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Avant que j'oublie

Couverture du livre « Avant que j'oublie » de Anne Pauly aux éditions Verdier
  • Date de parution :
  • Editeur : Verdier
  • EAN : 9782378560294
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoo- lique, et tout ce qui va avec : violence conju- gale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la... Voir plus

Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoo- lique, et tout ce qui va avec : violence conju- gale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les appa- rences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde ancienne- ment rural et ouvrier.
De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ?
Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre- tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

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Avis (24)

  • Voici une histoire toute simple comme je les aime, une histoire que l’auteure, Anne Pauly, a puisée dans son vécu : la perte d’un proche.
    Elle a su avec sensibilité et sobriété raconter l’annonce d’une mort, celle du père, et avec elle la sidération.

    Alors qu’elle doit vider la maison,...
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    Voici une histoire toute simple comme je les aime, une histoire que l’auteure, Anne Pauly, a puisée dans son vécu : la perte d’un proche.
    Elle a su avec sensibilité et sobriété raconter l’annonce d’une mort, celle du père, et avec elle la sidération.

    Alors qu’elle doit vider la maison, trier les affaires de son père, elle parle de l’absent et le fait revivre sans pathos, avec une tendresse teintée d’humour. Revoilà le père dans son quotidien banal, dans les plus infimes détails et au travers des personnes qui l’ont côtoyé. Elle découvre ainsi des morceaux de sa vie qui lui avaient échappé.
    Ce père, elle n’en fait pas un héros car cet ours misanthrope et alcoolique était violent avec sa mère, ce qui rendait la vie à ses côtés difficile.
    Tout le cheminement pour accompagner le malade puis le mort est décrite avec simplicité : des visites à l’hôpital à la visite ultime à la morgue, les pompes funèbres et, enfin, l’inhumation.
    C’est en écoutant Céline Dion à la radio que le refrain de sa chanson « Mais avant tout, je voudrais parler à mon père » provoque ses sanglots et le constat qu’enfin, le deuil se réalise avec l’acceptation de l’absence.

    Les relations père-fille sont relatées avec une tendresse pudique.
    Ce livre intimiste et tendre nous rappelle combien la vie passe vite et nous parle des regrets d’une relation à laquelle la mort a mis fin.
    Une lecture émouvante qui peut faire résonance avec son propre vécu.

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  • Un premier roman de l’auteure pour une belle leçon !

    À travers ce roman, Anne Pauly cherche à rendre hommage à son père qui vient de mourir.
    Un homme a deux facettes. « fin mais gauche, gentil mais brutal, généreux mais autocentré, dévoré par l’anxiété et la timidité. Un touriste de la...
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    Un premier roman de l’auteure pour une belle leçon !

    À travers ce roman, Anne Pauly cherche à rendre hommage à son père qui vient de mourir.
    Un homme a deux facettes. « fin mais gauche, gentil mais brutal, généreux mais autocentré, dévoré par l’anxiété et la timidité. Un touriste de la vie. »
    Un père qui a été mauvais avec ses enfants et sa femme. Mais pourtant au fond d’elle, Anne Pauly est persuadée qu’il avait bon fond derrière cette carapace.

    Anne va traverser les trois étapes (la mort, l’enterrement et le deuil) avec un bouquet d’émotions magnifiques (colère, amour, joie, soulagement,...)

    En rangeant les affaires de son père, les souvenirs vont se succéder. Mais elle découvrira enfin le père qu’elle a passé sa vie à chercher malgré tout. La lettre de Jeanne sera la réponse la plus importante à ses questions.

    Un roman écrit simplement et de façon pudique mais qui nous touche doublement avec sa dose d’humour qui apaise les côtés sombres. Une tendresse et une nostalgie très présente. Il y a aucun surplus dans ce roman tout est bon.

    Malgré la relation père-fille complexe, les mauvais côtés de son père, elle l’aime.

    Mais quels souvenirs garder de la personne après sa mort ? Oublier les mauvais et ne garder les bons ?

    En espérant pouvoir lire prochainement un nouveau roman de cette auteure.

    Cette lecture m’a rendu nostalgique, m’a rappelé les souvenirs avec mon père

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  • Où sommes nous quand un père embarque vers la mort ? Quand une présence s'éteint que gardons nous et surtout, que jetons nous ? Et ces souvenirs qui affluent et le fou rire qui vous prend sur le banc de l'église en plein enterrement. C'est une histoire sur la tendresse, sur la dureté de la vie,...
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    Où sommes nous quand un père embarque vers la mort ? Quand une présence s'éteint que gardons nous et surtout, que jetons nous ? Et ces souvenirs qui affluent et le fou rire qui vous prend sur le banc de l'église en plein enterrement. C'est une histoire sur la tendresse, sur la dureté de la vie, sur l'enfance qui faconne l'adulte, sur l'humain tout entier. Une écriture à la touche d'humour caustique qui nous surprend le sourire aux lèvres malgré la douleur. Un premier roman à cœur ouvert.

