Avenue des géants

Couverture du livre « Avenue des Géants » de Marc Dugain aux éditions Gallimard

4.0625

32 notes

Résumé:

Al Kenner serait un adolescent ordinaire s'il ne mesurait pas près de 2,20 mètres et si son QI n'était pas supérieur à celui d'Einstein. Sa vie bascule par hasard le jour de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Plus jamais il ne sera le même. Désormais, il entre en lutte contre ses mauvaises... Lire la suite

Al Kenner serait un adolescent ordinaire s'il ne mesurait pas près de 2,20 mètres et si son QI n'était pas supérieur à celui d'Einstein. Sa vie bascule par hasard le jour de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Plus jamais il ne sera le même. Désormais, il entre en lutte contre ses mauvaises pensées. Observateur intransigeant d'une époque qui lui échappe, il mène seul un combat désespéré contre le mal qui l'habite.

Inspiré d'un personnage réel, Avenue des Géants, récit du cheminement intérieur d'un tueur hors du commun, est aussi un hymne à la route, aux grands espaces, aux mouvements hippies, dans cette société américaine des années 60 en plein bouleversement, où le pacifisme s'illusionne dans les décombres de la guerre du Vietnam.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Une fois encore, j’ai craqué sur un livre de serial killer d’autant plus que celui-ci est sensé romancer la vie d’Ed Kemper. Donc, le récit nous plonge dans l’enfance d’un sociopathe qui, suite à des démêlés avec sa famille, décide de tuer ses grands-parents paternels. Jusque-là, le lecteur est happé par l’aspect un tantinet voyeuriste de l’histoire. Mais c’est après que ça se gâte. J’aimais énormément l’atmosphère oppressant et glauque de la ferme où vivait Al Kenner (le personnage central) et j’avoue avoir avalé les 170 premières pages d’une traite sans m’en rendre compte. Cependant, l’histoire s’en voit dépourvu lorsqu’il se fait interner à Atascadero puis relâcher en Californie. Il ne se passe pas grand-chose dans ce roman, comparé à d’autres traitant du même sujet, jusqu’à la fin où Al déballe tout son parcours meurtrier à Duigan. C’est avant tout un roman psychologique où le personnage principal nous livre ses états d’âmes. Malgré ses actes répréhensibles, il est d’ailleurs difficile de ne pas éprouver de la sympathie pour Al Kenner.

  • 0.25

    L'auteur s'est inspiré d'un personnage réel, un tueur hors normes. Mais c'est surtout un livre dédié aux grands espaces et à la société américaine dans les années 60.

  • 0.15

    Marc Dugain entre ici dans l'esprit du tueur en série américain Ed Kamper. Il décrit le cheminement personnel qui fait d'un homme un meurtrier. Un roman vraiment captivant.

  • 0.15

    un roman dérangeant qui nous fait plonger dans la tête d"un assassin froid et distant ...

  • 0.15

    Marc Dugain fait de la docu-fiction avec « Avenue des Géants », c'est-à-dire qu’il part d’un vrai personnage avec une vraie histoire (ici Al Kenner) et lui donne le rôle de narrateur, imaginant sa psychologie et son parcours à partir de ce qu’il sait de la réalité. Al Kenner, 15 ans, tue sa grand-mère le jour de l’assassinat de Kennedy, il vivait chez elle et elle le gonflait. Il tue par la même occasion son grand-père… parce qu’il se trouvait là ! Déclaré irresponsable, il est envoyé dans un hôpital psychiatrique qui le traite et le libère à sa majorité en lui recommandant de ne pas s’approcher de sa mère. Il faut dire que sa mère et lui sont englués dans une relation de haine qui ne peut déboucher à terme que sur un drame. Pourtant, sans ressources, c’est chez elle qu’il retourne vivre. Al Kenner est aujourd’hui emprisonné à vie et aurait été exécuté si la peine de mort avait été en application à l’époque, çà donne une idée de la tournure qu’on pris les évènements ! Marc Dugain nous immerge dans la psychologie complexe, torturée et déviante de cet homme jeune, mesurant plus de 2m20, au QI supérieur à 150 et qui semble hors-norme à tous les points de vue. C’est efficace car par moment, on se prendrait presque d’affection pour ce grand gaillard qui, à sa sortie de l’hôpital, se voit fermer toutes les portes qui auraient pu lui assurer la rédemption. Incapable d’éprouver de l’empathie, écrasé par le poids de sa propre intelligence, incapable de s’insérer dans une société américaine en pleine mutation, il répond tellement parfaitement à la définition du psychopathe que çà en fait presque un cas d’école. Entre les chapitres censés se dérouler dans les années 60, des petits flash forwards viennent rappeler, mine de rien, qu’on a à faire à quelqu’un qui a commis quelque chose d’horrible (je ne dis pas quoi, les derniers chapitres sont glaçants) et qu’on devrait se garder de toute empathie pour cet homme incapable d’en avoir. C’est efficace dans le sens où c’est malsain, que la lecture du parcours de Kenner est éprouvante. Mais le style est agréable, les chapitres courts donne un rythme soutenu, c’est une lecture que je recommande à condition de sa voir dans quoi on met les pieds : ce n’est pas un polar, pas vraiment une fiction, c’est bien plus dérangeant que cela.

