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Ces rêves qu'on piétine

Couverture du livre « Ces rêves qu'on piétine » de Sebastien Spitzer aux éditions L'observatoire
Résumé:

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l'Allemagne nazie. L'ambitieuse s'est hissée jusqu'aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu'elle a... Voir plus

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l'Allemagne nazie. L'ambitieuse s'est hissée jusqu'aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu'elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s'enfonce dans l'abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d'hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s'accrochant à ce qu'il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l'enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d'une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d'un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d'un homme et le silence d'une femme : sa fille.
Elle aurait pu le sauver.
Elle s'appelle Magda Goebbels.

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Articles (8)

Avis (51)

  • J'avais découvert il y a quelques mois la plume de Sébastien Spitzer avec Le cœur battant du monde qui parlait, en substance, du fils caché de Karl Marx. J'avais beaucoup aimé et ce livre avait surtout été pour moi la découverte d'un auteur doté d'une très belle plume. J'étais donc curieuse de...
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    J'avais découvert il y a quelques mois la plume de Sébastien Spitzer avec Le cœur battant du monde qui parlait, en substance, du fils caché de Karl Marx. J'avais beaucoup aimé et ce livre avait surtout été pour moi la découverte d'un auteur doté d'une très belle plume. J'étais donc curieuse de découvrir un autre livre de Sébastien Spitzer.

    C'est très naturellement que je me suis tourné vers son premier roman, Ces rêves qu'on piétine. Comme dans Le cœur battant du monde, Sébastien Spitzer part d'une réalité historique, ou du moins un fait avéré, pour ensuite dérouler son récit et en faire un roman. Et ici il s'attaque à un gros morceau puisqu'il nous narre les derniers instants du IIIème Reich par l'intermédiaire de Magda Goebbels, cependant qu'il focalise également son action sur les « marches de la mort » ou les dernières monstruosités des derniers SS. Le choix de Magda Goebbels est particulièrement judicieux puisque le père adoptif de « la première dame du Reich », comme elle aime se nommer dans le roman, était juif et fut l'un des premiers déportés. Aurait-elle pu le sauver ? Là est l'une des questions en filigrane de ce roman.

    J'avais déjà beaucoup aimé Le cœur battant du monde, je peux dire que j'ai encore préféré celui-ci.
    Peut-être parce que la période historique m'intéresse davantage.
    Peut-être parce que je suis désormais familiarisée avec la plume de l'auteur.
    Je ne sais pas vraiment, mais ce fut une très bonne lecture.

    J'ai mis environ 50 pages à rentrer dans le roman, la faute à la narration un peu déconcertante au démarrage ainsi qu'un nombre important de personnages dont certains n'auront finalement aucune destinée dans la suite du livre. Mais une fois bien dedans, j'aurais pu le lire d'une traite. Mais... Il faut bien travailler. Il faut bien dormir. Il faut aussi sortir à la bonne station de métro (et oui j'ai bien failli la louper).

    Enfin, un dernier mot sur l'écriture : quand on a affaire à un auteur qui n'écrit pas avec ses pieds, on fonce !

    Lu en janvier 2021

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  • Ces rêves qu'on piétine - Sébastien Spitzer

    Direction Berlin fin avril 1945, l'enfer des camps, ceux qui meurent et ceux qui "survivent".
    Ce n'est pas mon domaine de prédilection de lecture mais après avoir lu et aimé la trilogie de Catherine Bardon, le tatoueur d'Auschwitz..., je me suis...
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    Ces rêves qu'on piétine - Sébastien Spitzer

    Direction Berlin fin avril 1945, l'enfer des camps, ceux qui meurent et ceux qui "survivent".
    Ce n'est pas mon domaine de prédilection de lecture mais après avoir lu et aimé la trilogie de Catherine Bardon, le tatoueur d'Auschwitz..., je me suis laissée tenter par ce livre. Et bien celui-ci ne pas transportée dans cette époque, je me suis perdue. Peut-être suis-je passée à côté.

