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Chanson douce

Couverture du livre « Chanson douce » de Leila Slimani aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070196678
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe... Voir plus

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

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Articles (5)

Avis (144)

  • À la reprise d'une activité professionnelle, Myriam se met en quête d'une nourrice pour ses enfants. Avec son mari, elle multiplie les castings avant de trouver la perle rare. Et s'ils s'étaient malheureusement trompés ?

    Leïla Slimani nous cueille dès les premiers mots avec effroi, douleur,...
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    À la reprise d'une activité professionnelle, Myriam se met en quête d'une nourrice pour ses enfants. Avec son mari, elle multiplie les castings avant de trouver la perle rare. Et s'ils s'étaient malheureusement trompés ?

    Leïla Slimani nous cueille dès les premiers mots avec effroi, douleur, stupéfaction. Le drame est arrivé : cruel, sourd et sans appel. À moins qu'il ne se soit insinué sournoisement à l'intérieur des murs de cet appartement bourgeois parisien.

    On retient le cri long et inépuisable de cette mère qui perd tout, au regard de cette scène de crime impensable. L'auteure réussit à décortiquer l'impardonnable. Le fil se déroule, complexe, ambigu, malsain, amer. Elle dit la solitude, la détresse, le désespoir. Louise est ce personnage trouble, diffus, difficile à cerner. Son vécu a modelé sa fragilité. Elle est cette présence indispensable et à la fois cette vacuité nécessaire qui peut faire mal.

    "Les années l'ont recouvert d'une écorce épaisse et froide et elle l'entend à peine battre. Plus rien ne parvient à l'émouvoir. Elle doit admettre qu'elle ne sait plus aimer. Elle a épuisé tout ce que son cœur contenait de tendresse, ses mains n'ont plus rien à frôler."

    L'écriture est précise, féroce. Il y a ces signes discrets et avant-coureurs, mais pas imperceptibles. Le malaise est insufflé au fil des pages. Au détour des obsessions, il y a ces scènes choquantes, tranchantes. La relation employeur-employé est étroite, maladroite, inexprimée.

    L'absence de cadre laisse la place aux malentendus. Pour Louise, la répétition devient dangereuse, scabreuse ; la perspective du changement, source d'angoisse. Les troubles de l'humeur surgissent ponctuellement avant de laisser poindre la folie pure. On ne vous épargne rien de ce décrochement avec le réel, de cette débâcle inéluctable.

    Un récit cinglant, imperturbable où "Mary Poppins" n'est finalement pas celle que l'on croit...

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  • écrit au présent, ce qui est un contre pied aux temps du récit habituels, Chanson douce est un titre trompeur. on pourrait envisager avant d'ouvrir l'ouvrage d'entrer sur la pointe des pieds dans cet univers qu'on devine glaçant, tout en espérant secrètement échapper à l'irréparable....
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    écrit au présent, ce qui est un contre pied aux temps du récit habituels, Chanson douce est un titre trompeur. on pourrait envisager avant d'ouvrir l'ouvrage d'entrer sur la pointe des pieds dans cet univers qu'on devine glaçant, tout en espérant secrètement échapper à l'irréparable.
    cependant, la chanson n'est pas une berceuse ni une tendre comptine. dès la scène inaugurale, Leila Slimani nous propulse devant un tableau carmin où le carnage côtoie l'innocence saccagée.
    c'est le cauchemar partagé par toutes les mères qui reprennent le chemin du travail, devant concilier mentalement le droit à l'accès à une carrière légitime et le fait de déléguer quelques heures leur rôle de sentinelle à une inconnue.
    j'ai lu ce récit d'une traite, avidement, asphyxiée tout comme les personnages semble t'il, dans ce huit clos familial formé essentiellement par la maman et la nounou, Myriam et Louise, la figure masculine et paternelle un peu effacée à mon goût.
    Louise devient une super nanny indispensable qui console, répare, prépare à dîner tout en calme et en transparence, comme une eau placide et tiède.
    tout le contraire de Myriam, avocate passionnée . les différences sont également et évidemment au niveau social, ce qui tissent des jalousies éthérées entre les deux femmes qui se tiennent à bonne distance chacune dans un coin d'une pièce. Louise va s'enfermer peu à peu dans un délire implacable, faisant claquer toutes les portes qui auraient pu la mener vers une ruelle moins ombragée.
    ce livre est une fable tragique. l'écriture puissante, âpre et sibérienne de Leila Slimani est tout à fait captivante. elle réussit à nous tenir en haleine , tirant les fils de cette tragédie avec talent et nous amenant par conséquent exactement là où nous n'avons envie d'aller. nous avançons inexorablement vers cette vérité atroce et nue, aussi cruelle que froide sont les nuits hivernales
    Louise est un vampire, mais un vampire qui ne craint le soleil, un vampire de notre siècle qui aspire la substance même de ce foyer virevoltant et sa chute nous entraîne avec elle dans les dédales d'une folie presque humaine.


    "Myriam décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats. le couple se met alors à la recherche d'une nounou. après un casting sévère, ils sont conquis par Louise qui semble s'adapter d'emblée à leurs deux enfants Mila et Adam et qui dispense un soin indispensable au foyer. malheureusement, le piège de la dépendance mutuelle va progressivement s'installer"

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  • Comme j' aime l' écriture de Leîla Slimani... mais cette histoire est tellement horrible!
    Ce livre a été un vrai choc pour moi alors évidemment, je le recommande mais il faut savoir que l' histoire fait froid dans le dos...

