Concours pour le paradis

Couverture du livre « Concours pour le paradis » de Clelia Renucci aux éditions Albin Michel
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  • Je viens de terminer ce roman, totalement sous le charme.
    Il pleut des cordes, nous sommes rentrés à notre auberge de jeunesse, on papote( en anglais heureusement) autour de nous, on va on vient, on chatouille la guitare, on s'active en cuisine...Rien de tout cela ne m'a gênée, j'étais...
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    Je viens de terminer ce roman, totalement sous le charme.
    Il pleut des cordes, nous sommes rentrés à notre auberge de jeunesse, on papote( en anglais heureusement) autour de nous, on va on vient, on chatouille la guitare, on s'active en cuisine...Rien de tout cela ne m'a gênée, j'étais tellement loin de là ! À Venise précisément dans les années 1577 à 1592, j'assistais médusée et émerveillée à la naissance d'une toile gigantesque appelée Le Paradis, destinée à remplacer celle qui avait brûlé dans l'incendie du Palais des Doges en 1577. Ce premier roman éblouissant, est l'histoire du concours organisé par les conseillers du Doge pour choisir le peintre, celle de la rivalité des maîtres du moment Véronèse et Le Tintoret, celle de la réalisation de cette fresque gigantesque 24,50 mètres sur 9,90 mètres, une prouesse technique exceptionnelle...
    La plume de Clelia Renucciest d'une telle puissance évocatoire que vous êtes transportés à Venise, où vous cotoyez peintres, nobles patriciens, conseillers, apprentis et courtisanes, vous entrez dans l'esprit des peintres etc...une immersion incroyable, colorée, puissante et passionnante. Une seule envie à la fin, aller à Venise admirer cette toile dont l'auteure nous dévoile les secrets de fabrication avec une érudition merveilleuse. Un coup de coeur et une auteure à suivre assurément !

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  • Découverte intéressante d'une époque et de ses artistes illustres, mais pour autant je n'ai pas réussi à entrer complètement dans ce roman. L'écriture est belle, les descriptions de Venise et de ses trésors, les références artistiques et historiques ne peuvent laisser indifférent, malgré...
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    Découverte intéressante d'une époque et de ses artistes illustres, mais pour autant je n'ai pas réussi à entrer complètement dans ce roman. L'écriture est belle, les descriptions de Venise et de ses trésors, les références artistiques et historiques ne peuvent laisser indifférent, malgré quelques longueurs.Félicitations à l'auteur pour sa riche documentation et pour ce premier roman, même s'il ne restera pas dans mes coups de coeur, je reste admirative devant l'investissement.

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  • Clélia Renucci m’a amenée avec elle pendant ces longues années de création d’un nouveau Paradis, vingt cinq ans plus exactement: c’est le temps qu’il a fallu pour qu’une nouvelle toile du Paradis soit peinte. Grâce à Clélia, j’ai assisté à cet évènement, à la rivalité qui existait entre les...
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    Clélia Renucci m’a amenée avec elle pendant ces longues années de création d’un nouveau Paradis, vingt cinq ans plus exactement: c’est le temps qu’il a fallu pour qu’une nouvelle toile du Paradis soit peinte. Grâce à Clélia, j’ai assisté à cet évènement, à la rivalité qui existait entre les peintres à Venise, rivalité poussée à l’extrême dans les actes. J’ai découvert ce monde artistique de l’époque où les relations entre les maîtres et les plus jeunes, même s’ils sont père et fils, sont très hiérarchisées et où l’emprise du maître est importante au point qu’il se considère comme le seul maître à bord de sa toile, où le travail à plusieurs est inenvisageable…

    J’avoue que je ne connais pas trop cette période 1577-1592 mais c’était avant de lire « Concours pour le Paradis »! Clélia livre une jolie fresque de cette Venise avec ses artistes, ses gondoles, ses mensonges, ses manipulations, ses rivalités, ses nuits, sa politique, sa religion, ses différences avec les autres pays. L’implication de Clélia pour son roman est manifeste: tout est finement documenté, retranscrit avec un plaisir sincère, une envie de faire découvrir cette Venise et surtout le travail long et fastidieux de ces peintres pour nous régaler des siècles plus tard les yeux avec leurs peintures si magnifiques. La plume de Clélia rend le récit vif, extrêmement plaisant à lire. Je me suis sentie comme un ange flottant au-dessus de toutes les scènes tellement j’étais plongée dans « Concours pour le Paradis ». La lecture de ce roman est un ravissement qui m’a permise d’apprendre beaucoup, de découvrir une Venise d’une autre époque, une envie de visiter Venise de nos jours et évidemment d’aller contempler le Paradis au palais des Doges!

