Comme à la guerre

Couverture du livre « Comme à la guerre » de Julien Blanc-Gras aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234084407
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« Le jour de la naissance de mon fils, j'ai décidé d'aller bien, pour lui, pour nous, pour ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre pays. J'en étais à la moitié de ma vie, je venais d'en créer une et la mort rôdait. L'Enfant... Voir plus

« Le jour de la naissance de mon fils, j'ai décidé d'aller bien, pour lui, pour nous, pour ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre pays. J'en étais à la moitié de ma vie, je venais d'en créer une et la mort rôdait. L'Enfant articulait ses premières syllabes avec le mot guerre en fond sonore. Je n'allais pas laisser l'air du temps polluer mon bonheur. » Roman d'une vie qui commence, manuel pour parents dépassés, réflexion sur la transmission, cette chronique de la paternité dans le Paris inquiet et résilient des années 2015-2018 réussit le tour de force de nous faire rire sur fond de tragédie.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/03/comme-la-guerre-de-julien-blanc-gras.html

    " Le jour de la naissance de mon fils, j’ai décidé d’aller bien, pour lui, pour nous, pour ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/03/comme-la-guerre-de-julien-blanc-gras.html

    " Le jour de la naissance de mon fils, j’ai décidé d’aller bien, pour lui, pour nous, pour ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre pays. J’en étais à la moitié de ma vie, je venais d’en créer une et la mort rôdait. L’Enfant articulait ses premières syllabes avec le mot guerre en fond sonore. Je n’allais pas laisser l’air du temps polluer mon bonheur. "

    Julien Blanc-Gras, reporter et globe-trotter, est devenu père après avoir longtemps hésité car l'état du monde ne l'encourageait pas à donner la vie. Peu de temps après la naissance de son fils surviennent les attentats du 7 janvier 2015. Julien Blanc-Gras commence alors à écrire ce texte, fort de ses interrogations sur sa responsabilité d'avoir mis au monde son fils dans un monde en guerre. Comment le protéger? Que signifie protéger? L’intranquillité n'est-elle pas liée à la fonction de parent?

    Mais la situation dans laquelle est la France est-elle comparable à celles de pays qui vivent de graves conflits depuis des années? Est-elle comparable à l'horreur dans laquelle a été plongé son grand-père maternel lors de la seconde guerre mondiale? Comment nos ascendants ont-ils traversé une telle violence? Julien Blanc-Gras va s'approcher du vécu de son grand père maternel qui lui a confié son journal intime commencé au lendemain de la déclaration de guerre et qu'il avait tenu au front puis en captivité.

    Récit de sa découverte de la paternité, de son émerveillement devant l'éveil de son fils, ce texte de Julien Blanc-Gras est entrecoupé de lettres qu'il envoie à son fils lors de ses voyages. Il s'étend sur ses réflexions et interrogations sur l'éducation et la transmission. Julien Blanc-Gras met en perspective l'époque de son grand-père et la notre pour en conclure que l'humanité va mieux. Un petit texte résolument optimiste qui fait du bien à défaut d'être vraiment marquant.

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  • Grâce aux éditions Stock, via net galley, j'ai eu le plaisir de lire Comme à la guerre de Julien Blanc-Gras.
    Julien Blanc-Gras a décidé le jour de la naissance de son fils de ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre pays....
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    Grâce aux éditions Stock, via net galley, j'ai eu le plaisir de lire Comme à la guerre de Julien Blanc-Gras.
    Julien Blanc-Gras a décidé le jour de la naissance de son fils de ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre pays. Il en était à la moitié de sa vie, il venait d'en créer une et la mort rôdait. L'Enfant articulait ses premières syllabes avec le mot guerre en fond sonore. Il n'allait pas laisser l'air du temps polluer son bonheur...
    Cet ouvrage n'est pas un roman, ce sont plutôt des chroniques, des petits mots à son fils, ainsi que des extraits de carnets de son grand-père, écrits pendant la seconde guerre mondiale. L'auteur nous parle de lui, de son fils (l'enfant), de sa femme, de leur vie.
    J'ai trouvé ça très intéressant, sans avoir l'impression d'être une voyeuse car ce sont des tranches de vie, certes dans un sens c'est personnel mais l'auteur ne va trop loin, n'en fait pas trop.
    Il y a de très bonnes réflexions sur notre vie actuelle, sur la guerre, sur la paternité.. L'ensemble est très agréable à lire. J'ai beaucoup aimé les petits mots qu'il envoi à L'enfant quand il part en voyage. J'ai été touché par certains passages des carnets de guerre de la seconde guerre mondiale.
    Comme à la guerre de Julien Blanc-Gras m'a fait passer un bon moment de lecture.
    Ma note : 4 étoiles :)

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  • "Je méditais sur l'utilité de l'auteur en l'an 12 après Zuckerberg dans un TGV qui me ramenait d'Albertville à 307 km/h. A quoi je sers ? Apparemment ma fonction dans la société, c'est étrange, consiste à raconter ma vie et celles des autres pour faire résonner une corde chez celui qui veut bien...
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    "Je méditais sur l'utilité de l'auteur en l'an 12 après Zuckerberg dans un TGV qui me ramenait d'Albertville à 307 km/h. A quoi je sers ? Apparemment ma fonction dans la société, c'est étrange, consiste à raconter ma vie et celles des autres pour faire résonner une corde chez celui qui veut bien me lire. Voilà mon unique compétence, filtrer le réel et poser des mots dessus. Ce n'était pas grand-chose, c'était déjà ça".

