Avant que j'oublie

Couverture du livre « Avant que j'oublie » de Pauly Anne aux éditions Verdier
  • Date de parution :
  • Editeur : Verdier
  • EAN : 9782378560294
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoo- lique, et tout ce qui va avec : violence conju- gale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la... Voir plus

Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoo- lique, et tout ce qui va avec : violence conju- gale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les appa- rences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde ancienne- ment rural et ouvrier.
De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ?
Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre- tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

Donner votre avis

Avis(5)

  • Voilà un premier roman très prometteur et pourtant le sujet n'est pas des plus faciles. Le deuil. Il y a les démarches administratives nécessaires  mais aussi "sentimentales" suite à la perte j'allais dire d'un être cher mais ici la relation était beaucoup plus complexe, Anne Pauly, la...
    Voir plus

    Voilà un premier roman très prometteur et pourtant le sujet n'est pas des plus faciles. Le deuil. Il y a les démarches administratives nécessaires  mais aussi "sentimentales" suite à la perte j'allais dire d'un être cher mais ici la relation était beaucoup plus complexe, Anne Pauly, la narratrice, a en effet plus de souvenirs violents imbibés d'alcool que doux, complices avec ce père qui vient de décéder. A travers son absence mais aussi les marques de son passage dans la maison familiale, dans la ville où il vécut, les gens présents lors des obsèques, elle va découvrir peu à peu un autre homme dont elle va se rapprocher.

    Anne Pauly avec simplicité évoque le décès de son père, unijambiste et alcoolique, aux réactions parfois insolites ou brutales, dont elle pensait être presque la seule avec son frère à suivre le cercueil, tellement il lui apparaissait comme misanthrope, violent, solitaire et pourtant... Elle procède à l'inventaire d'une maison familiale qu'il faut vider mais aussi à l'inventaire des souvenirs qui la lient à cet homme, pensant ainsi se protéger pour finalement le découvrir sous un autre jour et réaliser qu'il l'aimait à sa manière.

    Une écriture simple, douce, parfaitement en adéquation avec le thème, l'évolution des sentiments, qui plonge le lecteur dans ce qu'il est amené un jour ou l'autre à connaître, à traverser lorsque les parents disparaissent : les affrontements parfois entre enfants sur les décisions à prendre, ce qu'il faut garder, jeter, tout un bric à brac, miettes d'une vie....

    Elle évoque dans certains passages les manies, subterfuges d'un homme pour boire, l'image au père totalement faussée, la difficulté à éprouver des émotions pour un parent dont on ne garde en mémoire que les scènes d'excès, de violence, loin de l'image que l'on voudrait avoir d'un père aimant et attentionné. J'ai trouvé incroyablement juste le cheminement de l'auteure, l'évolution au fur et à mesure des jours et semaines de ses sentiments vis-à-vis de lui, de la découverte d'un "autre" père, de faire la paix avec lui.

    Penser que la perte d'un père que l'on a presque haï se fera sans trouble, sans émoi est parfois loin de la réalité. Pour avoir vécu une telle situation, j'ai été à plusieurs reprises troublée par la similitude des ressentis oscillant entre haine, rancœur et incompréhension.

    Avec sincérité elle explore les sentiments qui nous habitent quand l'éloignement sera définitif, irrémédiable, que tout n'a pas été dit ou compris, quand ce que l'on croyait facile devient un chemin semé d'obstacles difficiles à franchir, le tout sans tomber dans la facilité d'en faire un récit pathétique ou glauque.

    Faire son deuil, quel qu'il soit, comporte des étapes nécessaires mais aussi utiles et c'est ce que propose Anne Pauly avec ce petit roman qui se révèle à la fois lucide et vrai sur des moments où chacun se révèle parce que dans ces moments là, difficile de ne pas se mettre à nu.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Voici un excellent premier roman. Comme souvent, c’est un premier roman autobiographique, chargé d’intimité, où l’émotion affleure. Mais à la différence de beaucoup de premiers romans, Anne Pauly n’a pas voulu « tout donner ». Sa sensibilité sert le récit, et non l’inverse. Le risque était...
    Voir plus

