Concours pour le paradis

Couverture du livre « Concours pour le paradis » de Clelia Renucci aux éditions Albin Michel
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  • " Les artistes ne sont que les marionnettes du pouvoir, interchangeables tant qu'un nom ne vient pas légitimer les œuvres qu'ils réalisent. "

    Le Palais des Doges brûle, la salle du Conseil symbole du pouvoir vénitien et de sa politique, n'est plus que ruine fumante. En cette année 1577,...
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    " Les artistes ne sont que les marionnettes du pouvoir, interchangeables tant qu'un nom ne vient pas légitimer les œuvres qu'ils réalisent. "

    Le Palais des Doges brûle, la salle du Conseil symbole du pouvoir vénitien et de sa politique, n'est plus que ruine fumante. En cette année 1577, Venise se réveille stupéfaite et le Paradis est mort ! Brûlé par la fournaise, il n'en reste qu'un tas de cendre. Tout est à reconstruire pour le triomphe de Venise, tout est à redécorer, tout n'est donc pas perdu pour tout le monde. Les artistes y trouveront leur compte. Cela étant, pour l'apothéose de la salle qui est cet espace vide derrière l'estrade des doges, un concours désignera celui qui aura le privilège de peindre cet immense espace.
    Ce livre, nous raconte cette histoire. Personnages, peintres, religion et politique, ici tout se croise et se mêle, et c'est une plongée dans la Venise du 16ème siècle que nous offre Clélia Renucci.

    Avec beaucoup d'érudition et un peu d'imagination, elle va donc nous raconter la technique des peintres, les difficultés de l'exécution du Paradis et l'impossible entente entre les peintres accomplis et les « petits jeunes ». Elle va narrer aussi cette compétition entre peintres, et les appuis qu'ils ont au sein du gouvernement, permettant ainsi d'aborder que l'idée et l'originalité ne sont pas toujours la clé pour la commande. (Même si l'originalité n'est pas trop de mise en cette époque du Concile de Trente qui doit permettre de renforcer l'Église face aux hérésies profanes et religieuses.)
    Bref ! Clélia Renucci, va donc aborder dans ce livre le système du mécénat, ainsi que la vie des peintres. Elle va aborder par ailleurs, cette Venise des passions et des caractères, ainsi que les tensions religieuses et politiques.

    Toutefois si c'est un roman artistique intéressant à suivre, d'un point de vue narratif ce n'est pas la joie. En effet, si j'ai réellement apprécié le côté réel où j'apprends des choses, je n'ai que moyennement apprécié l'écriture, vu qu'il n'y a pas cette passion romanesque de vouloir raconter les choses en beau et en grand, alors que Venise s'y prête largement. Pour moi, ça reste trop instructif, trop solennel, trop didactique pour être un roman au pouvoir accaparant. Et pour tout dire, après lecture de ce livre, j'ai eu l'impression qu'il y avait plus une volonté de recherche et de partager les connaissances, que d'écrire un roman. Alors qu'il y a pourtant du roman dans ces pages, allez comprendre !

    En fin de compte, c'est à lire pour la connaissance, mais pas pour l'histoire romancée, niveau écriture ça manque trop d'étincelle.

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  • Venizia - 22 décembre 1577 - Palais des Doges.

    Dès les premières pages, Clélia Renucci vous embarque sur une gondole à la découverte des joyaux artistiques de Venise au temps de la Renaissance.
    Le Palais des doges part en fumée, ce qui ouvre une large période d'incertitude : comment...
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    Venizia - 22 décembre 1577 - Palais des Doges.

    Dès les premières pages, Clélia Renucci vous embarque sur une gondole à la découverte des joyaux artistiques de Venise au temps de la Renaissance.
    Le Palais des doges part en fumée, ce qui ouvre une large période d'incertitude : comment reconstruire, combien de temps, qui pour re-peintre ce paradis : l'ouverture du concours pour le Paradis est ouvert !

    Une histoire passionnante à travers plus de vingts ans. Clélia Renucci arrive avec brio a faire ressentir à travers ses écrits la place de l'art dans la politique car à l'époque l'art était considéré comme une vraie arme politique. Les peintres sont décrits comme des pantins du pouvoir, chacun son favori, prêt a tout pour gagner. Véronèse et Tintoret pensent tirer les ficelles, alors que les vraies marionnettes, ce sont eux !