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  • Tread softly because you tread on my dreams...
    Marche doucement car tu marches sur mes rêves. Mais ce vers de Yeats perd de sa saveur quand il est traduit.
    Le titre de ce livre me faisait penser à Yeats. Et il va admirablement à ce roman.
    Il en faut du talent, de la délicatesse et de la foi...
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    Tread softly because you tread on my dreams...
    Marche doucement car tu marches sur mes rêves. Mais ce vers de Yeats perd de sa saveur quand il est traduit.
    Le titre de ce livre me faisait penser à Yeats. Et il va admirablement à ce roman.
    Il en faut du talent, de la délicatesse et de la foi en l'humanité pour parvenir à décrire l'horreur, toucher du doigt le quotidien des bourreaux les plus médiatisés de l'Histoire.
    Sébastien Spitzer vous entraine dans la marche horrible de ces rescapés des camps qui loin de se retrouver dans des draps de soie et accueillis à bras ouverts, doivent encore hors des barbelés, lutter pour leur survie, qui après des mois de privation de nourriture, identité, humanité, ne tient qu'à un fil. Seule la volonté, l'instinct animal et parfois la chance, permet à une poignée de réussir. Réussir pour transmettre le message. Pour raconter, au nom de tous les autres. Car l'absence d'identité fait que chacun devient la multitude.
    De l'autre côté, vous suivez les dernières heures de Magda Goebbels. Entourée de ses souvenirs, de ses enfants, de son ambition aussi démesurée que mortifère. Vous vivez à ses côtés les derniers instants du Reich moribond, secoué par les bombes, assombri par la suie, dont les drapeaux partent en lambeaux.
    Difficile de se confronter, même avec un livre en guise de bouclier, à autant d'horreur. Encaisser qu'un jour des milliers de survivants ont survécu au milieu de tant de haine. Encaisser qu'une femme a tué froidement ses enfants...Tout est raconté avec beaucoup de réalisme, une pointe de pudeur mais jamais de grandiloquence ni de sensationnalisme de mauvais goût.

    Alors, faut-il le lire ? Oui. A ceux qui ont déjà lu moultes livres sur cette période maudite, vous pouvez sans souci ouvrir celui-ci. Il est unique. Il est dense. Il est de ceux qui restent, qui marquent, qui pèsent. A ceux qui ne sont pas familiers de cette époque de l'histoire lisez-le aussi.
    En ce mois de juillet 2020, c'est pour le moment ma plus belle découverte littéraire de l'année. J'attends avec impatience la nouveau roman de l'auteur à paraitre...aujourd'hui !

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  • Encore une fois après tout le monde, je découvre ce roman.
    Les chapitres alternent la narration des derniers jours de Magda Goebbels dans le bunker du Fürher à la fin de la guerre avec le récit de la marche forcée de survivants des camps. Parmi eux une petite fille, née en captivité, se...
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    Encore une fois après tout le monde, je découvre ce roman.
    Les chapitres alternent la narration des derniers jours de Magda Goebbels dans le bunker du Fürher à la fin de la guerre avec le récit de la marche forcée de survivants des camps. Parmi eux une petite fille, née en captivité, se retrouve en possession d’un rouleau contenant des lettres. Elles ont été majoritairement écrites par l’homme qui a élevé Magda, l’a adoptée...et qu’elle a rejeté parce qu’il est Juif.
    Cette construction est intéressante, l’écriture est agréable et recherchée. Les faits n’en sont pas moins terribles et saisissants...
    Même si la fin m’a un peu moins convaincue, ce livre reste vraiment prenant et à découvrir.