    Voici un excellent premier roman. Comme souvent, c’est un premier roman autobiographique, chargé d’intimité, où l’émotion affleure. Mais à la différence de beaucoup de premiers romans, Anne Pauly n’a pas voulu « tout donner ». Sa sensibilité sert le récit, et non l’inverse. Le risque était pourtant grand car elle a choisi d’évoquer la disparition de son père. Anne Pauly danse avec sa mort dans une valse à trois temps : le décès, l’enterrement et le deuil. Ses descriptions de l’hôpital, de la morgue, des pompes funèbres, de la messe et de l’enterrement sont justes, parfois aigre douces. Tantôt elle pleure, tantôt elle rit jaune, découvre ses canines et mord. La lassitude du personnel hospitalier, l’hypocrisie des fêtes de famille, l’absurdité de la liturgie catholique, elle n’épargne rien ni personne, sans méchanceté mais avec un aplomb salvateur. On a tous perdu un proche et traversé des épreuves similaires. Anne Pauly nous rejoue ce requiem avec finesse et met des notes sur nos chagrins. Les pages consacrées au deuil sont magnifiques. Notamment quand elle fait l’inventaire des souvenirs ; l’être aimé parti, il se réincarne dans les objets qui lui ont appartenu (p100). Quand elle décide d’enregistrer les bruits de fond de la maison où il a vécu, le décor sonore de sa vie (p97) ; quelle merveilleuse idée ! Quand elle décrit les manies du défunt qui, pour préserver sa santé mentale, répertoriait des tas de trucs comme d’autres font des mots croisés ou du Sudoku, ou se refusait à jeter les choses parce qu’il avait l’impression de s’amputer un peu plus. Et puis, il y a Juliette, l’amie d’enfance. Ses paroles et ses lettres exposent la maladresse du père, son humour, son narcissisme, et cette pudeur mal placée qui l’empêcha de dire ouvertement à ses enfants qu’il les aimait à la folie. Ce serait un beau Goncourt des lycéens.
    Bilan :

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Avant que j’oublie Anne Pauly aux éditions Verdier

    J’avais écrit ma chronique avant de rencontrer Anne à la Machine à Lire, une rencontre humaine et la découverte d’une très belle voix sur ses mots qui résonnaient encore en moi.
    C’est un premier roman exceptionnel sur le deuil du père mais...
    Voir plus

    Avant que j’oublie Anne Pauly aux éditions Verdier

    J’avais écrit ma chronique avant de rencontrer Anne à la Machine à Lire, une rencontre humaine et la découverte d’une très belle voix sur ses mots qui résonnaient encore en moi.
    C’est un premier roman exceptionnel sur le deuil du père mais aussi sur la transmission.
    « Ton père était quelqu’un de généreux et d’intelligent, mais je le connaissais et il avait aussi ses défauts. Tu sais, un enterrement, ce n’est pas forcément faire l’apologie de quelqu’un. Je pense que c’est bien de lire ce texte parce qu’il parle de la manière de s’engager avec les autres et de donner le meilleur de soi sans compter, et ton père avait parfois du mal de ce côté-là. »
    En apparence il s’agit de l’histoire d’un père alcoolique et violent, d’une vie familiale cabossée. Une mère légèrement bigote c’est ainsi qu’elle trouve sa bulle d’oxygène pour supporter. Elle est présente dans tout le livre en filigrane, car elle, c’est une autre histoire. Elle est morte avant son mari « d’épuisement », c’est ainsi.
    Le terreau qui a vu pousser cet homme, c’est un milieu simple, très tôt éjecté de l’école, des rêves en pagaille sans pouvoir les réaliser par timidité, parce qu’il ne se sent pas à sa place, parce que son goût des livres et de certaines philosophies ne sont pas de ce milieu-là…
