Chien-loup

Couverture du livre « Chien-loup » de Serge Joncour aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081421110
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

L'idée de passer tout l'été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecoeur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L'annonce parlait d'un gîte perdu au milieu des... Voir plus

L'idée de passer tout l'été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecoeur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L'annonce parlait d'un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n'habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s'est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu'on avait apprivoisée aussi bien qu'un animal de compagnie, n'avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s'entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières. Ça, c'était en arrivant.
Serge Joncour raconte l'histoire, à un siècle de distance, d'un village du Lot, et c'est tout un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre qu'il déterre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature et confronté à la violence, il nous montre que la sauvagerie est toujours prête à surgir au coeur de nos existences civilisées, comme un chien-loup.

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  • Retrouver Serge Joncour, grâce à Pauline que je remercie, c'est toujours un grand plaisir car cet écrivain emmène son lecteur dans des lieux qu’il connaît ; il conte une histoire captivante de bout en bout tout en cernant bien la psychologie de ses personnages : voir L’amour sans le faire,...
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    Retrouver Serge Joncour, grâce à Pauline que je remercie, c'est toujours un grand plaisir car cet écrivain emmène son lecteur dans des lieux qu’il connaît ; il conte une histoire captivante de bout en bout tout en cernant bien la psychologie de ses personnages : voir L’amour sans le faire, L’écrivain national et, Repose-toi sur moi, les trois romans que j’ai lus avant Chien-Loup.

    Ici, il mène en parallèle deux époques séparées par un bon siècle : 1914 et 2017. C’est habilement construit, bien articulé et toujours très instructif comme cette constatation à la veille de la Première guerre mondiale : « Même là, au plus profond de la campagne la plus reculée, on voyait bien que le monde était soumis à l’inconséquence d’une poignée de régnants, tous cousins qui plus est, plus ou moins de la même famille. »
    Ce « là » dont il parle, est le village d’Orcières, perdu aux confins du Massif Central, dans le Lot. Il est surplombé par une colline pas facile d’accès sur laquelle trône une maison dont l’histoire est agitée. C’est justement cette maison isolée que Lise trouve sur internet, en 2017 : un gîte où passer trois semaines, au soleil, en pleine nature, et dans une zone épargnée par les ondes. Franck, son compagnon, producteur de films, n’est pas d’accord mais il accepte et loue un 4 x 4 pour se rendre là-bas.
    3 août 1914 : la guerre est déclarée. Les hommes partent mais aussi des millions d’animaux, des centaines de milliers de chevaux sont réquisitionnés plus des bœufs, des chiens, des moutons, des mules, des pigeons, des ânes, des chèvres, etc… Contrairement à ce qu’on a prétendu, les hommes sont partis tête basse, dans les larmes car les femmes allaient devoir moissonner sans eux.
    Serge Joncour, tout en conservant l’intérêt de son récit, réussit à rappeler ce que fut la vie de toute une population frappée par la guerre, particulièrement à la campagne, rendant un hommage émouvant aux femmes : « Chaque bataille, chaque journée de combats abolissait des couples, les robes noires n’en finissaient pas d’éclore chaque jour elles fleurissaient par milliers. ».
    Il a pensé aussi aux cirques qui sillonnaient le pays avec des animaux sauvages en captivité et qui se sont trouvés immobilisés. Il fallait nourrir les bêtes ou les voir confisquées pour l’effort de guerre. Justement, à Orcières, un dompteur allemand, Wolfgang Hollzenmaier demande au maire un coin tranquille où se réfugier avec lions et tigres. Je vous laisse le plaisir de découvrir l’endroit.
    Sur place, en août 2017, Lise connaît le bonheur absolu mais c’est Franck qui joue le premier rôle avec un chien-loup qui fait même oublier à Franck que ça ne capte pas ! « Franck passa la main sur le dos de cette bête puissante, comme pour en prendre la mesure, ou l’amadouer, c’était un genre de chien-loup, son poil était long, à la fois rêche et doux, plein de vigueur, il affichait l’attitude altière, la souveraine indifférence de ceux qui se savent domestiqués par rien. »

    Une fois le décor planté, je me suis laissé entraîner jusqu’au bout d’une double histoire pleine de surprises, d’enseignements et d’amour – Lise et Franck mais aussi Joséphine et … - en immersion complète dans une nature foisonnante et sauvage, un régal !