  • 0.2

    L auteur nous rend attachant ce garçon déjanté dont les crimes sont epouvantables

  • 0.25

    Entrer dans le cerveau d’un tueur c’est ce que nous propose l’auteur dans son récit. On suit Al Kenner géant de 2m maltraité par sa mère et abandonné par son père qui commet un double meurtre (ses grands parents) le jour de l’assassinat de Kennedy.

    La réussite de l’auteur est de nous faire partager les pensées, le trouble du personnage, son impossibilité à éprouver de l’empathie, ses peurs, envies sans jamais le juger. Il alterne avec des sauts dans les années 2000 où le narrateur parle à une visiteuse de prison. Il montre les tentatives du héros pour essayer de se comprendre, trouver un but à son existence même s’il est toujours sur le fil du rasoir et terrassé par des envies morbides et suicidaires.

    Au delà de la psychologie du personnage, l’auteur retranscrit aussi une époque celle des années 60-70 époque des hippies, du mouvement non violent. Il rend compte aussi des ambiguïtés de l’Amérique et de ses valeurs conservatrices et républicaines. Il dresse un tableau sans concession de cette Amérique dont la jeunesse cherche une autre alternative, une autre façon de vivre.

    Son tour de force est de nous faire comprendre comment le personnage arrive à justifier ses actes, ses transgressions, comment il a sa propre logique et une grille d’analyse ironique et implacable sur la société américaine de part son intelligence trop élevée.

    Les relations compliquées avec sa mère, la recherche d’un père, sa fascination pour la psychiatrie donne un récit dense et prenant qu’on n’arrive pas à lâcher et on s’attache à ce personnage torturé qui est pourtant totalement un antihéros.

    Ce roman inspiré de fait réel est impressionnant car il aboutit à une vrai réflexion sur la violence, la famille, et sur ce que le personnage appelle « ses mauvaises pensées ».

    L’écriture fluide et le récit de la vie du personnage nous font mieux comprendre ce personnage complexe qui est poussé par une pulsion plus forte que lui. J’avais déjà apprécié le style de Marc Dugain dans l’emprise je suis définitivement convaincue par ce roman. Il arrive à vous rendre réelle les routes, forêts et espaces américains, à visualiser comme au cinéma cette tragédie moderne.

    Un livre à découvrir d’urgence car vous ne pourrez pas le lâcher pour tenter de comprendre la part sombre de l’être humain. Si vous aussi vous avez envie d’être saisie et d’écouter « la voix d’un géant »n’hésitez pas et ouvrez ce livre.

  • 0.25

    Grâce à une écriture sans fioriture mais réellement efficace, Marc Dugain a créé un véritable page-turner. Sans suspense mais avec une fraîcheur affranchie d'émotion, il m'a procuré un très grand plaisir de lecture.
    Malgré le thème abordé, je me suis laissé guider dans la tête de Al Kenner: On le suit dans ce raisonnement qui lui est propre, on subit son absence de sentiments, ses nombreux préjugés, mais on se laisse conduire sans se débattre sur la route de sa liberté. Marc Dugain fait le portrait d'un homme hors normes et dangereux, dont la capacité mentale supérieure lui permet de mentir au monde et aussi finalement de se mentir à lui même. Il n'a pas conscience de sa vraie nature, son intelligence le conforte dans ses choix et en définitive lui voile la réalité.
    Marc Dugain ne tombe pas dans les travers du sujet et évite donc de nous proposer une version journalistique ou une version glauque de l'affaire, pour nous plonger sans jugement dans la quête d'affranchissement d'un esprit perturbé au milieu de l'amérique libérée et libertine des années 60.

  • 0.15

    J'aime beaucoup le style d'écriture de Marc Dugain, mais là je suis un peu déçue. j'ai moyennement apprécié le coté documentaire que j'ai trouvé prononcé dans ce roman. Mais cela reste un bon roman captivant.

  • 0.2

    Entre roman de fiction et documentaire, pas tout à fait un polar car il n'y a pas véritablement de suspens. Ce n'est pas non plus une étude psychologique et c'est toujours l'écriture très agréable de Marc Dugain.

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