Claustria

Couverture du livre « Claustria » de Regis Jauffret aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757832127
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

28 avril 2008, dans une petite ville d'Autriche une mère sort avec trois de ses enfants de la cave où elle a vécu dans une claustration absolue durant vingt-quatre années. Violée par son père, elle les a mis au monde dans cette prison sans fenêtre. Sur place, l'auteur a découvert de nouveaux... Voir plus

28 avril 2008, dans une petite ville d'Autriche une mère sort avec trois de ses enfants de la cave où elle a vécu dans une claustration absolue durant vingt-quatre années. Violée par son père, elle les a mis au monde dans cette prison sans fenêtre. Sur place, l'auteur a découvert de nouveaux éléments qui remettent en cause l'enquête de la police. Claustria est le roman de cette histoire unique.

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  • Ce livre relate l'affaire Fritzl, ce père monstrueux qui a séquestré sa fille durant 24 ans. L'histoire qu'en fait Régis Jauffret est bouleversante, dérangeante, abominable. Et pourtant ... On est aussi captivé, pris dans les filets de cette relation perverse et terrifiante. On ne peut imaginer...
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    Ce livre relate l'affaire Fritzl, ce père monstrueux qui a séquestré sa fille durant 24 ans. L'histoire qu'en fait Régis Jauffret est bouleversante, dérangeante, abominable. Et pourtant ... On est aussi captivé, pris dans les filets de cette relation perverse et terrifiante. On ne peut imaginer l'indiscible, l'enfer vécu par cette jeune femme et les enfants qui sont nés en captivité.
    Régis Jauffret nous fait vivre cet enfermement, cet étouffement quotidien. On sort de cette lecture bouleversé, totalement anéanti par tant de cruauté. Il nous montre l'enfer dans ce texte brillant à la narration puissante, nous sommes à notre tour totalement enfermé par ce texte.
    On vit alors ce paradoxe du lecteur : l'envie de lire, de savoir tout en souhaitant s'extraire de cette histoire horrible pour retrouver un peu de tranquillité.
    Un livre puissant, dérangeant et parfois déroutant sur ce qu'il dit de nous, lecteurs et voyeurs.

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  • Très bien écrit, à la fois fait divers, roman et thriller on est happé par cet ouvrage. Une ambiance glauque et suintante, malsaine et une analyse psychologique d'un monstre et de sa fille séquestrée et engrossée par son père. Lorsque l'on sait qu'il existe de tels faits dans la réalité, on en a...
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    Très bien écrit, à la fois fait divers, roman et thriller on est happé par cet ouvrage. Une ambiance glauque et suintante, malsaine et une analyse psychologique d'un monstre et de sa fille séquestrée et engrossée par son père. Lorsque l'on sait qu'il existe de tels faits dans la réalité, on en a vu dans certaines émissions cela fait froid dans le dos. Mais là ce n'est plus simplement de l'information, nous ne sommes plus spectateurs, nous vivons dans cet enfermement avec les personnages. Regis Jaufret est un excellent écrivain. Je vous recommande également "Bravo" du même auteur.
    CLAUSTRIA âmes sensibles s'abstenir mais ceux qui peuvent lire ce genre de livre allez y les 500 pages ne doivent pas vous freiner bien au contraire....

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  • La 5ème étoile parce que c'est un livre bouleversant qui m'a habitée plusieurs semaines après sa lecture et que.... C'est rare !
    Ceci dit, je ne recommanderai pas à tous : l'auteur nous fait tellement ressentir la claustration et l'horreur que ce n'est pas à mettre entre toutes les...
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    La 5ème étoile parce que c'est un livre bouleversant qui m'a habitée plusieurs semaines après sa lecture et que.... C'est rare !
    Ceci dit, je ne recommanderai pas à tous : l'auteur nous fait tellement ressentir la claustration et l'horreur que ce n'est pas à mettre entre toutes les mains.
    GLAUQUES : ce sont les faits, bien réels, qui dépassent une fois de plus la fiction
    BRAVO : il faut du talent pour faire vivre l'insoutenable par mots interposés

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  • L'attrait principal de ce type de livre repose sur le fait qu'il raconte une histoire vraie: l'enfermement et le viol d'une femme pendant 24 ans n'auraient aucun intérêt s'ils n'étaient pas réellement arrivés. On est intrigué de connaître les pourquoi et les comment d'un tel drame, on veut...
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    L'attrait principal de ce type de livre repose sur le fait qu'il raconte une histoire vraie: l'enfermement et le viol d'une femme pendant 24 ans n'auraient aucun intérêt s'ils n'étaient pas réellement arrivés. On est intrigué de connaître les pourquoi et les comment d'un tel drame, on veut savoir dans quelles circonstances cela a pu arriver et quelles sont les failles dont a profité le bourreau pour réaliser son délire.
    Et c'est là, à mon avis, que Régis Jauffret réalise sa plus grosse erreur en faisant le choix délibéré du roman plutôt que du récit (sûrement pour éviter les poursuites judiciaires), ce qui enlève une grande part de curiosité à son sujet. Tout au long du livre, je me suis posé la question de savoir si tel ou tel évènement était réel ou sorti de l'imagination de l'auteur. Le texte perd alors de sa force. Ce qui aurait pu être un récit voyeuriste et envoûtant, ne devient qu'un conte malsain dénué de magnétisme.
    L'écriture est belle, le thème attractif, mais la forme choisie éteint toute la puissance de la dramaturgie. J'ai bien ressenti la claustration, l'atmosphère et les relations ambiguës entre les personnages, seulement le doute sur la véracité des faits a constamment plané sur la lecture de cette aventure souterraine.