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  • J'ai emprunté Chien-Loup de Serge Joncour à la bibliothèque et je l'ai dévoré :)
    L'auteur nous emmène dans le Lot dans le village d'Orcières, au fin fond des collines escarpées du causse. Nous découvrons le village en 1914-1915 mais aussi de nos jours, en 2017.
    Pendant la guerre 1914-1918, un...
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    J'ai emprunté Chien-Loup de Serge Joncour à la bibliothèque et je l'ai dévoré :)
    L'auteur nous emmène dans le Lot dans le village d'Orcières, au fin fond des collines escarpées du causse. Nous découvrons le village en 1914-1915 mais aussi de nos jours, en 2017.
    Pendant la guerre 1914-1918, un allemand (dresseur de fauves) s'installe en haut du village avec ses animaux : lions, tigres, huit bêtes en tout. Nous suivons le village pendant cette période, avec les fauves en fond sonore.
    En parallèle nous découvrons aussi l'histoire d'un couple, de nos jours. Lise a décidée de se déconnecter de tout pendant trois semaines, elle est persuadée que les ondes sont mauvaises pour elle et éprouve le besoin de se reposer loin du monde moderne. Son mari Franck l'accompagne mais à contrecœur. Producteur, il a du mal à imaginer se déconnecter de son portable. Le couple a loué une petite maison en haut du village d'Orcières. Ils sont isolés de tout.. Lise comprend que cet isolement qui lui convient temps peut devenir bien plus compliqué pour son mari. Va t'il craquer et rentrer rapidement sur Paris ? La rencontre avec un mystérieux chien aidera t'il Franck à se sentir à sa place loin de la civilisation moderne ?
    Chien-Loup est un excellent roman dont j'ai beaucoup apprécié l'histoire, les personnages, et surtout la façon d'écrire de l'auteur. Même si nous naviguons entre deux époques, à aucun moment je n'ai été perdue. C'est fluide, ça se lit avec plaisir et j'ai eu du mal à lâcher ce roman pour aller travailler !
    Nous avons là un très bon roman de la rentrée littéraire 2018, et je mets avec plaisir cinq étoiles.

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  • Il y a énormément de choses dans ce roman et il faut accepter d'accorder son esprit au rythme volontairement lent de la narration, parfois répétitif même. Comme si l'auteur demandait au lecteur le même effort qu'à Franck, son personnage soudain déconnecté de "la civilisation" et obligé de se...
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    Il y a énormément de choses dans ce roman et il faut accepter d'accorder son esprit au rythme volontairement lent de la narration, parfois répétitif même. Comme si l'auteur demandait au lecteur le même effort qu'à Franck, son personnage soudain déconnecté de "la civilisation" et obligé de se réadapter au cycle naturel du temps. Et c'est ainsi, en cheminant tranquillement que l'on parvient à être littéralement projeté dans l'histoire.

    Une histoire double ou plutôt duale, tissée de deux fils que l'auteur déroule d'abord en parallèle avant de les entremêler. Deux moments, à cent ans d'intervalle et un même lieu. Un village du Lot et une demeure très isolée, au sommet d'une colline, entourée de forêts. C'est cet isolement qui a plu à Lise, idéal pour satisfaire son envie de déconnexion et de retour à la nature. Pas de voisins. Vivre au rythme du soleil. Peindre, rêver. De quoi donner des sueurs froides à Franck lorsqu'il s'aperçoit qu'aucun réseau ne passe. Lui, producteur de cinéma toujours à l'affût se sent soudain en danger, vulnérable. D'autant qu'il se méfie de ses deux jeunes associés aux dents qui rayent le parquet. Et puis, les gens du village ne cessent de leur répéter que le coin regorge de bêtes sauvages... Même des lions ont vécu ici parait-il. Non, ce n'est pas une blague. En 1914, alors que la première guerre mondiale débutait, un dompteur d'un cirque voisin, allemand répondant au doux prénom de Wolfgang est venu se cacher au sommet de la colline avec ses lions et ses tigres. Sous le regard méfiant des habitants, propice à alimenter toutes les légendes.

    Ce sont donc ces deux histoires que Serge Joncour déroule en parallèle et en alternance par des courts chapitres qui semblent se répondre. Ce qu'il explore avec habileté, c'est la notion de sauvagerie, qui n'est pas moins présente chez l'homme que chez l'animal. On apprend à la réfréner, en principe, mais elle peut s'avérer très utile dans certains cas. C'est ce que va peu à peu découvrir Franck dont le cheminement est assez fascinant, une évolution qui commence par la rencontre avec un chien-loup qui deviendra son compagnon d'équipée et qu'il décide de nommer Alpha. En se réappropriant ses instincts dits primaires, en se reconnectant avec d'autres êtres vivants non corrompus par la civilisation, Franck réapprend la prédation, la sauvagerie qui préside à la survie. Une sauvagerie que Wolfgang avant lui avait dû mettre en pratique à la place de ses fauves auxquels il devait se substituer pour les nourrir, eux qu'il ne pouvait se permettre de laisser chasser en liberté.