    Cela crée des frustrations, des angoisses qu’il est plus facile de noyer dans l’alcool que dans l’analyse.
    Mais Anne ne se répand pas, elle décrit, décortique cette vie simple et complexe avec élégance et humour.
    C’est la force de ce livre, le lecteur rit plus qu’il ne sèche sa larme à l’œil.
    Cela commence par le moment trouble de la mort d’un proche qui nous plonge dans une sorte d’hébétude et d’incompréhension au monde qui continue à s’agiter et nous demande de nous agiter pour régler les formalités. La mort oui, mais la vie continue, il faut faire face.
    La séance des pompes funèbres est hilarante.
    Et puis il y a aussi le temps des regrets, des si j’avais su…
    Anne n’est pas la seule enfant, il y a le frère. Mais face à cet événement majeur, chacun est seul face à cet inéluctable.
    Totalement replacé dans son contexte : époque années 70 et son milieu social, c’est une peinture d’une génération d’hommes à qui la société imposera un modèle dont le costume était souvent trop grand et le mode d’emploi illisible.
    L’enfant vit dans une inquiétude permanente même lorsqu’elle a quitté le nid. C’est une inquiétude viscérale, il faut trouver la bonne attitude, le bon équilibre pour aider son parent et se sauver en même temps.
    Le moment de s’occuper des affaires du défunt, ranger la maison, la vider, et découvrir qu’une vie de labeur peut être contenu dans une boîte à chaussures. Découvrir des obsessions, signes de solitude et d’angoisse. Prendre conscience.
    Cet homme simple aimait à sa façon, rustre mais peut-être efficace, c’est l’acte aussi de cette génération, la distribution de chèques pour tout : réussite, chagrin, maladie, sans les mots il pense à préserver des aléas du manque d’argent.
    « J’en ai tellement manqué quand j’étais jeune. J’ai tellement manqué de tout. »
    C’est aussi un acte d’amour de celui qui n’avait pas suffisamment une bonne opinion de lui-même pour donner des conseils, le trésor des mots enfouis en lui ne sortait pas. Il n’était pas dupe de la façon dont il avait conduit sa vie.
    Juliette son amour de jeunesse, écrit une très belle lettre qui montre à quel point les apparences sont un carcan, et qu’un homme simple a des complexités et des richesses.
    « On n’oublie jamais, on apprivoise le manque avec les moyens propres à chacun…Les mots sont souvent inefficaces. »
    Anne parsème des expressions comme des bulles de savon qui éclatent : « un touriste de la vie », « un courage de carnaval », « mais ta mère quelle sainte femme », « la vie cette partie de pêche. »
    C’est un roman d’amour filial, Anne a trouvé les mots forts et riches, qui sonnent, résonnent en chacun de nous.
    Je crois sincèrement que c’est l’héritage qu’il lui a transmis, la force de les faire surgir sous une plume aussi élégante qu’émouvante.
    Ses mots enfouis pour l’un, saint Graal pour elle et nous.
    Un livre bouleversant.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 10 novembre 2019.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Anne vient de perdre son père et malgré sa peine elle repense à son enfance , à ses parents.
    Ce père qui ne savait pas montrer à ses enfants qu'il les aimait, ce père qui rentrait du boulot bourré, qui était violent avec sa femme, ce père qui a laissé à ses enfants de mauvais souvenirs.
    Le...
    Voir plus

