Claude François et les sirènes de la postmodernité

Couverture du livre « Claude François et les sirènes de la postmodernité » de Franck Evrard aux éditions Kirographaires
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  • Genre : Arts et spectacles
  • Thème : Musique
  • Prix littéraire(s) : (non disponible)
Résumé:

Les mille et une résurrections du chanteur Claude François (1939-1978), les trente années de carrière posthume de l'idole d'une génération, le phénomène des clones et sosies autour du farfadet survolté, laissent songeur. Comment l'oubliable interprète du Lundi au soleil a-t-il pu survivre au... Voir plus

Les mille et une résurrections du chanteur Claude François (1939-1978), les trente années de carrière posthume de l'idole d'une génération, le phénomène des clones et sosies autour du farfadet survolté, laissent songeur. Comment l'oubliable interprète du Lundi au soleil a-t-il pu survivre au procès en ringardisation et résisté aux accusations de kitsch pour devenir un véritable mythe ? L'énigme mérite d'interroger notre condition postmoderne dont parlait Jean-François Lyotard à la fin des années 1980 ? Effondrement des universaux, relativisme généralisé, tolérance culturelle sur fond de karaoké et dance-floor, subjectivité des goûts personnels, affirmation de la dissonance, célébration hédoniste et narcissique du moi, infantilisation de la politique à l'image des mythologies sarkoziennes autour de la variété française, dérive vers l'irrationnel avec l'obsession du complot (la disparition tragique et suspecte du chanteur), le culte du mort ou le clonage : l'univers de Claude François est une vraie chambre d'échos pour qui veut l'écouter. Déclinée par les écrivains, la figure révèle comment la littérature depuis les années 80 se laisse fasciner par les simulacres de l'ère du faux (Yann Moix) ou au contraire met en garde contre les séductions mortifères de l'imaginaire collectif (Marie Ndiaye) et démystifie au nom de la réalité sociale une mythologie petite-bourgeoise (Didier Daeninckx). Ceci n'est pas un essai de réactionnaire grincheux et défaitiste qui voudrait faire taire définitivement les voix siréniques de la postmodernité. Tout en conservant une distance critique, l'essai de Franck Evrard n'a pas renoncé pour autant à la légèreté soutenable des ritournelles, ces chansons familières et étranges comme « Alexandrie, Alexandra » évoquée par Gilles Deleuze, qui sont capables d'entraîner nos corps sur des lignes de fuite...

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