    "Nourrir des fauves convoque la barbarie. Pour que ses lions vivent, il devait tuer. Chaque jour il s'adonnait à la cruauté la plus totale, sans s'en défendre ni le revendiquer. Toutefois, cette barbarie elle venait d'eux, c'étaient leurs gueules avides qui le contraignaient au crime. "Tuer pour vivre", l'imparable commandement qui règle le règne des animaux sauvages, c'était à Wolfgang qu'il revenait sans fin de l'honorer, devenant encore plus animal qu'eux, encore plus sauvage".

    Il y a quelque chose d'assez jouissif à observer la mue de Franck, sous les yeux d'une Lise qui semble toujours dans son élément, en phase avec la nature comme elle l'est avec elle-même. Il y a des scènes captivantes, comme celle qui voit Franck, converti depuis longtemps par Lise au véganisme, soudain éprouver le besoin de mordre dans une viande sanguinolente pour renouer avec cette sauvagerie qu'il réapprend à convoquer... et faire face aux jeunes loups qui seraient prêts à abandonner sa carcasse sur les chemins encombrés du business et de l'argent.

    L'homme est un animal dont des années de civilisation et d'intelligence ont poli les instincts primaires. Qui subsistent donc. Qui apparaissent d'ailleurs chaque jour sous des allures policées, des instincts pervertis car détournés de leur sens premier qu'est la survie de l'espèce. Reste à trouver le subtil équilibre entre tous les éléments qui le constituent et lui permettent de vivre dans les nouvelles jungles modernes.

    Une démonstration habile, un roman qui se dévore avec un bel appétit et qui donne beaucoup à réfléchir sur la relation de l'homme avec son environnement.

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  • j'ai adoré ce livre ,cette ambiance particulière tant dans la nature que dans les relations entre les personnages .Jusqu'^ù va aller notre héros .Ce livre m'a tenue en suspens .très belle lecture .merci Monsieur Joncour

    j'ai adoré ce livre ,cette ambiance particulière tant dans la nature que dans les relations entre les personnages .Jusqu'^ù va aller notre héros .Ce livre m'a tenue en suspens .très belle lecture .merci Monsieur Joncour

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  • Dans ce roman je ne retrouve pas la plume originale , subtile parfois ironique et bien entendu poétique de Serge Joncour , auteur que je suis depuis longtemps ... En fait chez les auteurs pour moi il y a les écrivains avec leur idiolecte aisément reconnaissable et les raconteurs d'histoires au...
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    Dans ce roman je ne retrouve pas la plume originale , subtile parfois ironique et bien entendu poétique de Serge Joncour , auteur que je suis depuis longtemps ... En fait chez les auteurs pour moi il y a les écrivains avec leur idiolecte aisément reconnaissable et les raconteurs d'histoires au style narratif plus grand public , pour ce roman cela serait plutôt cela..

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  • J'aime beaucoup cette ambiance de bout du monde, de bout du temps.

    J'aime beaucoup cette ambiance de bout du monde, de bout du temps.

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  • Excellent ouvrage. Toujours superbement écrits les livres de M.Joncourt. J'ai beaucoup aimé cette situation :deux urbains qui se retrouvent confrontés à la nature.Leur détachement progressif des leurres de la ville et la superficialité de leurs vies d'avant. À ne pas prendre systématiquement au...
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    Excellent ouvrage. Toujours superbement écrits les livres de M.Joncourt. J'ai beaucoup aimé cette situation :deux urbains qui se retrouvent confrontés à la nature.Leur détachement progressif des leurres de la ville et la superficialité de leurs vies d'avant. À ne pas prendre systématiquement au premier degré. Bonne lecture à vous.

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  • Chronique Nathalie Bullat 10 10 18 :
    un vrai coup de coeur !!! Ce livre est annoncé comme un » scénario de Clouzot dans un paysage de Giono ». Imaginez un village du Lot perché près des causses du Quercy, un village sans réseau wifi, que le GPS ne connait pas ! c’est là qu’un couple de...
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    Chronique Nathalie Bullat 10 10 18 :
    un vrai coup de coeur !!! Ce livre est annoncé comme un » scénario de Clouzot dans un paysage de Giono ». Imaginez un village du Lot perché près des causses du Quercy, un village sans réseau wifi, que le GPS ne connait pas ! c’est là qu’un couple de parisiens (elle, comédienne sans travail et lui producteur sur le déclin) décide pour leurs vacances, de renouer avec la nature et de louer un maison isolée sur le mont d’Orcières. Ils veulent oublier leurs soucis professionnels.
    Sur les hauteurs la nuit, sangliers, loups et chevreuils revendiquent leur territoire. Un gros chien sans collier, un peu terrifiant, ou un loup ? rôde près de la maison. Nous ne sommes pas loin du pays Gévaudan !
    Cent ans plut tôt, en pleine guerre de 14 dans ce même village, près de cette même maison, un dompteur allemand, déserteur, cachait lions et tigres afin qu’ils ne soient pas réquisitionnés par l’armée. Seule Joséphine, la belle veuve du village, ne craint pas d’approcher les fauves…
    Depuis on dit que ce sont des terre de malheur, c’est le domaine du diable. Que c’est-il passé ?
    Joncour croise les époques, avec une écriture saisissante de réalisme, très détaillée, très imagée, nous passons de 1915 à 2017 - sans oublier d’évoquer le rôle des femmes dans cette guerre de 14 -
    Curieusement dans ce monde d’animaux sauvages, Franck le producteur citadin et végétarien mange à nouveau de la viande !.
    Il semblerait que la violence, des hommes et des animaux peut surgir à tous moments, mais les charognards ne seraient pas les mêmes ? Et l’auteur s’interroge « n’y-a-t-il pas parfois, la nécessité, non pas de se défendre, mais d’attaquer !!!l’homme serait un prédateur ?