    « Concours pour le Paradis » nous en apprend beaucoup sur la création d’un chef d’œuvre, et je peux dire que ce roman de Clélia Renucci est aussi un chef d’œuvre dans la littérature de nos jours!

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  • Venise, le 20 décembre 1577. Un terrible incendie ravage le Palais des Doges. Seul un orage providentiel parvient à sauver la structure de la bâtisse mais les dégâts à l’intérieur sont importants. La Salle du Grand Conseil est particulièrement touchée. Son joyau, l’immense fresque Le Paradis,...
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    Venise, le 20 décembre 1577. Un terrible incendie ravage le Palais des Doges. Seul un orage providentiel parvient à sauver la structure de la bâtisse mais les dégâts à l’intérieur sont importants. La Salle du Grand Conseil est particulièrement touchée. Son joyau, l’immense fresque Le Paradis, est dévorée par les flammes.



    Un concours est organisé pour remplacer ce chef-d’oeuvre qui faisait la gloire de la république vénitienne. Cinq artistes sont nommés : deux grands noms, Tintoret et Véronèse, un peintre reconnu, Zuccaro et deux jeunes peintres prometteurs, à peine sortis de l’atelier paternel, Palma le Jeune et Bassano.



    Le tableau devra être à la gloire de Venise, au faîte de sa puissance après la victoire conte les ottomans à Lépante, mais aussi respecter les canons religieux édictés par le concile de Trente. L’Inquisition veille. Il faudra aussi ménager Rome, la grande rivale pour ne pas attiser les tensions.



    Le tableau ne sera achevé et exposé à l’admiration du public que le 7 mai 1592 soit 15 ans après l’incendie.



    La première partie du roman traite de l’organisation du concours, des dissensions entre les conseillers de la commission d’organisation. Les concurrents se mettent au travail, ils doivent proposer leurs esquisses. L’auteur met l’accent sur la rivalité entre les deux figures tutélaires de l’art vénitien : Le Tintoret et Véronèse. Deux personnalités bien différentes. Le Tintoret est un personnage bougon, bourru tout entier consacré à son art. Véronèse, quant à lui, est un artiste de génie mais plus dilettante, un mondain. Entre ces deux-là, tous les coups sont permis.



    «Ce qui l’amusait le plus, c’était que le maître du clair-obscur ne pourrait jamais l’accuser de plagiat, ou il lui faudrait admettre avoir concouru avec une esquisse vieille de dix ans.

    Ce genre de raisonnement digne de Machiavel plaisait à Véronèse qui, en plus d’avoir une âme d’artiste, possédait celle du plus roué des courtisans. Que la République crie au génie pour un faussaire et chasse l’honnête homme comme un paria, voilà à quoi voulait désormais arriver Véronèse. »



    La deuxième partie nous montre tout le processus artistique, la réalisation du tableau. L’auteure nous plonge dans les affres de la création. Les moments de doute qui succèdent à l’euphorie. Elle nous montre tout le travail des ateliers, celui des petites mains, des apprentis qui préparent la toile. La création d’une telle œuvre est un travail d’équipe, même si seul le maître apposera sa signature sur la toile.



    En refermant ce livre, je n’ose imaginer la somme de documentation ingurgitée par l’auteure. A l’image des différentes opérations réalisées par les apprentis des ateliers de l’époque pour apprêter la toile, un vrai travail de romain. Que de patience avant de voir l’œuvre finale prendre forme sur le papier. Un premier roman passionnant, éblouissant qui nous plonge dans la vie des artistes de la Renaissance à Venise.



    Une auteure à suivre.



