Chanson de la ville silencieuse

Couverture du livre « Chanson de la ville silencieuse » de Olivier Adam aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081422032
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu'elle ressent pour savoir qu'elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille... Voir plus

Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu'elle ressent pour savoir qu'elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d'un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l'Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d'elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre.

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  • Un père, chanteur très renommé, décide d'arrêter brusquement sa carrière puis de disparaître en organisant son départ comme un suicide.
    Une mère, mannequin, uniquement préoccupée par le paraître et la fête, qui décide de s'installer aux USA.
    C'est dans cet univers que notre héroïne a grandi...
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    Un père, chanteur très renommé, décide d'arrêter brusquement sa carrière puis de disparaître en organisant son départ comme un suicide.
    Une mère, mannequin, uniquement préoccupée par le paraître et la fête, qui décide de s'installer aux USA.
    C'est dans cet univers que notre héroïne a grandi sans réel repère, sans amour, en se faisant le plus discrète possible.
    Un jour, deux de ses amis lui montre la photo d'un chanteur de rue prise à Lisbonne.
    Elle croit reconnaître son père et sur un coup de tête, décide de le retrouver.
    Pendant 3 jours, elle va errer dans les rues de Lisbonne à sa recherche.
    Cette errance, outre la remontée des souvenirs, lui permettra de se trouver.
    Un livre magnifique, sans doutes, l'un de ses meilleurs,d'Olivier Adam ! a ne pas manquer si vous aimer l'univers de cet écrivain ! Pour ma part, vous l'avez compris, je l'ai adoré !

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  • Etre la fille d'une immense rock star.
    Un père et une mère absente...
    Un père tourmenté.
    Le silence.
    La bienveillance d'un couple discret et présent.
    L'amitié absolue.
    La quête.

    J'ai adoré ce livre, il ne se raconte pas, il se ressent, c'est du Olivier Adam...

    Le rythme ressemble à...
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    Etre la fille d'une immense rock star.
    Un père et une mère absente...
    Un père tourmenté.
    Le silence.
    La bienveillance d'un couple discret et présent.
    L'amitié absolue.
    La quête.

    J'ai adoré ce livre, il ne se raconte pas, il se ressent, c'est du Olivier Adam...

    Le rythme ressemble à une ballade autour du rialto lorsque les touristes sont peu nombreux et que le temps ressemble à l'été indien.

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  • Elle arpente solitaire les rues de Lisbonne à la recherche d’un chanteur des rues, qui le soir venu pousse la chansonnette à la terrasses des restaurants, dissimulé sous un grand chapeau et qui disparait sans demander la moindre pièce.
    Qui est-il ? Personne n’en sait rien, sinon ceux qui sont...
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    Elle arpente solitaire les rues de Lisbonne à la recherche d’un chanteur des rues, qui le soir venu pousse la chansonnette à la terrasses des restaurants, dissimulé sous un grand chapeau et qui disparait sans demander la moindre pièce.
    Qui est-il ? Personne n’en sait rien, sinon ceux qui sont sûrs d’avoir reconnu son père, Antoine Schaeffer qui décida brusquement de quitter la scène et le succès dont il devenait l’esclave, laissant sa voiture, son téléphone, ses papiers et ses santiags au bord d’un fleuve.
    Tout porte à croire à un suicide bien que le corps n’ait jamais été découvert.

    Alors, la fille du chanteur part sur les traces d’un fantôme tandis qu’elle déroule les souvenirs de sa vie, de son enfance ballotée entre un père toujours absent, soit en tournée, soit parti dans des paradis artificiels et une mère démissionnaire.
    L’auteur explore un thème qui lui est cher, la disparition d’un proche. Avec délicatesse, il sonde les âmes abîmées, leur tend des perches pour s’en sortir malgré tout.
    A travers une écriture sobre, limpide, pudique, il nous invite à suivre la fille du chanteur, il ne lui donne pas d’autre nom, dans ses allers-retours entre Paris et Lisbonne, entre présent et passé.
    Il y a chez Olivier Adam une atmosphère étrange qui en fait tout le charme entre véritable souffrance et mélancolie et je crois que c’est ce qui m’attire irrésistiblement vers ses romans.