    Comme j' aime l' écriture de Leîla Slimani... mais cette histoire est tellement horrible!
    Ce livre a été un vrai choc pour moi alors évidemment, je le recommande mais il faut savoir que l' histoire fait froid dans le dos...

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  • Globalement déçue par le style d'écriture, comme par les personnages auquels il est impossible de s'identifier (si on est pas un(e) parisien(ne) aisée). Difficile aussi de s'attacher aux personnages, tous de grossière caricature enfant tyrannique/ parent égoïste sur-occupés...
    Tout ce...
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    Globalement déçue par le style d'écriture, comme par les personnages auquels il est impossible de s'identifier (si on est pas un(e) parisien(ne) aisée). Difficile aussi de s'attacher aux personnages, tous de grossière caricature enfant tyrannique/ parent égoïste sur-occupés...
    Tout ce suspense pour ne pas satisfaire la curiosité morbide qui a pousser les lecteurs à acheter ce livre, c'est très décevant.

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  • 1184 critiques sur Babelio, 140 sur lecteurs.com, je sens que je ne vais pas me distinguer sur une appréciation insolite!
    La fin est connue dès le début, insoutenable. Pas de réél suspens, on sait qu'on n'évitera pas le drame mais bizarrement, je me suis prise à espérer tout de même un...
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    1184 critiques sur Babelio, 140 sur lecteurs.com, je sens que je ne vais pas me distinguer sur une appréciation insolite!
    La fin est connue dès le début, insoutenable. Pas de réél suspens, on sait qu'on n'évitera pas le drame mais bizarrement, je me suis prise à espérer tout de même un dénouement différent...
    Les chapitres sont courts, les phrases brèves, le vocabulaire est précis et incisif. Un roman très bien écrit, une narration maîtrisée. On comprend la raison du prix Goncourt !
    Un couple dont la femme cherche à reprendre une activité professionnelle, deux enfants très jeunes, une nourrice dont on sent dès le départ les fragilités. Voilà le tableau de départ d'un huis clos étouffant.
    Pour chacun des personnages, des sentiments ambivalents: on les aime, on les déteste, ils nous glacent ou nous agacent mais ne nous laissent pas indifférents.
    Une sensation d' oppression tout au long de la lecture de ce livre, une impression d'angoisse: heureusement que je n'ai plus à chercher une nourrice pour mes enfants, je n'en aurais plus dormi après ce livre!

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  • La première phrase est un choc, la suite aussi.

    La première phrase est un choc, la suite aussi.

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  • Une façon d'exploiter une histoire vraie.

    Une façon d'exploiter une histoire vraie.

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  • Ce roman de Leïla Slimani m'a été prêté par des amis. Pleine de confiance, je n'ai pas lu le quatrième de couverture et me suis lancée dans ce que je pensais être un roman feel-good. Bon et bien dès la première phrase « le bébé est mort », je me suis rendue compte de mon erreur.
    Je ne vais pas...
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    Ce roman de Leïla Slimani m'a été prêté par des amis. Pleine de confiance, je n'ai pas lu le quatrième de couverture et me suis lancée dans ce que je pensais être un roman feel-good. Bon et bien dès la première phrase « le bébé est mort », je me suis rendue compte de mon erreur.
    Je ne vais pas revenir ici sur le pitch qui a été livré maintes fois dans les commentaires précédents.

    On y découvre une nounou, Louise qui sait se rendre indispensable très rapidement. Elle répond à une demande implicite des parents, de la mère surtout qui souhaite déculpabiliser d'abandonner ses enfants pour reprendre une vie sociale et faire face aux remarques de son mari. Cette nounou au caractère inquiétant dès le début va s'avérer être complétement déséquilibrée.

    Dès le départ du roman, je ne me suis pas attachée au personnage de Louise. Pour autant, on comprend vite ce qui l'a fait basculer dans cette horreur. Sans attache familiale ni amicale, surendettée, elle a peur de finir dans la rue. La seule solution pour qu'elle puisse s'en sorti, c'est que Myriam et Paul fassent un autre enfant qu'ils lui confieraient.

    Quant à Myriam et Paul, quoi dire ? Un couple bobo empêtré dans sa culpabilité et incapable de trouver une solution pour faire machine arrière avec Louise.
    On parle de ces situations assez courantes, où l'homme aimerait que sa femme reste à la maison pour s'occuper des enfants. Tant pis si elle en perd sa vie sociale. Elle devrait s'estimer heureuse de rester tranquillement à la maison pendant qu'il subvienne aux besoins de sa famille.
    Et puis le jour où Myriam décide malgré l'avis de Paul de reprendre le travail, ils sont ravis de trouver cette nounou omniprésente, qui gère tout, qui ne compte pas ses heures et qui anticipe même leurs désirs. Quand ils se rendent compte de l'invasion de Louise dans leur vie, il est trop tard. Et puis, il faut bien le dire, le reconnaître serait admettre qu'ils sont « de mauvais parents » qui ont préféré faire passer leur bien-être avant celui de leurs enfants.

    On en profite pour parler de ces nounous de l'ombre, des immigrées pour la plupart dévouées corps et âme à leurs employeurs qui leur permettent de survivre, telle Wafa qui essait de nouer une amitié avec Louise.

    Le roman n'est pas plein de rebondissements. L'histoire est menée au fil de l'eau, sans coup d'éclat. Quand au style d'écriture, il est très agréable, fluide. Les chapitres et les phrases sont courts, percutants.

    J'avais beaucoup entendu parlé de Leïla Slimani alors peut être que j'en attendais trop.
    Ce roman est donc, pour moi, facile à lire, original mais pas un livre à lire absolument.

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