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Avant le jour

Couverture du livre « Avant le jour » de Madeline Roth aux éditions La Fosse Aux Ours
Résumé:

La narratrice avait prévu un court voyage à Turin avec son jeune amant. Au dernier moment, celui-ci annule sa participation pour raison familiale. Elle se retrouve seule dans la capitale du Piémont. Le voyage amoureux se transforme en un voyage intérieur qui lui permet de faire le point sur sa vie. Voir plus

La narratrice avait prévu un court voyage à Turin avec son jeune amant. Au dernier moment, celui-ci annule sa participation pour raison familiale. Elle se retrouve seule dans la capitale du Piémont. Le voyage amoureux se transforme en un voyage intérieur qui lui permet de faire le point sur sa vie.

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Avis (5)

  • "À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi." - Annie Ernaux, Passion simple

    "C'est peut-être à ça qu'on reconnaît une vie empêchée : au manque, au vide, au creux que ça creuse en nous,...
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    "À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi." - Annie Ernaux, Passion simple

    "C'est peut-être à ça qu'on reconnaît une vie empêchée : au manque, au vide, au creux que ça creuse en nous, d'attendre. En vrai, l'attente c'est du manque. Mais on ne le comprend que bien des années plus tard."

    Publié aux éditions La Fosse aux Ours, Avant le jour est le 1er roman (?) en littérature adulte de Madeline Roth qui jusqu'à présent se consacrait à l'écriture de livres jeunesse.

    "Les livres que nous aimons portent d'une manière ou d'une autre les traces de notre histoire."

    Si je m'en remets aux mots de Dany Laferrière dans L'art presque perdu de ne rien faire, c'est parce qu'ils sont d'une justesse dont je me sens incapable pour dire ce que le texte de Madeline Roth a ravivé en moi. J'ai achevé la lecture de cette nouvelle – 70 pages font-elles un roman ? - il y a quelques jours. La femme de la couverture m'apaise, la femme qui se raconte à la 1re personne, aussi. Voilà un "je" habité, incarné et intime, comme j'aime à le lire.

    Elle devait partir en Italie, à Turin. Elle allait voler quelques jours, oh ! deux trois, pas plus. Quelques jours à deux. Elle allait partir avec Pierre, son amant de 10 ans son cadet. Elle pouvait espérer, pour la 1re fois en quatre ans, qu'il ne la quitte pas avant le jour, qu'ils ne se cachent plus. Oui, Pierre est marié et, à son SMS "Je suis désolé, Sarah vient de perdre son père. Je suis forcé d'annuler Turin. Je t'appelle demain. Je suis vraiment désolé", on sait que ça en est fini de ces jours arrachés à la clandestinité, ces jours où "je" se serait conjugué au pluriel ; le lecteur pense - peut-être – qu'à peine les 1res pages tournées, ça en est fini aussi de ce récit dont le thème est trop usé pour espérer un renouveau par-delà la banalité.

    Avant le jour raconte une semaine, pas plus, dans la vie d'une femme, la maîtresse, celle qui passe après tout le reste. C'est un texte du manque et des flottements intimes dans une langue simple portée par des phrases économes qui disent si bien ce que nous avons souvent tant de mal à exprimer.

    "On est jeudi. le départ est le lundi suivant. Je regarde le vent dans l'arbre en face. Je n'ai même pas de larmes. C'est tout blanc. C'est tout sec et triste. Je ne pensais pas que je m'habituerais à ça, à porter le poids d'un coeur triste. Mais c'est comme tout : on s'habitue."

    Le lundi suivant, dans un geste qui évoquera à certains d'entre nous celui qu'ils auraient aimé avoir ou qu'ils ont eu peut-être, elle monte dans le train. Sans Pierre. Cherchera-t-il à la (re)joindre ? Sera-t-il celui qui, pour une fois, attend ?

    "Peut-être après tout que ce que j'allais chercher là-bas, c'était moi. Une idée de moi avec laquelle je pourrais vivre ? Depuis toutes ces années, vivre avec ce moi-là, ce moi parfois tremblant, indécis, en miettes, ne me suffisait pas."

    "Une idée de moi avec laquelle je pourrais vivre." Se perdre dans une ville inconnue pour se (re)trouver, n'est-ce pas l'idéal ? Turin sera la ville du questionnement intime, du coeur qui ralentit, de la respiration qui se fait plus ample. Turin ne sera pas la ville où s'oublier, elle sera la ville où chercher l'harmonie dans l'épaisseur de toutes les femmes qu'elle porte sur elle : la maîtresse de Pierre, l'ex-femme de Mathieu qu'elle a quitté quand Lucas n'avait pas encore deux ans, la mère de ce fils devenu adolescent dont elle partage la garde, l'amie de Marie. Elle est une femme qui ne connaît que le partage… et ce qu'il en coûte, parfois.

