Avis à mon exécuteur

Couverture du livre « Avis à mon exécuteur » de Romain Slocombe aux éditions Robert Laffont

4

3 notes

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  • 0.25

    Avis de la page 100 : Alors qu'on pouvait s'attendre à un policier, c'est la confession d'un des hommes de main du pouvoir Stalinien que l'on découvre. J'ai du mal à rentrer totalement dans le roman (car s'en est un même si on pourrait parfois se croire dans un essai tant les références historico-politiques sont nombreuses) peut-être parce qu'écrit à la première personne, il y a peu de dialogue et que l'écriture est essentiellement descriptive. Une lecture un peu rébarbative mais qui me permet de replonger dans les sombres années d'avant-guerre. J'ai bien du mal à savoir si j'aimerai ou pas ce livre au final. Affaire à suivre donc...

    • virginie heber-suffrin le 20/08/2014 à 17h23

      Voici un roman qu’on devrait retrouver dans les listes de prix littéraires de cet automne. Romain Slocombe signe ici une histoire qui retrace les années sombres du stalinisme. Sous forme d’un récit apocryphe, on pénètre au cœur du système d’espionnage soviétique.
      Le roman commence par un prologue relatant un fait divers : un homme a été retrouvé mort dans une chambre d’hôtel à Washington. L’enquête conclue à un suicide. Cet homme n’est autre que Krebnitsky, transfuge de l’Est, traqués par ses anciens collègues. Puis, le narrateur passe en revue rapidement les différents protagonistes de l’affaire et informe le lecteur d’un courrier en provenance de Lausanne. Un ami libraire lui envoie un manuscrit et des lettres personnelles attribuées à Krebnitsky. Le cadre est posé.
      Le roman est principalement constitué des mémoires de Krebnitsky, un espion comme un autre, ni meilleur, ni plus mauvais. Un homme avec sa foi dans le Communisme idéalisé, ses doutes dans l’appareil du Parti mais aussi ses lâchetés face aux choix tragiques que ses supérieurs lui imposent.
      C’est l’histoire d’une vie dans l’histoire du Monde. Un roman qui humanise l’inhumain. Mais aussi un roman qui se mérite. J’ai dû me forcer à entrer dans cet univers. Le nombre de personnages, les abréviations désignant les différents services de sécurité soviétiques, la forme même du récit, au début, qui s’apparente plus à un témoignage qu’à un roman, m’ont rebutés au début. Mais tout cela concourt à donner à cette histoire un réalisme parfois à la limite du soutenable et un accent de vérité indéniable. Finalement, il est difficile de quitter Victor Krebnitsky, et son souvenir se prolonge bien après avoir refermé le livre.

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  • 0.15

    vis de la page 100
    même si c'est dans les premières pages que l'on rencontre le personnage principal et que le "scenario" se pose, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le sujet. Pourtant ce meurtre aurait eu de quoi me séduire (moi qui adore les polars). Ce n'est qu'à la page 41 que ce livre prend une autre dimension pour moi et j'y trouve réellement un grand intérêt peut être parce que j'aime tout ce qui a attrait pour l'histoire. J'ai hâte de tourner les pages et de poursuivre l'évolution de Victor Krebnitsky dans le milieu du communisme bolchevik de l'Urss. L'histoire dans l'Histoire m'intéresse au plus haut point

    • virginie revelle le 22/08/2014 à 18h32

      Un peu déçue par les premières pages de ce livre : je pensais qu'il avait tout d'un bon polar (que j'adore) mais pas du tout, on est en plein roman historique et politique. Dommage, j'aurais aimé que l'on parte du meurtre et que l'on remonte aux meurtriers. On prend le livre dans l'autre sens, c'est à dire aux débuts de Victor Krebnitsky dans le monde de la politique et plus particulièrement du communisme. Et le déroulement de sa vie va nous mener à son meurtrier mais aussi aux raisons de son assassinat.
      Les livres historiques m'intéressent énormément, des Tudors à JFK, l'éventail est large. Après, le côté politique, la multitude de personnages dans ce livre, les différents noms qui leurs sont donnés pour brouiller les pistes alourdissent grandement le livre. Au bout de 300 pages, on rame pour se souvenir de qui est qui. Pourtant, j'ai aimé le fait de passer d'un pays à un autre, de suivre cet homme dans sa quête, selon ses idéaux politiques, d'un monde meilleur.
      points forts : le contexte historique, le fait que l'on puisse apprendre des choses sur Staline, Lenine, Trotsky (mais aussi les alliances/désalliances entre pays), le fait que le livre soit dans la continuité au niveau des dates (pas de flashback)
      points faibles : trop de personnages qui peuvent avoir jusqu'à trois identités différentes, donc trop lourd pour ce livre et pour s'y retrouver
      ma note : 3 : car l'auteur a énormément de connaissances sur le sujet et ce qui en ressort c'est qu'il le maîtrise à fond et il nous apprend énormément de choses

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  • 0.2

    Etape des 100 pages

    1941. Washington. Un type plutôt mystérieux prend possession de sa chambre d'hôtel. Le lendemain il est retrouvé mort d'une balle dans la tête, allongé sur son lit.
    On est dans un polar ! Pas du tout. Le type en question est un ancien espion Russe et nous laissant dans le doute du suicide ou de l'assassinat il va nous faire le coup du mort qui parle. On revient très rapidement aux années trente sans doute un peu déçu de ne pas être dans le polar où l'on croyait être. Mais tant pis, si ça n'est pas un polar on sait maintenant que l'on est dans un roman d'espionnage. Mais là encore légère déception. Slocombe n'est pas John le Carré et ne semble pas savoir associer poids du contexte historique et légèreté de romancier. Un catalogue de purges staliniennes nous assomment un peu avec moult détails, grades des agents de renseignements et deux ou trois identités par agent. On s'accroche, on essaie de retenir tout ça pour avancer et on répond présent au ton didactique du narrateur qui, on l'espère, va se détendre un peu avant de mourir...

