Continuez de gravir les pentes

Couverture du livre « Continuez de gravir les pentes » de Nane Vezinet aux éditions Autre Reg'art
  • Date de parution :
  • Editeur : Autre Reg'art
  • EAN : 9782916534176
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Lucie bernard est venue au monde le 29 juin 1912, par hasard à paris, où ses parents s'étaient rendus à un mariage.
Mariage au cours duquel la future maman avait peut-être un peu trop dansé ! lucie est la fille aînée de monsieur et madame bernard, qui vivent en bourgogne, dans le mâconnais... Voir plus

Lucie bernard est venue au monde le 29 juin 1912, par hasard à paris, où ses parents s'étaient rendus à un mariage.
Mariage au cours duquel la future maman avait peut-être un peu trop dansé ! lucie est la fille aînée de monsieur et madame bernard, qui vivent en bourgogne, dans le mâconnais viticole. leur seconde fille jeanne, naît un an après lucie, en 1913. eclate alors la première guerre mondiale. monsieur bernard est mobilisé : grièvement blessé, il rentre chez lui longtemps après l'armistice. entre temps, ses filles ont été déclarées pupilles de la nation.
De quoi rendre précocement pacifiste la jeune lucie !

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Le courrier des auteurs

Nane Vezinet répond à nos questions ! (30/01/2009)

J'ai fait la connaissance de Lucie Aubrac lors de l'été 1998, dans les Cévennes, grâce à des amis communs. D'emblée, je fus conquise par la simplicité, la générosité et la force communicative de cette grande dame de la Résistance. Apprenant que j'étais conteuse, Madame Aubrac voulut me confier des lettres de jeunes résistants exécutés par la Gestapo lors de la Seconde Guerre mondiale, afin que j'en fasse le récit aux jeunes que je côtoyais. Touchée par la confiance que me témoignait Lucie Aubrac, je la rencontrai à plusieurs reprises pour travailler à ce projet. En 2003, j'écrivis, avec son accord, «Continuez de gravir les pentes», récit-hommage qui relate son engagement et ses principaux faits de résistance. Richard Massoutier, directeur du Théâtre de la Croix Blanche à Albi, adapta et mit en scène ce récit : le spectacle fut créé lors des Scènes Estivales albigeoises en juillet 2004, en présence de Monsieur et Madame Aubrac. A chacune de nos rencontres, Lucie ne manquait jamais de s'informer de la vie de ce spectacle qui lui tenait à coeur. Le 8 mars dernier, j'eus le temps de lui écrire l'accueil chaleureux que nous avions reçu ce jour-là de la part du jeune public notamment. Quelques jours plus tard, le 14 mars 2007, Lucie Aubrac nous quittait. Elle avait ardemment souhaité une autre société fondée sur les valeurs de fraternité et de solidarité et a usé ses forces jusqu'à son dernier souffle pour lutter contre tous les racismes, inciter les jeunes à ne pas se résigner et à prendre en main leurs destinées car leur disait-elle : «le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent.» Ce texte contribuera, je l'espère, à transmettre aux jeunes générations l'esprit de Résistance cher à Madame Aubrac et plus que jamais nécessaire. Cher Monsieur Monlibraire, J'ai oui dire que des individus en tenue banalisée (pull, pantalon, blouson et lunettes) se frayent depuis quelques temps un chemin parmi vos rayonnages pour repérer les spécimens de mon espèce afin de les arrêter et de les conduire d'autorité dans des centres de désintoxication ! Mais de quel droit ? Libres à nous de bousiller nos yeux, de saturer nos neurones en nous gavant de pages noircies..... Il est vrai que l'adage (qui figure sur vos nouveaux sacs en papier) «lire plus pour penser plus» peut à terme faire de nous des penseurs éclairés, des agitateurs potentiels capables de faire des émules parmi nos jeunes fréquentations ! Oh certes il n'est pas difficile de repérer nos visages avides, nos regards gourmands, nos mains tremblantes qui se tendent fébrilement vers la table carrée où vous avez disposé les dernières parutions, serties de leurs bandeaux rouges ou bleus, ou encore les silhouettes en manque qui dès la porte franchie, s'apaisent en sniffant avec délectation le parfum de l'encre et du papier, se ruant sur vos murs où sont alignés les objets de notre vice, la tranche offerte à notre convoitise ; les blancs, les beiges et les grèges, les gros, les minces, les précieux, les discrets, les classiques et les modernes et tant d'autres encore.... De quoi nous griser immédiatement, nous vider les poches aussi mais qu'importe ! Alors je vous en prie, cher Monsieur Monlibraire, tachez de repérer ces énergumènes déguisés en lecteur et sortez les de votre échoppe ; ils mettent en péril votre commerce. De plus il est probable que vous-même, toujours prompt à nous guider, nous conseiller, nous éclairer dans nos recherches, soyez, en tant que complice, jeté comme nous dans une sombre cellule avec pour tout produit de substitution : la TÉLÉVISION ! On ne peut imaginer plus funeste destin ! ! ! En espérant vous avoir convaincu, je vous dis à bientôt. Avec toute ma gratitude. Nane Vezinet.

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