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Buveurs de vent

Couverture du livre « Buveurs de vent » de Franck Bouysse aux éditions Albin Michel
Résumé:

Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et soeur, soudés par un indéfectible lien.
Marc d'abord, qui ne cesse de lire en cachette.
Matthieu, qui entend penser les arbres.
Puis Mabel, à la beauté sauvage.
Et Luc,... Voir plus

Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et soeur, soudés par un indéfectible lien.
Marc d'abord, qui ne cesse de lire en cachette.
Matthieu, qui entend penser les arbres.
Puis Mabel, à la beauté sauvage.
Et Luc, l'enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d'être un jour l'un des leurs.
Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l'animal à sang froid...

Dans une langue somptueuse et magnétique, Franck Bouysse, l'auteur de Né d'aucune femme, nous emporte au coeur de la légende du Gour Noir, et signe un roman aux allures de parabole sur la puissance de la nature et la promesse de l'insoumission.

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Avis (21)

  • Ils sont quatre : Matthieu, le lecteur qui ne peut assouvir sa passion qu’en cachette, Marc, l’amoureux des arbres, Luc, le petit dernier, simple d’esprit, et Jean, que personne n’appelle ainsi, même avec l’accent anglais, et Mabel lui convient beaucoup mieux. Ces quatre-là sont unis par leur...
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    Ils sont quatre : Matthieu, le lecteur qui ne peut assouvir sa passion qu’en cachette, Marc, l’amoureux des arbres, Luc, le petit dernier, simple d’esprit, et Jean, que personne n’appelle ainsi, même avec l’accent anglais, et Mabel lui convient beaucoup mieux. Ces quatre-là sont unis par leur nom de famille et par les frissons qu’ils se donnent en se suspendant du haut d’un pont, au-dessus de la retenue d’eau du Gour noir, fuyant ainsi l’ambiance délétère de la maison familiale entre une mère bigote (indice quelques lignes plus haut) et un père muré dans un silence post traumatique et enclin à dégainer le ceinturon pour dresser sa progéniture.

    Dans la vallée, tout tourne autour de la centrale, conçue et administrée par un fou de pouvoir qui règne en tyran sur la petite communauté rurale, distribuant à son envie le travail et les rôles, en s’accordant les privilèges qu’il estime mériter, y compris le droit de cuissage.

    Toute la question est de savoir comment déboulonner cet édifice puissant, comment introduire le grain de sable qui va enrayer le processus…

    On s’attache bien sûr rapidement aux personnages, ces quatre gamins déterminés, chacun à sa façon, et prêts à tout pour pouvoir vivre sans se trahir, sans perdre leur âme pour un pouvoir de pacotille.

    L’histoire ne manque pas d’accroche, de moments d’angoisse savamment distillée, et l’on accompagne avec frissons et délices le chemin semé d’embuches des gamins.

    L’écriture est d’emblée envoutante, avec cette ambiance qui aimante le lecteur, et incite à poursuivre la découverte, sans lâcher le récit.

    C’est puissant, c’est fascinant et addictif.

