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Cora dans la spirale

Couverture du livre « Cora dans la spirale » de Vincent Message aux éditions Seuil
  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021431056
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe... Voir plus

Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves.

À travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.

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Articles (2)

Avis (11)

  • Mathias est un journaliste, reporter free-lance lassé d'écrire sur commande des choses dont il cherche le sens. Il va donc se lancer dans une (en)quête au long cours sur Cora, jeune maman d'une petite Manon, qui tente de résister au rouleau compresseur d'une vie tournée autour de « métro,...
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    Mathias est un journaliste, reporter free-lance lassé d'écrire sur commande des choses dont il cherche le sens. Il va donc se lancer dans une (en)quête au long cours sur Cora, jeune maman d'une petite Manon, qui tente de résister au rouleau compresseur d'une vie tournée autour de « métro, boulot, dodo ». Deux ans d'une tranche de vie qui déboucheront sur un drame (on le sait d'emblée, je ne divulgache rien).
    Cora donc, car c'est quand même elle le personnage principal, photographe dans l'âme (mais ça ne fait pas vivre), travaille au département marketing d'une société d'assurance jusque là familiale. Quand cette société est rachetée commence la spirale qui va nous mener au drame. Les temps de trajet interminables, le temps compté pour déposer ou aller chercher Manon après des réunions qui s'éternisent, les injonctions contradictoires de l'entreprise, les intimidations ... tout ce qui insidieusement va finir par la fragiliser. Et la spirale s'élargit car, comme si tout cela ne suffisait pas, Cora qui tente comme elle peut de maintenir un sens à sa vie, se prend d'amitié pour un jeune migrant malien ou se lance dans une aventure extra conjugale.
    La spirale de la descente est lente, très lente, insidieuse même, renforcée par des digressions qui, au delà de donner du rythme au récit, lui donne de la profondeur, et nous font prendre conscience de l'importance des petites choses de la vie (un morceau de musique, un tableau).
    Le monde de l'entreprise, ses codes, ses rites, ses plans de restructuration, son fonctionnement sont très peu présents dans la littérature. Vincent Message réussit ici une chose qui me paraît extraordinaire : faite un roman contemporain sur un monde brut, violent qui laisse sur le côté les plus faibles sans tomber dans la caricature. Un grand merci pour ce très beau roman !

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  • Après Défaite des maîtres et possesseurs excellent deuxième roman de Vincent Message, couronné du Prix Orange 2016, dans lequel nous ne sommes plus l'espèce dominante, voici "Cora dans la spirale", un vrai thriller qui va nous plonger dans l'enfer d'une entreprise.
    Le roman débute en 2010 avec...
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    Après Défaite des maîtres et possesseurs excellent deuxième roman de Vincent Message, couronné du Prix Orange 2016, dans lequel nous ne sommes plus l'espèce dominante, voici "Cora dans la spirale", un vrai thriller qui va nous plonger dans l'enfer d'une entreprise.
    Le roman débute en 2010 avec Cora, une jeune femme qui reprend le travail chez Borélia, une compagnie d'assurances, après avoir donné naissance à Manon. Dès les premières pages, le narrateur déclare : "Je ne peux pas savoir, et c'est l'une des beautés de la chose, qui lira cette chronique de Cora Salme - le récit de ces trois années qui ont changé sa vie et l'ont presque détruite." Cette phrase annonce en fait, la tourmente et le véritable tourbillon dans lequel Cora va se trouver emportée. L'auteur va s'attacher à nous décrire aussi ce qu'elle a vécu peu avant, son inclination pour la photographie dont elle rêvait de vivre, sa rencontre avec Pierre et leur projet de fonder une famille. Dans ce but, elle délaisse sa passion et se dirige vers un travail de chargée de marketing. Mais voilà qu'en 2010, la crise rattrape cette grande entreprise et un plan de restructuration est mis en place et tout va s'accélérer pour Cora qui va se faire engloutir par un burnout.
    Il est particulièrement intéressant de suivre la vie quotidienne de cette salariée avec tous ses rêves mais aussi tout le stress que va engendrer la restructuration de son entreprise, et notamment son optimisation. J'ai également été bluffée par la maîtrise avec laquelle Vincent Message nous plonge de façon plus que réaliste dans cette tour et cet open space. La description qu'il fait de cette entreprise familiale rachetée par un grand groupe, le management brutal employé par cette société, la complexité des rapports entre les salariés et cette course au profit omniprésente sont rendus de façon magistrale.
    On assiste à un véritable corps à corps entre Cora et Borélia.
    L'enquête menée par le narrateur avec des entretiens avec différents acteurs de l'entreprise, l'utilisation du carnet de bord de Cora et la documentation sur la société m'ont fait penser à un travail journalistique et m'ont presque fait douter du fait qu'il s'agissait d'une fiction.
    Magnifique portrait de cette jeune salariée :
    J'ai été très touchée par son désir de liberté et son humanité toujours présente au milieu de cette barbarie du monde capitaliste. En outre, l'amitié qui se noue entre elle et un émigré malien contribue à la beauté de ce personnage et à sa générosité.
    J'ai, par contre, été outrée par les pressions exercées à son encontre et le harcèlement qu'elle a subi, ceci d'autant plus, lorsque l'on sait que ce sont des choses banales qui se produisent fréquemment dans les entreprises.
    Cora dans la spirale est un roman sur la société contemporaine où le capitalisme est roi, basé sur le profit faisant fi de l'homme qui n'est qu'un pion qu'on peut manipuler à son aise, sans pitié, et déplacer à sa guise. Ce thriller réserve beaucoup de surprises et maintient un suspense jusqu'au bout. Je ne peux que le conseiller chaleureusement !