    Anne vient de perdre son père et malgré sa peine elle repense à son enfance , à ses parents.
    Ce père qui ne savait pas montrer à ses enfants qu'il les aimait, ce père qui rentrait du boulot bourré, qui était violent avec sa femme, ce père qui a laissé à ses enfants de mauvais souvenirs.
    Le frère lui ne veut plus en entendre parler et laisse à Anne le soin de faire le tri et le rangement dans le capharnaüm .
    Et là , en fouillant elle a une autre vision de la vie de ses parents dans cette commune anciennement rurale et ouvrière mais surtout elle reçoit un courrier d'une ancienne copine de classe de son père ................
    Et en lisant ce courrier elle se rend compte qu'elle lui ressemble beaucoup ....... beaucoup plus qu'elle ne le croyait .......
    Un très bel hommage à un père qui n'a jamais su dire " je t'aime " .......

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • « J'ai cru mourir d'amour et de mélancolie... »
    Je reprends ici une phrase du roman pour dire à quel point ce livre m'a profondément touchée.
    Oui, j'ai vraiment senti la présence d'une voix très personnelle, d'une intense émotion et d'une sensibilité à fleur de peau qui m'ont bouleversée.
    Et...
    Voir plus

    « J'ai cru mourir d'amour et de mélancolie... »
    Je reprends ici une phrase du roman pour dire à quel point ce livre m'a profondément touchée.
    Oui, j'ai vraiment senti la présence d'une voix très personnelle, d'une intense émotion et d'une sensibilité à fleur de peau qui m'ont bouleversée.
    Et puis, parfois, vous le savez bien, l'amour que l'on a pour un livre naît d'une rencontre : des mots qu'on peinait à trouver et qui soudain sont là, devant vos yeux, comme par magie, et la chose incroyable, c'est qu'ils disent précisément, à la nuance près et avec une très grande justesse, l'émotion qui a été la vôtre ou qui aurait certainement été la vôtre dans un moment semblable…
    Et ces mots, ces phrases, on sait tout de suite qu'on va avoir un impérieux besoin, tôt ou tard, de s'y replonger, de les relire, de s'y accrocher désespérément en cas de tempête... 
    Le coup de coeur que l'on a pour un roman vient aussi de petits détails, de petites remarques (très tristes ou très drôles) qui nous font aimer l'auteure parce qu'on se sent furieusement sur la même longueur d'onde… Oui, c'est une sensibilité commune, une façon de concevoir la vie, l'amitié, l'amour, les relations aux autres, la mort, une espèce de feeling, un truc qui passe, qui nous happe et nous touche de façon très intime…
    Et puis, bien sûr, c'est aussi une écriture, un style, une façon de parler du monde, des êtres et des paysages… En effet, les mots d'Anne Pauly claquent, pulsent, vont dans les coins et les recoins, ne tournent jamais la tête, n'ont peur de rien ni de personne. Ils ont la tenue des gens qui savent rester discrets et l'oralité de ceux qui disent ce qu'ils ont à dire.
    Il y a aussi cet humour, cette énergie du désespoir qui est là, toujours, et qui aide à supporter le monde, car « chacun se tient en vie selon ses moyens » et rire du plus triste est peut-être la meilleure façon de tenir la tête haute et de continuer d'avancer.
    Et là, on se dit que ce livre ne nous quittera jamais parce qu'on en aura toujours besoin, oui besoin, comme d'un aliment, d'une musique, d'un lac dans lequel se jeter en plein été parce qu'on a trop chaud.
    Un indispensable, quoi. Un nécessaire. Un vital.
    Bon…
    Reprenons.
    « Avant que j'oublie » (ah ce titre…) est un roman. C'est écrit au début. Mais dans ce roman, la narratrice s'appelle Anne Pauly et son père Jean-Pierre Pauly. Alors, évidemment, on est fortement tenté d'y voir une autobiographie. Bien sûr, il y a de nombreux éléments qui correspondent sans doute à la vie de l'auteure, mais ils sont, je pense, passés par le filtre de la littérature, de l'écriture, du souvenir aussi…
    Ce père qui meurt dans les premières pages est un homme qui n'a pas une bonne réputation : on dit de lui qu'il n'a pas toujours été très agréable avec sa femme (vous noterez l'euphémisme), ni avec ses enfants d'ailleurs (le frère d'Anne semble lui en vouloir beaucoup.) Dans le fond, c'est un personnage que l'on découvre au fur et à mesure des pages, que l'on apprend à connaître, j'allais dire à aimer (j'exagère peut-être), en tout cas un être original que le regard de sa fille finit par rendre presque attachant.
    Unijambiste, alcoolique, attiré par les ouvrages de spiritualité orientale, il n'a pas été facile à vivre et après sa mort, le frère d'Anne n'a qu'une hâte : que les obsèques aient lieu, que la maison soit vendue et qu'on n'en parle plus.
    Mais pour Anne, c'est plus compliqué. Comme, Bartleby, elle « préférerait ne pas. » On sent que malgré toute sa colère et son agacement, la narratrice aime ce père dont elle se sent proche, dont elle se sent être la fille et surtout dont elle a besoin pour vivre. L'enterrer, lui dire adieu, trier les objets, liquider la maison et continuer à vivre sans lui ne vont pas être simples, il va falloir du temps, beaucoup de temps. Il va falloir aussi prendre sur soi. En triant ses objets et en lisant quelques lettres, elle va découvrir un homme qu'elle ne connaissait pas vraiment mais dont elle sentait qu'il n'était pas seulement ce qu'il laissait paraître.
    « Sa vraie personnalité, enfin débarrassée des hardes puantes de l'alcool, était ressortie : un contemplatif fin mais gauche, gentil mais brutal, généreux mais autocentré, dévoré par l'anxiété et la timidité, incroyablement empêché. Un touriste de la vie. Contre toute attente, le monstre était humain, vulnérable, attachant. »
    Écrire sur lui, sur ce père qui n'est plus, c'est révéler, dévoiler une forme de vérité, la sienne, celle que les gens n'ont pas vue ou celle qu'il n'a pas voulu montrer.
    Écrire sur lui, c'est dire au monde qui il a été. Et le dire avec une tendresse infinie...
    Un bel hommage qui permet l'apaisement, la réconciliation et peut-être même, enfin, l'amour. Un amour total.
    Un livre sensible, fort, drôle aussi, très drôle même, et d'une très grande beauté.
    Il m'a bouleversée.
    Et je l'aime.

    LIRE AU LIT le blog

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions