Bakhita

Couverture du livre « Bakhita » de Véronique Olmi aux éditions Albin Michel
  • Date de parution :
  • Editeur : Albin Michel
  • EAN : 9782226393227
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l'esclavage. Rachetée à l'adolescence par le consul d'Italie, elle découvre un pays d'inégalités, de pauvreté et d'exclusion.
Affranchie à la suite d'un procès retentissant à Venise,... Voir plus

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l'esclavage. Rachetée à l'adolescence par le consul d'Italie, elle découvre un pays d'inégalités, de pauvreté et d'exclusion.
Affranchie à la suite d'un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.
Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte. Avec une rare puissance d'évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d'âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu'elle soit razziée.

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  • Un livre excellent, inoubliable. Plus qu’un roman car Bakhita a existé. Veronique Olmi raconte la vie de cette esclave puis sainte avec un souffle épique. Au début certains passages sont d’une grande violence. Mais il n’y a pas de pathos et de façon générale pas de fausse note dans ce...
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    Un livre excellent, inoubliable. Plus qu’un roman car Bakhita a existé. Veronique Olmi raconte la vie de cette esclave puis sainte avec un souffle épique. Au début certains passages sont d’une grande violence. Mais il n’y a pas de pathos et de façon générale pas de fausse note dans ce livre.
    http://www.envies-de-livres.fr/2017/10/bakhita-veronique-olmi.html?m=1

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  • L'oeuvre d'Olmi est historique, c'est également une belle fiction. L'histoire de Bakhita nous plonge au XIXe siècle, au moment de l'assaut des Européens en Afrique. Nous sommes en effet vers 1880, début véritable de l'ere sur le continent. Cette oeuvre montre que, comme la Saison de l'ombre de...
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    L'oeuvre d'Olmi est historique, c'est également une belle fiction. L'histoire de Bakhita nous plonge au XIXe siècle, au moment de l'assaut des Européens en Afrique. Nous sommes en effet vers 1880, début véritable de l'ere sur le continent. Cette oeuvre montre que, comme la Saison de l'ombre de L. Miano, les Africains ont une part active de responsabilité dans la colonisation du peuple noir.
    Ce sont au fait des négriers qui enlèvent la jeune Bakhita au Soudan, pour la revendre aux Européens. L'oeuvre aussi montre une autre facette de l'immigration, celle où l'arrivée des migrants devaient participer à la vie des pays d'accueil et non celle où ils sont victimes.
    Bakhita Italie est touchée par la grâce et fini canonisée.
    Ce roman est aussi intéressant dans le sens où l'auteure utilise des images, des comparaisons, des anaphores pour tenter de nous restituer la douleur, la vie, la joie de Bakhita.
    Merci.

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  • Véronique Olmi nous conte l'histoire bouleversante de Bakhita. Une femme au destin incroyable.

    Née en 1869, elle a 7 ans lorsqu'elle est razziée dans son village natal du Soudan. Elle est enlevée par des négriers musulmans. Elle devra endurer l'insupportable, trouvera une énergie et une...
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    Véronique Olmi nous conte l'histoire bouleversante de Bakhita. Une femme au destin incroyable.

    Née en 1869, elle a 7 ans lorsqu'elle est razziée dans son village natal du Soudan. Elle est enlevée par des négriers musulmans. Elle devra endurer l'insupportable, trouvera une énergie et une force pour vivre incroyables. Imaginez, mais c'est presque inimaginable, des conditions de vie innommables, l'isolement, la crasse, la peur, la douleur, les longues marches attachée aux fers. Garder l'espoir grâce à Binah, sa compagne de misère avec qui elle sera vendue. L'espoir par la fuite, l'espoir de retrouver sa soeur Kishmet vendue bien avant elle...

    Les coups, la souffrance.. L'arrivée au harem. Elle a moins de douze ans, sort à peine de l'enfance et a déjà tout enduré : torture, scarification, abus et violence, elle a vu des soeurs mourir, périr de souffrances abominables.

    Vendue pour la cinquième fois à un consul italien, cette rencontre décisive va changer sa vie et la mener en Italie.

    Bakhita c'est le don pour l'autre, elle a une compassion sans faille, elle rencontrera Stefano qui veut l'adopter, lui donner une éducation. Elle ira étudier chez les soeurs Cannassiennes de Venise, elle y rencontrera la foi, "l'illumination".

    Celle que l'on nommera "La Moretta" accepte son sort, elle donnera sa vie à Dieu et aux autres. Tour à tour esclave, captive, domestique, religieuse et sainte.

    Un destin hors du commun qui nous parle de l'esclavage, de la société, de l'Histoire majuscule avant l'avènement du fascisme, du Duce, des guerres mondiales.

    Une plume magnifique, un récit qui se partage en deux parties : Le Soudan, l'enfance et les horreurs subies par la fillette dans le monde de l'esclavagisme et son parcours vers la foi, sa vie de religieuse, dévouée toujours aux autres jusqu'à sa sainteté.

    L'écriture est poétique même si la noirceur, la violence de la première partie est parfois insoutenable. La narration est magnifique, une plume très visuelle dégageant énormément d'humanité. Un récit lumineux. C'est sans conteste mon troisième gros coup de coeur de cette rentrée.

