Crans-montana

Couverture du livre « Crans-montana » de Monica Sabolo aux éditions Lattes

3.111111111

18 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709650458
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Dans les années 60, à Crans-Montana, une station de ski suisse, des garçons observent, de loin, trois jeunes filles qui les fascinent : les trois C. Chris, Charlie et Claudia. Elles forment une entité parfaite, une sorte de constellation. Claudia, cheveux blonds, hanches menues, sourire... Voir plus

Dans les années 60, à Crans-Montana, une station de ski suisse, des garçons observent, de loin, trois jeunes filles qui les fascinent : les trois C. Chris, Charlie et Claudia. Elles forment une entité parfaite, une sorte de constellation. Claudia, cheveux blonds, hanches menues, sourire enjôleur. Chris, boucles brunes, peau mate, ongles longs comme des griffes. Charlie, cheveux noirs, petits seins, longues jambes. Pour ces garçons elles sont un rêve impossible. Pendant les vacances d'été ou d'hiver, sur les pistes, à la piscine ou dans les night-clubs ils les regardent, sans jamais les aborder. Les années passent. Leur souvenir les poursuivra, comme un amour fantôme.
Les voix des garçons, puis des filles déroulent les destinées d'une jeunesse, dorée en apparence, mais qui porte les secrets, les fautes et l'indifférence des générations précédentes. Durant près de trente ans, tous tenteront de toucher du doigt quelque chose de plus grand, l'amour, la vérité, ou simplement le sentiment d'exister. Mais des espoirs romantiques de l'adolescence à l'opulence glacée des années fric, la vie glisse entre leurs doigts.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Le roman suit le parcours d'une jeunesse dorée qui se retrouve dans une très chic petite station suisse pendant les vacances. Nous suivons leur adolescence puis leur vie d'adulte. Il y a surtout ces 3 jeunes filles auréolées de mystère et cible de tous les fantasmes de ces jeunes hommes qui entrent dans l'adolescence. Dès le début une tension palpable apparait au fil des pages. Le vernis de ces vies craquèle et le lecteur pressent la tragédie qui éclot au fil des pages. C'est écrit sans fioriture et dans les derniers chapitres j'ai commencé à m'attacher à ce trio. Une jolie découverte.

  • 0.25

    Il est des écritures qui happent dès les premiers mots, quelque chose qui grandit au fond du ventre au fil des pages, une atmosphère qui vous arrive en pleine figure, une émotion lancinante qui ne vous quitte pas : Peut-être l’idée que de toute façon, tout cela va mal finir. Pourtant, pas d’événements « extraordinaires » en apparence dans ce roman. Les journées filent au rythme des saisons, une année est une vie, ce qui se passe dans le quotidien des personnages est inlassablement la même chose. « Ils » et « Elles » ont tout : Milieu cossu, vacances de luxe, loisirs de haut standing, études dans les meilleures écoles privées ; seul l’argent compte dans ce milieu bourgeois hérité de leurs parents, l’argent comme reflet d’une opulence à déverser : Le nerf de la guerre.
    Et malgré tout, l’oppression que peut ressentir le lecteur est là, bien là ; quelque chose qui monte en nous, et qui monte encore.

    « A cette époque, à Crans-Montana, nous étions tous amoureux d’elles. Des trois à la fois, ou l’une après l’autre, ou alors d’une seule, une obsession qui surgissait à la patinoire, à la boulangerie, devant les télécabines, et qui vous souriait et vous broyait le cœur, lointaine, dans un pull tricoté ou un manteau en castor. » (p.9)
    « Que lui était-il arrivé ? Qu’avait-elle fait le temps de sa disparition, un temps que nous n’avions pas vu passer, nos vies se déroulant à la façon d’un robinet qui goutte ? » (p.48)
    « C’est durant l’hiver 67 que le monde s’effondra. Ou du moins, que nous en fûmes éjectés, et que la vie confirma notre renvoi dans l’ombre, dans un brouillard flou, élastique. » (p.73)
    « Le reste de l’été se déroula dans une sorte de brouillard. Aucun souvenir ne demeure. Juste cette nuit, lorsque Serge Chubowska, qui avait laissé la fenêtre ouverte, et ne dormait pas, comme presque toutes les nuits, vit une chose se déplacer dans les airs, un souffle, une ombre, à toute vitesse. Il se redressa sur son lit, et les yeux plissés, distingua une chauve-souris qui tournoyait dans sa chambre, comme un messager des enfers venu lui signifier nos péchés. » (pp.94-95)

    Il y a cette écriture, incisive, où chaque détail compte et provoque chez le lecteur une impression de gravité mais il y a aussi la construction même du roman qui participe de cette atmosphère pesante et intrigante : Plusieurs parties permettant de découvrir et plusieurs points de vue et plusieurs époques qui s’entrechoquent et qui racontent la même histoire ; Les garçons d’abord, ce « nous », ce regard lointain… Deux des trois C., qui encerclent « Franco », puis de nouveau nous nous trouvons plongés dans l’histoire à travers les garçons, pour terminer sur un personnage qui arrivera plus tard mais qui joue un rôle essentiel, à mon sens.
    Et flottant au-dessus d’eux, un narrateur omniscient qui se glisse dans la peau de chacun et qui semble tout savoir: Ce qui se voit et l’indicible. Narrateur omniscient ou un des garçons ? Le mystère reste entier.
    J’aime le style de Monica Sabolo car ses mots entrent en la chair. J’aime l’idée « simpliste » que non, l’argent ne fait pas tout, ne peut prendre la place de nos entrailles, de ce que nous avons dans les tripes.
    Lecture viscérale.