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  • J'aime ces rendez-vous que procurent la littérature et les livres, quand on commence la lecture d'un livre dont on ne sait rien, si ce n'est ce qu'en dit la 4e de couverture, qu'on ne connait pas son auteur, et qu'il fait écho au plus profond à un moment de votre vie. Cette impression de lire le...
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    J'aime ces rendez-vous que procurent la littérature et les livres, quand on commence la lecture d'un livre dont on ne sait rien, si ce n'est ce qu'en dit la 4e de couverture, qu'on ne connait pas son auteur, et qu'il fait écho au plus profond à un moment de votre vie. Cette impression de lire le bon livre au bon moment et c'est ce qui s'est passé avec ce roman. D'ailleurs, est-ce bien un roman ? Ou plutôt une enquête ? Un témoignage ? En tous les cas, il est brillamment construit et écrit. Malgré quelques longueurs, quelques lourdeurs aussi qui rendent parfois la lecture difficile (cela fait longtemps que je n'ai pas mis autant de temps à lire un livre !), j'ai adoré et il m'a profondément émue. J'ai été touchée par ce portrait de Cora, dans ses moindres détails, prise dans une spirale infernale dont on sait qu'elle n'est pas sortie indemne. le monde de l'entreprise et son côté déshumanisant et violent y sont parfaitement décrits voire disséqués, et c'est criant de vérité. On y trouve notamment une parfaite restitution de ce qu'est la vie en open-space, souvent contrainte et subie par les collaborateurs, là où le diable se cache dans les détails, là où ressort souvent le pessimisme ambiant, les plaintes incessantes qui arrivent à miner même les plus optimistes et équilibrés d'entre nous. On assiste, douloureusement mais impuissants, à la chute inéluctable de Cora qui en est venue à préférer « le trop-plein qui étouffe au vide où on se noie », le jour où elle a mis le pied au service marketing d'une grande compagnie d'assurance, laissant de côté ses rêves d'artiste et de photographe, ses rêves de liberté.
    L'aliénation du travail au 26e étage d'une tour de la Défense, le harcèlement moral du N+1, lui-même contraint par ses supérieurs, la course au rendement et à la productivité, le capitalisme sous sa forme la plus débridée, les délocalisations, les restructurations et leurs dommages collatéraux, les plans sociaux « masqués », la précarité aussi, rien n'est oublié ici.
    Marx définissait l'aliénation du travail comme « la perte de soi ». Être aliéné c'est être dépossédé de soi-même et c'est bien ce qui arrive à Cora.
    « Je rêve d'un monde où on se raconterait les vies humaines les unes après les autres, avec assez de lenteur, d'incertitudes et de répétitions pour qu'elles acquièrent la force des mythes. Fidèle à l'utopie, je rêve d'une société où on aurait les moyens de faire ça, et où on n'aurait rien de plus urgent à faire. » C'est exactement ce que fait Vincent Message ici, il raconte la vie humaine de Cora avec lenteur, densité, précision et justesse. Brillant.

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  • Que de longueurs inutiles dans ce roman...Trois fois au moins il a failli me tomber des mains, trois fois au moins j'ai pensé abandonner, tant il m'a lassée par moment. Voyant les critiques si positives et aussi parce que j'avais tant aimé le 2e roman de cet auteur, j'ai néanmoins persévéré.
    Je...
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    Que de longueurs inutiles dans ce roman...Trois fois au moins il a failli me tomber des mains, trois fois au moins j'ai pensé abandonner, tant il m'a lassée par moment. Voyant les critiques si positives et aussi parce que j'avais tant aimé le 2e roman de cet auteur, j'ai néanmoins persévéré.
    Je ne le regrette pas vraiment, car le rebondissement "ce qui s'est passé le 8 juin" m'a totalement prise au dépourvu, je m'attendais à peu près à tout sauf à cela! Je n'irais pas jusqu'à dire que tout à pris son sens à ce moment, mais une grande partie.
    En tout cas, les questions abordées et la perspective présentée dans ce roman sont particulièrement actuelles et méritent une profonde réflexion.

    Je reste persuadée que 100 pages de moins ne nuiraient en rien au récit et j'imagine très bien ce livre adapté en film. L'image et le mouvement feraient merveille avec un récit au final aussi fort, en dépit de ses lenteurs.

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  • Cette lecture a été un moment particulier pour moi. Ce livre, d'un abord plutôt difficile par son style plutôt journalistique que littéraire, puis par la thématique sociétale m'a renvoyé face à certaines réalité que je vis.

    En effet, dans certaines scènes du quotidien, comme la course pour...
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    Cette lecture a été un moment particulier pour moi. Ce livre, d'un abord plutôt difficile par son style plutôt journalistique que littéraire, puis par la thématique sociétale m'a renvoyé face à certaines réalité que je vis.

    En effet, dans certaines scènes du quotidien, comme la course pour prendre les transports en commun après s'être occupé des enfants, notre rôle de mère, de femme et de salariée modèle toujours à réinventer. La pression des entreprises pour nous rendre toujours plus efficient, adaptables... pour accroître la rentabilité en oubliant l'importance du lien social, de l'épanouissement personnel.

    Bref, Cora, cette belle personne joyeuse, naïve, artiste, se retrouver broyée par une société qui en demande toujours plus, sans retour, sans prendre en compte les besoins et pour qu'une fois que la personne est détruite, se dédouaner de cette souffrance pas toujours quantifiable.

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  • Le récit de Vincent Message nous entraîne dans les bureaux, ou plutôt open spaces, d’une grosse société d’assurance où souffle le vent mauvais du capitalisme avec ses terribles répercussions sur la vie des salariés.
    Dès le premier chapitre, on fait la connaissance de Cora, jeune femme pleine...
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    Le récit de Vincent Message nous entraîne dans les bureaux, ou plutôt open spaces, d’une grosse société d’assurance où souffle le vent mauvais du capitalisme avec ses terribles répercussions sur la vie des salariés.
    Dès le premier chapitre, on fait la connaissance de Cora, jeune femme pleine de désirs et d’empathie qui, après son congé maternité, reprend son travail de cadre chez Borelia, société d’assurances.
    L’entreprise vient d’être rachetée et, très vite, elle doit trouver ses marques et faire face à une charge de travail exponentielle et un management musclé et méprisant. La voilà entrée de plain-pied dans la spirale, celle qui va l’entraîner peu à peu vers le doute et la souffrance.
    L’originalité du récit réside dans le choix du narrateur (dont le lecteur ne connaitra la véritable identité que dans les dernières pages) qui remonte le fil de l’histoire à travers les témoignages, les carnets écrits par Cora, l’actualité à l’époque des faits, et qui reconstruit le destin de l’héroïne lorsqu’elle pénètre dans la spirale.
    La force du récit, c’est de mêler les phénomènes de société et le quotidien de Cora, son passé et ses aspirations. Son trajet croise aussi celui de nombreux personnages, Franck Tommaso, ce manager autoritaire qui peut devenir agressif dans ses propos, ou bien Maouloun, jeune Malien sans papiers qu’elle va tenter d’aider. Le portrait qui est fait de Pierre, le compagnon aimant qui, parfois, peine à comprendre les aspirations de Cora, est attachant.
    Il y a de nombreux retours en arrière (avec parfois quelques longueurs) dans la vie de Cora qui nous permettent de mieux connaitre le personnage. Néanmoins, la narration reste tendue jusqu’au drame qui se profile et que l’on attend avec inquiétude.
    Aussi tragique qu’il soit, ce roman est aussi celui d’un combat pour refuser toute forme d’aliénation et il est porteur d’espoir.

    De l’auteur, Vincent Messager, je n’avais rien lu jusqu’à ce jour, et son roman de plus de 450 pages se lit d’une traite
    Une lecture que je conseille vivement.