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  • Le quatuor du Gour Noir.
    « Ô temps ! suspends ton vol et vous heures propices !
    Suspendez votre cours :
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Du Quatuor du Gour. »
    Je me sens le droit de détourner Lamartine du calme de son lac, pour vous dire combien, suspendue à cette corde virtuelle...
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    Le quatuor du Gour Noir.
    « Ô temps ! suspends ton vol et vous heures propices !
    Suspendez votre cours :
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Du Quatuor du Gour. »
    Je me sens le droit de détourner Lamartine du calme de son lac, pour vous dire combien, suspendue à cette corde virtuelle de ma lecture, j’ai aimé, le mot est faible, avoir le vertige des mots.
    Une plongée en abîme dans cette vallée isolée, rude où la beauté et la poésie de la nature se mêlent en une danse dangereuse.
    L’auteur dresse la description d’une famille tout en creux et bosses comme la roche du pays est façonnée par les intempéries.
    La famille Volny c’est une mère folle de Dieu, un père démissionnaire qui n’assoie son autorité qu’à coups de ceinture, un grand-père éclopé mais lucide, un beau portrait de vieil homme qui montre combien il ne faut pas oublier la valeur de l’homme derrière l’habit de vieillesse. Et le somptueux quatuor de cette fratrie : Marc, l’amoureux de la littérature, Mathieu le poète fou de nature, Mabel la seule fille qui est comme une louve pour ses frères, une énergie vitale, voire primaire qu’elle n’a pas envie de brider selon des diktats qui ne lui conviennent pas, elle est puissante par sa spontanéité, une force qui brille, et Luc celui par qui va s’arrêter le rêve de la mère qui souhaitait autant d’enfants que d’apôtres de Dieu.
    « Luc n’habitait pas souvent dans la réalité, mais Jim, lui, était dans sa vérité, en mesure de faire face aux pirates et de retrouver Mabel, afin qu’elle pardonne tout. »
    La famille Volny, comme toutes les familles de la vallée, dépend du tyran complètement mégalo : Joyce.
    Mais un tyran n’est rien sans ses seconds couteaux. Ceux-ci sont pires que le tyran lui-même, comme tous ceux qui croient sortir du lot en léchant les bottes du maître.
    Luc n’étant pas scolarisé, le quatuor se retrouve, une fois l’école où la journée de travail finie ; au viaduc, là ils ont chacun leur corde pour se pendre dans le vide et avoir l’impression d’être les maîtres du monde. C’est un temps bien à eux, un temps entre parenthèses, en équilibre à quatre.
    Mabel présente ou absente est le guide, le leader sans peur et sans complexes.
    Ce quatuor va avancer chacun à sa façon, mais la peur de reproduire le schéma familial est prégnante.
    « Chacun à leur manière, ils avaient conscience que leur enfance commune venait d’être amputée d’un membre essentiel et que, s’ils voulaient un jour gagner leur liberté, il faudrait boiter jusqu’à elle. »
    Lire Franck Bouysse c’est se laisser emporter par le courant de la rivière, sans lutter. Souvent comparer aux grands romanciers américains tel Faulkner, personnellement je le pense héritier de Pierre Pelot. Même amour des lieux, d’une atmosphère empreinte des paysages de notre France profonde, et des humains qui ne sont pas des caricatures, mais des êtres de chairs pour le meilleur et souvent le pire.
    C’est une construction au cordeau, des thèmes récurrents : la famille, la transmission, la tyrannie et l’inévitable soumission ?
    Un hymne à la littérature qui peut sauver de tout, car celui qui lit sait penser par lui-même, et aussi un appel à la rébellion.
    Encore un personnage féminin qui campe la liberté tout en conservant de belles valeurs.
    Le lecteur est captif de ce combat antique : le bien et le mal ; la haine et l’amour ; la soumission ou la liberté à n’importe quel prix.
    L’écriture est flamboyante et hypnotique, en mots ciselés le décor est là, mais pas seulement, les personnages sont vraiment de chair et de sang. Chacun est incarné jusqu’à l’os. La poésie est comme une semence qui fait basculer le lecteur dans un ailleurs quasi étrange.
    Des clins d’œil à la littérature par des citations, le nom de certains personnages montrent combien les livres sont importants.
    Un roman noir et lumineux, d’une puissance exceptionnelle et d’un équilibre de funambule de haut niveau.
    Un changement de maison d’éditions qui n’a en rien altéré ce que Franck Bouysse est et prône de valeurs humaines.
    Un roman que j’attendais, que j’ai lu en équilibre sur une dizaine de jour, afin de me laisser porter par l’histoire. Faire durer sa lecture, relire des phrases, s’arrêter sur une scène, un dialogue, c’est cela la bonne littérature, celle qui vous stoppe dans votre élan, et vous met en « pause ».
    Un roman de Franck Bouysse dans sa bibliothèque c’est comme exécuter une recette en utilisant de la truffe, ce diamant noir odoriférant qui rehausse votre plat en met de luxe.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 14 septembre 2020.

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  • Le Gour Noir, la ville entière est sous la coupe de Joyce le propriétaire de la centrale électrique qui épuise les hommes, qui y travaillent de génération en génération, comme une araignée qui tisse lentement sa toile.

    Ils sont quatre, trois frères et une soeur, quatre gamins, quatre vies...
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    Le Gour Noir, la ville entière est sous la coupe de Joyce le propriétaire de la centrale électrique qui épuise les hommes, qui y travaillent de génération en génération, comme une araignée qui tisse lentement sa toile.

