Black bazar

Couverture du livre « Black bazar » de Alain Mabanckou aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757865088
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Parce que le derrière des femmes n'a pas de secrets pour lui, ses copains le surnomment le « fessologue ». Au Jip's, le bar où il a ses habitudes, plus rien n'amuse ce dandy congolais, déprimé par un chagrin d'amour. Un jour, déambulant dans Paris, sa curiosité est attisée par une librairie... Voir plus

Parce que le derrière des femmes n'a pas de secrets pour lui, ses copains le surnomment le « fessologue ». Au Jip's, le bar où il a ses habitudes, plus rien n'amuse ce dandy congolais, déprimé par un chagrin d'amour. Un jour, déambulant dans Paris, sa curiosité est attisée par une librairie bondée. Il y croisera Jean-Philippe, un écrivain haïtien venu signer ses livres, et qui va bouleverser sa vie...

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  • « Fessologue », le héros, jeune homme congolais, est locataire d’un studio parisien. Sa compagne « Couleur d’origine », née en France d’origine congolaise » a pris la poudre d’escampette avec leur fille Henriette pour rejoindre « l’Hybride » (le rival, nabot et affreux) et retourner vivre au «...
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    « Fessologue », le héros, jeune homme congolais, est locataire d’un studio parisien. Sa compagne « Couleur d’origine », née en France d’origine congolaise » a pris la poudre d’escampette avec leur fille Henriette pour rejoindre « l’Hybride » (le rival, nabot et affreux) et retourner vivre au « pays ». Elle laisse Fessologue (grand amateur de derrières féminins), seul face à sa garde-robe composée de cravates-pantalons-costards-pompes Cerutti, Yves-Saint-Laurent, Ungaro, etc . etc., ses copains africains, qu’il retrouve chaque jour au Jip’s autour d’une (ou plusieurs) Perforth, et sa machine à écrire récemment acquise aux Puces, instrument devenu essentiel pour poursuivre sa nouvelle activité d’écrivain. Monsieur Hippocrate, le gardien de l’immeuble, reste également présent, qui n’oublie jamais de déverser ses remarques acidulées sur la négritude et l’immigration en général.
    On suit Fessologue dans tous ses déplacements à travers Paris et banlieue où il retrouve ses « frères », fait la fête en buvant des Pelforth et autres breuvages. Avec verve et humour, Alain Mabanckou nous plonge dans le quotidien de la population africaine immigrée (Afrique noire et aussi nord Afrique), ne perdant aucune occasion de hisser la bannière de tous les clichés racistes dont elle est victime : de l’insulte Ya bon Banania à de succulentes pages consacrées au « trou de la sécu ». Apparaissent également les dissensions inter-ethniques ; les tensions entre originaires des Grand et Petit Congo ; les réticences même de « Couleur d’origine » qui ne veut pas suivre Fessologue dans les fêtes de ses frères congolais : « Ecoute, va voir tes frères toi-même ! et ne compte surtout pas sur moi, sinon je lui dirai ce que je pense de leurs manières de rustres ! comment les gens peuvent pisser devant un immeuble et fumer comme ça ? »
    Avec l’Arabe du coin, avec Monsieur Hippocrate (qui finit par apprécier ce Fessologue), avec ses frères, le héros rend visite , tout au long du roman, à l’histoire africaine, depuis l’origine des peuples jusqu’à l’esclavage, la colonisation et l’indépendance. L’histoire africaine contemporaine est aussi largement évoquée avec son lot de dictatures, de corruptions et de crime. L’auteur réussit à faire coexister différents points de vue, à travers les discussions menées tambour battant par ses personnages, ceci dans un langage à la fois concis, accessible, sur un ton qui se veut résolument allègre et optimiste. Venant étayer ces différentes démonstrations, arrivent quelques extraits de poèmes, de discours ou de chansons d’artistes engagés (on y reconnaît entre autres Claude Nougaro et Georges Brassens).
    J’ai adoré ce roman, à la fois extrêmement instructif et distrayant. L’auteur nous conduit d’une main de maître à travers l’histoire africaine, d’une manière certes synthétique mais si bien construite qu’on peut y prendre de solides repères. Et avant tout, on découvre la vraie vie quotidienne d’un jeune homme immigré et ce qu’implique sa condition. Le tout brillamment conté, dans un langage joliment familier, jamais vulgaire, à la fois attendrissant et drôle.

