By the rivers of Babylon

Couverture du livre « By the rivers of Babylon » de Kei Miller aux éditions Zulma
  • Date de parution :
  • Editeur : Zulma
  • EAN : 9782843048005
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Augustown, quartier pauvre de Kingston, Jamaïque. En cet après-midi d'avril 1982, assise sur sa véranda, Ma Taffy sent dans l'air une pesanteur très particulière. Kaia, son petit-fils, rentre de l'école. Ma Taffy n'y voit plus mais elle sait reconnaître entre toutes l'odeur entêtante,... Voir plus

Augustown, quartier pauvre de Kingston, Jamaïque. En cet après-midi d'avril 1982, assise sur sa véranda, Ma Taffy sent dans l'air une pesanteur très particulière. Kaia, son petit-fils, rentre de l'école. Ma Taffy n'y voit plus mais elle sait reconnaître entre toutes l'odeur entêtante, envahissante, de la calamité qui se prépare.
Car aujourd'hui, à l'école, Monsieur Saint-Josephs a commis l'irréparable : il a coupé les dreadlocks de Kaia - sacrilège absolu chez les rastafaris. Et voilà Ma Taffy qui tremble, elle que pourtant rien n'ébranle, pas même le chef du gang Angola ni les descentes des Babylones, toutes sirènes hurlantes.
Alors, pour gagner du temps sur la menace qui gronde, Ma Taffy se met à lui raconter comment elle a assisté, petite fille au milieu d'une foule immense, à la véritable ascension d'Alexander Bedward, le Prêcheur volant.
Oui, à Augustown, Jamaïque, le jour de l'Autoclapse - calamité aux promesses d'Apocalypse - est une nouvelle fois en train d'advenir.
Remarquablement construit, By the rivers of Babylon est un roman puissant - magnifique chant de résistance et de libération.

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  • Foisonnant, puissant. Une bouffée d'air jamaïcain, pas toujours très sain, pas toujours empli de bonnes odeurs mais tellement revigorant.

    C'est d'abord une plongée dans le rastafarisme, avec ses "créateurs", Marcus Garvey, Leonard Percival Howell, mais aussi avec les croyants. Kei Miller...
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    Foisonnant, puissant. Une bouffée d'air jamaïcain, pas toujours très sain, pas toujours empli de bonnes odeurs mais tellement revigorant.

    C'est d'abord une plongée dans le rastafarisme, avec ses "créateurs", Marcus Garvey, Leonard Percival Howell, mais aussi avec les croyants. Kei Miller parle de la société jamaïcaine, les ghettos, les noirs, les plus pauvres et les plus clairs jusqu'aux blancs, les plus riches qui habitent les hauteurs de Kingston, Beverly Hills. En partant de ce que nous pourrions, nous Occidentaux, qualifier d'incident, la coupe des dreadlocks de Kaia, le romancier bâtit un roman sur son pays, ses pratiques religieuses, l'histoire d'icelles et la difficulté de vivre pauvre en Jamaïque en même temps qu'une certaine joie de vivre malgré les manques. C'est donc un roman hautement instructif sur un pays assez peu décrit dans les livres, si ce n'est pour parler de reggae et de Bob Marley ou maintenant des sprinteurs tels Usain Bolt, mais ce serait le résumer trop vite que de se cantonner à cela. Kei Miller n'écrit pas non plus un manuel de l'histoire de son pays, c'est par petites touches qu'il procède et par paraboles, par transmission orale de Ma Taffy à Kaia. D'où une vraie explosion de la langue, des néologismes, des onomatopées érigées en substantifs, quasiment à toutes les pages. L'une de ces inventions qui m'a le plus plu est la suivante : "Certains étaient allés à la rivière dans le but de prouver que Bedward était un menteur et que ses paroles n'étaient que des fadaises-ablabla mais lorsqu'ils ressortaient de l'eau, frais et dispos, guéris de douleurs dont ils n'étaient même plus conscients, ils se muaient en convertis des plus démonstratifs." (p.90). "Fadaises-ablabla", je l'ai notée, mais ouvrir le livre à n'importe quelle page, c'est avoir la chance de tomber sur tel ou tel dialogue aussi coloré. Non pas d'ailleurs que ce roman soit très dialogué, ce sont plus des histoires racontées, des monologues ; je mesure la difficulté en même temps que le plaisir que la traductrice (Nathalie Carré) à dû prendre à travailler sur ce texte.

    Kei Miller a un talent fou pour raconter des histoires, pour nous transporter loin et décrire des personnages forts et attachants, même les moins recommandables ont une part d'humanité sous-jacente ou clairement exprimée. Il sait les mettre dans des situations qui les rendent faibles ou forts, dans des moments où leur destin bascule parfois pour un simple geste malheureux. Il ne juge pas et le lecteur ne se sent donc pas pris en otage par le romancier qui lui dirait comment percevoir untel ou untel. Un excellent roman, le deuxième de l'auteur, après L'authentique Pearline Portious, paru en 2016, déjà chez cette très belle maison qu'est Zulma, que je n'ai pas lu, mais d'ores et déjà, je l'ai noté.

    PS : et ce titre, qui, invariablement fait venir en tête la chanson...

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  • A Augustown, un quartier pauvre de Kingston, en ces années 80 la violence et la misère sont le quotidien des laissés pour compte. Les bandes tiennent le quartier en coupe réglé, le gang Angola et les Babylones s'affrontent sans merci.
    Ce jour-là, Ma Taffy attend Kaia qu'elle considère comme un...
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    A Augustown, un quartier pauvre de Kingston, en ces années 80 la violence et la misère sont le quotidien des laissés pour compte. Les bandes tiennent le quartier en coupe réglé, le gang Angola et les Babylones s'affrontent sans merci.
    Ce jour-là, Ma Taffy attend Kaia qu'elle considère comme un petit-fils. Si Ma Taffy ne voit plus depuis longtemps elle sait toujours repérer les signes et les relents de malheur. Pour elle, ce jour sera celui de l'autoclapse, le jour de l'apocalypse. Dès le retour de l'école de Kaia, elle comprend. Monsieur Saint-Josephs a commis le sacrilège suprême contre un rastafari, lui raser la tête, sacrifiant ces dreadlocks qui poussent en s'emmêlent sur son crâne depuis sa naissance. Alors pour arrêter le temps, Ma Taffy se met à raconter à Kaia cette légende qui veut qu'un jour Alexander Beward, prêcheur de son état, ait réussi à s'élever dans les airs…
    Prétexte à mieux évoquer la vie dans ces quartiers pauvres de Kingston, By the rivers of Babylon montre aux lecteurs le pouvoir des croyances, leur poids dans le quotidien. Mais aussi les entraves qu'elles peuvent être dans l'évolution d'une société, lorsque l'on tente d'imposer des normes et des règles sans chercher à comprendre les différences.
    L'auteur, romancier et poète, né à Kingston (où se passe le roman) vit aujourd'hui en Grande-Bretagne. Je découvre avec By the rivers of Babylon une écriture particulière qui évoque l'ambiance de son pays d'origine, la Jamaïque, et les croyances des rastafaris.

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