    "Concours pour le Paradis" montre la complexité d'être peintre à l'époque moderne. L'auteure nous montre l'envers du décor : les rivalités, les manipulations, les mensonges, la tricherie, la religion, la politique pour mener sa quête.

    Un roman extrêmement bien documenté, un vrai travail d'historien de l'art. Le travail de recherche de Clélia Renucci a du encore considérable mais tellement passionnant. Des références historiques, des explications précises sur la fabrication de la toile, sur les différentes manières de créer, mais Clélia renucci nous laisse découvrir une plume énergique, joyeuse et moderne.

    Clélia livre dans "Concours pour le Paradis", une magnifique fresque d'une toile tellement importante qu'elle est tombée dans l'oubli, oublier des historiens de l'art ; au grand damne de l'auteure qui a été touchée par sa grâce, sa beauté et sa grandeur lors d'une visite du Palais des doges.

    Un premier roman haut en couleur qui ne vous donnera qu'une envie : partir à la découverte de Venise et de son paradis !

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  • Venise décembre 1577, le palais des doges est en flamme. Un des plus terribles incendie que le palais est connu, malgré les efforts de toute la population les dégâts sont nombreux.

    La grande salle du conseil, cœur de la vie politique de la cité et siège du pouvoir des doges est en partie...
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    Venise décembre 1577, le palais des doges est en flamme. Un des plus terribles incendie que le palais est connu, malgré les efforts de toute la population les dégâts sont nombreux.

    La grande salle du conseil, cœur de la vie politique de la cité et siège du pouvoir des doges est en partie détruite.

    En autre un immense tableau du Paradis exposé derrière le siège du doge. Cet espace ne peut pas rester vide.

    La république vénitienne organise, comme c’est la règle, un concours d’artiste afin de déterminer qui aura l’honneur de réaliser un nouveau Paradis.

    Le doge crée un conseil de nombreuses personnalités vénitiennes qui nomme les artistes ayant le droit de participer au concours : Véronèse, l’étranger, menteur, tricheur, jouisseur, bon vivant aimant les femmes, Tintoret peintre quasi officiel de Venise dont la réputation n’est plus à faire et soutenu par de nombreux mécènes, Bassano fils, nommé récemment Maestro mais cherchant toujours à couper le lien avec son père et à se faire un prénom, Palma le jeune et Frederico Zuccaro.

    Tintoret décide de présenter une esquisse qu’il a réalise il y a 10 ans. Véronèse par un « heureux » hasard arrive à voir cette esquisse et réalise un plagiat qu’il présente en même temps que le mettre.

    Apres de nombreuses discussions entre les membres de la commission c’est finalement Véronèse associé à Bassano qui est choisi. Mais il n’avance pas, ne tient aucun délai, profite de la vie et des femmes, laisse Bassano avancer seul le projet.

    Avril 1588, Véronèse décède d’une attaque durant les fêtes du carnaval, le conseil en profite pour changer d’artiste et donne le projet au Tintoret qui est connu pour ses réalisations rapides.

    Tintoret travaille en famille avec ses enfants Domenico, Marco et sa fille chérie Marietta.

    Après avoir franchi les difficultés techniques dû a la dimension du tableau, la réalisation de l’œuvre commence pour Tintoret et son fils Domenico.

    Malheureusement à Venise comme partout l’inquisition guette le moindre faux pas et Tintoret est emprisonné en décembre 1589 car on lui reproche ces représentations religieuses non conformes aux volontés du Vatican. Il sortira rapidement grâce à ses soutiens mais juste à temps pour voir sa fille mourir en couche. Ravagé par cette perte, il laisse son fils Domenico réaliser seul son Paradis.

    Finalement la Paradis sera installé et présenté en mai 1592 et attribué au Tintoret même si personne n’est dupe.

    C’est une très belle écriture, très fluide qui mêle le roman et l’histoire. Beaucoup de rebondissements et de suspense dans cette histoire aux personnages haut en couleur (c’est le cas de le dire)

    En plus un premier roman ce qui est assez prometteur

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