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  • Le livre de Sébastien Spitzer passe de la vie de Martha Goebbels à celle de survivants des camps qui sont évacués par les nazis afin de ne pas laisser de témoins. Entre ses chapitres, il intercale des lettres de Richard Friedlander, beau-père juif de Martha Goebbels, avec qui celle-ci avait...
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    Le livre de Sébastien Spitzer passe de la vie de Martha Goebbels à celle de survivants des camps qui sont évacués par les nazis afin de ne pas laisser de témoins. Entre ses chapitres, il intercale des lettres de Richard Friedlander, beau-père juif de Martha Goebbels, avec qui celle-ci avait rompu toute relation et qui est mort dans un camp en 1939.
    On est en Allemagne en avril 1945, Martha Goebbels est réfugiée dans un bunker de Berlin avec son mari et ses 6 enfants. Sont également présents Adolf Hitler qui vient d’épouser Eva, son médecin personnel, d’autres dignitaires nazis et des soldats. Tous sentent que la fin est proche. Martha Goebbels revoit sa vie faite d’ambition, de besoin de puissance et de pouvoir. Sa fidélité sans faille au Reich la conduira à la mort et à celle de ses 6 enfants. Parallèlement on suit la volonté de vivre qui anime certains rescapés des camps qui tentent d’échapper aux nazis et aux habitants qui les pourchassent. Beaucoup y laisseront la vie, d’autres survivront.
    Et il y a les lettres… Qu’apportent elles au récit puisqu’elles ne sont pas authentiques.
    Cette lecture m’a vraiment mise mal à l’aise. Les faits décrits sont trop proches de nous pour les romancer surtout pour mêler faits historiques et fiction. La description de la vie et la mort de Martha Goebbels est très fidèle à la réalité. Mais l’auteur a pris des libertés avec des personnages comme Richard Friedlander et ses lettres à sa fille. Il a existé, était le beau-père de Martha, est mort dans un camp mais qui était il vraiment ? D’autres personnages comme Judah, Ava et sa mère Fela sont de purs personnages de fiction.

    Ce livre est bien écrit mais je pense que Sébastien Spitzer aurait du choisir entre le document et la fiction.

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  • Choisir d’évoquer un personnage historique n’est jamais anodin. Choisir un personnage tel que Magda Goebels l’est probablement moins encore : on ne s’attelle pas sans danger à cette période de l’Histoire, surtout dans ce camp-là, dans ce cercle-là.
    Sébastien Spitzer, pour son premier roman,...
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    Choisir d’évoquer un personnage historique n’est jamais anodin. Choisir un personnage tel que Magda Goebels l’est probablement moins encore : on ne s’attelle pas sans danger à cette période de l’Histoire, surtout dans ce camp-là, dans ce cercle-là.
    Sébastien Spitzer, pour son premier roman, prend ce risque insensé, le risque de l’humain frotté sans ménagement au mythe, à l’horreur ultime, à la réalité telle qu’on croit la connaître, telle qu’on la suppose, telle qu’on la devine. C’est osé, c’est gonflé, c’est casse-gueule…et c’est magnifique !
    On piétine ces rêves au pas cadencé d’une longue marche qui semble avancer sur deux colonnes, l’une dans la douleur retrouvée de la fuite d’Egypte, l’autre au pas de l’oie. Leur point commun, leur improbable point de jonction, c’est cette femme, Magda, dont le destin fut lui-même traversé de deux lignes antagonistes, reniement aveugle et fidélité obstinée, jusqu’à l’infaisable, jusqu’à l’indicible.
    Les mots, pourtant, ont toute leur place et toute leur force dans ce roman, cette « chaîne de mots » qui remonte ligne à ligne, pas à pas, mot à mot, mort à mort du ventre de l’enfer aux ruines de la folie, ces mots repoussés en même temps qu’une filiation reniée, ces mots étouffés pour ne pas faire de bruit et exister à peine dans un monde inhospitalier.
    Pour mieux leur donner corps et poids, Sébastien Spitzer bouscule la syntaxe, laboure les champs linguistiques et en exhume des formes oubliées ou inventées, tord la langue pour la faire sienne…parfois dans la douleur. C’est probablement ce qui a créé ce léger malaise en moi et empêché le coup de cœur pour ce roman pourtant dévoré. Le travail évident, tangible, intéressant au reste, mais peut-être encore trop visible qui pèse sur la lecture et se glisse imperceptiblement entre l’émotion et le lecteur. Néanmoins, je n’ai aucune crainte : quand un premier roman atteint ce degré d’exigence, nul doute que les suivants tendent à l’excellence…

