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Ces orages-là

Couverture du livre « Ces orages-là » de Sandrine Collette aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709668521
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Clémence a trente ans lorsque, mue par l'énergie du désespoir, elle parvient à s'extraire d'une relation toxique. Trois ans pendant lesquels elle a couru après l'amour vrai, trois ans pendant lesquels elle n'a cessé de s'éteindre.
Aujourd'hui, elle vit recluse, sans amis, sans famille, sans... Voir plus

Clémence a trente ans lorsque, mue par l'énergie du désespoir, elle parvient à s'extraire d'une relation toxique. Trois ans pendant lesquels elle a couru après l'amour vrai, trois ans pendant lesquels elle n'a cessé de s'éteindre.
Aujourd'hui, elle vit recluse, sans amis, sans famille, sans travail, dans une petite maison fissurée dont le jardin s'apparente à une jungle.
Comment faire pour ne pas tomber et résister minute après minute à la tentation de faire marche arrière ?

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Avis (9)

  • Etude du mécanisme de l'emprise sous forme de conte cruel

    Etude du mécanisme de l'emprise sous forme de conte cruel

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  • Pauvre Clémence !
    Sale type de Thomas !
    Elle a été sous sa coupe pendant plusieurs années.
    Elle s'est enfuie mais se retrouve meurtrie, blessée jusqu'au plus profond d'elle-même, obsédée par la crainte qu'il ne la retrouve, qu'elle ne retombe dans ses griffes.
    Parce que c'est un vrai pervers...
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    Pauvre Clémence !
    Sale type de Thomas !
    Elle a été sous sa coupe pendant plusieurs années.
    Elle s'est enfuie mais se retrouve meurtrie, blessée jusqu'au plus profond d'elle-même, obsédée par la crainte qu'il ne la retrouve, qu'elle ne retombe dans ses griffes.
    Parce que c'est un vrai pervers narcissique dangereux.
    Jusqu'au bout on se demande comment elle va s'en sortir.
    C'est noir, c'est sombre, c'est du Sandrine Collette.
    Mais qu'elle décrit bien l'emprise et ses séquelles.
    Heureusement que c'est son talent d''écriture qui nous tient parce que c'est déprimant et angoissant l'état psychologique de Clémence.
    Quelle que soit l'histoire qu'elle raconte, Sandrine Collette nous passionne et nous tient en haleine.

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  • Cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir l'univers de Sandrine Collette mais il y avait toujours tant de tentations littéraires autres que j'avais un peu oublié mon envie. Cette rentrée littéraire me donne l'occasion de faire connaissance avec l'auteur à travers "Ces orages-là".
    Et ce...
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    Cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir l'univers de Sandrine Collette mais il y avait toujours tant de tentations littéraires autres que j'avais un peu oublié mon envie. Cette rentrée littéraire me donne l'occasion de faire connaissance avec l'auteur à travers "Ces orages-là".
    Et ce fut un vrai orage que déclencha en moi la lecture de ce roman par la puissance de l'écriture, capable de m'insuffler le ressenti de Clémence, comme si j'étais elle, comme si je n'étais pas confortablement installée au chaud.
    Le roman s'ouvre sur une scène saisissante, glaçante d'une femme-proie tentant d'échapper à un homme-prédateur, presque nue dans une forêt, la nuit. Puis, total changement de décor; nous faisons connaissance de Clémence, 30 ans, boulangère, qui vient de s'échapper d'une relation toxique, délétère de trois ans avec Thomas; elle a trouvé une petite maison "laide" avec un minuscule jardin, un nouveau travail. Elle est totalement brisée psychologiquement après avoir été rabaissée, humiliée, isolée, terrorisée mais elle a trouvé l'immense courage de fuir pour sauver au moins sa vie. Elle fait la connaissance de son voisin, Gabriel, détruit lui aussi par le suicide de son fils quinze ans auparavant et sa compréhension, son empathie vont aider Clémence sur le dur chemin de la reconstruction.
    Nous devenons Clémence, au fil de la lecture, tant l'analyse psychologique est fouillée; l'écriture forte, ciselée, puissante nous fait découvrir une enfant surdouée, qui pour se faire accepter, se dévalorise et continuera à se dévaloriser pour ne pas être seule. On ressent toute son ambivalence; elle fuit mais elle se demande si, finalement, elle ne méritait pas ce qui lui arrive; elle fuit mais elle résiste au besoin de revoir Thomas, elle fuit mais reste dans la même ville que lui. Ambivalence aussi de la nature avec la forêt menaçante, hostile et la petite forêt cocon de son petit jardin où elle trouve un certain apaisement.
    Clémence arrive, doucement, avec l'aide de Gabriel, à surmonter sa terreur, sa solitude mais elle se laisse envahir par une rage dont elle va devenir l'esclave. Donc, pas de vraie reconstruction, Clémence restera marquée à jamais par la relation toxique avec Thomas mais aussi par son geste qui clôt le roman.
    J'ai également aimé un point plus anecdotique du roman, l'hommage que l'auteur rend au travail très dur du boulanger/e, à sa symbolique, aux gestes, au lien que le pain crée entre les gens.