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  • Un livre vrai sans temps morts.Une relation père fille évoquée tout au long du livre au plus proche des ressentis de l auteur.

    Un livre vrai sans temps morts.Une relation père fille évoquée tout au long du livre au plus proche des ressentis de l auteur.

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  • Anne et son frère viennent de perdre leur papa. On comprend rapidement qu’il n’a pas toujours été très sympathique envers leur mère même si eux n’en ont a priori pas souffert. La violence verbale, psychologique a laissé des traces dans le souvenir qu’ils ont de ce père taciturne et...
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    Anne et son frère viennent de perdre leur papa. On comprend rapidement qu’il n’a pas toujours été très sympathique envers leur mère même si eux n’en ont a priori pas souffert. La violence verbale, psychologique a laissé des traces dans le souvenir qu’ils ont de ce père taciturne et handicapé.
    Son frère s’entête dans le rejet mais elle cherche à comprendre. Une fois enterré, elle va tenter de combler le vide qu’il a laissé.
    Ce livre, c’est avant tout son récit. Anne se plonge dans le rangement des affaires de son père. Elle va se remémorer avec beaucoup de tendresse les moments passés avec ce colosse unijambiste. Car derrière l’alcool et la violence se cachait un être sensible, silencieux, vulnérable et terriblement anxieux. « Sa vraie personnalité, enfin débarrassée des hardes puantes de l’alcool, était ressortie : un contemplatif fin mais gauche, gentil mais brutal, généreux mais autocentré, dévoré par l’anxiété et la timidité, incroyablement empêché. Un touriste de la vie. Contre toute attente le monstre était humain, vulnérable, attachant. »
    Ce livre nous raconte les petits riens, les anecdotes, les souvenirs, le tout entre rire et larmes. Le style est parfois rude mais l’émotion, la pudeur et la tendresse l’emporte dans un savant mélange qui m’a ravie.

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  • Un récit tellement intimiste qu'on ne peut y pénétrer,encore moins le faire sien!Seule une réflexion sur le deuil,sur l'après nous est permise.Le passage sur le rangement des piles m'a interpellée,la vraie personnalité des êtres ne peut se contenter de la façade.Réfléchir sur ses désirs...
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    Un récit tellement intimiste qu'on ne peut y pénétrer,encore moins le faire sien!Seule une réflexion sur le deuil,sur l'après nous est permise.Le passage sur le rangement des piles m'a interpellée,la vraie personnalité des êtres ne peut se contenter de la façade.Réfléchir sur ses désirs post-mortem nous apparaît nécessaire tant le business des pompes funèbres semble lucratif,quant à l'hypocrisie des "restants"...
    Une lecture qui laisse perplexe pour ma part!

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  • J'ai lu ce livre une nuit d'insomnie, et ne regrette pas le moment. J'ai été bouleversée. Je n'ai pas d'autres mots, et ceux qui ont vécu le décès d'un proche ne peuvent pas être indifférents à ce récit qui file comme un train, on en oublie les ponctuations, c'est sobre et beau comme le vol...
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    J'ai lu ce livre une nuit d'insomnie, et ne regrette pas le moment. J'ai été bouleversée. Je n'ai pas d'autres mots, et ceux qui ont vécu le décès d'un proche ne peuvent pas être indifférents à ce récit qui file comme un train, on en oublie les ponctuations, c'est sobre et beau comme le vol d'une pie.

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  • Avant que j’oublie est le vibrant hommage d’une fille à son père défunt, une déclaration d’amour filial à un homme qui malgré tout a fait preuve d’insuffisances caractérisées sur le plan de la famille. Même si les violences étaient essentiellement dirigées vers son épouse, les enfants ont été...
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    Avant que j’oublie est le vibrant hommage d’une fille à son père défunt, une déclaration d’amour filial à un homme qui malgré tout a fait preuve d’insuffisances caractérisées sur le plan de la famille. Même si les violences étaient essentiellement dirigées vers son épouse, les enfants ont été les témoins et les victimes collatérales des troubles du comportement liés à une alcoolisation chronique avec des pics délétères.

    Mais c’est son père, dont elle découvre des secrets en tentant de faire l’impossible tri, et de ce que cela représente de se débarrasser de tous ces objets qui sont autant de souvenirs, sans avoir l’impression de jeter avec tout ce fatras l’âme de la personne disparue.

    C’est un récit très authentique et rédigé d’une écriture percutante, un vrai sens de la formule et des dialogues nature. Et la lecture en est très agréable

    Cela reste un ouvrage qui semble s’apparenter à ces écrits à fonction thérapeutique pour l’auteur, le titre en est le témoin, pour ne pas oublier. Ce qui n’est pas utile pour le lecteur qui n’a pas connu le personnage, au risque de se retrouver de position de voyeur d’une intimité qui lui est proposée sans arrière pensée.

    L’auteure montre ainsi dans cette première publication un vrai potentiel d’écriture avec une voix singulière que l’on attendra avec plaisir pour une autre oeuvre.

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