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  • https://dubonheurdelire.wordpress.com/2019/05/13/ces-reves-quon-pietine-de-sebastien-spitzer/

    J’ai une liste de livres à lire et souvent je ne sais laquelle choisir. Cette fois, j’ai laissé faire le hasard en faisant un bookjare. Le principe ? Noter sur des papiers les titres des œuvres à...
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    https://dubonheurdelire.wordpress.com/2019/05/13/ces-reves-quon-pietine-de-sebastien-spitzer/

    J’ai une liste de livres à lire et souvent je ne sais laquelle choisir. Cette fois, j’ai laissé faire le hasard en faisant un bookjare. Le principe ? Noter sur des papiers les titres des œuvres à lire et tirer au sort. Cette fois, le hasard a choisi Ces rêves qu’on piétine de Sébastien Spitzer. Parfois le hasard fait bien les choses, dit-on.
    Voici la présentation de l’éditeur :
    « Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
    Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.
    Elle aurait pu le sauver.
    Elle s’appelle Magda Goebbels. »
    J’ai lu ce roman en quelques heures, emportée par le sujet et les destins croisés des personnages. Particulièrement intéressée par le sujet de la Shoah et plus encore depuis mon voyage d’étude, je n’ai pas pu me défaire de cette fiction qui pourtant évoque avec tant de réalisme la douleur de ces hommes et femmes. Face à ces destins brisés, le portait de Magda Goebbels, auto centré sur sa quête de reconnaissance et de pouvoir fait froid dans le dos. Ce personnage est d’autant plus glacial et apparaît sans pitié lorsque son passé ressurgit en creux du récit : son père fut déporté et tué par la quête de sa propre fille. L’écriture sans fioriture décortique avec justesse ce pan d’histoire. Les destins personnels se croisent pour raconter l’Histoire et plus particulièrement cette période maudite où la folie de quelques hommes et femmes a entraîné la mort de milliers d’autres.
    En résumé : un récit juste et prenant.

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  • Magda Goebbels fût la femme la plus puissante du IIIème Reich. Ses derniers jours, elle va les passer en famille, avec Hitler, dans le bunker. Les photos des "suicidés", y compris des 6 enfants, sont connues. Leurs secrets beaucoup moins.Le journaliste gratte sous les décombres.
    D'une écriture...
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    Magda Goebbels fût la femme la plus puissante du IIIème Reich. Ses derniers jours, elle va les passer en famille, avec Hitler, dans le bunker. Les photos des "suicidés", y compris des 6 enfants, sont connues. Leurs secrets beaucoup moins.Le journaliste gratte sous les décombres.
    D'une écriture incisive, percutante, Sébastien Spitzer imagine tout ce que l'Histoire néglige. Il redonne vie à Magda pour mieux dévoiler le calvaire de son père juif raflé, Richard Friedländer ; la fortune de son fils Harald - héritier des piles Varta- construite par la main d'oeuvre des camps d'extermination.
    Au même moment, les survivants de l'enfer marchent. Parmi eux, Ava, une enfant née en captivité. Elle tient serrés contre son cœur des morceaux de papier couverts d'écriture. Mutique, frêle, elle souffre donc elle existe. Elle incarne la volonté farouche de transmettre les témoignages, de révéler la vérité sur le nazisme.
    Ce roman historique est construit comme un thriller. Comment les lettres de Richard adressées à sa fille Magda parviendront à destination ?

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