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  • Après Verre cassé et Mémoires de porc épic, Alain Mabanckou nous décrit dans son Black Bazar (un peu d’humour noir déjà dans le titre), la vie de Fessologue, le narrateur surnommé ainsi car il particulièrement intéressé – et spécialisé – par la face B des femmes (leur derrière). C’est plus fort...
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    Après Verre cassé et Mémoires de porc épic, Alain Mabanckou nous décrit dans son Black Bazar (un peu d’humour noir déjà dans le titre), la vie de Fessologue, le narrateur surnommé ainsi car il particulièrement intéressé – et spécialisé – par la face B des femmes (leur derrière). C’est plus fort que lui et il en fait une référence très importante quand il compare les femmes (ce qui pour lui est une science qui remonte à l’origine des temps).

    Sa compagne – Couleur d’origine - vient de le quitter en emmenant leur fille, pour suivre un musicien moche et mal habillé ce qu’il ne comprend pas car lui met un point d’honneur à toujours porter des vêtements de marque et dit qu’il est beaucoup plus beau. D’ailleurs, il est un grand adepte de la SAPE – Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes.
    Dans ce roman, l’auteur utilise toujours l’humour pour parler de tout : des personnages, de leur culture et de leurs origines, de la politique, bien que parfois le discours soit un peu pathétique.

    Fessologue retrouve ses amis presque chaque jour au Jip’s, un bar où il a ses habitudes. Ce dandy africain décrit avec beaucoup de verve le monde qui l’entoure et le jour où il rencontre Jean-Philippe, un écrivain, il décide d’écrire lui aussi et va acheter une machine à écrire - pour faire comme les écrivains – machine sur laquelle il tape partout : chez lui, au café ou dans un square. Jean-Philippe lui parle aussi de Dany Laferrière, écrivain haïtien.
    Il écrit tout ce qui lui passe par la tête, ce qui lui permet de ne pas penser à celle qui l’a quitté et à qui il envoie, chaque mois, une pension alimentaire du montant décidé par elle. Mais il se plie à ses exigences pour sa fille.

    Si l’écriture est pleine d’humour, il n’en reste pas moins que ce roman est sérieux quand il parle du Congo avec sa situation politique et le problème de la colonisation ainsi que de la négritude et du racisme.
    Mais là aussi, il arrive à en parler en termes hilarants et ça restera ainsi jusqu’à la fin du livre.

    Avec Black Bazar, Alain Mabanckou utilise un style tellement facile à lire que l’on se retrouve, à la dernière page, tout étonné de voir combien le roman a été lu aussi facilement et de façon décontractée, sans prise de tête alors que les problèmes politiques sont nombreux et sérieux.
    Le lecteur se sent même impliqué dans le discours du Fessologue qui trouve, finalement, le grand amour avec Sarah qui lui demande de venir habiter chez elle.

    Il est également à remarquer que l’auteur a dédicacé son livre à sa mère, Pauline Kengué à laquelle il fait d’ailleurs un peu allusion au cours de l’histoire.

    Alain Mabanckou, porte-parole de son pays, nous a livré ici, encore une fois, l’occasion de porter un regard attentif sur l’Afrique qui rencontre en son sein des problèmes d’ethnies.

    Télérama dit de ce livre : On s’amuse évidemment de ces conservations de comptoir, on se réjouit de l’énergie et de la verve qui les portent, on se régale de cette langue populaire que Mabanckou pétrit, électrise, colore sans souci du politiquement correct.