    • Jean François SIMMARANO le 21/08/2014 à 16h50

      1941. Un homme plutôt mystérieux prend une chambre d’hôtel à Washington. Le lendemain matin il est retrouvé mort sur son lit, une balle dans la tête et une arme à feu à proximité de sa main. Suicide, meurtre maquillé ? On se dit que l’on est entré de plein pied dans un polar. Mais très vite, Romain Slocombe coupe court à toute prospective possible de la part du lecteur et va donner la parole à son cadavre qui a laissé lui-même un manuscrit. Ce sera le corps du roman. Point de polar mais un récit extrêmement documenté sur le renseignement en union soviétique entre 1936 et 1941. Au travers du témoignage de son personnage, agent stalinien de la première heure, Slocombe nous gratifie dans un premier temps d’un véritable catalogue des purges de Staline, un peu rébarbatif – on a vu Patrick Deville décrire les horreurs de la machine de mort khmer de façon plus romanesque dans « Kampuchéa », ou Marc Dugain nous faire approcher Staline par la petite histoire et le rendre encore plus monstrueux dans « Une exécution ordinaire »- On se dit même que l’on a eu de la chance de lire les grands auteurs Russes pour avoir acquis cette gymnastique afin de retenir des identités que Tolstoï n’aurait pas reniées, ainsi que « Les bienveillantes » pour une autre gymnastique, celle de retenir un véritable glossaire de grades et de niveaux hiérarchiques dans le tristement célèbre NKVD. Mais ce serait une erreur que de railler Slocombe aussi rapidement et de regretter, pourquoi pas, qu’il ne soit pas John le Carré. Tout vient à point à qui sait se faire surprendre. Pas à pas le roman avance au fil du récit de l’agent du renseignement soviétique et nous entraine au cœur de la guerre d’Espagne, sans doute le passage le plus intéressant d’un point de vue historique, puis de retour en URSS glisse rapidement vers le doute et la peur qui deviennent les éléments moteurs de la pensée du héros tragique de ce roman. Au fil des pages il nous transmet cette angoisse effrayante et totalement kafkaïenne . Mission accomplie pour l’agent de liaison Slocombe qui nous infiltre au cœur du grand secret stalinien expliquant la folie meurtrière, paranoïaque et dévastatrice du petit père des peuples. Son approche du personnage historique dans son traitement est sans doute plus en rapport avec la trilogie de James Ellroy sur Edgard Hoover avec ses filatures, écoutes et caviardage de documents, que celle des auteurs de romans d’espionnage classiques. « Avis à mon exécuteur » est un roman qui monte en puissance sans éviter les partis-pris ou règlements de compte un peu maladroits de son auteur mais qui rafle la mise quand on le referme, du fait même que l’on n’a pas pu le lâcher depuis des heures et qu’il reste en nous.

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  • 0

    Rendez vous de la page 100-
    Un roman qui me rebute car un contexte historique que je connais mal (quelques souvenirs de mes cours de lycée) avec beaucoup de références qui me parlent peu et des sigles dans lesquels je m'emmêle les pinceaux! Je lâche souvent la lecture et je fais beaucoup de retour en arrière qui parfois m'éclaire.
    Pourtant un crime intéressant qui m'interpelle et dont j'ai envie de découvrir les tenants et les aboutissants dans la suite du roman.

    • Carine Miletto le 19/08/2014 à 17h34

      Un roman dense qui dénonce l’action de Staline à travers un ouvrage écrit par Victor Krebnitsky, agent du renseignement de l’URSS, juif polonais. A travers cet écrit, l’agent souhaite témoigner de l’horreur des actes de Staline entre 1935 et le début de la première guerre mondiale, époque où l’on retrouve notre narrateur mort dans sa chambre d’hôtel à Paris.

      Un roman historique qui révèle au lecteur « averti » un pan de l’histoire soviétique et du mouvement bolchevique au moment de la révolution catalane. La vie de Krebnitsky, ses allers retours entre Paris, Moscou, mais aussi Londres et Barcelone permettent de pénétrer de façon précise voire intimiste dans les méandres des actions menées par un agent soviétique au service du petit père des peuples.

      Au fil du roman se dévoile les combines de Staline et sa proximité avec Hitler. Le narrateur prend conscience de cet aspect de sa personnalité et décide de rompre avec le parti. Mais de nombreuses missions l’attendent encore.

      Ce livre nécessite une connaissance de l’époque historique décrite afin de comprendre les multiples références qui parsèment la narration. Un roman difficile car beaucoup de personnages (aux noms compliqués) et de nombreux sigles (NKVD) qui renvoient à des institutions précises de la société russe.
      Néanmoins, on découvre l’envers du décor, mieux que dans un manuel d’histoire, avec des anecdotes que l’on retient facilement et qui nous éclairent.

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