    « Pardonnez-moi, mais je ne suis pas sûr de répondre avec subtilité à ces questions. Après tout, je ne suis pas peintre et ne me flatte nullement de posséder aucun talent en matière de symétrie et de perspective. Je lis les textes et je sais les transmettre. Comme Ézechiel, je reçois la parole de Dieu, la Vérité divine, et je dois tenter d’en propager la sève en gardant pour moi son amertume. Alors que vous, bel artiste, cher Véronèse qui avez montré tant de fois dans cette église votre talent et votre audace, vous devez en quelque sorte montrer à Dieu Lui-même, l’univers qu’Il a créé et, pire encore, vous devez Lui montre celui que nul n’a jamais pu voir. Par la réalité de vos pinceaux, vous allez révéler l’apparence de nos âmes, reproduire l’impalpable, engendrer l’inénarrable. »

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  • Un grand voyage artistique à Venise, et la découverte de la création d'une œuvre. La bataille de grands peintres pour obtenir le contrat. Malgré tout je n'ai pas réussi à me passionner pour cette création.

    Un grand voyage artistique à Venise, et la découverte de la création d'une œuvre. La bataille de grands peintres pour obtenir le contrat. Malgré tout je n'ai pas réussi à me passionner pour cette création.

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  • La fresque qui doit représenter le Paradis est l'objet de beaucoup de controverses : quelle doit être la part de divin, et quelle place y auront les hommes ? Il semble que l'auteur n'ait pas tranché. Tantôt la toile est au centre du récit, tantôt ce sont les peintres qui occupent le devant de la...
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    La fresque qui doit représenter le Paradis est l'objet de beaucoup de controverses : quelle doit être la part de divin, et quelle place y auront les hommes ? Il semble que l'auteur n'ait pas tranché. Tantôt la toile est au centre du récit, tantôt ce sont les peintres qui occupent le devant de la scène. Cette hésitation constitue la force et la fragilité de ce roman dont l'érudition enlève quelquefois aux personnages leur part d'humanité. À certains moments (pas souvent heureusement), j'ai eu l'impression que certaines informations (fruits d'une longue recherche) étaient plaquées un peu gratuitement. J'aurai préféré que l'auteur prenne complètement le parti de raconter les peintres. Il en résulte une écriture sage et académique qui, certes, ne conviendrait pas au Caravaggio. Et puis, plane sur ce livre l'ombre de Dominique Fernandez qui a consacré toute son oeuvre aux coulisses de l'histoire de l'art italienne. Non que Renucci fasse moins bien (ça repose de ne pas lire des histoires de cazzo toutes les trois pages!) mais j'ai ressenti parfois une impression de déjà-lu quelque part. La faute au brillant académicien. Il n'en demeure pas moins que ce roman donne envie d'aller redécouvrir l'oeuvre et de la scruter avec plus d'attention.

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  • « Concours pour le paradis » se propose de nous raconter une anecdote de l’Histoire assez méconnue. Je n’avais jamais entendu parler de cette chasse à l’artiste qui a eu lieu à Venise à la fin du 16ème siècle.

    En suivant le destin des acteurs de cette aventure, Clélia Renucci nous fait entrer...
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    « Concours pour le paradis » se propose de nous raconter une anecdote de l’Histoire assez méconnue. Je n’avais jamais entendu parler de cette chasse à l’artiste qui a eu lieu à Venise à la fin du 16ème siècle.

    En suivant le destin des acteurs de cette aventure, Clélia Renucci nous fait entrer dans le monde de l’art de cette époque. On y découvre tous les peintres à l’origine des plus chefs d’œuvre de la ville italienne. Ceux-ci vont se battre pour avoir l’honneur de réaliser LE tableau au centre de la cité. Grâce à des descriptions soignées, l’autrice modélise parfaitement les différentes représentations créées par les artistes et les émotions qu’elles procurent aux spectateurs. Les différentes étapes de la création des œuvres sont aussi parfaitement décrites. Chaque réalisation apparait devant les yeux du lecteur et on ressent toute la magie de leur talent esthétique.

    Durant ce concours, on assiste aux prises de décisions, à la distribution des pouvoirs, aux préférences de chacun et aux petits arrangements qui vont rythmer les péripéties. Comme dans toutes les compétitions, les vices inhérents à l’homme vont se manifester. La jalousie, la malice, la vengeance, la trahison vont se succéder. Tout est permis pour arriver à ses fins !

