Clelia

Couverture du livre « Clelia » de Giuseppe Garibaldi aux éditions Ex Aequo
Résumé:

Rome, 1867. L´Italie est constituée depuis le 7 mars 1861 en royaume unifié, auquel manquaient encore la Vénétie, où l´Autriche maintenait sa domination depuis 1815, et le Latium romain, dernier vestige des Etats de l´Eglise, où le pape maintient sa royauté. En 1866, la Prusse, alliée du nouveau... Voir plus

Rome, 1867. L´Italie est constituée depuis le 7 mars 1861 en royaume unifié, auquel manquaient encore la Vénétie, où l´Autriche maintenait sa domination depuis 1815, et le Latium romain, dernier vestige des Etats de l´Eglise, où le pape maintient sa royauté. En 1866, la Prusse, alliée du nouveau royaume, et victorieuse de l´Autriche à Sadowa, a de fait restitué Venise et sa province à l´Italie ( le plébiscite ne fut qu´une formalité) ; mais le roi Victor Emmanuel II de Piémont- Sardaigne, héritier de l´attentisme de Cavour, n´ose encore proclamer Rome capitale du royaume, pour ménager son allié Napoléon III, « l´empereur de l´équivoque », lequel, pour ménager lui-même à l´intérieur le puissant parti catholique ultramontain des contre-révolution-naires français, soutient officieusement le pouvoir du pape.




La demi-mesure par laquelle, en 1865, le gouvernement a transféré la Capitale de Turin à Florence est un scandale pour les patriotes italiens de toutes tendances, dont Giuseppe Garibaldi est depuis 1848 le fédérateur et le libre condottière. Arrêté et assigné à résidence dans son île en novembre 1867, après l´échec de sa troisième tentative de forcer le cours de l´histoire pour libérer Rome, il trompe l´ennui de cette oisiveté forcée par deux manifestes politiques sur la « question romaine », sous la forme du roman-feuilleton, où il essaie d´imiter Eugène Sue, et Dumas père, qui fut son ami et compagnon. Le  résultat littéraire est très inégal ; c´est pourquoi le traducteur - il s´en explique dans sa préface-, a jugé bon de remédier autant que possible à cette insuffisance, dans l´esprit même des intentions de l´auteur, comme Dumas l´avait fait pour les Mémoires de Garibaldi, mais en respectant rigoureusement l´économie du texte.  Clelia, le plus poétique de ses essais romanesques, a deux grands mérites : celui  de nous livrer les sentiments d´un homme extraordinaire, dont on a pu dire, en dépit de toutes les étiquettes que lui a collées la manie moderne des idéologies, qu´il fut tout ensemble « à sa façon, conservateur, et révolutionnaire » (Alfonso Piscitelli); et celui de nous transporter au coeur de ces terres italiques devenues sujettes de l´histoire après avoir porté les maîtres du monde, demeurée comme hors du temps, et que Garibaldi, en fils généreux, s´efforçait de réveiller d´un long sommeil. 

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