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  • Mi conte, mi roman contemporain, un livre qui croise deux époques celle d’aujourd’hui avec Lise et Franck venus trouver le calme dans ce gîte perdu du Lot et celle de 14-18 avec ce dompteur allemand réfugié avec ses fauves dans la montagne.
    Beaucoup de lyrisme, de descriptions, une belle...
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    Mi conte, mi roman contemporain, un livre qui croise deux époques celle d’aujourd’hui avec Lise et Franck venus trouver le calme dans ce gîte perdu du Lot et celle de 14-18 avec ce dompteur allemand réfugié avec ses fauves dans la montagne.
    Beaucoup de lyrisme, de descriptions, une belle réflexion sur le progrès et la nature humaine et surtout deux histoires d’amour.

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  • Une belle surprise avec ce roman, je ne m'attendais pas à une histoire aussi originale et surprenante.

    Deux époques s'alternent par des chapitres courts qui donnent un dynamisme et une curiosité ainsi qu'une forte envie de se plonger dans ce livre au titre interrogateur.

    Le lecteur jongle...
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    Une belle surprise avec ce roman, je ne m'attendais pas à une histoire aussi originale et surprenante.

    Deux époques s'alternent par des chapitres courts qui donnent un dynamisme et une curiosité ainsi qu'une forte envie de se plonger dans ce livre au titre interrogateur.

    Le lecteur jongle entre juillet 1914 et août 2017 où nous allons suivre deux intrigues distinctes mais qui sont liées d'une manière très étonnante.

    En 1914, un dompteur allemand se réfugie dans une maison isolée, perdue dans une nature peu accueillante dans un petit village dans le Lot.
    Il se cache avec ses fauves qu'il veut préserver des dangers de la guerre.

    Dans ce village, les femmes sont seules, désabusées, épuisées et elles sont surtout en attente du retour de leurs "hommes" partis à la guerre.
    Seule une femme se sent irrémédiablement attirée par ce qui se passe dans cette maison en haut de la colline.
    Elle lutte férocement contre ses pensées répressives. Honteuse, elle s'étourdit de tâches harassantes pour oublier.

    En août 2017, un couple parisien loue pour les vacances, la même maison que cet allemand un siècle plus tard. Lize souhaite vivre une expérience hors du commun en se déconnectant complètement des réseaux sociaux et de communications voir même de la civilisation. Franck, le mari est totalement angoissé à l'idée d'être coupé du monde, cherchant tous les prétextes possibles pour retourner à Paris.

    Un lieu reculé, calme et inhabité ?! Ce n'est pas si certain car on dit même qu'il serait "maudit" ! Pire, il porterait "malheur" !

    Le point commun entre ces deux histoires ??? UNE RENCONTRE ! Et une rencontre décisive qui chamboula tous leurs a-priori, leurs manières de vivre, leurs convictions !

    C'est presque un conte que l'on nous raconte. Une certaine lenteur s'y dégage tout le long du roman, apportant une ambiance particulière, comme si le temps s'était arrêté et où seulement la nature et les animaux prennent possession des lieux.

    J'ai vraiment aimé cette atmosphère sauvage et inquiétante où les éléments extérieurs ne sont pas si contrôlables qu'on le pense.

    Toutefois, un petit bémol, j’ai trouvé trop de longueurs et de répétitions, ce qui a rendu certains chapitres redondants.

    C'est le premier livre que je lis de cet auteur et je suis heureuse d'avoir pu découvrir son univers et son écriture.

    J'ai pu lire dans la presse, que c'était son "meilleur" roman, je ne saurais comparer mais pour ma part, ce fut une agréable lecture.



    http://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2018/10/chien-loup.html

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