Contours du jour qui vient

Couverture du livre « Contours du jour qui vient » de Leonora Miano aux éditions Pocket Jeunesse
Résumé:

Après la guerre qui a ravagé le mboasu, cet état imaginaire et ô combien réel d'afrique, le pays est exsangue.
Les parents, incapables de prendre soin de leurs enfants, les chassent loin de chez eux, les accusant d'être la cause de leurs malheurs. décidée à retrouver sa mère, la jeune musango... Voir plus

Après la guerre qui a ravagé le mboasu, cet état imaginaire et ô combien réel d'afrique, le pays est exsangue.
Les parents, incapables de prendre soin de leurs enfants, les chassent loin de chez eux, les accusant d'être la cause de leurs malheurs. décidée à retrouver sa mère, la jeune musango traverse un pays frappé de folie. des rivages du fleuve tubé aux bas-fonds de sombé, métropole d'afrique en proie à l'anarchie, musango retrouvera-t-elle cette mère, symbole d'une afrique à la dérive ? sa rencontre avec le petit mbalè, marquera-t-elle les prémices d'un jour nouveau pour tout un continent ?

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  • Une belle écriture, mais pour moi une construction qui laisse à désirer et des répétitions...il s'agit d'un premier roman

    Une belle écriture, mais pour moi une construction qui laisse à désirer et des répétitions...il s'agit d'un premier roman

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  • En général, un romancier part d’éléments de la réalité pour créer l’univers de son livre et parvient à construire une fiction autour de ce qu’il a pêché de-ci, de-là. Dans "Contours du jour qui vient" Léonora Miano a entrepris la démarche inverse : c’est à partir d’une fiction, qu’elle...
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    En général, un romancier part d’éléments de la réalité pour créer l’univers de son livre et parvient à construire une fiction autour de ce qu’il a pêché de-ci, de-là. Dans "Contours du jour qui vient" Léonora Miano a entrepris la démarche inverse : c’est à partir d’une fiction, qu’elle divulguera une réalité bien connue d’elle même. Elle ne s’autorise à dévoiler ce qu’elle a vécu dans son Afrique natale, et ce qui continue de s’y tramer, qu’au travers d’un monde semblant émerger entièrement de son imaginaire.
    Elle raconte dans une langue toute poétique la ruine du Mboasu, pays inscrit sur aucune carte, mais où, comme en Afrique centrale, on se bat, on méprise les droits de chacun et où l’obscurantisme de la religion est parvenu à enchaîner des milliers d’âmes.
    Elle a choisi de conter cet univers par le prisme d’une gamine de douze ans, pour ainsi, conserver une relative fraîcheur et une naïveté toute particulière à son histoire.
    Musango, tel est son nom, s’est vue durement accusée de sorcellerie et donc rejetée par sa mère. Tous les trois ans que dure le roman, cette enfant sera à la recherche de cette mère démissionnaire qu’elle ne pourra, cependant, cesser d’aimer. Lors de sa quête, elle croisera différentes personnages, tous symbolisant à leur manière, une frange de la population constituant l’Afrique d’aujourd’hui. Mais le plus extraordinaire est que malgré cette débâcle étalée, l’auteure parvient à faire passer un message d’espoir qui dit combien elle chérit ce pays inventé qui l’a vu naître !
    Le seul bémol que j’ apposerai est, que souvent, seuls les auteurs de filiation étrangère s’autorisent à fustiger la terre de leurs origines pour au bout du compte parler d’un acte d’amour. Tout autre qui s’y risquerait, passerait incontestablement pour un xénophobe patenté.

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  • Vraiment un roman magnifique ! D'une écriture ample, à la richesse chatoyante.Il y a tant de choses à y lire et tout y est dit d'une manière si précise et si belle que je voudrais tout citer ! "Epouser les contours du jour qui vient" une leçon profonde et subtile de l'individuel à l'universel....
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    Vraiment un roman magnifique ! D'une écriture ample, à la richesse chatoyante.Il y a tant de choses à y lire et tout y est dit d'une manière si précise et si belle que je voudrais tout citer ! "Epouser les contours du jour qui vient" une leçon profonde et subtile de l'individuel à l'universel.
    C'est aussi la superbe métaphore de l'Afrique et un roman bouleversant sur l'amour malgré tout et le pardon. J'ai juste envie de le relire encore !

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  • Dans un Mboasu (état imaginaire) ravagé par la guerre qui vient de s'achever, nous suivons le parcours de Musango, petite fille de neuf ans alors que son père vient de mourir. Musango, est rendu responsable par sa mère de tous les maux endurés par la famille et notamment de la mort de son père....
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    Dans un Mboasu (état imaginaire) ravagé par la guerre qui vient de s'achever, nous suivons le parcours de Musango, petite fille de neuf ans alors que son père vient de mourir. Musango, est rendu responsable par sa mère de tous les maux endurés par la famille et notamment de la mort de son père. La petite fille est victime d'une anomalie sanguine qui, pour sa mère, est le signe qu'elle est possédée par le mal. Dans un première temps sa mère la torture pour tenter d'extirper le démon de son corps, puis, sur les conseils de Sésé, la voyante locale, elle va la bannir, la jeter à la rue.