    (Chronique qui vient de mon blog. Lien : https://unbouquindanslapocheblog.wordpress.com/2016/05/22/crans-montana-monica-sabolo/ )

  • 0.1

    Crans-Montana est un roman étrange, où l'on découvre la fascination et le mal-être qui règnent dans le milieu où évolue la jeunesse dorée qui se retrouve à Crans-Montana.
    Le tableau n'est pas sans rappeler Virgin Suicides, et l'issue fait écho à celle du premier roman de l'auteur, Tout cela n'a rien à voir avec moi.
    L'atmosphère est habilement décrite, et le malaise ambiant est palpable, cependant la progression de l'intrigue ne m'a pas convaincue, si bien que j'ai terminé la lecture assez sceptique.

    Ma chronique complète est ici : http://viederomanthe.blogspot.fr/2016/06/crans-montana-monica-sabolo.html

  • 0.15

    Un livre qui se lit comme si il y avait urgence....
    J'ai eu l'impression de suivre la vie de ces jeunes gens, en 1960, comme une galopade. Tout va trop vite dans ce livre qui nous livre l'insouciance de jeunes riches dans une station de ski en Suisse.

  • 0.15

    Crans Montana la station d'hiver qui accueille la jeunesse dorée d'après-guerre, est la principale héroïne de ce roman. La station est omniprésente enveloppant de son manteau neigeux les affres de l'adolescence.
    Une époque où les jeunes-filles devaient encore se débrouiller seule pour comprendre leur métamorphose et leur passage de l'enfance à l'âge adulte, parfois à leur insu.
    Une bande de garçons tous amoureux d'un trio féminin sur fond de fric ... c'est chic !
    L'histoire du monde s'égrenne, sur fond d'argent planqué, de fourrures et de strass.
    Ce livre est comme une bulle de champagne.

  • 0.15

    Comme les garçons et les filles de mon âge connaîtrai-je
    Bientôt ce qu'est l'amour
    Comme les garçons et les filles de mon âge je me
    Demande quand viendra le jour
    Où les yeux dans ses yeux et la main dans sa main
    J'aurai le cœur heureux sans peur du lendemain

    Fort souvent, à la lecture de ce roman, j’ai pensé à la chanson de Françoise Hardy «Tous les garçons et les filles », à la fois pour les paroles – entre blues et espoir – et pour cette petite musique nostalgique. Les garçons dont il est question ici sortent à peine de l’adolescence et, à l’occasion de leur séjour au ski sur le plateau de Montana-Crans, vont plus se préoccuper des filles que de prouesses sportives. Il faut dire que les trois C. ont de quoi faire tourner les têtes. Chris (que seule sa mère appelait Christine), Charlie (qui se prénommait encore Charlotte) et Claudia (cheveux blonds, teint pâle, sourire enjôleur) sont deux parisiennes et une italienne qui, « en un clin d’œil, se sont métamorphosées en jeunes femmes ravissantes ».
    « On les voyait « toujours ensemble, bras dessus bras dessous, ou assises nonchalamment sur une banquette, un mollet replié sous une cuisse, si différentes, et pourtant elles formaient une entité parfaite, une sorte de constellation. » La vie semblait alors se résumer, pour cette jeunesse dorée, aux pistes de ski, à la piscine, la discothèque, aux cafés ou aux magasins. On y boit du Fanta en bouteille à la paille, de l’Ovomaltine (dont on prend soin de collectionner les emballages), joue de la guitare et s’habille à la dernière mode. Il arrive même qu’on se change plusieurs fois par jour. Les jeux de l’amour, les tentatives de conquête, la rivalité et la timidité mais aussi les scandales et les provocations rythment le quotidien de ces jeunes.
    L’actualité du monde tient plus du mystère ou du fait divers. Quand un habitué n’est pas au rendez-vous, lorsque l’on se rend au Credit Suisse avec des valises ou des sacs de voyage ou encore quand une jeune femme prend rendez-vous à Lausanne pour «effacer» les conséquences d’une liaison coupable.
    De fait, c’est davantage l’actualité mondaine qui préoccupe la bande de copains. On croise Sheila, Lino Ventura, Alessandra Mussolini, Alain Delon, Brigitte Bardot et sa rivale Gina Lollobrigida et l’on retrouve au fil des pages l’ambiance que dépeint Jean d’Ormesson dans ses premiers romans, L’amour est un plaisir (1956) et Un amour pour rien (1960) qui «célèbrent avec une belle insolence, entre légèreté et cruauté, les jeux de l’amour d’une jeunesse qui se croit libre».
    Puis le temps va passer jusqu’à un jour funeste qui mettra un terme brutal à l’histoire, révélant un lourd secret de famille.
    Monica Sabolo qui est née à Milan, a grandi et fait ses études à Genève, passé ses vacances à Crans-Montana et, après d’autres pérégrinations a atterri à Paris nous livre ici une «tranche de vie» qui, pour peu que l’on gratte le vernis de l’insouciance et de la nostalgie, laisse apparaître les failles et la gravité d’une époque en pleine mutation.
    http://urlz.fr/2Uti

  • 0.1

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2015/12/13/33064964.html

    Années 60. Dans la station d'hiver huppée Crans-Montana, les garçons voient débarquer les trois C : Chris, Claudia et Charlie, trois adolescentes de seize ans.

