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Buveurs de vent

Couverture du livre « Buveurs de vent » de Franck Bouysse aux éditions Albin Michel
Résumé:

Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et soeur, soudés par un indéfectible lien.
Marc d'abord, qui ne cesse de lire en cachette.
Matthieu, qui entend penser les arbres.
Puis Mabel, à la beauté sauvage.
Et Luc,... Voir plus

Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et soeur, soudés par un indéfectible lien.
Marc d'abord, qui ne cesse de lire en cachette.
Matthieu, qui entend penser les arbres.
Puis Mabel, à la beauté sauvage.
Et Luc, l'enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d'être un jour l'un des leurs.
Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l'animal à sang froid...

Dans une langue somptueuse et magnétique, Franck Bouysse, l'auteur de Né d'aucune femme, nous emporte au coeur de la légende du Gour Noir, et signe un roman aux allures de parabole sur la puissance de la nature et la promesse de l'insoumission.

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Articles (1)

Avis (35)

  • Cela fait plaisir de lire un livre aussi bien écrit, quelle poésie, quelle vocabulaire. Comme quoi des phrases courtes peuvent avoir une portée ! Dans cette noirceur, il brosse quelques étincelles. SUBLIME LIVRE que je conseille. Il est noté "poésie tellurique" je n'ai rien à ajouter ;)

    Cela fait plaisir de lire un livre aussi bien écrit, quelle poésie, quelle vocabulaire. Comme quoi des phrases courtes peuvent avoir une portée ! Dans cette noirceur, il brosse quelques étincelles. SUBLIME LIVRE que je conseille. Il est noté "poésie tellurique" je n'ai rien à ajouter ;)

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  • le pouvoir d'un homme qui a peur de lui même, et asservi les autres; j'ai passé un bon moment avec ce livre, malgré un peu de révolte face à toutes ces situations difficiles

    le pouvoir d'un homme qui a peur de lui même, et asservi les autres; j'ai passé un bon moment avec ce livre, malgré un peu de révolte face à toutes ces situations difficiles

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  • Après avoir lu "Né d'aucune femme", que j'ai apprécié, j'ai longtemps hésité à lire ce nouvel opus de Frank Buysse. Il était exposé dans le présentoir "nouveautés" de la bibliothèque de ma ville, cela m'a incité à l'emprunter, l'occasion fait le larron.
    Autant dire d'emblée que les commentaires...
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    Après avoir lu "Né d'aucune femme", que j'ai apprécié, j'ai longtemps hésité à lire ce nouvel opus de Frank Buysse. Il était exposé dans le présentoir "nouveautés" de la bibliothèque de ma ville, cela m'a incité à l'emprunter, l'occasion fait le larron.
    Autant dire d'emblée que les commentaires dithyrambiques à propos de ce roman me laissent perplexe. Je n'ai jamais vraiment embarqué dans l'histoire, les personnages et la situation trop artificiels ne m'ont pas convaincue.
    J'ai failli abandonner dans la première partie, mais je me suis dit que peut-être la suite me plairait mieux. Ce fut le cas, de sorte que je l'ai terminé. La fin en queue de poisson m'a toutefois semblé bâclée.
    Je n'en garderai pas un souvenir impérissable.

    Dans le même registre en beaucoup mieux, je conseille "Jours de colère" de Sylvie Germain.

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  • Depuis ma lecture de Né d’aucune femme, l’écriture poétique de Franck Bouysse m’attire comme un aimant, tout comme les couvertures de ses romans, souvent magnifiques et éloquentes. Buveurs de vent ne déroge pas à la règle, la photographie de couverture me séduit et me donne envie de savoir ce...
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    Depuis ma lecture de Né d’aucune femme, l’écriture poétique de Franck Bouysse m’attire comme un aimant, tout comme les couvertures de ses romans, souvent magnifiques et éloquentes. Buveurs de vent ne déroge pas à la règle, la photographie de couverture me séduit et me donne envie de savoir ce que cachent ce torrent et cette mystérieuse vallée du Gour Noir. L’auteur nous transporte au cœur du Massif Central, entre Corrèze et Cantal, où un barrage électrique a été construit dans les années 1940. Le récit n’est pas daté, on comprend qu’il s’agit d’une période indéfinie située après la seconde guerre mondiale.