    Tout est dit à mots tus, vous souriez et pensez que je divague, et pourtant vous en ferez vous aussi l'expérience. À la lecture de ce texte sur une intimité qui se livre, c'est comme une évidence : Madeline Roth n'est pas une bavarde, son tout petit texte cultive un minimalisme de bon aloi, cet art de dire avec moins, mais où chaque mot, pesé, imprime sa trace, durablement.

    Le tête-à-tête aura lieu ; il ne sera pas avec Pierre, voilà tout. Ce séjour italien est l'occasion d'un voyage intérieur, de poser des mots simples et justes sur sa vie.

    "Je ne sais pas s'il y a une image plus juste que celle de l'eau d'un fleuve pour penser à sa vie. Ça coule. Cela avance, doucement. Parfois ça remue. Mais ça avance."

    Nulle aigreur, nulle révolte - voyez la femme en couverture - malgré la déception qui rôde, bien sûr. Ce n'est pas un texte écrit les mâchoires crispées ou les poings serrés. Elle ose se parler, remonte le cours de sa vie, comme elle flâne de musée en église dans Turin, son pas s'allégeant. Elle s'attarde à la terrasse d'un caffè, ne porte pas la robe qu'elle avait glissée dans la valise pour lui plaire. À quoi bon ? Elle sait qu'elle ne peut réécrire le passé, donc elle saisit sa chance de réfléchir à ce qui la lie à Pierre qu'elle ne voit qu'à la dérobée.

    "Ils arrivaient quelques minutes avant lui, ils le précédaient toujours, c'étaient les mots du désir, ils marchaient avec lui, ils couchaient avec moi, ils remplissaient l'espace. Je me rendais compte que j'avais cherché cela une bonne partie de ma vie : un corps et puis des mots. Un jour arrive dans votre vie un homme auquel vous êtes capable de donner ce qu'il y a de plus intime encore que votre peau nue – et ce sont vos mots."

    à son fils qu'elle n'élève qu'un jour sur deux

    "J'ai grandi quand Lucas grandissait. Je ne dis pas "vieilli", bien que ce soit le cas, je veux dire j'ai grandi, avec lui. Il m'a portée, plus haut, il a consolidé mes os, nourri mes jours. Lorsqu'on s'est retrouvé tous les deux, juste lui et moi, il avait dix-huit mois à peine. le dimanche matin, il venait me rejoindre dans mon grand lit. le soleil se levait. C'était des matins délicieux. On chuchotait. Il venait avec son oreiller, son doudou, et puis des livres que je lui racontais."

    Ce monologue, lucide sur ce qui est, nostalgique de ce qui aurait pu être, curieux de ce qui sera, vise juste, au plus près des émotions qui remplissent les silences de manques et de doutes.

    "Je veux bien de l'impatience et de la peur, mais pas du sentiment de perte, du sentiment d'abandon. Je veux aller lentement. Je veux être l'aube et le crépuscule, le doute et la certitude, je veux pouvoir être perdue et sourire."

    Ces jours sont un espace de liberté offert par la défection de l'amant. Un imprévu inespéré, un moment à l'écart, un temps pour soi. Un cadeau, finalement. À elle, sûrement. À lui ? Qui sait...

    "J'attends quelque chose qui ressemble à ce qu'il me donne."

    Le futur est une page vierge. Reste à savoir comment l'écrire. le quotidien d'une vie de couple est-il plus attirant qu'une relation clandestine faite d'attente entre deux retrouvailles ? Quant à la solitude...

    Madeline Roth a un style à nu comme son héroïne, sans artifice, d'une douceur limpide qui sied à cette histoire où l'amertume aurait pu faire son lit et où elle n'est jamais invitée.

    Au moment de reprendre le train pour la France, est-elle parvenue à "[ce] temps magnifique de la vie, […] celui où l'on sait et où l'on peut" dont parle Françoise Giroud que cite l'autrice ? Ne sait-on jamais quelle surprise nous attend au bout du voyage ?

    Avant le jour confirme que l'on voit mieux dans le peu. de nombreuses phrases, belles dans leur épure, sont venues noircir les pages de mon carnet.
    Je trouve dommage que ce texte ne porte pas le beau nom de nouvelle qui lui irait pourtant si bien. Je n'ignore pas qu'en France la nouvelle est la mal-aimée de la littérature, quand elle n'est pas tout bonnement dénigrée. Je suis néanmoins heureuse de voir que des maisons d'édition se risquent à nous offrir, hors de tout recueil, des textes comme celui-ci. Je remercie les éditions de la Fosse aux Ours d'avoir osé. C'est très réussi.