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  • " Et à l'intérieur de Clémence il y a ces orages-là, de larmes et de fureur, il y a ce rugissement, ce craquement de son être, quelque chose s'accomplit, elle regarde ses mains blanchies, le sang s'est retiré et cogne dans sa poitrine.
    Putain - la sidération.
    Putain !
    La joie".

    Quelle...
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    " Et à l'intérieur de Clémence il y a ces orages-là, de larmes et de fureur, il y a ce rugissement, ce craquement de son être, quelque chose s'accomplit, elle regarde ses mains blanchies, le sang s'est retiré et cogne dans sa poitrine.
    Putain - la sidération.
    Putain !
    La joie".

    Quelle plaisir de retrouver Sandrine Collette après " ET toujours les forêts" qui avait été un énorme coup de cœur en 2020. L'auteure revient avec un thème différent, il s'agit d'un récit intime d'une femme bafouée, le récit d'une fuite, d'une survie.
    Clémence a 30 ans. Elle et maigre et frêle, petite elle avait peur de s'envoler avec la tempête comme les mésanges qui se font renverser par les rafales.
    Grande, elle était devenue transparente et insignifiante. Celle qu'on ne voit pas, celle qu'on ne remarque jamais. Tête toujours baissée, elle n'existe pour personne.

    Lorsqu'elle rencontre Thomas, elle est la proie idéale. Charmant et beau parleur, il la façonne à son image et la coupe du monde, de sa famille et de ses amis, pour être totalement à sa merci.

    Il était devenu son oxygène, son gourou.et son dieu s'adonnant à des humiliations toujours plus obscènes.
    Trois ans c'est le temps qu'il lui a fallu pour le quitter et se reconstruire mais quel chemin parcouru ? Il faut se réinventer, reprendre confiance et refaire confiance.
    Entre traumatismes et séquelles psychologiques le chemin pour sortir de la spirale de l'emprise est long.
    Sandrine Collette a su décrire le mécanisme qui se met en place, le calvaire et l'angoisse dans laquelle se trouve la victime sous les griffes d'un homme manipulateur et dangereux.
    Comme toujours et en toute objectivité, je ne suis jamais déçue des romans de Sandrine Collette. J'aime son style, ses phrases courtes et incisives. Jamais larmoyant, c'est noir et à la fois porteur d'espoir.
    Un récit à découvrir !

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  • L'emprise :la terreur se poursuit ,même une fois que l'on a réussi à partir. Eprouvant ,passionnant ,ce roman décortique l'emprise psychologique qui frise à la folie. Une intrigue plus ramassée que dans les autres romans de S.Collette servie par une plume acérée, des descriptions si précises...
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    L'emprise :la terreur se poursuit ,même une fois que l'on a réussi à partir. Eprouvant ,passionnant ,ce roman décortique l'emprise psychologique qui frise à la folie. Une intrigue plus ramassée que dans les autres romans de S.Collette servie par une plume acérée, des descriptions si précises ,presque vivantes ,qui participent au climat anxiogène! Malgré l'étau qui vous enserre le cerveau et le coeur ,un roman nécessaire ,utile pour qui veut comprendre pourquoi on a du mal à quitter un bourreau ,et qu'après l'orage est toujours menaçant.

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  • Clémence s’est enfuie. Elle se retrouve avec ses peurs, ses angoisses et ses doutes dans une nouvelle maison avec jardin. Petit, mais bien touffu et effrayant. Pour elle. Au fond du jardin, un petit bassin en pierres dans lequel nagent quatre poissons. Et demi.

    Mon avis :
    Ne ratez pas le...
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    Clémence s’est enfuie. Elle se retrouve avec ses peurs, ses angoisses et ses doutes dans une nouvelle maison avec jardin. Petit, mais bien touffu et effrayant. Pour elle. Au fond du jardin, un petit bassin en pierres dans lequel nagent quatre poissons. Et demi.

    Mon avis :
    Ne ratez pas le prologue ! Soyez attentifs dès la toute 1ère page car la scène est choc et elle vous hantera pendant toute votre lecture !
    Sandrine Collette m’a surprise avec ce sujet sur lequel je ne l’attendais pas. Mais plutôt que de nous parler des relations toxiques pendant, elle nous parle de l’après et c’est là que réside tout l’intérêt du roman. Car on pense souvent que le plus dur c’est de partir, alors qu’en réalité, c’est lorsqu’on se retrouve seul, avec nos angoisses, nos doutes et nos démons qu’on est le plus vulnérable. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux être mal accompagné que seul car l’être humain n’est pas fait pour vivre seul ? Mais alors, comment s’en sortir ? Où puiser des forces pour aller mieux ? Enfin, la personne la plus faible l’est-elle vraiment ? Quels tumultes peut-elle couver en elle ? On en parle de ces orages-là ?
    La romancière a le don de savoir se renouveler ! J’ai aimé tous les romans de Sandrine que j’ai lus jusqu’à présent. Celui-ci m’a d’abord laissée dubitative, puis je l’ai digéré et relu (c’est rarissime !) pour mieux l’apprécier. Il n’y a qu’elle pour imaginer le calvaire que Thomas fait vivre à Clémence (cette forêt, non mais…). Avec un final en apothéose ! Car inattendu et tellement puissant. Contestable aussi. Mais c’est tout l’intérêt des romans : nous bouleverser dans nos certitudes. Et Sandrine le fait admirablement bien avec son style inimitable !