    Quatre frères et sœurs, adolescents, vivent dans cette vallée coupée du monde. Mabel, une jeune fille libre et sensuelle, Marc un féru de littérature, Matthieu, l’amoureux de la nature et Luc le cadet que l’on croit simplet car déscolarisé et qui s’imagine héros de Stevenson. Comme leurs parents et grands-parents avant eux, ils suivent un destin tout tracé : travailler pour le propriétaire de la centrale électrique dont dépend la ville entière. Celui-ci est un tyran nommé Joyce qui possède également le barrage et les carrières environnantes ainsi qu’une armée d’espions et les forces de l’ordre (un « shérif » nommé Lynch) à sa botte.

    On s’attache dès le départ à ces quatre jeunes qui semblent ne pas avoir d’autre choix que de vivre dans la soumission face à l’hégémonie de cet homme qui vient de nulle part et s’auto-proclame souverain. Mais un vent contraire semble souffler dans leurs veines, à commencer par l’indomptable Mabel aussi sulfureuse que rebelle, coincée entre une mère bigote et un père asservi… De leur fratrie unie naitra une soif de liberté, un désir de vaincre et de briser les chaînes, jusqu’à commettre l’irréparable…

    « Ils inspiraient fort et buvaient le vent qui montait de la vallée, le recrachant en relents de tempête sous leurs crânes d’enfants »

    L’écriture de Franck Bouysse est hypnotique, envoûtante. Etonnamment, là où je m’attendais à un récit réaliste, lié probablement à cette « étiquette » de roman noir rural, j’ai découvert un style plutôt surréaliste, très proche du conte, étrange parfois notamment dans la présentation de cet homme, Joyce, et de son « armée ». On peut certainement penser à un « western » contemporain, mais j’ai durant toute ma lecture eu en tête l’univers de Tim Burton devant ce personnage de Joyce, et ce dû aussi au fait de mon incapacité à situer temporellement le récit. Le résultat est inattendu, séduisant et bouleversant. Nous sommes dans le roman noir assurément, rural également, mais le tout porté par une imagination fertile et une poésie rare et émouvante.

    Voilà un roman que je n’oublierai pas même si je n’ai pas ressenti le coup de coeur de Né d’aucune femme, mais ma fascination pour l’écriture de Franck Bouysse ne faiblit pas, bien au contraire!

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  • Dans une vallée perdue et coupée du monde vit la famille Volny. Une famille composée des parents, Martin et Martha, des quatre enfants, Matthieu, Marc, Mabel et Luc et du grand-père, Elie. Une famille ou plutôt un assemblage d’âmes blessées qui ne savant pas dire l’amour ou exprimer la...
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    Dans une vallée perdue et coupée du monde vit la famille Volny. Une famille composée des parents, Martin et Martha, des quatre enfants, Matthieu, Marc, Mabel et Luc et du grand-père, Elie. Une famille ou plutôt un assemblage d’âmes blessées qui ne savant pas dire l’amour ou exprimer la tendresse. Les quatre enfants se sont construit un monde à eux, hermétique aux autres. Un monde qui les protège de la violence du père et de la bigoterie de la mère. Comme tous les habitants de la vallée, la famille travaille pour un personnage énigmatique et tyrannique, Joyce, qui a étendu son pouvoir sur toute la ville. Mais bientôt une succession de micro-événements va faire basculer l’ordre établi et renverser l’équilibre des forces.

    Comme il est difficile pour ce roman de venir à la suite de Né d’aucune femme et de ce personnage si entêtant de Rose.