    Coup de coeur ♥♥♥♥♥

    Les jolies phrases

    Pour qu'une histoire soit merveilleuse, il faut que le début soit terrible, bien sûr, mais que le malheur reste acceptable et que personne n'en sorte sali, ni celle qui raconte, ni ceux qui écoutent.

    Il y aura toujours en elle deux personnes : une à la merci de la violence des hommes, et l'autre, étrangement préservée, qui refusera ce sort. La vie mérite autre chose. Elle le sait.

    Elle ne comprend pas la phrase, elle comprend le sentiment. Et c'est comme ça que dorénavant elle avancera dans la vie. Reliée aux autres par l'intuition, ce qui émane d'eux elle le sentira par la voix, le pas, le regard, un geste parfois.

    C'était un mystère et un espoir, c'était surtout une envie de vivre encore, l'interstice par lequel passe la dernière force humaine, avec la certitude fulgurante et violente de ne pas être totalement seule.

    Pourtant, traitées comme des bêtes, maltraitées par les bêtes, enfermées, piétinées, attachées, leur personnalité, leurs rêves, et même une partie de leur innocence, ce qu'ils sont, demeurent.

    La vie était un carnaval aux masques trompeurs, à la joie factice, une fête susceptible de si vite s'interrompre.

    C'était un monde clos, peuplé de maîtresses et d'esclaves, toutes vivaient ensemble et toutes étaient captives.

    Être nue à Olgossa était aussi naturel que l'herbe dans le vent, être vêtue d'un simple pagne dans la maison du maître est une honte permanente.

    Bakhita comprend qu'on peut tout perdre, sa langue, son village, sa liberté. Mais pas ce que l'on s'est donné. On ne perd pas sa mère. Jamais. C'est un amour aussi fort que la beauté du monde, c'est la beauté du monde. Elle porte la main à son coeur, et elle pleure, des larmes de consolation. Elle a si peur de la perdre.


    Mais elle ne sait pas écrire. Et tous autour d'elle parlent des langues nouvelles, les mots sont comme les pays sur la carte, changeants et lointains, elle ne peut les relier à aucun des sentiments qui l'habitent, et elle s'isole dans cette incertitude.

    L'esclavage ne s'efface pas. Ce n'est pas une expérience. Ça n'appartient pas au passé. Mais si elle a le droit d'être aimée, alors ce jour qui vient est sa récompense. Elle a marché jusqu'à ce jour. Elle a marché des années. Marché jusqu'à el Paron. Pour ne plus jamais obéir à d'autres ordres, ne plus jamais se prosterner devant d'autres maîtres.

    Elle a la force maintenant pour aimer les autres. Maintenant que sa vie est dans des mains plus hautes.

    Elle voudrait leur dire comme la vie est rapide, ce n'est qu'une flèche, brûlante et fine, la vie est un seul rassemblement, furieux et miraculeux, on vit on aime et on perd ceux que l'on aime, alors on aime à nouveau et c'est toujours la même personne que l'on cherche à travers toutes les autres.


    https://nathavh49.blogspot.be/2017/10/bakhita-veronique-olmi.html

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  • Bakhita est inspiré de la vie de Sainte Guiseppina Bakhita, religieuse d'origine soudanaise première Africaine canonisée par le pape Jean-Paul II. Bakhita signifie « la chanceuse », mais l’est-elle cette enfant qui au seuil d’une vie heureuse et choyée par sa mère et de sa fratrie, dans son...
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    Bakhita est inspiré de la vie de Sainte Guiseppina Bakhita, religieuse d'origine soudanaise première Africaine canonisée par le pape Jean-Paul II. Bakhita signifie « la chanceuse », mais l’est-elle cette enfant qui au seuil d’une vie heureuse et choyée par sa mère et de sa fratrie, dans son village du Darfour, va être enlevée puis vendue comme esclave ?
    Elle a tout juste 7 ans et sa sœur a déjà été emportée lors d’une razzia dont sont coutumiers les négriers musulmans, marchands d’esclaves par tradition. Elle sera vendue plusieurs fois, ira de souffrance en souffrance, d’abandon en séparation, mais toujours elle aura cette force en elle qui lui a permis de vivre, belle et invincible. Peut-être portée par cette enfance choyée, aimée, insouciante, par l’oubli de son prénom également, qui marque à jamais la perte des siens.
    Elle connaitra les chaines, la violence, physique et mentale, l’abandon, l’oubli. Souffre-douleur de ceux à qui elle est offerte, objet sexuel et creuset des souffrances, torturée et scarifiée, elle saura survivre en regardant la lune, le ciel, les étoiles, souvenir du bonheur quotidien et familial. Jusqu’à sa rencontre avec le consul italien, qui va bouleverser sa vie.
    Bakhita est un roman émouvant, à l’écriture visuelle et sensuelle, ni revancharde, ni pleurnicheuse, avec toujours une grande justesse de mots et de sentiments. J’ai été émue par ces mots qui font comprendre que l’on peut porter très haut un flambeau d’espérance.
    https://domiclire.wordpress.com/2017/10/28/bakhita-veronique-olmi/

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