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  • Après trois ans de relation conjugale toxique, Clémence a enfin trouvé la force de s’enfuir. Mais, seule face à son désarroi et à son total manque de confiance en elle, saura-t-elle échapper durablement et définitivement à l’emprise qui continue à saper sa volonté, à lui faire douter de ses...
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    Après trois ans de relation conjugale toxique, Clémence a enfin trouvé la force de s’enfuir. Mais, seule face à son désarroi et à son total manque de confiance en elle, saura-t-elle échapper durablement et définitivement à l’emprise qui continue à saper sa volonté, à lui faire douter de ses capacités, et à la plonger dans une dépression noire et suicidaire ? Ne serait-il pas plus simple de revenir auprès de cet homme, qui pourtant la terrorise et la réduit à néant ?

    Le récit est une plongée dans la tête d’une femme sous emprise, démolie à petit feu par la perversité narcissique de son conjoint, et désormais enfermée dans un processus d’auto-destruction qui continue à la broyer psychiquement malgré la prise de distance physique. Piégé à ses côtés dans un huis-clos oppressant où le danger est autant intérieur qu’extérieur, le lecteur se met à appréhender, aussi bien l'effondrement de cette femme au bout du rouleau, que la réapparition de son prédateur. Tandis que l’écriture sèche et dépouillée tend sans répit le fil narratif à la limite du point de rupture, l’on se retrouve en apnée dans un labyrinthe psychologique tout à fait cauchemardesque, dont l’issue réservera quelque surprise.

    J’ai retrouvé avec plaisir le style et la manière de Sandrine Collette, si experte à nous embarquer dans la noirceur explosive de désespoirs extrêmes, et dans le rythme effréné de traques infernales. Point n’est besoin d’aller chercher très loin pour trouver l’enfer : il brûle dans l’intimité de la violence conjugale, et dans la solitude de victimes convaincues de leur insignifiance méprisable et coupable. Ce livre incarne leur terreur et leur tourment dans un récit vertigineux aux allures de cyclone psychologique. Coup de coeur.

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  • Sandrine COLLETTE embrasse le champ des violences conjugales et nous propose une entrée en matière tout à fait effroyable. Imaginez, une scène de chasse, en forêt, en pleine nuit, avec une femme, pratiquement nue, invitée à se sauver, mais pour aller où ?

    Si les premières pages du roman...
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    Sandrine COLLETTE embrasse le champ des violences conjugales et nous propose une entrée en matière tout à fait effroyable. Imaginez, une scène de chasse, en forêt, en pleine nuit, avec une femme, pratiquement nue, invitée à se sauver, mais pour aller où ?

    Si les premières pages du roman décrivant une femme traquée sont tout à fait saisissantes, ce qui suit l’est encore plus !

    Ce n’est pas tant le chemin de la résilience que Sandrine COLLETTE s’attache à explorer mais plutôt la période de décompression juste après l’effroi, les jours suivant la fuite, dans les ombres de la paranoïa. S’il a fallu beaucoup de courage pour Clémence pour quitter son mari, un manipulateur, il lui en faudra encore beaucoup plus pour sortir la tête de l’eau et espérer échapper à son emprise.

    L’angle d’approche du sujet est singulier dans la temporalité. Il l’est également dans la force des émotions.

    Avec « Ces orages-là », Sandrine COLLETTE explore les effets d’un stress post-traumatique sur le corps. L’expression « avoir la peur au ventre » n’a jamais été aussi bien illustrée qu’avec le personnage de Clémence. Il n’y a pas de place ici pour la raison, non, tout se joue ailleurs, au niveau du ventre, des tripes, quoi !

    Dans les pas du psychiatre américain, Bessel VAN DER KOLK, auteur du livre « Le corps n’oublie rien », l’écrivaine donne à voir ce que les neurones peuvent mémoriser d’un traumatisme psychique et du développement d’un sentiment de frayeur à la simple résurgence d’une image du lieu, de l’objet ou du contexte.

    J’ai été happée par l’itinéraire semé d’embuches de Clémence. J’ai frissonné, j’ai senti les poils de mes bras se hérisser, ma gorge se nouer, mon pouls s’accélérer. Mon corps tout entier a expérimenté la terreur d’une femme épouvantée, guidée par le seul instinct de survie, celui-là même qui relève de l’ordre animal.

    La chute est d’une profonde émotion.

    Sandrine COLLETTE nous propose une nouvelle fois une lecture tout à fait fascinante dans une narration suspendue au-dessus du vide, chaque seconde a son importance.

    Coup de maître, tout simplement, pour ce thriller psychologique d'une écrivaine dont je suis devenue une inconditionnelle. Sa plume est juste... addictive !

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2021/01/ces-orages-la-de-sandrine-collette.html

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