    Franck Bouysse évite l’écueil de la comparaison en nous entraînant à la suite d’autres destins, au cœur du Massif Central dans cette vallée du Gour Noir habitée par des forces antagonistes qui vont lutter pied à pied. On y retrouve bien sûr son style si particulier fait de poésie et d’une langue riche et précise. Mais là où Né d’aucune femme fonctionnait à l’économie de personnages, ici ils se multiplient et créent une chaîne de liens de plus en plus imbriqués et serrés jusqu’au dénouement. La succession des événements s’enchaine sans qu’on sache lequel exactement est à l’origine du basculement, si tant est qu’on puisse le dater avec certitude.

    Veillés par deux anges gardiens (Elie, le grand-père et Gobbo, un marin devenu ami de Martin) les membres de la famille se heurtent, se combattent, s’apprivoisent, se retrouvent au sein d’une même lutte pour la survie et contre le tyran qui les tient tous dans sa main. Ce roman noir traversé de moments de grande luminosité tient à la fois de la saga familiale, du roman naturaliste et du nature writing.

    Un mélange très réussi qui nous conte des rêves de liberté, l’envie de rédemption, la puissance des liens fraternels.

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  • Et une nouvelle fois, ensorcelée par Franck Bouysse !
    Par la magie des mots, leur puissance, leur lyrisme et leur poésie.
    une fois de plus sous le charme de la nature, véritable personnage de son roman, une nature qui donne, partage, communie, mais aussi se révolte et se fâche, sublime écrin...
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    Et une nouvelle fois, ensorcelée par Franck Bouysse !
    Par la magie des mots, leur puissance, leur lyrisme et leur poésie.
    une fois de plus sous le charme de la nature, véritable personnage de son roman, une nature qui donne, partage, communie, mais aussi se révolte et se fâche, sublime écrin pour une centrale-araignée qui régit la vie de la population soumise et pusillanime de la vallée.
    Et une famille : père inexistant, mère bigote, violence à la place de mots qui ne savent se dire, mutisme par lâcheté, ou quand l'amour parental n'arrive pas à s'extirper de la rudesse et de la rigidité,
    Et quatre enfants soudés dans une adversité "vivable" mais castratrice.
    Et une fois de plus chez Bouysse, c'est d'une femme que surgira la lumière. cette femme, c'est Mabel, la soeur, solaire et déterminée, qui montrera à la famille le chemin de la rédemption, aidé en cela par un grand-père revenu de tout, sauf de l'amour.
    D'un côté les bons, les purs, les ardents; de l'autre, les méchants, les dépravés et les pleutres.
    Il y a du biblique là-dessous : des "béatitudes" selon Matthieu et Luc, au retour de l'enfant prodigue en passant par l'anathème jeté sur les hypocrites et les envieux qui ne sauraient prétendre à quelque repos...
    Quatre enfants qui s'aiment, suspendus à des cordes sous les arches d'un pont et qui s'enivrent du vent et de la nature....
    "Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne,
    Leur rage, leur mépris, leur rire et leur envie
    Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
    Ils sont ailleurs, bien plus loin que la nuit,
    Bien plus haut que le jour"
    Avant Bouysse,Jacques Prévert les avait déjà rencontrés ............

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  • Un très beau livre. Un milieu familial dur et attachant à la fois. Un environnement mystérieux autour d'un quotidien qui l'est tout autant. Une relation fraternel étrange, amusante parfois, avec un peu de rêve... j'ai beaucoup apprécié.

    Un très beau livre. Un milieu familial dur et attachant à la fois. Un environnement mystérieux autour d'un quotidien qui l'est tout autant. Une relation fraternel étrange, amusante parfois, avec un peu de rêve... j'ai beaucoup apprécié.