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  • Dans ce roman, Olivier Adam fait le récit, à la première personne, de la vie de la fille du chanteur ...

    Celle qui a grandi à la va-comme-je-te-pousse, avec une mère noctambule et un père célèbre, adulé et absent ...

    Celle que le père a récupérée à l'adolescence pour vivre dans un e maison...
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    Dans ce roman, Olivier Adam fait le récit, à la première personne, de la vie de la fille du chanteur ...

    Celle qui a grandi à la va-comme-je-te-pousse, avec une mère noctambule et un père célèbre, adulé et absent ...

    Celle que le père a récupérée à l'adolescence pour vivre dans un e maison campagnarde sous la garde de grands-parents adoptifs ...

    Celle qui cherche ce père disparu dont elle ne peut pas croire qu'il est décédé ...

    Celle qui se découvrira à la fin de sa quête ...

    Un roman en demi-teintes ... pas le meilleur de l'auteur ...

    Mais un roman dont la musique, le rythme resteront dans ma mémoire ...

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  • Parce qu’il croyait avoir croisé « le fantôme » de Nino Ferrer, à Lisbonne, sept ans auparavant, alors que cet excellent artiste s’est suicidé en 1998, à l’âge de 63 ans, Olivier Adam a eu l’idée d’écrire Chanson de la ville silencieuse, un titre emprunté à Dominique A.

    Avec de telles...
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    Parce qu’il croyait avoir croisé « le fantôme » de Nino Ferrer, à Lisbonne, sept ans auparavant, alors que cet excellent artiste s’est suicidé en 1998, à l’âge de 63 ans, Olivier Adam a eu l’idée d’écrire Chanson de la ville silencieuse, un titre emprunté à Dominique A.

    Avec de telles références, cela ne peut que promettre de belles choses et je n’ai pas été déçu avec, surprise, une partie de l’histoire se passant près d’Aubenas, en Ardèche. Je note, au passage sa description : « Entrouvre les yeux au passage du Rhône, obèse, étincelant, boueux. Au loin, la vallée trop large, disproportionnée, laide à force, se cogne à des massifs, comme sortis de terre sous une poussée aussi brusque qu’inattendue. »
    L’auteur laisse parler la fille d’un chanteur, une femme à la dérive dont le père a disparu mais que Théo, un collègue et ami, croit avoir photographié à Lisbonne où il se trouvait avec Sofiane : « Mes fidèles et gracieux gardes du corps. Sofiane aussi brun et doux que Théo peut être blond et aigu. » Ce musicien de rue est-il Antoine Schaeffer, son père ?
    Cette quête jalonnée de souvenirs, de retours en arrière permettant de mieux connaître le chanteur et sa famille, donne une atmosphère mystérieuse, un récit tendu et oppressant. C’est l’occasion de nombreux retours en arrière pour tenter de comprendre ce que fut la vie de cette enfant qui grandit d’abord chez sa mère : « Elle est un peu mannequin, un peu comédienne, un peu chanteuse. Mais rien de tout cela vraiment. » En fait, ce sont les amis qui l’élèvent…
    Entre souvenirs précis et inventés, elle reconnaît : « C’était ma vie. Et j’ignorais qu’il y en avait d’autres. » C’est à 8 ans, que son père, star ténébreuse et sexy, l’emmène dans cette grande maison où Paul et Irène, un couple vivant à côté et faisant office de gardiens, s’occupent vraiment d’elle.
    Entre admiration et incompréhension pour son père, entre légende et réalité, de nombreuses aventures jalonnent sa vie. Surtout, il y a cette question lancinante : « Pourquoi ne pas m’avoir mise dans la confidence. M’avoir imposé le mensonge de sa mort. »
    Quête intense dans les rues de Lisbonne puis dans les ruelles de Cascais, sur le front de mer d’Estoril, Olivier Adam mène bien son lecteur jusqu’au bout.