    Bien que différentes les unes des autres, elles suscitent rapidement le désir des jeunes adolescents puis des adultes qu'ils deviennent.

    On suit ainsi, à travers le récit de plusieurs protagonistes, le destins de ces trois C et des garçons de la station de la fin des années 60 au début des années 2000. Ces jeunes filles nées avec une sacrée cuillère d'or dans la bouche, vont traverser les années 70/80 de la drogue et du fric avant de sombrer chacune à leur manière.

    Monica Sabolo tente ainsi de brosser les portraits de ces jeunes entre nostalgie et désespoir. Si l'idée de base est excellente, je n'ai pas réussi à trouver les personnages attachants. À aucun moment, je n'ai eu un pincement au cœur ou de la compassion malgré les épreuves traversées. Est-ce que ces personnages sont présentés de manière trop superficielle ou alors est-ce moi qui suis insensible aux problèmes de gosses de riches ? Je n'ai pas la réponse. J'ai donc refermé le livre sans regret... dommage !

  • 0.15

    https://animallecteur.wordpress.com/2015/11/18/crans-montana-monica-sabolo/

    D’un côté les 3 C., belles, pleines de vie, ayant le sens de la fête et mystérieuses, de l’autre les garçons, amoureux secrètement des 3 C.; un groupe de puceaux rêveurs. Le lien entre ces deux groupes : les chalets hors de prix, les voitures de luxe, les manteaux de fourrure, le caviar et le champagne qui coule à flot.

    Ces jeunes gens passent leurs vacances à Crans-Montana, l’hiver sur les pistes de ski, l’été au bord de la piscine. Ils grandissent, ils vieillissent, les filles vivent des déboires tandis que les garçons, se marient, deviennent père de famille et s’en lassent.

    Au début j’avais l’impression d’observer de loin ce groupe de jeunes gens qui grandit et vieilli puis peu à peu on sent la tension monter et la tragédie se dessiner et ça devient (enfin) un peu plus intéressant pour aboutir à une fin surprenante. L’auteur ne donne pas beaucoup de détails sur ce que font, ressentent et pensent ses personnages, on le devine ce qui renforce le mystère. Forcément, la conclusion est que l’argent ne fait pas le bonheur mais c’est un très très grand raccourci que je fais!

    Je n’ai pas su entrer complètement dans cette histoire pourtant le résumé était alléchant: des secrets, des adolescents, une jeunesse dorée, des vacances à la montagne, … et finalement je suis restée en surface. Mais peut-être que j’avais trop d’auteurs en Sciences de l’info com en tête!

  • 0.2

    Ce livre m'a passionné.
    Je trouve l'écriture travaillée sans fioriture. L'auteur ne raconte pas en détail, le lecteur devine et se laisse glisser dans l'histoire.
    Les personnages sont peints avec délicatesse comme s'ils étaient floutés sur une photo en noir et blanc. Cela renforce la beauté et le mystère qui plane sur cette station balnéaire et les hommes et femmes qui l'animent.
    J'ai apprécié les différents chapitres qui laissent la parole aux personnages principaux.
    La jeunesse dorée d'une époque révolue est racontée avec pudeur et passion.

  • 0.1

    J'avais envie de découvrir ce qui se passait dans ce recoin de Suisse, entre les années 1960 et aujourd'hui, dans une station de ski huppée où se fréquentent les jeunes de la bonne société. Et puis l'idée des secrets me rendait curieuse.
    Je ne sais finalement pas si j'ai vraiment aimé ce roman ou pas. Autant j'ai adhéré à l'idée de ce groupe de filles, les 3 C., et celui des garçons amoureux mais qui ne prennent jamais le risque de les approcher (ce sont les narrateurs principaux), autant il m'a manqué un petit quelque chose : j'aurais aimé que les personnalités soient plus fouillées et que des secrets scandaleux expliquent cet étiolement d'une génération, hésitant entre conformisme et déliquescence, entre romantisme et course effrénée au fric. Les scandales sont à peine évoqués, effleurés, et cette superficialité m'a un peu gênée (elle correspond pourtant à l'atmosphère de discrétion feutrée de la Suisse et de la haute bourgeoisie).
    Les personnages m'ont plu, les garçons en tout cas, pour leur émouvante fragilité et leurs incertitudes. Les filles, sublimes, sublimées, m'ont paru plus lointaines, moins dignes d'empathie.

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