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  • Né d'aucune femme est un miracle. Qu'écrire après un tel chef d'oeuvre ? Avec une droiture littéraire remarquable, Franck Bouysse se renouvelle tout en traçant son sillon avec ce roman dense qui emprunte aussi bien au conte qu'au western contemporain ou à la tragédie biblique. Il s'écarte de son...
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    Né d'aucune femme est un miracle. Qu'écrire après un tel chef d'oeuvre ? Avec une droiture littéraire remarquable, Franck Bouysse se renouvelle tout en traçant son sillon avec ce roman dense qui emprunte aussi bien au conte qu'au western contemporain ou à la tragédie biblique. Il s'écarte de son minimalisme habituel pour créer en paysagiste des mots tout un univers géographiquement cohérent, dans lequel il déploie une multitude de personnages.

    Cette vallée du Gour est incroyablement vivante et créatrice de romanesque. Une enclave hors du temps figée par l'emprise d'un incroyable despote qui va être traversée par le souffle de la liberté et de l'insoumission d'une de ces héroïnes inoubliables qui est née pour faire bouger les lignes et fissurer les ordres établis jusqu'à leur implosions.
    Si j'aime autant Franck Bouysse, c'est pour son talent à caractériser en quelques mots, ces personnages, pour les faire vivre, pour les faire surgir des pages. Je retiens tout particulièrement le magnifique grand-père Elie, Gobbo le marin énigmatique aux milles vies ainsi que le tyran, Joyce, l'entité maléfique qui a piégé les habitants du Gour dans sa toile tissée de paranoïa. Et puis il y a Mabel. Elle pourrait être la petite soeur de Rose ( Né d'aucune femme ), une rebelle qui n'abdique jamais, mais elle, elle n'est pas seule. Elle a ses trois frères, quatuor soudé par des liens d'amour indéfectibles.

    Le récit est très sombre, mais c'est un noir à la Soulages. Les pages sont saturées de noir, de drames qui couvent, de tragédies déjà révélées ou prêtes à l'être, mais ce qui intéresse Franck Bouysse, c'est la réflexion de la lumière sur cette obscurité qui agit comme révélateur de l'âme, c'est l'incidence de la lumière sur la surface. le noir peut être lumineux et il l'est sous la plume éblouissante de l'auteur. Son écriture, à la fois onirique et tellurique, vibre de partout. le choix d'un seul mot ou de son agencement dans la phrase décale cette dernière et apporte poésie, étrangeté ou émotion immédiate. A l'image de ce titre, somptueux. A l'image de ce premier chapitre qui crée une image qui reste gravée dans les pupilles durant toute la lecture : le rituel après l'école de ces quatre frères et soeur qui se suspendent à un viaduc au bout d'une corde, attendant l'arrivée du train pour sentir les vibrations, pour percuter leurs rêves et sonder l'horizon. Les phrases de Franck Bouysse se savourent et je m'en suis délectée durant toute ma lecture.

    Alors, c'est vrai que le scénario, admirablement mis en place durant la première moitié du roman, m'a moins convaincue sur la fin, trop abrupte là où l'auteur avait pris le temps pour faire vivre son récit. C'est vrai que je n'y ai peut être pas retrouvée l'intensité solennelle de Né d'aucune femme. Pour autant, j'ai été très sensible à ce cri d'amour pour la littérature. Shakespeare, Whitman, Faulkner, Stevenson, London, Verne, autant de références disséminées très clairement dans le récit, à travers notamment le personnage de Marc, le frère lecteur. Tout comme j'ai été embarquée dans ce récit parabolique sur la quête de liberté au-delà de l'emprise des adultes ( qu'il s'agisse de la famille ou de la société ) par l'énergie de l'écriture.

    Franck Bouysse confirme sa voix très singulière, celle d'un de nos tout meilleurs auteurs français. Merci.

    « Ils s'assirent sous la vaste paupière maçonnée, serrés les uns contre les autres, dessinant à eux quatre l'iris de l'oeil d'un cyclope inscrit dans la pupille laiteuse du ciel, toujours en leur royaume, échappant ainsi à une destinée cartographiée de longue date par les adultes. Ils inspiraient fort buvaient le vent qui montait de la vallée, le recrachant en relents de tempête sous leurs crânes d'enfants. »

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