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  • Claustria ou le mythe de la caverne. Encore une fois, Régis Jauffret part d'un fait divers, loin d'être banal, mène son enquête et au final, écrit un roman époustouflant, car là, c'est bien d'un roman qu'il s'agit.
    L'auteur se sert de l'humain qu'il "travaille" avec beaucoup de maîtrise pour en...
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    Claustria ou le mythe de la caverne. Encore une fois, Régis Jauffret part d'un fait divers, loin d'être banal, mène son enquête et au final, écrit un roman époustouflant, car là, c'est bien d'un roman qu'il s'agit.
    L'auteur se sert de l'humain qu'il "travaille" avec beaucoup de maîtrise pour en faire un récit à la fois horrible, car le réel l'est, et superbe.
    On sent qu'il entoure Angélika, la fille recluse, d'une grande empathie et s'interroge avec beaucoup moins d'aménité sur l'étrange indifférence des voisins, de la famille, de la femme qui ont laissé faire ce drame.
    On sort naturellement bouleversé de ce magnifique roman, et pourtant, il m'a fallu le lire une seconde fois pour mieux approcher les protagonistes de cette douloureuse histoire et savourer le style de Régis Jauffret.

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  • Un ouvrage "sensationnel". Le lecteur sent les odeurs de la cave, tremble avec ses occupants, vit et souffre avec eux. Une expérience de captivité mentale.
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    Un ouvrage "sensationnel". Le lecteur sent les odeurs de la cave, tremble avec ses occupants, vit et souffre avec eux. Une expérience de captivité mentale.

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  • Un livre terrible, signalé par son auteur comme œuvre d'imagination, un roman et rien d'autre, mais où transparaît de façon flagrante une histoire odieusement réelle : celle de Josef Fritzl condamné en mars 2009 par la justice autrichienne à la prison à vie et à l'internement psychiatrique pour...
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    Un livre terrible, signalé par son auteur comme œuvre d'imagination, un roman et rien d'autre, mais où transparaît de façon flagrante une histoire odieusement réelle : celle de Josef Fritzl condamné en mars 2009 par la justice autrichienne à la prison à vie et à l'internement psychiatrique pour séquestration, viols, et meurtre. Durant vingt-quatre ans, 8 516 jours très exactement, du 28 août 1984 au 26 avril 2008, Josef Fritzl avait tenu sa fille enfermée dans une cave, sous la maison familiale d'Amstetten (Basse-Autriche), lui faisant au fil des années sept enfants, dont trois connurent le sort captif de leur mère.
    Son auteur, tout du long, nous y invite à réfléchir sur le Mal , nous donne en spectacle la souffrance, la perversité, la détresse, avec un style et une adresse remarquables. Il campe les âmes des personnages dans leur vérité la plus nue, et il alterne récits de la captivité dans la cave et enquêtes sur l’horrible événement. Enfin il nous fait réfléchir sur le silence des témoins de cet acte contre lesquels il s’insurge

    Ce roman m’a captivée, laissée pantoise, en même temps que je ressors de sa lecture profondément perturbée et marquée par ce spectacle horrible dévoilé avec maestria par l’auteur, ainsi que par la réflexion sur le Mal que le roman impose.

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  • Un roman, voilà ce qu’a écrit Régis Jauffret, même si le départ est un fait divers monstrueux, un homme, ne devrais-je dire un monstre a enfermé et violenté sa fille pendant 24 ans dans sa cave, mais comme l’horreur succède à l’horreur, il lui a fait des enfants et certains ont vécu dans cette...
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    Un roman, voilà ce qu’a écrit Régis Jauffret, même si le départ est un fait divers monstrueux, un homme, ne devrais-je dire un monstre a enfermé et violenté sa fille pendant 24 ans dans sa cave, mais comme l’horreur succède à l’horreur, il lui a fait des enfants et certains ont vécu dans cette cave, à la merci de son bon vouloir, de son pouvoir. Ceux qui ont eu la chance ( ?) d’en sortir, ont été élevés par ce même père/grand père au dessus, ils étaient nommés d’ailleurs par les captifs comme « ceux du dessus ».

    Claustria est un livre où l’on étouffe, où il faut s’arrêter parfois pour reprendre son souffle, retrouver un peu de vie, un peu d’oxygène.