    Oui, forcément, quand on devient père en 2015, dans un contexte post-attentats, ce ne sont pas les questions qui manquent. Quand on est de surcroit habitué à arpenter le monde, à l'observer et à le raconter, ce questionnement se nourrit de multiples dimensions. Et c'est ce qui m'a incitée à lire ce récit, après avoir écouté Julien Blanc-Gras en parler lors de la présentation de la rentrée Stock. Un récit dans lequel l'auteur observe l'éveil progressif de son fils, dans un monde que l'on dit "en guerre". Lui qui avoue avoir longtemps hésité à se reproduire (vu l'état du monde), hésitations qui furent à l'origine d'un précédent récit "In utero" (que je n'ai pas lu).

    Mettre un enfant au monde de nos jours veut-il dire le condamner à la guerre ? Et puis ce mot n'est-il pas trop fort pour qualifier une situation certes préoccupante (attentats à répétition, climat de violence...) mais assez éloignée de ce que connaissent les pays confrontés à un vrai conflit depuis des années ? Au même moment, l'auteur s'est vu confier par l'un de ses grands-pères le carnet qu'il a tenu pendant la seconde guerre mondiale, d'abord au front puis en captivité. On le voit, le sujet de la transmission est au cœur de ce texte qui confronte les expériences et les observations pour tenter de mettre la suite de l'histoire sur de bons rails.

    J'ai apprécié l'équilibre de ce récit qui veille à rester du côté de l'optimisme sans céder à la naïveté ; nul doute que l'ouverture sur le monde qui est le quotidien de l'auteur l'aide à analyser, à réfléchir et à garder la tête froide. Capable de s'émerveiller devant chaque progrès du petit être qui évolue quotidiennement, capable de choisir d'être heureux comme la dernière des politesses face aux nuages et aux menaces qui auraient vite fait d'engloutir les plus optimistes d'entre nous. Il y a dans le regard du père sur son enfant, une interrogation sur l'éducation et la transmission, ce qui façonne un individu dès son plus jeune âge, ce qui conduit - par de multiples différences, accidents - un être à réagir d'une façon ou d'une autre face à l'adversité, aux provocations, aux situations de conflit. Il y a aussi, dans la confrontation avec le passé et l'expérience de son grand-père, une sorte de justification à continuer la chaîne que ces hommes, qui ont connu la guerre, n'ont pas rompue.

    Je vous rassure, on sourit beaucoup au fil de ces pages plutôt tendres grâce aux qualités d'observateur de l'auteur et à sa capacité à se moquer gentiment de lui-même. Mais on glane aussi quelque matière à réflexion, ce qui n'est jamais du temps perdu. La lecture est agréable, l'impression finale est légère malgré les sujets abordés. Du coup, l'empreinte laissée ne sera sûrement pas très forte, ni très marquante. Mais on ne peut pas tout avoir.

    "C'est le pouvoir du langage et de l'imagination qui nous maintient en haut de la chaine alimentaire. Nous sommes liés par les dieux, les Etats, les lois, l'argent : autant de concepts sans réalité matérielle. Ils n'existent que parce que nous choisissons d'y adhérer collectivement. Notre efficacité collaborative s'explique par notre capacité à produire de la fiction. Pour survivre, et se grandir, il faut savoir raconter des histoires. Perspective rassurante quand on est écrivain".

    (chronique publiée sur motspourmots.fr)

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  • Julien Blanc Gras est écrivain, reporter-voyageur, éternel globe-trotteur.
    Dans le Paris des attentats de 2015, il devient père.
    L’Enfant nait au cœur d’une capitale meurtrie, marquée par le terrorisme, où les militaires patrouillent devant les crèches, où l’on se méfie de chaque personne qui...
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    Julien Blanc Gras est écrivain, reporter-voyageur, éternel globe-trotteur.
    Dans le Paris des attentats de 2015, il devient père.
    L’Enfant nait au cœur d’une capitale meurtrie, marquée par le terrorisme, où les militaires patrouillent devant les crèches, où l’on se méfie de chaque personne qui entre dans le métro, où il est difficile de penser à demain.
    D’un côté la vie, de l’autre la mort. D’un côté l’insouciance, de l’autre la violence.
    C’est le grand télescopage !
    Dans ce contexte si particulier, l’auteur nous offre une chronique de la paternité, partageant ses doutes, ses angoisses, son émerveillement, son bonheur, ses questionnements.
    Est-ce bien sérieux de faire un enfant au temps de Daesh ?
    Comment protéger l’Enfant face à l’horreur ?
    Parallèlement, il plonge dans les journaux intimes de ses grands-pères qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale.
    Le récit contemporain et le récit du passé s’entremêlent avec fluidité et cohérence.
    La guerre de ses aïeux entre en résonnance avec les évènements terroristes actuels.

    Julien Blanc Gras nous raconte cette aventure à la fois intime et universelle sur un ton tendre, drôle, enjoué et excessivement sensible.

    En choisissant l’humour, cette réflexion sur la transmission fait mouche et touche au cœur.

    Une véritable bouffée d’optimisme, servie par un sens de la formule juste.

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