    Ils sont quatre, trois frères et une soeur, quatre gamins, quatre vies tressées entre elles. Ils peuvent toujours compter les uns sur les autres, quoi qu'il arrive. Malgré l'interdiction de son père, Marc ne cesse jamais de lire en cachette ; la forêt, la rivière et tous les animaux qui y vivent n'ont guère de secrets pour Matthieu, il est capable d'entendre pousser un arbre ; Luc, un fils incomplet, simple d'esprit qui voue une admiration sans bornes à ses deux frères et à sa soeur. Son corps a grandi normalement, mais sa tête n'a pas suivi le mouvement ; en grandissant, la beauté de Mabel devient un de ses miracles auxquels on ne s'habitue jamais ; elle en vient très tôt à explorer son corps, à cultiver les plaisirs, à prendre conscience du pouvoir qu'elle a sur les hommes.
    Martin le père, ne sait pas quoi faire de ses enfants, ils l'encombrent depuis leur venue au monde et cela empire en grandissant, Martha la mère est une bigote résignée.

    Un roman sombre porté par une écriture flamboyante, chaque phrase est ciselée, travaillée, un récit d'une poésie envoûtante en forme de conte. Franck Bouysse nous entraîne dans une vallée où les habitants résignés vivent sous la terreur d'un homme mégalomane et de ses hommes de main. Quel plaisir d'entrer dans le monde de Franck Bouysse qui sait si bien éclairer avec ses mots ce texte d'une noirceur absolue.

    Difficile d'en dire plus, il faut se laisser imprégner par l'atmosphère particulière de ce roman, je dois reconnaître que j'ai beaucoup de difficultés à exprimer mon ressenti, un conseil lisez ce roman et vous me comprendrez.

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  • C'est avec « Né d'aucune femme » (paru à « La Manufacture de livres »), que j'avais connu Franck Bouysse, un livre qui m'avait marquée.. Puis sont venus d'autres ouvrages dont « Glaise », toujours aussi passionnants. Mais aujourd'hui, je voudrais parler de « Buveurs de vent » (Éditions Albin...
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    C'est avec « Né d'aucune femme » (paru à « La Manufacture de livres »), que j'avais connu Franck Bouysse, un livre qui m'avait marquée.. Puis sont venus d'autres ouvrages dont « Glaise », toujours aussi passionnants. Mais aujourd'hui, je voudrais parler de « Buveurs de vent » (Éditions Albin Michel - août 2020).

    « Quatre ils étaient. (…) Quatre gamins, quatre vies tressées, liées entre elles dans une même phrase en train de l'écrire. Trois frères et une sœur, très proches les uns des autres, liés, nés du Gour Noir. » Leurs noms : Mabel – Luc – Mathieu – Marc - tous les quatre nés du Gour Noir, des gamins qui désiraient surtout sauvegarder leur liberté – ils adoraient suspendre des cordes au-dessus d'un viaduc – des cordes avec lesquelles ils se laissaient entraîner, les bras déployés, par la force du balancement causé par le vent. On peut dire qu'ils « buvaient du vent. »

    « Au moment où commence cette histoire, ils ne savaient encore rien du monde en devenir, mais le monde ancien les avait enfantés dans l'unique projet de les verser dans un autre. Ils ne savaient rien de l'histoire en train de s'écrire, mais ils étaient tous prêts à en raconter une, à leur manière. (…) Et c'est exactement ce qu'ils firent : raconter une histoire. »

    Ils vivent dans une petite ville dont le « maître » est Joyce : » le maître de l'araignée .» (A mon avis, une métaphore de l'insoumission), et il est toujours accompagné d'hommes de main, un nain, un certain Snake : «Il n'est pas gelé, mon sang, il est froid, c'est pour ça qu'on m'appelle Snake. « - un shérif, Lynch plutôt du genre vicieux : à qui se fier ? Mais qui dit shérif, pense surtout à une sorte de western. Mais que nenni, c'est un thriller avec des allures romanesques (pas nombreuses mais tout de même). On trouve aussi une scène d'inceste…. qui ne va pas trop loin mais qui laisse des traces.

    Ces quatre personnages principaux, ont des destins différents, surtout Mabel, d'un fort caractère et qui claque la porte de la demeure familiale. Il faut dire que leur père a plutôt la main lourde tandis que la mère est sérieusement bigote au point que c'est elle plutôt qui chasse sa fille Mabel. de toute façon, celle-ci en avait sa claque mais l'amour de ses frères la retenait jusqu'à ce que la coupe déborde.