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  • Un livre passionnant malgré un début difficile:un style particulier,des phrases qui s'éternisent,une langue sophistiquée...MAIS un livre qui se mérite,une fois que la mise en place est dépassée!Et cela va crescendo,l'émotion nous étreint malgré les nombreuses...
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    Un livre passionnant malgré un début difficile:un style particulier,des phrases qui s'éternisent,une langue sophistiquée...MAIS un livre qui se mérite,une fois que la mise en place est dépassée!Et cela va crescendo,l'émotion nous étreint malgré les nombreuses digressions:migrants,catacombes,musique d'opéra ou tennis.L'auteur développe les arcanes du monde impitoyable de l'entreprise;comment ne pas penser aux"Visages écrasés"de Marin Ledun et à la magistrale Isabelle Adjani dans Carole Matthieu le film tiré du même livre.
    "Je suis un battement de cil dans l'histoire de la Terre...Et peut-être se dit-elle aussi que personne ne racontera l'histoire de ses années à elle,des expériences qui se sédimentent et finissent par former sa vie."
    C'est Matthias,journaliste,qui enquêtera sur Borélia,sur l'entourage de Cora: magnifique portrait de femme,si sensible.
    C'est sciemment que je ne vous en dis pas davantage.Ce livre exigeant vous passionnera,ne vous laissez pas dérouter par le début,et APPRECIEZ!

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  • Extraordinaire histoire, remarquablement menée ! Mathias en est le narrateur-enquêteur. Grâce aux trente carnets dans lesquels Cora notait ce qu’elle vivait, ressentait, subissait, il retrace son histoire, s’attachant à ses pas, passant sur les lieux où elle a vécu et travaillé, rencontrant...
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    Extraordinaire histoire, remarquablement menée ! Mathias en est le narrateur-enquêteur. Grâce aux trente carnets dans lesquels Cora notait ce qu’elle vivait, ressentait, subissait, il retrace son histoire, s’attachant à ses pas, passant sur les lieux où elle a vécu et travaillé, rencontrant celles et ceux qui l’ont connue. Tout cela est fait avec précision, tact et sensibilité grâce à la plume de Vincent Message.

    De la joie, des larmes, de l’indignation, je suis passé par beaucoup d’émotions tout au long de ma lecture mais j’ai surtout apprécié le tableau social que Cora dans la spirale m’a détaillé avec tellement de justesse. Mieux, l’auteur m’a fait vivre au plus près, au cœur même de ces entreprises qui démarrent sur des bases familiales grâce à des gens innovants et audacieux, un peu fortunés souvent. Puis, toujours avec les meilleurs arguments, elles passent de main en main, se regroupent avec d’autres, s’achètent, se revendent pour atteindre une taille inhumaine, idéale pour sabrer dans les effectifs, gaver les grands dirigeants et les actionnaires pour, au final, causer des dégâts considérables dans les vies ordinaires de celles et de ceux qui ne peuvent que subir.
    Malgré tout ce contexte social, la vie de Cora n’est pas glauque et sinistre. L’auteur, par l’intermédiaire de son narrateur, nous conte de très bons moments, de beaux voyages, de magnifiques scènes d’amour avec Pierre et Delphine… Ah, Delphine ! Elle fait partie de ces fameux consultants payés fort cher pour analyser les entreprises puis proposer des économies, des restructurations, causant de terribles dégâts humains.
    Sur un tout autre thème que Défaite des maîtres et possesseurs, Vincent Message démontre une fois de plus son immense talent d’écrivain. Son roman joue sur de nombreux registres aussi bien dans la famille que dans l’entreprise, jusqu’au double choc final, terrible, même si je me doutais que cette spirale ne pouvait que conduire à la catastrophe.
    Avant les retours en arrière indispensables, l’histoire avait débuté dans le métro – les transports en commun jouent un rôle important – avec Cora Salme qui a accouché de Manon, il y a trois mois. Elle retourne au boulot, chez Borélia, une grande compagnie d’assurances dont l’historique va suivre. Nous sommes à l’automne 2010. Paris devenant de plus en plus cher, avec Pierre Estérel, son mari, ils ont acheté une maison à Montreuil, ce qu’elle vit comme un déclassement. Professionnelle fiable et compétente, elle a un poste important au marketing mais elle rêvait de devenir photographe.
    Issue de Clermont-Ferrand, cette mutuelle d’assurances devenue Borélia, a installé son siège central dans une tour de La Défense, à Paris, où Cora découvre tous les charmes de l’espace ouvert, nommé, en français, open space… Elle se confronte surtout à son supérieur hiérarchique, Franck Tommaso que Mathias a rencontré aussi.

    Il faut lire Cora dans la spirale, roman captivant, bien documenté sur tous les points qu’il aborde, même lorsqu’il parle du pays Dogon, au Mali. C’est un roman profondément ancré dans la vie que nous impose notre époque. S’il parle aussi de peinture avec Claude Monet, Vincent Message permet de rencontrer Maouloun qui a fui la guerre au nord-Mali et demande l’asile dans notre pays. Il dessine gare Saint-Lazare et joue un rôle décisif dans la spirale qui s’enroule autour de Cora.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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