commencé à prendre goût à ma lecture mais une fois le livre refermé, j'étais incapable de résumer l'intrigue, ou de m'en souvenir en détail.
    Et enfin, j'ai avalé les cent dernières pages d'une traite, cramponnée à mon bouquin, espérant le meilleur pour Rice, à qui j'ai fini par m'attacher.
    L'atmosphère du roman est à la fois luxuriante et suffocante ; la réserve m'a parue aussi immense qu'oppressante. L'histoire est sombre, empreinte de violence, ce que je ne déteste pas en littérature. D'ailleurs, les scènes d'action sont particulièrement bien écrites.
    Il faut également mentionner la qualité de l'ouvrage des éditions Rue de l'Échiquier, une superbe mise en page, une belle typographie et une qualité de papier qui m'a fait caresser les pages plus d'une fois. Je salue la beauté de l'objet-livre, merci.

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  • Quand on lit beaucoup et encore beaucoup de romans dans la catégorie thriller / policier, on a souvent l'impression de lire la même chose, ultra calibré et stéréotypé pour passer un bon moment dopé aux rebondissements et au final, ne garder qu'un souvenir quelque peu flou de ce moment de...
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    Quand on lit beaucoup et encore beaucoup de romans dans la catégorie thriller / policier, on a souvent l'impression de lire la même chose, ultra calibré et stéréotypé pour passer un bon moment dopé aux rebondissements et au final, ne garder qu'un souvenir quelque peu flou de ce moment de lecture. Point de cela avec ce premier roman passionnant et original qui jouent des codes du thriller pour les faire mijoter à sa sauce éco-thriller. Cela peut déstabiliser voire ennuyer, moi cela m'a littéralement captivée.

    Forcément, cela passe par un le personnage principal fort et fascinant. Rice Moore est gardien de la réserve privée de Turk Mountain dans les montagnes du Sud-Ouest de la Virginie. Il retrouve des carcasses d'ours dépecées, affreusement mutilées, les pattes coupées, la vésicule biliaire enlevée. Lui, l'étranger venue d'Arizona est déterminé à protéger farouchement son territoire. Lui qui vivait en mode autarcique et misanthrope va être obligé de sortir de sa tanière, forcé à interagir avec des montagnards rugueux et hostiles à tout discours écologiste les privant de ce qu'ils estiment être leur droit ancestral de chasser.

    Ce personnage est très intéressant car à la psychologie très complexe, empli de contradictions. On découvre petit à petit ( lors de passages qui changent de police d'écriture, effort de lisibilité très bien joué par la maison d'édition ) son passé tumultueux et violent d'homme en fuite vivant sous pseudo mais ayant une vraie ligne morale qui dirige sa vie pour peut-être atteindre une forme de rédemption. Ce iatus entre passé louche et présent juste incarnant une cause écologique légitime est puissamment utilisé comme un ressort essentiel du récit.

    Dans La Gueule de l'ours est en bien plus qu'un thriller même si les cent dernières pages sont haletantes à souhait, le passé et le présent de Rice Moore se confondant au point de le menacer. La conclusion est superbe. Mais ce roman est avant tout un roman atmosphérique aux confins du genre Nature writing que j'apprécie tant. Les chapitres centraux où Rice semble fusionner avec la nature des Appalaches dans une ambiance quasi hallucinatoire sont remarquables. Lorsqu'il revêt son costume de ghillie ( une tenue de camouflage parfaite tissée d'herbes et de branchages, jusqu'à son odeur âpre ) pour traquer les braconniers d'ours, Rice s'ensauvage, semble se détourner de l'humanité pour mieux embrasser la nature, ce qui fait ressortir en lui cette violence venue d'un passé qu'il pensait avoir mis derrière lui. C'est brillant. le titre original " Bearskin" ( " peau d'ours" ) en garde cette force.

    Un thriller écologique beau et immersif, riche en caractère avec ce choix de s'emparer d'un angle mort du thriller : le commerce illégal d'animaux sauvages et de leurs organes, qui a quasi décimé l'ours de Chine en une vingtaine d'années pour se reporter sur l'ours américain.

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