    On suit leurs destins – tous les événements – on voit ce que font les différents personnages – on les voit chercher un trésor car ils ont lu « L'Île au trésor » de Robert Louis Stevenson, avec le capitaine Smollett, des pirates et un trésor à découvrir.

    J'ai retrouvé la plume de Franck Bouysse qui aime écrire sur des paysages ruraux, un « écrivain paysagiste » qui sait bien décrire la nature, un écrivain du terroir bien noir, mais on ne sait pas où se passe l'action (ici, apparemment au cœur du Massif Central).

    J'ai aimé l'amour que les frères et sœur se portent – ils se retrouvent et recommencent leurs jeux de cordes qui sont restées suspendues dans le vent, sur le viaduc… J'ai aimé ce roman noir de noir – je continue à aimer Franck Bouysse, n'en déplaise à ses détracteurs.

    On trouve de la poésie – du suspense – le texte est beau – on attend le dénouement et on se reçoit une grande claque : final avec espoir ou pas ?

    A découvrir et je vous laisse libres de votre choix. (heureusement d'ailleurs….)

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  • La liberté ultime ce serait peut être de s'accrocher à un viaduc grâce à des cordes et de se laisser balancer dans le vide en attendant que les vibrations du prochain train vous offre une ivresse de sensations inédites .
    C'est peut être ce que se sont dits ces trois frères et soeurs : Luc ,...
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    La liberté ultime ce serait peut être de s'accrocher à un viaduc grâce à des cordes et de se laisser balancer dans le vide en attendant que les vibrations du prochain train vous offre une ivresse de sensations inédites .
    C'est peut être ce que se sont dits ces trois frères et soeurs : Luc , Marc , Matthieu et Mabel . Leurs corps en apesanteur, leur offrant l'opportunité d'imaginer un monde meilleur , détaché des contingences matérielles , où la joie et la bonne humeur referaient leur apparition dans leur foyer , où leurs parents leur permettraient de vaquer à leur loisir préféré : découvrir les merveilles de la littérature pour Marc , ne faire qu'un avec la nature pour Matthieu , vivre sa sexualité en toute liberté pour la belle Mabel ou pour partir à la recherche d'un fabuleux trésor pour Luc le rêveur éternel . Quatre enfants soudés par une indéfectible fraternité comme ces cordes solidement arrimés au viaduc .
    Mais à Gour Noir , c'est plutôt les règles du far west qui s'imposent . Aux mains d'un mystérieux Joyce qui carbure à la mégalomanie et à un narcissisme exacerbé, la vie du village et de ses habitants est régi par la loi de Joyce et de ses sbires .
    Le rythme des journées se calque sur les heures de travail passées à la carrière ou à la centrale , toutes deux propriétés du ténébreux Joyce , puis aux quelques verres éclusés au bar ou à une partie fine entre les mains des filles du premier étage ..
    Mais les prémices du changement ne demandent qu'à souffler comme le vent indomptable dong l'air rafraîchissant glisse entre les montagnes jusqu'à la vallée du Gour Noir .

    L'arrivée d'un nouveau roman de Franck Bouysse est toujours un moment particulier où l'on aime découvrir la prose poétique et métaphorique de l'écrivain. Comme toujours avec lui chaque mot est choisi avec minutie comme une note sur la partition d'un musicien à fin que la mélodie sonne harmonieusement à nos oreilles.
    Cette fois l'auteur limousin nous embarque dans ce coin reculé où règne la loi du plus fort mais où le vent de la liberté n'est pas mort pour autant .Le personnage de Gobbo n'y sera sans doute pas étranger ..
    La lueur au milieu des ténèbres est peut-être également incarnée par ces quatre enfants qui se retrouvent sous ce viaduc pour goûter l'instant présent et oublier leur condition ou leurs faiblesses.
    Difficile de ne pas s'attacher à ces quatre enfants presque adultes et à la fragilité de Luc qui constitue sans aucun doute un liant très fort entre les différentes individualités. Leur empathie réunie est un contrepoint efficace à la noirceur nauséabonde qui règne dans le village mis sous tutelle par l'étrange personnage représenté par Joyce . Certains seront d'ailleurs surpris par ce mélange des noms et des patronymes , d'autres y trouveront l'hommage à quelques romanciers qui ont influencé l'écriture de Franck Bouysse .
    Un roman où l'émotion affleure à la surface sans pour autant éclater avec autant de force que dans son précédent ouvrage mais où flotte un air de rébellion salvateur , à un moment où nos libertés individuelles sont mises à mal .