    1er roman, lu pour la session 2021 des #68premieresfois
    https://www.calliope-petrichor.fr/2021/02/22/avant-le-jour-madeline-roth-la-fosse-aux-ours-éditeur/

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  • Elle, la narratrice dont on ne connaît pas l'identité, voit son voyage à Turin annulé. Ce qui devait être un tête-à-tête avec celui qu'elle aime tombe à l'eau. En effet, il se doit de rester auprès de Sarah, sa femme, dont le père vient de décéder. Mais Turin peut aussi se faire en solo. Elle...
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    Elle, la narratrice dont on ne connaît pas l'identité, voit son voyage à Turin annulé. Ce qui devait être un tête-à-tête avec celui qu'elle aime tombe à l'eau. En effet, il se doit de rester auprès de Sarah, sa femme, dont le père vient de décéder. Mais Turin peut aussi se faire en solo. Elle fait ses bagages. Une robe achetée pour lui, Pierre. du parfum. Des livres. Mais pas que.
    De musées en balade, la narratrice se raconte et s'interroge sur sa vie. le divorce avec le père de son fils. Pierre son amant qui ne quittera jamais sa femme. Son âge, la quarantaine. Son rôle de mère célibataire. Tout lui passe par la tête. Ça défile en continu. Elle tente d'en faire sa propre analyse. Et si tout était bon à jeter ? Et si elle avait tout loupé ? Et si elle aimait cette vie morcelée ? Et si ce bazar lui servait de fondation ? Avec des si…

    « Je lis. J'écris. C'est la seule façon que j'ai trouvée pour contenir le monde à l'intérieur. Je marche, j'entre dans des musées, j'entre dans des églises, j'ouvre la bouche en grand, tout ça ne suffit pas, je me nourris des mots dans les livres, des mains sur ma peau, je veux tout, oui , avoir quinze ans quand il m'embrasse, tournoyer, me perdre et ne jamais me retrouver, je veux qu'on m'entraîne, je voudrais qu'on ne me laisse pas le choix, j'ai trente-neuf ans, et douze ans à jamais, je suis une adulte dans un coeur d'enfant, je ne veux pas de ce monde qu'on me propose, je veux tout en grand, escalader les immeubles, être ivre, dompter les lions, hurler face à la nuit, et tout ça, et plus encore, et tout ça encore qui ne suffit pas. Ouvrir mon corps en grand, tout vivre, tout vivre. »

    Je reconnais très bien l'écriture tout en finesse de Madeline Roth. L'ayant lue de nombreuses fois en jeunesse, j'étais déjà séduite avant de lire Avant le jour. Un texte court, sa marque, où chaque mot a son impact sur le lecteur. Pesé. Posé. Chaque élément est à sa place. Douleur. Amour. Désir. Rôle. Douleurs. Absence. Liberté. Échec. Passion. Une mise au point sur soi-même, sur sa vie. Une mise à nue sensible.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2021/02/20/38823792.html

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  • Parce qu’en fait, moi, j’aime bien les histoires d’amour. Même si, ou peut-être particulièrement quand, il s’agit d’une histoire compliquée, ou différente, ou dérangeante..
    Les histoires d’amour disent tant de nous, nous font découvrir tellement sur nous-mêmes. Elles nous dévoilent tout à la...
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    Parce qu’en fait, moi, j’aime bien les histoires d’amour. Même si, ou peut-être particulièrement quand, il s’agit d’une histoire compliquée, ou différente, ou dérangeante..
    Les histoires d’amour disent tant de nous, nous font découvrir tellement sur nous-mêmes. Elles nous dévoilent tout à la fois conquérants et vulnérables, auto-centrés et poreux au monde qui nous entoure, stellaires et ancrés dans la chair...
    Celle-ci ne déroge pas à la règle.
    La narratrice est en partance pour Turin. Un voyage organisé depuis si longtemps avec son amant.
    Mais il ne viendra pas. Sa femme (officielle) vient de perdre son père. Il ne peut partir...
    Ça aurait dû être la première fois depuis les 4 années que dure leur histoire, la première fois de quelques jours partagés, la première fois d’un voyage ensemble...
    Elle décide néanmoins de partir seule, de profiter quand même, de saisir l’occasion d’une mise au point personnelle. Ce voyage sera celui de la remise en question...
    Introspection... retours en arrière et souvenirs... questionnements...
    Son premier grand amour, la maternité, la rupture, la rencontre.
    L’histoire incandescente, chaotique, incertaine, stimulante.
    Le temps qui passe, l’âge charnière qui approche...
    Difficile de ne pas être touché par ces mots qui disent le désir, l’attente, les doutes.
    Qui parlent d’amour, envers et contre tout.
    Qui font écho...quelque part...forcément...
    « ..il y avait mille sortes d’amour et notre histoire