    Musango qui vivait dans une famille aisée, va se retrouver du jour au lendemain à la rue et va découvrir un pays qu'elle ne connaît pas vraiment protégée qu'elle était par ce cocon familial privilégié. A travers le parcours de Musango, c'est l'Afrique que nous découvrons. Elle est d'abord recueilli dans un centre pour enfants nécessiteux puis enlevée et séquestrée dans une maison à la campagne où elle sert de domestique. Elle est en charge de nourrir des femmes qui partent "tenter leur chance" en Europe "faire l'Europe", souvent contraintes et forcées. Ce véritable réseau de prostitution est l'une des sources de revenu de La Porte Ouverte du Paradis l'une des sectes qui pullulent dans le pays, abusant de la crédulité des gens.


    C'est une Afrique exsangue que nous découvrons, une Afrique qui telle la mère de Musango chasse ou laisse partir ses enfants, ses forces vives. Les jeunes des familles aisées partent faire les études en Europe et ne reviennent pas où s'ils reviennent ce n'est pas pour aider leur pays à s'en sortir. "La Guyane est à ma connaissance leur unique désir. Ils se fichent bien d'étudier pour devenir des roi borgnes au pays des aveugles, comme tous ces gens bardés de diplômes qui ne nous servent à rien, qui ne reviennent au pays que pour écraser les ignorants d'une médiocrité portant le label de l'Occident."

    Nous découvrons un continent marqué par l'inaction et la résignation, un continent qui a été ravagé par la colonisation : D'autres sont venus, disais-je. S'ils ont jadis creusé des routes, c'était pour accéder à chaque millimètre de terrain dont il y avait quelque chose à tirer. S'ils ont soigné nos maux, c'était parce que nous devions être forts pour travailler. S'ils ont bâti des écoles c'était pour nous apprendre à ne plus nous aimer, et à oublier le nom de nos ancêtres. Ils ne voulaient pas seulement notre terre et notre sueur. Il leur fallait notre âme." Mais la colonisation si elle est largement coupable de cet état de fait n'est pas la seule coupable. Les dirigeants ne semblent pas avoir de vision d'avenir et de gérer les problèmes au jour le jour et l'élite découragée préfère quitter le continent pour une Europe plus prometteuse.


    A travers les yeux de Musango, jeune fille très lucide, c'est une image sans concession de l'Afrique que nous voyons, une Afrique qui vit dans le passé : "L'inventaire finira bien par s'imposer d'un moment à l'autre, et nous admettrons que la patine du temps ne peut suffire à conférer de la valeur à tous nos usages." Une Afrique qui a perdu son identité et qui sans cette identité ne peut se construire d'avenir : "Ce que vous devez faire pour épouser les contours du jour qui vient, c'est vous souvenir de ce que vous êtes, le célébrer et l'inscrire dans la durée. Ce que vous êtes n'est pas seulement ce qui est passé mais ce que vous ferez. Si la paix, qui est aussi l'amour s'allie à la vérité, qui est une autre figure de la justice, ce que vous accomplirez sera grand."

    Un très beau roman sans concession, écrit dans un style plein de souffle et de poésie.

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  • Le roman de Léonora Miano se présente sous la forme d’un monologue intérieu, celui de Musango, une fillette africaine chassée par sa mère, et qui erre dans son pays en ruines.
    Avec une lucidité effrayante, la petite observe une société qui se délite, des hommes et des femmes sans plus de...
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    Le roman de Léonora Miano se présente sous la forme d’un monologue intérieu, celui de Musango, une fillette africaine chassée par sa mère, et qui erre dans son pays en ruines.
    Avec une lucidité effrayante, la petite observe une société qui se délite, des hommes et des femmes sans plus de repères ni de conscience morale. Musango découvre la méchanceté, la faiblesse de ces adultes, les crimes, les pots de vin, l’exploitation sexuelle...Ces hommes déboussolés se tournent vers des sectes, dirigées par des profiteurs cyniques.
    Dans ce chaos, la jeune fille trouve la voie de la sagesse et de l’honnêteté, guidée par l’enseignement des vieilles africaines qui ont gardé la mémoire des traditions.
    Le récit de Léonora Miano est puissant et émouvant ; il décrit avec justesse une société au bord de l’implosion, en déséquilibre instable entre les traditions africaines et la fascination obsédante du monde occidental.

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