    Au cœur de vies qui font rêver mais qui sont en fait très perturbées, ce roman aux notes douces-amères pourrait se résumer par ces mots : « Je suis cette fille qui n’a pas besoin d’exister pour vivre… Je suis la fille qui guette dans les rues la silhouette de Patrick Modiano qui jamais ne passe par la rue Saint-Benoît sans penser à Duras… La fille sous les lilas des Indes en Ardèche. »

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  • Un auteur que j’affectionne et qui nous invite à nous plonger dans une longue errance, avec en arrière-fond, la complainte lancinante d’un fado.
    Elle, n’a pas de prénom, fille d’un chanteur qui a eu son heure de gloire et ses heures de déboires. Une vie agitée à laquelle est supposé avoir mis...
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    Un auteur que j’affectionne et qui nous invite à nous plonger dans une longue errance, avec en arrière-fond, la complainte lancinante d’un fado.
    Elle, n’a pas de prénom, fille d’un chanteur qui a eu son heure de gloire et ses heures de déboires. Une vie agitée à laquelle est supposé avoir mis fin, après des années de vie recluse. Sa fille, qui n’a pas fait son deuil, part à Lisbonne après qu’elle a pris connaissance d’une photo floue, qui pourrait être celle de son père chantant dans les rues de cette ville.
    « Cela fait trois jours que je sillonne ainsi la ville, trois jours que je dérive au hasard en attendant qu’à la brune les restaurants se remplissent. »
    N’est-ce pas cela qu’elle attendait, s’autoriser à dériver dans la mémoire de son enfance, à la lisière d’un monde structuré. Car à la lisière elle a toujours été, même sa chambre ne lui appartenait pas.
    Elle a eu une vie en sourdine, où passer inaperçu était son horizon, une mère qui ne s’occupait pas d’elle et qui a traversé l’Atlantique sans se retourner, un père qui l’a « récupérée » et protégée à sa façon, le mode d’emploi d’un père n’était pas dans ses gènes. Alors elle a fait comme elle a pu et même si elle le connaissait peu, elle a besoin de savoir.
    Elle résume ses deux parents ainsi, d’où cette quête : « Les irruptions de mon père dans ma vie d’enfant furent rares mais elles me reviennent avec une précision que ne revêt aucun autre souvenir de cette période. A l’inverse, les semaines, les mois, les années vécues dans les parages de ma mère, dans son appartement où elle ne faisait que passer, dormir, où elle ne prenait vie qu’à la tombée du jour, sont couverts de brume, se réduisent à quelques sensations, une nuée d’images aussi troubles que silencieuses, et toujours filmées de nuit. »
    C’est vers ses seize ans que son père décide d’abandonner tout ce qui a fait sa vie…
    Elle entame sa vie de jeune femme de façon plus classique que la vie de ses parents.
    Le portrait du père se dessine en creux car cette vie de star mêle tant de mouvances entre vérité et fausseté, qu’une légende se créée et qui dit légende, dit éloignement de la réalité. En fait « l’oiseau » recompose son puzzle intime, pour avancer dans sa vie, la sienne pas celle d’une ombre.
    Le lecteur est happé par cette errance, ces réminiscences, cette mélancolie du souvenir.
    Les phrases s’enchaînent avec aisance, avec âpreté ou douceur, une musicalité à chaque tournant. Confidences faites Mezzo voce.
    Le lecteur s’abandonne à cette musicalité des mots et des images, et c’est addictif. Il ne cherche pas à anticiper, juste à suivre les méandres, se laisser bercer par cette histoire de cette fille sans prénom, son père l’appelait « oiseau ».
    Les phrases sont courtes, les adjectifs foisonnent, les verbes peuvent s’absenter, mais le tout permet au lecteur d’arpenter les rues en balade, au rythme d’une ballade.
    Olivier Adam nous offre une belle écriture, comme j’aime, où le lecteur n’a pas besoin d’esbrouffe pour exister dans l’histoire que l’auteur lui compose autour de thèmes qui lui sont chers, le deuil, la marge et la disparition.
    Chantal Lafon-Litteratum Amor 18 avril 2018.