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  • Weston est un congolais, habitant Paris depuis 15 ans. Surnommé Fessologue pour son amour des « faces B », il est un peu le dandy de son quartier. Quand « Couleur d’origine » le quitte et rentre au pays avec un joueur de tam-tam, emmenant avec elle leur enfant, il s’improvise écrivain et tente...
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    Weston est un congolais, habitant Paris depuis 15 ans. Surnommé Fessologue pour son amour des « faces B », il est un peu le dandy de son quartier. Quand « Couleur d’origine » le quitte et rentre au pays avec un joueur de tam-tam, emmenant avec elle leur enfant, il s’improvise écrivain et tente de noyer son chagrin d’amour dans l’écriture, racontant sa vie, ses amitiés, la vie de son quartier…


    En résulte un roman écrit dans une langue colorée et très imagée, charriant clichés mais aussi réflexions sur l’immigration, les dégâts du colonialisme, les difficultés de l’intégration, etc.

    On sourit beaucoup à la lecture de ce conte moderne, à la fois épopée et portrait d’une famille africaine déchirée ou complice. Tout un univers naît sous la plume de l’auteur à travers un récit truculent.

    J’ai découvert la plume d’Alain Mackanbou avec délice, un univers qui m’a plu et que j’ai hâte de retrouver dans un autre livre.

    https://familytripandplay.wordpress.com/2016/03/26/lecture-black-bazar-de-alain-mabanckou/

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  • Le narrateur est un "dandy africain [...] qui découvre sa vocation d'écrivain au détour d'un chagrin d'amour". Il vit en France depuis une quizaine d'années et décrit son entourage : amis, voisins, et gens de la nuit afro-parisienne.
    Je ne suis ni Africain, ni Parisien, mais j'ai bien aimé ce...
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    Le narrateur est un "dandy africain [...] qui découvre sa vocation d'écrivain au détour d'un chagrin d'amour". Il vit en France depuis une quizaine d'années et décrit son entourage : amis, voisins, et gens de la nuit afro-parisienne.
    Je ne suis ni Africain, ni Parisien, mais j'ai bien aimé ce roman de Alain Mabanckou. J'ai trouvé le même plaisir que j'avais éprouvé à lire les Mémoires de porc-épic du même auteur. De la verve, de la truculence, pour reprendre les mots de la quatrième de couverture. Des personnages pittoresques et hauts en couleur -sans mauvais jeu de mots. Une écriture "comme on parle".
    L'auteur émaille son texte de diverses références à Aimé Césaire, bien sûr, à Georges Brassens ou encore à Guillaume Apollinaire (et son poème Sous le pont Mirabeau), en les intégrant directement à son propos : "[les Chinois et les Pakistanais] sont des braves types à qui on colle injustement la mauvaise réputation qu'ils se démènent ou qu'ils restent cois alors qu'ils ne font du mal à personne."
    Tous les poncifs sur les immigrés africains sont abordés, triturés, torturés. On se demande parfois si A. Mabanckou n'en rajoute pas un peu dans la banalité, mais ce n'est pas mauvais de se faire bousculer un peu par quelqu'un qui sait de quoi il parle lorsqu'il parle de négritude et qui sait ce que c'est qu'être Noir au quotidien, dans un pays de Blancs, même si ses propos n'ont rien de révolutionnaire. On les a déjà entendus, ou lus, mais probablement reflètent-ils la réalité des Noirs vivant en Europe ?
    Et puis, pour l'avoir vu à la télévision, je trouve Alain Mabanckou très intéressant, assez proche de l'image que je me fais de son héros.