    Le seul petit bémol se situe au niveau de l’écriture, peut-être un peu trop académique. Plutôt froide, elle laisse le lecteur en dehors parce qu’aucun sentiment ne transpire. Le roman se rapproche donc plus de l’essai que du roman. Mais malgré son style assez sobre, Clélia Renucci réussit le pari de nous passionner pour une aventure plutôt banale. En recentrant son récit sur une chronique passionnante et romanesque, elle nous ouvre l’appétit sur le reste de l’époque. A la fermeture du livre, on veut donc en savoir plus sur cette période italienne. Dès le livre fermé, j’ai d’ailleurs fait plusieurs recherches sur le net afin de comprendre le contexte qui a entouré les évènements racontés.

    « Concours pour le Paradis » est par conséquent plus intéressant par son contenu que par sa forme. Mais à la faveur d’un gros travail de recherche, il est une porte d’accès captivante sur l’Histoire de la Renaissance transalpine et une belle déclaration d’amour aux œuvres d’art vénitiennes. Premier roman très prometteur !

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  • Si vous passez par ici régulièrement, vous avez dû remarquer que les livres historiques ne sont pas notre tasse de thé. Mais cette fois-ci, j’ai fait une exception parce qu’il s’agissait de VENISE, de la Renaissance et des grands maîtres LE TINTORET et VERONESE, sujets qui ont suscité mon...
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    Si vous passez par ici régulièrement, vous avez dû remarquer que les livres historiques ne sont pas notre tasse de thé. Mais cette fois-ci, j’ai fait une exception parce qu’il s’agissait de VENISE, de la Renaissance et des grands maîtres LE TINTORET et VERONESE, sujets qui ont suscité mon intérêt.

    1577, une partie du Palais des Doges de VENISE flambe et ses richesses avec. La Sala Nuova du Grand Conseil est dévastée et la toile le Couronnement de la Vierge au Paradis réalisée par Guariento DI ARPO doit être remplacée. Les autorités vénitiennes décident alors d'ouvrir un concours pour l'exécution d'une représentation du Paradis. Ce concours présidé par le Doge va s’étirer de 1578 à 1582 et verra VERONESE et Francesco BASSANO triomphés de LE TINTORET qui sera écarté. Après 28 ans d’intrigues, d’aléas, de complications en tout genre et une mise en œuvre complexe compte tenu des dimensions gigantesques du tableau, c’est finalement LE TINTORET et surtout son fils qui exécuteront cette œuvre monumentale qui trône encore aujourd’hui au Palais des Doges.



    AKG261634





    Clélia RENUCCI nous offre une fresque très vivante et documentée pour nous évoquer la réalisation du Paradis. J’ai découvert tous les secrets de réalisation du tableau, la concurrence effrénée des grands maîtres de l’époque, leurs intrigues pour s’attirer les largesses des mécènes de la cité. C’est passionnant, surtout lorsqu’on a eu la chance, comme moi, d’admirer le tableau "en vrai".Dans ce roman, il est question du concours et de la réalisation du Paradis qui en découlera mais Clélia RENUCCI nous sert aussi de guide pour découvrir la VENISE de la Renaissance, ses ruelles, ses églises, ses places. Elle fait revivre également toute la société de la cité des Doges, nous initie au faste de la vie vénitienne de l’époque avec ses réceptions et ses fêtes très spectaculaires. CONCOURS POUR LE PARADIS nous fait pénétrer au cœur des ateliers des grands maîtres, nous explique leur fonctionnement, nous plonge dans leur tumulte incessant suivant les commandes à honorer.

    Il est indéniable que pour mener à bien son projet d’écriture, l’auteur s’est largement et abondamment documentée, la passion qu’elle a délivrée dans ce premier roman transparaît, ce qui en fait est une belle réussite. Cependant, tout au long de ma lecture j’ai ressenti une application un peu scolaire poindre dans son style et son écriture, ce qui rend bien évidemment la lecture fluide et aisée mais m’a un peu déçue. J’aurais souhaité plus d’envolées pour un tel sujet qui impressionne, évoque une œuvre exceptionnelle et met en scène des artistes fabuleux. Il m’a manqué un petit rien pour être totalement conquise même si ce roman m’a beaucoup plu.

    Alors ne bouder pas votre plaisir si vous aimez les romans historiques celui-ci vaut le détour et surtout glisser le dans votre valise si vous séjournez dans la cité des Doges, il sera une lecture parfaite pour votre escapade vénitienne !



    MYMY
    Lu dans le cardre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2018 de RAKUTEN #MRL18

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2018/11/03/36833191.html

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