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  • C'est avec un très grand plaisir que j'ai retrouvé Olivier Adam dans ce roman plus concis et moins noir que les précédents .
    Tout en douceur il s'interroge toujours sur la paternité, les failles liés à l'enfance et la fragilité des enfants mal aimés, il fait résonner tout cela en nous comme...
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    C'est avec un très grand plaisir que j'ai retrouvé Olivier Adam dans ce roman plus concis et moins noir que les précédents .
    Tout en douceur il s'interroge toujours sur la paternité, les failles liés à l'enfance et la fragilité des enfants mal aimés, il fait résonner tout cela en nous comme aucun autre auteur.
    Cela rend un peu mélancolique mais cela fait du bien...

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  • Encore un très beau Olivier Adam, très agréable car peut-être un peu moins noir et désespéré que les autres. Ici, la fille d'un chanteur à succès qui a disparu sans laisser de trace part à sa recherche à Lisbonne. Elle revient sur son enfance sans attention, sans amour, sur les divagations de...
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    Encore un très beau Olivier Adam, très agréable car peut-être un peu moins noir et désespéré que les autres. Ici, la fille d'un chanteur à succès qui a disparu sans laisser de trace part à sa recherche à Lisbonne. Elle revient sur son enfance sans attention, sans amour, sur les divagations de son père, qu'elle essaie de comprendre petit à petit. Des chapitres très courts, des phrases très courtes, parfois juste des mots. ça sonne juste, on est dedans : dans son enfance privée de joie d'enfant, dans sa vie sans substance, sans repère. Une quête spirituelle qui nous mène loin dans le thème de l'amour filial.

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  • je suis une fan de cet auteur et ce nouvel opus ne m'a pas déçue. Je ressors de ce livre chavirée et mélancolique. Encore une fois une écriture tout en douceur, en nuances délicates, des personnages attachants et je vais avoir du mal à passer à un autre livre....

    je suis une fan de cet auteur et ce nouvel opus ne m'a pas déçue. Je ressors de ce livre chavirée et mélancolique. Encore une fois une écriture tout en douceur, en nuances délicates, des personnages attachants et je vais avoir du mal à passer à un autre livre....

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  • Cela fait trois jours qu'elle sillonne Lisbonne, à la recherche d'un musicien des rues, qui, armé de sa guitare, chante les yeux fermés aux terrasses des bars, et repart sans un mot, sans même demander de l'argent. Personne ne l'a vu depuis quinze ans, depuis qu'il a arrêté sa carrière. Il vit...
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    Cela fait trois jours qu'elle sillonne Lisbonne, à la recherche d'un musicien des rues, qui, armé de sa guitare, chante les yeux fermés aux terrasses des bars, et repart sans un mot, sans même demander de l'argent. Personne ne l'a vu depuis quinze ans, depuis qu'il a arrêté sa carrière. Il vit reclus, il ne veut plus rien avoir à faire avec le monde de la musique ni avec le monde tout court.

    Une vie d'enfant dans un appartement où sa mère ne fait que passer pour dormir, elle ne reprend vie qu'à la tombée du jour. de temps à autre, son père se pointe sans prévenir. Une vie partagée entre une mauvaise mère et un père lointain qui ne s'aperçoit qu'à peine de son existence. Une vie singulière, mais elle ignore qu'il y en a d'autres. Elle est celle que jamais son père pas plus que sa mère ne viennent chercher à l'école, celle dont les enseignants ne demandent jamais à voir les parents, celle qu'élèvent des grands-parents qui ne sont pas les siens, celle qui grandit sans souvenirs d'enfance.

    Olivier Adam nous délivre le portrait intime et bouleversant d'une jeune fille délaissée par ses parents , la quête d'une jeune femme pour retrouver un père qu'elle n'a jamais eu, un chanteur, légende vivante qui va de galas en soirées où l'on dine d'alcools, où l'on change de partenaire, où l'on se défonce parfois. Un père qui décide de se retirer de la vie publique et de la vie tout court. Si l'accueil de ce roman n'a pas été enthousiaste, personnellement j'ai été une fois de plus séduit par Olivier Adam, son style fait de phrases courtes, et empreint de tristesse et de mélancolie.

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