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  • Toute l’action se passe dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris, là où vivent de très nombreuses personnes « issues de l’immigration » comme on dit pudiquement aujourd’hui. Mais Alain Mabanckou s’intéresse quasi exclusivement à la communauté africaine, ou – plus exactement – à quelques...
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    Toute l’action se passe dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris, là où vivent de très nombreuses personnes « issues de l’immigration » comme on dit pudiquement aujourd’hui. Mais Alain Mabanckou s’intéresse quasi exclusivement à la communauté africaine, ou – plus exactement – à quelques personnages : le narrateur bien sûr, appelé par ses amis « le fessologue » car il porte son admiration pour la « face B » de ces dames la hauteur d’une véritable science… ses amis du Jip’s un bar où l’on apprécie la Pelfort (nous ne saurons guère s’il s’agit de blonde ou… de brune !). Ca tchatche beaucoup, c’est souvent drôle, parfois très drôle. Assez sexiste aussi sans que cela soit trop dérangeant, visiblement plus à l’aise avec les personnages masculins que ceux féminins.
    La langue est très gourmande, pleine de couleurs, d’images, de références littéraires mais on reste toujours dans le registre de la fable assez éloignés du réel : tout le monde est bon et gentil et finalement tous les conflits ne sont dus qu’à des malentendus. Telle une guimauve un peu trop colorée, sucrée et parfumée… pour être honnête  impossible d’y résister même si on sait qu’on aura un peu mal au cœur au terme de la lecture. Mais impossible d’en vouloir à Alain Mabanckou tel est le plaisir qu’il nous offre !

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  • Une info complémentaire : s'il y a un podcast, voir ce jour, 26 février, sur LCI diffusé autour de 13h45 l'interview absolument remarquable de richesse et finesse de A. Mabanckou : avec D. Maximin (cf. en particulier "Tu, l'enfance") , un homme d'une pertinence et d'une qualité méritant de...
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    Une info complémentaire : s'il y a un podcast, voir ce jour, 26 février, sur LCI diffusé autour de 13h45 l'interview absolument remarquable de richesse et finesse de A. Mabanckou : avec D. Maximin (cf. en particulier "Tu, l'enfance") , un homme d'une pertinence et d'une qualité méritant de faire école et pédagogie pour tous...

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  • L’histoire et les dialogues nous plongent dans l’univers de Château Rouge et de la communauté Black de Paris.
    Amateurs de «Face B» et discussions de comptoir autour de la séparation du narrateur avec sa compagne « couleur d’origine », on s’amuse ici à retrouver des personnages hauts en couleur...
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    L’histoire et les dialogues nous plongent dans l’univers de Château Rouge et de la communauté Black de Paris.
    Amateurs de «Face B» et discussions de comptoir autour de la séparation du narrateur avec sa compagne « couleur d’origine », on s’amuse ici à retrouver des personnages hauts en couleur et l’auteur joue avec des clichés tout de noir et blanc.
    L’écriture est à mon sens un peu paresseuse et stéréotypée, mais le tout reste agréable avec beaucoup d’humour et vous laisse au final avec le sourire.

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  • Black Bazar est irrésistible, même parfois si les dialogues frôlent les brèves de comptoirs. Mabanckou décrit avec beaucoup de verve un milieu qu'il connait parfaitement, le capital d'idées est intact. Il ne faut pas chercher une quête littéraire de l'absolue "négritude" dans son livre qui est...
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    Black Bazar est irrésistible, même parfois si les dialogues frôlent les brèves de comptoirs. Mabanckou décrit avec beaucoup de verve un milieu qu'il connait parfaitement, le capital d'idées est intact. Il ne faut pas chercher une quête littéraire de l'absolue "négritude" dans son livre qui est distrayant les personnages truculents et pleins de verve, et politiquement incorrect. Faut-il en rire absolument pas sûr, les méfaits de la colonisation sont encore présents dans ses écrits, les racistes ne sont pas toujours ceux que l'on définit comme tels. Particulièrement bien écrit,
    A lire absolument

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  • Je trouve qu'on survend le dernier roman d'Alain Mabanckou. Derrière la verve, car pas de doute, Mabanckou a une tchatche incomparable, je trouve qu'on tombe un peu dans des discussions type "café du commerce" et qu'on a par trop souvent l'impression que l'auteur lui-même ne sait pas bien où il...
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    Je trouve qu'on survend le dernier roman d'Alain Mabanckou. Derrière la verve, car pas de doute, Mabanckou a une tchatche incomparable, je trouve qu'on tombe un peu dans des discussions type "café du commerce" et qu'on a par trop souvent l'impression que l'auteur lui-même ne sait pas bien où il veut en venir. Alors, oui on sourit souvent, c'est très parlé et assez entraînant, mais je trouve qu'au final Black Bazar est plutôt décevant.

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