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  • Curieux ce petit, très petit texte de Madeline Roth, même pas 80 pages, porté par la voix d’une femme qui dit « je » et raconte son histoire d’amour avec Pierre, un homme plus jeune qu’elle, marié, avec qui, pour la première fois depuis leur coup de foudre et le début de leur relation secrète,...
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    Curieux ce petit, très petit texte de Madeline Roth, même pas 80 pages, porté par la voix d’une femme qui dit « je » et raconte son histoire d’amour avec Pierre, un homme plus jeune qu’elle, marié, avec qui, pour la première fois depuis leur coup de foudre et le début de leur relation secrète, elle devait partir pour un long week-end à Turin. Mais Pierre ne viendra pas, il ne pourra pas, car son épouse, Sarah, vient de perdre son père. Alors, au lieu de s’effondrer et de pleurer sur ces quelques moments où elle aurait pu dire « nous », la femme qui dit « je » se redresse, part pour Turin toute seule et dit « je » plus fort encore, trouvant dans ce silence offert l’occasion de se raconter, de se remémorer, de s’interroger, de s’affirmer.
    Bizarres les réticences que l’on peut avoir, même en tant que lectrice aguerrie face à certaines thématiques pourtant classiques, voire anodines, pour peu qu’elles viennent chatouiller de vieilles peurs enfouies. Certains peuvent vivre mal l’innocence bafouée, les accusations sans fondements, les fins désespérantes, moi, à la lecture du récit passionnel d’un adultère débridé, c’est plus fort que moi, je ne peux m’empêcher de penser à celui ou à celle dans le dos de qui tout ceci se joue et, à l’idée d’en être le témoin muet et consentant, j’en ai les doigts de pied qui se recroquevillent… Et bien pas ici, pas devant les mots simples et joliment posés de cette femme sans hystérie bruyante et débordante, à l’image de celle du portrait sur la couverture. Madeline Roth, tout en laissant supposer qu’elle est cette femme qui dit « je » puisqu’elle dédicace à « Pierre » cet élégant et sobre premier roman, a su trouver la juste manière de raconter l’histoire de cette relation, comme sa narratrice a su la maintenir à la juste place au cœur de sa vie de femme, à la lumière d’une surprenante lucidité qui en fait, non pas l’élément central, mais un motif parmi d’autres du patchwork d’expériences qui la constitue.
    C’est très beau, très doux, très bien écrit, et ce petit, très petit texte ouvre en grand le catalogue infini des nuances qui s’offrent à la plume de qui veut bien se donner la peine d’en user avec intelligence lorsqu’il s’agit d’évoquer des sentiments, des émotions, voire des sensations.

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  • A peine 80 pages, juste une semaine dans la vie d'une femme.
    Cette femme c'est l'ex-épouse de Mathieu, la mère de Lucas, l'amie de Marie et la maîtresse de Pierre mais nous ne connaitrons jamais son prénom.
    Elle avait réussi au bout de 4 ans a voler un weekend end entier à Pierre, un weekend...
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    A peine 80 pages, juste une semaine dans la vie d'une femme.
    Cette femme c'est l'ex-épouse de Mathieu, la mère de Lucas, l'amie de Marie et la maîtresse de Pierre mais nous ne connaitrons jamais son prénom.
    Elle avait réussi au bout de 4 ans a voler un weekend end entier à Pierre, un weekend à Turin, mais au dernier moment le sms qui brise tout :"Je suis désolé. Sarah vient de perdre son père. Je suis forcé d'annuler Turin. Je t'appelle demain. Je suis vraiment désolé."

    Elle décide le faire seule ce voyage. Elle va se perdre dans la ville et ses musées à son rythme et faire un bilan.
    Que veut elle finalement ? Que veut elle dans sa vie ? Veut elle encore de cette relation insatisfaisante avec Pierre ? Veut elle retrouver l'enfermement de la vie de couple stable ? "Et puis penser, parfois dans un sourire, parfois dans une grimace, que ma vie est quand même en train de se bâtir dans l'absolue liberté de ne pas être enfermée entre ces quatre murs là, ceux que le couple vous donne. Et si jamais j'aimais cela, toutes ces nuits avec mon cœur sous les étoiles."

    Que va t elle décider au bout des ces quelques jours ? Nous ne le saurons pas vraiment mais au fond qu'importe.

    Une très belle écriture toute en légèreté et en poésie. La douceur de la réflexion de cette femme comme un cours d'eau parfois violent parfois apaisé, un peu perdue dans la vie qu'elle s'est pourtant choisie.
    Qu'elle est dure parfois la liberté...

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