    Cette histoire dépasse l’entendement, mais Jauffret nous livre les profondeurs de l’âme, la perdition de tout repère, puisque les enfermés ne connaitront le monde qu’au travers du poste de télévision.
    Il ne fait pas du sensationnel en nous relatant les scènes de viol, de violences, il décrit, par touche, ce qu’un individu dénué de tout conscience, peut faire endurer à une femme, sa fille, à des enfants, à ses petits-enfants.
    Il ne fait pas non plus de procès à ceux qui ont forcément entendu, cru entendre, à celle qui forcément savait que sa fille n’était pas si loin, il livre juste les décibels d’une machine à laver, les cris d’une femme qui accouche seule, au lecteur d’analyser…

    Surtout, Régis Jauffret imagine la vie après, la vie du dehors, avec ses codes, sa culture, ses langues, sa luminosité, ses échanges… Lorsqu’on a vécu avec des rats, peut-on vivre avec les humains, enfin, ceux qui semblent être plus humains que le tortionnaire, qu’on a, à un moment ou à un autre, presque aimé ?

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  • A priori, je ne suis pas attirée par les faits divers scabreux .
    Le style et la construction m'ont particulièrement convaincue de continuer cette lecture jusqu'à son dénouement. L'auteur ne peut éviter l'atrocité des actes mais il se contente heureusement de les citer sans tomber dans le...
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    A priori, je ne suis pas attirée par les faits divers scabreux .
    Le style et la construction m'ont particulièrement convaincue de continuer cette lecture jusqu'à son dénouement. L'auteur ne peut éviter l'atrocité des actes mais il se contente heureusement de les citer sans tomber dans le voyeurisme et l'étalage pornographique. Le style très fluide et les incursions métaphoriques, romanesques aident à supporter l'horreur de la situation. La construction qui allie l'enquête de l'auteur, le récit du jugement et les pensées d'Angelika.
    L'auteur a satisfait mon besoin de comprendre la nature humaine jusque dans ses perversités les plus complexes.
    Josef Fritzl est un tortionnaire inhumain qui considère les femmes comme des objets de plaisir et de satisfaction de ses moindres désirs. Il me semble que cet être sans remords et même fier de ce rêve accompli, est parfaitement analysé. Il n'y a chez cet homme aucune trace de remords, de folie et c'est ce qui est particulièrement insoutenable.
    Ensuite, l'analyse des réactions d'Angelika, quoique choquante dans le besoin de séduire son père, est elle aussi parfaitement décortiquée. Comment peut-on encore avoir des réactions humaines après tant d'années d'enfermement dans une grotte où l'on ne perçoit que les ombres de l'humanité? Bien sûr, la jeune femme était heureuse de voir apparaître son bourreau quand il venait de lui couper eau, électricité et vivres pendant des jours. La télé et cet homme abject étaient pour "le peuple de la cave" le seul lien humain, la seule source de plaisir. C'est très choquant mais c'est malheureusement très compréhensible.
    Et je pense que Régis Jauffret a réussi à me faire réfléchir, à me faire comprendre ces mécanismes de dérive comportementale en situation extrême.
    Malheureusement, de telles barbaries n'ont pas de nation, de religion ou d'appartenance idéologique et elles peuvent surgir dans n'importe quel cerveau humain.

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  • Un livre dont l'écrivain prend certes soin, en préambule, de souligner avec une insistance presque ironique qu'il s'agit d'une œuvre d'imagination, un roman et rien d'autre, mais où transparaît de façon ¬flagrante une histoire odieusement réelle : celle de Josef Fritzl - le personnage du livre...
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    Un livre dont l'écrivain prend certes soin, en préambule, de souligner avec une insistance presque ironique qu'il s'agit d'une œuvre d'imagination, un roman et rien d'autre, mais où transparaît de façon ¬flagrante une histoire odieusement réelle : celle de Josef Fritzl - le personnage du livre porte d'ailleurs ce prénom et ce nom -, condamné en mars 2009 par la justice autrichienne à la prison à vie et à l'internement psychiatrique pour séquestration, viols, meurtre. Durant vingt-quatre ans, 8 516 jours très exactement, du 28 août 1984 au 26 avril 2008, Josef Fritzl avait tenu sa fille enfermée dans une cave, sous la maison familiale d'Amstetten (Basse-Autriche), lui faisant au fil des années sept enfants, dont trois connurent le sort captif de leur mère.
    Trois enfants grandis dans l'obscurité humide d'un cachot sans fenêtre, ne connaissant du monde que la représentation qu'en offrait le poste de télévision concédé par le geôlier à ses proies. « Des images tombées du ciel qui leur parvenaient par le câble de l'antenne », écrit Jauffret aux premières pages du roman, renvoyant le lecteur au mythe de la caverne de Platon - en fait, c'est tout autant dans le dernier cercle de l'enfer de Dante que l'écrivain emmène ledit lecteur, qui ne saurait sortir indemne de cette lecture, atteint au plus profond de lui-même, cœur et conscience, par l'intensité radicale de la tragédie qui se joue dans Claustria, la réflexion sur le Mal qui y court, se développe et s'approfondit sans cesse. La perversité exaspérée du bourreau, la détresse sidérante des victimes : une matière humaine saisissante, poignante, que Jauffret pétrit et agite avec l'intelligence et l'empathie d'un grand romancier.

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