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  • Il y a parfois des évidences, et bien souvent peu de hasard dans mes achats lors de la rentrée littéraire. Des rendez-vous immanquables avec les nouveaux opus des auteur(e)s que l'on apprécie et que l'on attend avec une sourde impatience.
    Lire le dernier Franck Bouysse était une évidence pour...
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    Il y a parfois des évidences, et bien souvent peu de hasard dans mes achats lors de la rentrée littéraire. Des rendez-vous immanquables avec les nouveaux opus des auteur(e)s que l'on apprécie et que l'on attend avec une sourde impatience.
    Lire le dernier Franck Bouysse était une évidence pour moi ;-) et l'assurance d'un très bon, grand moment de lecture.
    Franck Bouysse manie les mots avec une telle précision, une telle justesse que ce n'est pas du vent que je bois, mais bien ses mots !
    Il crée des personnages qui ont de l'épaisseur et une atmosphère unique, électrisante et angoissante qui nous saisit, nous rend alerte, si bien que les écrits de Franck Bouysse se dévorent, ou plutôt nous dévorent !

    *****
    « Quatre ils étaient, un ils formaient, forment, et formeront à jamais. Une phrase lisible faite de quatre brins de chair torsadés, soudés, galvanisés. Quatre gamins, quatre vies tressées, liées entre elles dans une même phrase en train de s'écrire. Trois frères et une soeur nés du Gour Noir. »
    Quatre buveurs de vent, Luc, Martin, Marc et Jean/Mabel fils et fille de Martin et Martha, adolescents suspendus au rythme de la vie dans le Gour Noir, vallée perdue au milieu de nulle part, dans une ville ouvrière dominée par Joyce, un tyran riche et puissant qui impose ses règles et fait régner sa loi.
    Des adolescents au caractère différent mais bien trempé, des habitants écrasés par leur condition, condamnés à plier l'échine sous le poids de la terreur imposée par des gros bras à la solde de Joyce ... Quelques ombres au tableau viendront encrasser les rouages pas si bien huilés du tyran et dans la vallée, soufflera comme un air d'émancipation, de liberté, de rébellion, et il sera « temps maintenant de laisser venir une suite de mots, sans désir d'épargner quiconque, pas plus les innocents que les coupables, des mots qui finiront par disparaître, mais qui existeront tant qu'ils habiteront des mémoires. »

    "Casse ma carcasse", sûr que ce dernier opus de Franck Bouysse est un bon cru !!

    Une fresque humaine d'une poésie rare, belle et étrange à la fois que je ne peux que vous conseiller !

    « [...] sans poésie, le monde n'est que contraintes ; qu'avec, il se déploie en un univers sans limites. »

    https://seriallectrice.blogspot.com/2020/09/buveurs-de-vent-de-franck-bouysse.html

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  • j'adore cet auteur qui sait écrire du noir avec beaucoup de poésie
    une écriture vraiment maîtrisée qui sait embarquer le lecteur
    Tous ses livres sont magnifiques

    j'adore cet auteur qui sait écrire du noir avec beaucoup de poésie
    une écriture vraiment maîtrisée qui sait embarquer le lecteur
    Tous ses livres sont magnifiques

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  • Légende du Gour Noir aux allures de Western :
    - Une vallée ;
    - Une population soumise vivant dans la crainte d’un seul homme (Joyce),
    - Un représentant de la loi (Lynch),
    - Un justicier (Gobbo), …
    - Une rébellion, …
    Et l’histoire d’une famille enfermée et silencieuse qui va peu à peu...
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    Légende du Gour Noir aux allures de Western :
    - Une vallée ;
    - Une population soumise vivant dans la crainte d’un seul homme (Joyce),
    - Un représentant de la loi (Lynch),
    - Un justicier (Gobbo), …
    - Une rébellion, …
    Et l’histoire d’une famille enfermée et silencieuse qui va peu à peu reprendre vie, notamment grâce à leurs 4 enfants, adultes en devenir et avides de liberté.
    Magnifique roman, écriture magistrale et poétique.
    J’ai juste eu quelques difficultés à me situer dans l’époque qui n’est pas précisée et qui a évolué dans mon esprit au fil des pages.
    La fin est rapide et brutale, j’aurais apprécié quelques pages de plus

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